DECEMBRE 2002
- Un journaliste s'inquiète de la future libération de Karla Homolka
(18 décembre)
- Un violeur accusé des meurtres de trois fillettes
(13 décembre)
- Un jeune médecin Russe assassinait ses patientes pour les voler
(6 décembre)
- Un Japonais jugé pour les meurtres de 3 femmes il y a 15 ans
(5 décembre)
-
Pas de libération pour la sadique de Romont (5 décembre)
- Le tueur en série de Nasrec condamné 17 fois à la perpétuité
(3 décembre)
- "L'Ange Noir" Hongroise, Timea Faludi, n'est condamné qu'à 9 ans de prison
(2 décembre)
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Un journaliste s'inquiète de la future libération de Karla Homolka
Karla Homolka

Quelles sont les obligations de la société envers les familles d’êtres aimés qui ont été les victimes de crimes brutaux ?

Cette question, dans toute sa complexité, a été soulevée ces dernières semaines au Canada, avec la publication en français d’un livre controversé sur Karla Homolka, qu’aucun éditeur de langue anglaise ne veut publier.
« Karla, le pacte avec le diable » se pose la question de savoir s’il est sage de garder en prison Karla Homolka jusqu’à la fin de sa sentence, en juillet 2005, plutôt que de la libérer sur parole (ce qui aurait pu être fait l’année dernière), après qu’elle ait purgé les 2/3 de sa peine.
L’auteur de ce livre, Stephen Williams, explique que si Homolka avait été libérée en 2001, les autorités auraient pu contrôler sa réintégration dans la société. On aurait pu l’obliger à rencontrer régulièrement son « officier de tutelle » de liberté surveillé. On aurait pu la soumettre à une surveillance étroite, par exemple avec un bracelet électronique pour savoir où elle allait.
« Mais maintenant, lorsque 2005 va arriver, elle sera libre comme un oiseau, aucune chaîne ni attache, et personne ne pourra savoir où elle est », dit Williams.
Son livre inclut bien d’autres chapitres controversés, notamment les détails d’évaluations psychiatriques non rendus publiques indiquant que quasiment tous les psy qui ont examiné Homolka ont conclu qu’elle n’était pas une psychopathe, argument pourtant utilisé par les autorités pénitentiaires pour la maintenir en prison.

Utilisant de nouveaux documents, le livre fournit également un re-examen extrêmement critique du « marché » juridique et politique passé lors du « plea bargain » avec Homolka. Celui-ci avait permit à la jeune femme de n’être condamnée qu’à 12 ans de prison pour son rôle dans les viols et meurtres de Kristen French, 15 ans, et Leslie Mahaffy, 14 ans.
Stephen Williams affirme que sans l’action de deux hommes (Vince Bevan, chef de la Force Spéciale consacrée à ces meurtres et à présent chef de la police d’Ottawa, et Michael Code, procureur en chef de l’Ontario), Karla Homolka n’aurait jamais pu profiter du marché qu’elle a passé en échange de son témoignage contre son mari, Paul Bernardo.
Mais ce qui a le plus choqué, c’est l’échange de lettres entre Williams et Homolka durant 18 mois, dont beaucoup d’extraits apparaissent dans le livre.
Dans ses lettres, Homolka révèle qu’elle apprend le Français et prévoit de disparaître dans l’anonymat à Montréal lorsqu’elle sera libérée. Elle ne montre quasiment pas de repentance pour ses crimes et exprime de la colère contre les autorités pénitentiaires qui affirment qu’elle est une psychopathe.

Les familles French et Mahaffy ont amèrement réagit à la publication du livre. Doug French a accusé Stephen Williams et son éditeur Québecois de « faire de l’argent sur les morts des filles » et de faire de Karla Homolka une célébrité.
Stephen Williams, 53 ans, n’est pas étranger aux meurtres de Bernardo et Homolka. Et il n’est pas non plus considéré comme un journaliste de « tabloïd », même s’il admet que cette affaire l’obsède depuis 10 ans.
Il y a six ans, il a écrit un ouvrage incisif et (déjà) controversé sur l’enquête policière, le «plea bargain» d’Homolka et le procès de Bernardo. « Invisible Darkness » est probablement le livre le plus sérieux (et les plus vendu) publié après la condamnation de Bernardo en 1995.

Il y a 4 ans, Stephen Williams a voulu publier un nouveau livre sur l’affaire et l’a proposé à l’éditeur de «Invisible Darkness»... qui a refusé. Il a signé avec un autre éditeur mais ce dernier a fait faillite. A présent, aucun éditeur anglophone ne désire publier son ouvrage sur Homolka.
Williams explique qu’on lui a donné diverses raisons pour ces refus : il demandait trop d’argent, le sujet ne correspondait pas aux autres livres publiés par les éditeurs,... etc.
Mais selon lui, ces rejets semblent en fait venir d’une « réaction viscérale et émotionnelle concernant tout ce qui touche à Homolka et Bernardo » ainsi que du soucis de ne pas peiner les familles des victimes.
Qu’y a-t-il dans cette affaire qui pousse à tant de « protectionnisme » de la part de personne qui, d’habitude, traversent courageusement les batailles ?
Personne ne suggèