AOUT 2002
- Deux femmes accusées d'avoir tué des hommes pour les voler (28 août)
- Stayner reconnu coupable des 3 meurtres du Parc de Yosemite (27 août)
- Le second procès de Yates a commencé (24 août)
- Le tueur de Berne arrêté (21 août)
- Le tueur en série de Baton Rouge pourrait avoir fait bien d'autres victimes (19 août)
- Le tueur en série Coral Eugene Watts pourrait être libéré en 2006 (16 août)
- Un tueur en devenir à Berne ? (3 août)
- L'existence d'un tueur en série se confirme à Baton Rouge (2 août)
- Stayner avait déjà tenté de tuer auparavant (1er août)
- Archives



Deux femmes accusées d'avoir tué des hommes pour les voler
Atlanta

Deux femmes soupçonnées d'être des prostituées ont été arrêtées le 25 août pour avoir volé trois hommes après les avoir assassinés.

Falicia Blakely, 23 ans, et Ameshia Ervin, 20 ans, ont été appréhendées dans un fast-food à Atlanta. Une voiture, découverte dans le parking du fast-food, appartenait à l'un des hommes qu'elles ont tués : elles lui avaient également volé son véhicule.

Ces dernières semaines, les deux jeunes femmes ont rencontré des hommes dans des bars et leurs ont offerts une relation sexuelle contre de l'argent. Ces hommes les ramenaient à leur appartement. Là, certains d'entre eux ont été tués par balles, puis les deux amies leurs ont pris leur porte-feuille et parfois leur voiture.
Bien que les deux jeunes femmes n'aient jamais été arrêtées pour prostitution dans le Comté, elles ont admit s'être déjà prostituées dans le passé.

Falicia Blakely et Ameshia Ervin sont inculpées de vols à mains armées et des meurtres de Raymond Goodwin, 34 ans, puis de Claudell Christmas, 35 ans, le 15 août, à Atlanta, et de Lemetrius Twitty, le 17 août, à Clarkston. Elles sont également inculpées du vol à mains armées d'un restaurant le 24 août, à Decatur.

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Le second procès de Robert Lee Yates a commencé
Robert Yates

Robert Lee Yates, père de 5 enfants et habitant à Spokane, dans l'état du Washington, a déjà été condamné à 408 années de prison pour les meurtres d'un jeune couple en 1975 et de 13 prostituées entre 1996 et 1998.

Il a admit avoir également tué Melinda Mercer, 24 ans, en 1997 et Connie LaFontaine Ellis, 35 ans, en 1998, dans le Comté de Pierce. Par contre, il affirme qu'il ne les a pas tué de manière affreuse et "aggravée" (ce que la loi demande pour que l'on puisse le condamner à mort).

L'accusation tente de prouver que Yates a tué Mercer et Ellis de la même manière qu'il a tué les 13 autres femmes, à Spokane, suivant un même "schéma", tout aussi horriblement.

Melinda Mercer, qui ne se prostituait que depuis une semaine, a été découverte nue, la tête recouverte de quatre sacs plastiques (la signature de Yates). Ses vêtements ensanglantés étaient relevés sur le haut de son corps et Yates lui avait pris ses chaussures, son argent et son sac. Elle présentait des contusions sur ses bras, ses seins et ses hanches. L'un de ses poings serrait encore une touffe d'herbe. Sa peau était couverte d'ecchymoses.
Selon le médecin légiste, elle était debout ou assise lorsque Yates lui a tiré trois balles à l'arrière de la tête. Les sacs plastiques que Mercer avait sur la tête étaient tordu au niveau de la bouche et du nez, ce qui indiquerait qu'elle était encore en vie lorsqu'on les lui a mis sur le visage.

Le procès de Yates devrait durer jusqu'au mois d'octobre.

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Le tueur en série Coral Eugene Watts pourrait être libéré en 2006
Coral Watts
C'était un assassin sadique : il a poignardé, pendu, étranglé et noyé des femmes. Elles ne se connaissaient pas entre elles et ne l'avaient jamais vu auparavant. Une survivante a expliqué par la suite que le tueur aimait tant tuer qu'il "applaudissait et dansait" en le faisant.
La police eut bien du mal à trouver le responsable et à appréhender un grand homme noir du nom de Coral Eugen Watts. Elle ne pu malheureusement pas le lier à la plupart des crimes, au Texas et au Michigan.
Le procureur voulait désespérément clore cette affaire et accepta un "plea bargain" (un marchandage). En 1982, Coral Eugene Watts plaida coupable des meurtres de 13 femmes qui, selon lui, "avaient le mal dans leurs yeux", mais il ne fut condamné que pour "cambriolage avec l'intention de commettre un meurtre" !!! Il fut condamné à 60 ans de prison. Le procureur, la police et le juge pensaient que c'était assez pour le maintenir derrière les barreaux jusqu'à sa mort.

Mais à présent, une bizarrerie du système judiciaire Texan pourrait court-circuiter leur "plan". La loi de "libération obligatoire" visant à vider les prisons surpeuplées exige que Watts soit libéré le 8 mai 2006, sauf s'il perd les "crédits" qu'il a accumulé pour "bonne conduite". Il n'aura que 52 ans.

On pense que Watts a tué bien plus de femmes que les 13 dont il a avoué les meurtres. Des enquêteurs au Texas et au Michigan racle leur fond de tirroir, vérifie leur dossiers et leurs archives, afin de trouver le moindre indice qui pourrait lier Watts à une affaire pour laquelle il n'a pas passé ce "marché" en 1982.
"Tout le monde pense qu'il va tuer à nouveau", dit le Sergent de la police de Houston Tom Ladd, qui a interrogé Watts après son arrestation. "La dernière chose qu'il m'a dite, c'est : ' Vous savez, Tom, si je sors, je vais recommencer '. C'est une bombe à retardement".
Selon Tom Ladd, il va être très difficile de trouver de nouvelles preuves. "Dans les années 80, on ne faisait pas de tests d'ADN et la collecte de preuve se faisait différemment" (moins bien...). "En plus, il était rapide. Il se jetait sur ces femmes, comme l'éclair, ça ne durait qu'un instant. Alors il ne laissait pas grand chose derrière lui".
"C'était un prédateur. Il traquait ces femmes. Il montait dans sa voiture, la nuit, et il conduisait dans le coin. Lorsqu'il voyait une femme, il la suivait et il la tuait. Puis, il remontait tranquillement dans sa voiture. Et il pouvait chercher une autre femme ou simplement rentrer chez lui".

Watts a attiré l'attention des autorités pour la première fois dans le Michigan, en 1974, lorsqu'il a été accusé d'avoir assommé et battue une femme à Kalamazoo. Il a été condamné en 1975 et a passé un an en prison.
Puis, il a déménagé à Ann Arbor, dans le MIchigan, où la police a gardé un oeil sur lui mais ne l'a jamais arrêté en flagrant délit. "Il n'y avait pas de tests d'ADN et souvent pas de témoin. Pas de pistolet encore chaud... C'était difficile de prouver que c'était lui".
Les autorités du Michigan suspectent pourtant Watts d'avoir agressé au moins 14 femmes et d'en avoir tué 8 à Ann Arbor, à Detroit et dans la ville Canadienne voisine de Windsor, entre octobre 1979 et novembre 1980.

Mais ils n'ont rien pu prouver et n'ont pu que transmettre leurs soupçons aux autorités de Houston, lorsque Watts a à nouveau déménagé en 1981. "D'un point de vue logistique, il est impossible de garder un oeil sur un homme 24 heure sur 24, explique Ladd. On avait pas assez d'effectif. Et aucune preuve matérielle pour le suspecter de quoi que ce soit".
Douze femmes moururent au Texas avant que le chemin de Watts ne croie à nouveau celui de la police.
Le 23 mai 1982, Watts étouffa Michelle Maday, 20 ans. Deux heures plus tard, il étrangla et battu Lori Lister dans un parking, puis traîna son corps jusqu'à chez elle.
La co-locataire de Lori Lister, Melinda Aguilar, se réveilla et trouva Watts debout au pied de son lit, qui la dévisageait. Il se jeta sur elle, tira ses cheveux en arrière et commença à l'étrangler. Elle eut la présence d'esprit de faire semblant de s'évanouir. Watts attacha les deux jeunes femmes avec des cintres en fil de fer. "Je savais qu'il était là pour tuer à cause de l'excitation que ça provoquait chez lui, expliqua Melinda Aguilar. Il aimait ce qu'il était en train de faire. Je me souviens qu'il sautait et qu'il tapait des mains et qu'il était très excité".
Watts alla dans la salle de bain pour remplir la baignoire. Melinda Aguilar en profita pour se faufiler en dehors de l'appartement et appela la police, qui arriva juste à temps pour arrêter Watts qui s'enfuiait par la porte de devant.
A la surprise de tout le monde, Lori Lister était encore en vie. "C'est un miracle que je sois vivante, dit-elle. On m'a dit qu'il allait passer 60 ans en prison, et donc qu'il mourrait avant d'être autorisé à sortir. Ca m'a pris des années pour surmonter ma peur, j'ai été traumatisée. Ca serait une menace constante pour moi s'il était libéré".

Brayn Colier, directeur de la division des libérations sur parole du Ministère de la Justice du Texas, a assuré que si Watts sort effectivement en 2006, il sera surveillé étroitement jusqu'à sa 60ème année de condamnation, en 2042.
Harriett Semander, dont la fille de 20 ans, Elena Semander, a été étranglée par Watts, n'est pas convaincu que cela sera suffisant. "Il n'y a aucun doute pour moi : durant les 20 ans qu'il a passé en prison, il a du planifier son prochain meurtre. Il n'a du penser qu'à ça. Il était intelligent, rusé même. Il adorait tuer. Evidemment qu'il va recommencer, et lorsqu'une autre jeune femme sera tuée, ce sera tous de notre faute".

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Un tueur en devenir à Berne ?
Situation de Berne

"A Berne, la police n'a toujours pas la certitude que les agressions commises sur deux femmes sont l'acte d'un même individu. Les blessures de même nature, la brutalité de l'agression et la proximité géographique sont pourtant autant d'éléments troublants.
La première jeune femme est une Suissesse âgée de 23 ans. Retrouvée grièvement blessée à Bümpliz, elle n'a pas encore pu être interrogée par les enquêteurs. Sa vie n'est plus en danger. Des témoins avaient entendu mercredi vers 23h30 ses appels au secours. Alertés, des agents de la police avaient retrouvé la victime gisant devant une maison familiale.

L'autre femme, une Suissesse âgée de 20 ans, a été retrouvée morte à Niederwangen. L'autopsie a révélé des blessures mortelles causées par une arme tranchante, analogue à un couteau. Ce meurtre a été commis après la tentative d'homicide à Bümpliz. La distance entre les deux endroits peut être parcourue à pied.

Pour le moment, les polices municipale et cantonale enquêtent de manière séparée, tout en restant en étroit contact. Les enquêteurs se penchent aussi sur des agressions semblables perpétrées dans le canton de Berne et qui n'ont pas été élucidées.
Le ou les auteurs de ces crimes présentent vraisemblablement des traces de griffures au visage ainsi qu'aux mains. La police a aussi diffusé le signalement d'un suspect. A ce stade de l'enquête, aucun indice ne permet d'affirmer que les deux jeunes femmes se connaissaient". (Edicom)


21 août : Le tueur a été arrêté

"Un Suisse a avoué le meurtre et la tentative de meurtre commis il y a trois semaines sur deux jeunes femmes près de Berne. Il s'agit de Mischa Ebner, un cuisinier de 27 ans de nationalité suisse, spécialiste des courses militaires. Arrêté mardi à Spiegel (BE), le suspect n'a pas fourni de mobiles à ses actes, mais a déclaré être psychiquement malade. Il prétend être malade psychiquement et rencontrer des problèmes avec les femmes. Il a avoué que les lettres destinées à la police avaient pour objectif de diriger les enquêteurs sur de fausses pistes.
L'auteur présumé de ces deux agressions, qui ont plongé la ville fédérale et sa banlieue dans un climat de peur, a prétendu lors de son audition être malade psychiquement et rencontrer des problèmes avec les femmes, ont annoncé les enquêteurs. Il a aussi affirmé ne pas avoir connu ses deux victimes.

Un long travail de recoupement a permis aux enquêteurs de cerner l'identité du suspect. Celui-ci a été arrêté mardi à son domicile à Spiegel, une localité adossée à la colline du Gurten près de Berne, sur le territoire de Köniz. Célibataire, il a avoué le soir même de son arrestation.
Originaire de Tuttwil (TG), Mischa Ebner a gagné en 1998 et en 2001 la course militaire de Frauenfeld, une des plus renommées du pays.

Après avoir grièvement blessé une Suissesse âgée de 23 ans dans la nuit du 31 juillet au 1er août à Berne-Bumpliz, Mischa Ebner, que la presse a nommé «Le tueur de minuit», a pris la fuite à bicyclette. Il est parvenu près de la gare de Niederwangen, par hasard. A ce moment, sa deuxième victime est descendue du train.
Il a suivi la jeune femme, une Suissesse de 20 ans, Natalia Patricia Slupski , à bicyclette puis à pied avant de la poignarder mortellement. Outre ces aveux, d'autres éléments confortent les soupçons qui pèsent sur Mischa Ebner, a précisé la police. Quant à l'arme du crime, un couteau selon le meurtrier présumé, elle n'a pas encore été retrouvée.
Il a affirmé n'avoir pas commis d'autres délits. Les enquêteurs poursuivent néanmoins leurs investigations pour savoir s'il existe un lien avec d'autres cas similaires n'ont élucidés". (Edicom)

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L'existence d'un tueur en série se confirme à Baton Rouge
Baton Rouge
Depuis que la police de Baton Rouge a confirmé que trois meurtres irrésolus de femmes étaient l'oeuvre d'un même assassin, les habitantes de la ville ont peur.

Beaucoup de "joggers" et de promeneuses font des détours pour ne pas s'approcher de l'Université d'état de Louisiane, près de laquelle deux des femmes assassinées vivaient, bien que les trois victimes aient toutes été attaquées chez elles.
La police a expliqué que les traces d'ADN relevées sur les corps des trois victimes montrent que l'homme qui a tué Pam Kinamore le 12 juillet dernier est aussi responsable des meurtres de Gina Wilson Green, étranglée le 24 septembre 2001, et de Charlotte Murray Pace, poignardée le 31 mai 2002.

Gina Greene, une infirmière de 41 ans, a été découverte étranglée chez elle. Charlotte Pace, une étudiante de 22 ans, vivait dans un appartement tout proche, à l'époque. Pace à été poignardée deux jours après avoir déménagé dans une nouvelle maison cet été. Les deux femmes ne se connaissaient pas.
Pam Kinamore, une décoratrice de 44 ans, propriétaire d'une boutique d'antiquités, mariée et mère d'un enfant, a été enlevée chez elle. Le tueur lui a coupé la gorge et a abandonné son corps à 45km de Baton Rouge, près de l'autoroute inter-états n°10. Aucune porte n'a jamais été forcée.
Les familles des trois victimes se sont rencontrées pour mettre leur souvenir en commun et chercher à savoir si les trois femmes avaient des points communs. Il semble que ce ne soit pas le cas, excepté que Charlotte Pace et Gina Green conduisaient des BMW.

Selon les spécialistes, il est possible que le tueur soit familier de ce quartier de Baton Rouge, puisque ses trois victimes ont été attaquées dans un même périmètre peu étendu.
Les trois crimes montrent une escalade, une augmentation : le fait de poignarder à plusieurs reprises est plus violent que d'étrangler. Et l'enlèvement est plus risqué que le fait de tuer rapidement sa victime sur place. Le tueur "apprend" et ses fantasmes empirent. Il est possible que le tueur ait enlevé Pam Kinamore pour éviter de laisser son ADN chez elle, puisque la police avait déjà annoncé avoir lié les deux affaires précédentes. Mais cela signifie également que le tueur devient de plus en plus confiant et sûr de lui. Les enquêteurs espèrent que cela va le mener à commettre une erreur.

L'une des affiches
La police a mit à la disposition de la population un numéro de téléphone pour fournir des informations. Des cours d'auto-défenses sont également organisés gratuitement dans cette ville de 230 000 habitants. Une certaine atmosphère de panique et de paranoïa règne à Baton Rouge.

La police n'a pas voulu donner trop de détails sur l'enquête mais les autorités ont expliqués que les officiers examinent une trentaine d'autres meurtres de femmes irrésolus depuis 10 ans, afin de vérifier s'ils sont liés. Des recoupements sont également effectués avec des affaires d'autres états (Texas, Arkansas, Mississipi, Floride et Virginie). Le FBI a été contacté pour aider les enquêteurs.
Les policiers ont par contre annoncés qu'ils recherchent un pick-up Chevrolet blanc qui aurait pu être utilisé par le tueur. Selon des témoins, ce pick-up a été vu quittant l'autoroute inter-états n°10 plusieurs heures après l'enlèvement de Pam Kinamore, et une femme nue était assise sur le siège passager.



19 août :
Cliquez pour voir la carte en grand (format pdf)

Près de 30 femmes ont été tuées à Baton Rouge depuis 10 ans, sans que leur(s) assassin(s) ne soi(en)t jamais arrêté(s).
La plupart des victimes ont été abandonnées dans des endroits isolés, mais peu de ces meurtres ont été liés entre eux.
En août 1992, Connie Warner a disparu, enlevée alors qu'elle était chez elle. Son corps a été retrouvé près de Capitol Lake deux semaines plus tard, après que l'ouragan Andrew ait dévasté Baton Rouge. Son meurtre n'a jamais été résolu.
A Baton Rouge, les hommes sont tués bien plus souvent que les femmes (règlements de compte, gang, drogue...) et les femmes qui sont assassinées le sont souvent par leur partenaire (époux, petit-ami, ex-mari).
Mais la mort de Connie Warner et celles d'au moins 28 autres femmes qui vivaient dans la ville ou aux alentours, sont tout à fait inhabituelles.
Elles peuvent être séparé en à peu près deux groupes : les femmes "normales" qui avaient une vie stable, et les femmes qui vivaient en dehors de la société (prostituées, sans domicile fixe...).
Connie Warner et, plus récemment, Pam Kinamore, faisaient parties du premier groupe. Elles étaient toutes les deux des femmes travailleuses, qui avaient une famille et un style de vie classique.
Eugenie Boisfontaine était le même genre de femme. Elle a été assassinée en 1997 après avoir été enlevée alors qu'elle faisait son jogging. Hardee Schmidt est morte dans des circonstances similaires.
Kassie Federer était une étudiante de 20 ans. Quelqu'un s'est introduit dans son appartement en 1999 et lui a tiré dessus, la tuant sur le coup.
Les meurtres récent de Christine Moore et Charlotte Pace, étudiantes à l'Université de Louisiane, tombent également dans ce même groupe. Le corps de Christine Moore a été découvert dans un terrain broussailleux, près d'un étang bordant une église, en juin 2002. Il semble qu'elle ait disparu alors qu'elle faisait son jogging non loin de là, près du campus. Charlotte Pace, elle, a été poignardée dans sa maison le 31 mai 2002. Sa mort a été liée, grâce à des analyses d'ADN, aux meurtres de Gina Wilson Green et Pam Kinamore.
Au moment de sa mort, Eugenie Boifontaine vivait à quelques rues de la maison de Gina Green, tout comme Charlotte Pace, qui vivait dans un appartement tout proche, lorsque Green a été tuée.
Eugenie Boifontaine a été enlevée sur le campus de l'Université de Louisiane, où plusieurs victimes étaient étudiantes.
Ces liens entre les meurtres -et la nature des crimes- ont provoqués une psychose à Baton Rouge.
La police ne sait toujours pas comment classer la disparition de Randi Mebruer, une jeune femme de 28 ans qui a été enlevée en 1998 alors qu'elle était chez elle, dans le même quartier que Connie Warner. Son corps n'a pas encore été retrouvé.

Les familles des victimes espèrent que les enquêteurs vont rapidement appréhender le ou les tueurs.

Mais ces femmes assassinées n'ont pas toutes des familles solides qui peuvent faire pression sur les politiques et encourager les policiers, proposer des récompenses, faire publier des avis de recherche... Le chef de la police, Mike Morris, reconnaît lui-même qu'il existe des inégalités dans l'intérêt du publique et le traitement par les médias. Les enquêteurs tentent de fournir le même travail pour chaque affaire.
Renee Newman, 46 ans, par exemple, était la soeur d'un officier de police. Son corps a été retrouvé en avril 2002 dans le centre de Baton Rouge. Elle avait reçu un appel téléphonique, était sorti et n'était jamais revenu.
Angela Arnold était une prostituée de 20 ans, droguée au crack, qui a été trouvée morte derrière le Cortana Mall en 1995.
Christina Daigle était une fugueuse de 15 ans lorsque quelqu'un l'a étranglée, a mutilé son corps et l'a abandonné à l'ouest de la ville en 1994. Les policiers ne sont pas parvenu à trouver son meurtrier.
Fin 1999 et au début de l'an 2000, au moins six femmes noires entre 30 et 40 ans ont été assassinée dans la même zone, à North Street Park. Certaines d'entre elles étaient des prostituées. Les policiers ont expliqués qu'ils pensent que certains de ces meurtres sont liés entre eux mais n'ont pas donné de détails.
La police de la ville a créé une Force Spéciale pour enquêter sur ces meurtres-là, qui semblent s'être arrêtés en juin 2000, après le meurtre de Veronica Courtney, 44 ans, qui a été découverte assassinée derrière un immeuble.

Le chef de la police de la ville, Mike Englade, a expliqué que toutes ces affaires sont très difficiles à résoudre, vu le manque d'indice matériel et de témoignage. Citant le cas de Christine Moore, dont le corps est resté dehors durant plusieurs semaines avant que son squelette ne soit retrouvé, Englade explique que les conditions climatiques et le passage du temps ont certainement détruit toutes les données matérielles (sperme, fibres, cheveux...) qui pouvaient exister.

Le chef Englade a soumit les rapports de ses enquêteurs au programme du VICAP (Violent Criminal Apprehension Program), une base de données qui permet d'établir des liens entre des crimes commis dans des juridictions différentes, grâce à des points communs (types de victimes, mode opératoire, etc). Malheureusement, le VICAP n'a pas pu leur fournir une piste. Englade a malgré tout demandé au BSU (Behavorial Science Unit - l'unité qui dresse des profils psychologiques) du FBI de les aider.

"Notre but est de mettre le ou les tueurs en prison. Et nous avons besoin de tout le monde pour ça".

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Stayner avait déjà tenté de tuer auparavant
Cary Stayner
Le procès de Stayner continue (voir archive juillet).

Le docteur Silva, psychiatre pour la défense, a témoigné d'une discussion qu'il a eu avec Stayner après son arrestation.
Il soutient que Cary Stayner était "mentalement altéré" lorsqu'il a tué Carole Sund, sa fille Julie et leur amie Silvina Pelosso dans la nuit du 15 au 16 février 1999.
L'avocate de Stayner essaye de prouver que le tueur n'était pas en possession de ses moyens lorsqu'il a tué les trois femmes. Le Docteur Silva a soutenu que Stayner souffre de plusieurs maladies mentales, notamment un désordre mental du à l'angoisse, un désordre obsessif et compulsif. Il serait également pédophile et voyeur, et ferait une fixation sur les têtes tranchées, ainsi que sur la créature mythique du "Bigfoot" (un "monstre" des bois semblable au Yeti).
Le procureur a fait remarquer, et le docteur Silva a approuvé, que le fait d'être anxieux ne pousse pas à tuer, que l'on peut dessiner des têtes sans être obligatoirement enclin au viol et au meurtre, et que des tas de personnes croient aux ovnis et au monstre du Loch Ness sans être fous...

Stayner aurait dit au Docteur Silva que le fait qu'il ait décapité Joie Armstrong, guide du parc, était lié à sa croyance en l'existence de "Bigfoot" et à son obsession pour les têtes. Il ferait constamment des cauchemars durant lesquels il verrait des têtes flottantes qui le poursuivent.
Stayner aurait également entendu des voix et reçu des messages à travers sa télévision, qui l'ont conduit à tuer. Selon le Docteur Silva, "il a dit que la fin du monde approchait. Il était supposé faire partie du processus de l'Armageddon. Il sentait qu'une partie de son destin était de commettre des meurtres".
Pourtant, lorsque Stayner a avoué ses meurtres aux agents du FBI le 24 juillet 1999, il n'a jamais mentionné avoir entendu des voix. Il a mentionné Armageddon, mais seulement lorsque les agents lui en ont parlé, en se référant au film.
Par contre, il a mentionné la télévision : c'est grâce à elle qu'il a appris des moyens d'échapper aux enquêteurs ! Il a nettoyé les chambres où avaient eu lieu les meurtres, en cherchant particulièrement ses cheveux. Et il a demandé à quelqu'un de lécher une enveloppe (dans laquelle il envoyait une lettre se moquant du FBI) pour ne pas y laisser sa salive, et donc son ADN ! Attitude d'un fou irresponsable, bien sûr...

Situation du parc Yosemite

Mais Stayner a également parlé d'autre chose avec le Docteur Silva. Un an avant qu'il ne tue trois touristes et une guide dans la parc national de Yosemite, il avait déjà essayé de pénétrer de force dans la chambre du motel où il travaillait, pour violer deux jeunes lycéennes Finlandaises.

Stayner, qui "surveillait" les deux filles depuis qu'elles étaient arrivées au motel de Cedar Lodge, s'était approché de leur chambre équipé d'un tuyau en plomb et de ruban adhésif.
Stayner a expliqué au Docteur Silva qu'il voulait agresser et violer les deux adolescentes. Mais avant qu'il ne puisse entrer dans leur chambre, le responsable des lycéennes (en voyage organisé) s'était mis à crier en l'apercevant dans l'obscurité. Stayner avait pris ses jambes à con cou. Attitude tout à fait sensée et intelligente s'il en est, et pas celle d'un fou aux pulsions incontrôlables.

Le procureur a donc tenté de démonter le témoignage du Docteur Silva afin de prouver que Stayner avait également planifié, organisé et perpétré les meurtres de Joie Armstrong, Carole Sund, Julie Sund et Silvina Pelosso.

Selon le Docteur Silva, Stayner savait qu'il allait tuer Carole Sund lorsqu'il a passé une corde autour de son cou et il voulait qu'elle meurt. Pourtant, la défense tente de prouver que Stayner ne comprenait pas qu'il était en train de tuer ou ne savait pas que c'était mal.
Le Docteur Silva a expliqué que non seulement Stayner savait ce qu'il faisait lorsqu'il est entré dans leur chambre au motel, mais qu'il a également aimé violer Julie.
Le Docteur Silva a affirmé que Stayner à une personnalité narcissique accompagnée de fantasme de pouvoir et de domination, ainsi que d'un manque total d'empathie envers les autres. Cela décrit une personnalité de sociopathe, pas de psychotique.
Selon le Docteur Silva, Stayner a des problèmes mentaux mais n'est pas fou. Son discernement était seulement "altéré" au moment des meurtres...



17 août :
L'un des avocats de la défense, Michael Burt, a longuement interrogé l'expert de l'accusation, le docteur Alan Waxman, directeur de l'unité de médecine nucléraire au centre médical de Cedars-Sinai, à Los Angles. Le Docteur Waxman a expliqué que les scanners du cerveau de Stayner sont normaux, et comparables aux scanners de personnes qui ne possèdent aucun dommage cérèbral. Ce témoignage refute celui de l'expert de la défense qui a affirmé auparavant que les scanners de Stayner montraient des anomalies et des défauts qui pourraient, en partie, le rendre plus enclin à la violence et à l'agressivité.

C'est que l'on appelle une bataille d'experts...

La défense tente toujours de prouver que Stayner était "submergé" par sa maladie mentale présumée lorsqu'il a tué une guide et trois touristes dans le parc national de Yosemite en 1999.



27 août : Stayner reconnu coupable
Cary Stayner a été reconnu coupable des meurtres de Carole Sund, Julie Sund et Silvina Pelosso dans le parc national de Yosemite, en 1999.
Il pourrait être condamné à mort lors de la seconde phase de son procès, car il a été reconnu coupable de meurtre au premier degré et d'autres crimes (dont le viol et les tortures sur Julie Sund).

Les membres du jury n'ont pas accepté la version de la défense, qui plaidait la folie. L'accusation, elle, a utilisé les propres mots de Stayner pour prouver qu'il est sain d'esprit et fin manipulateur.

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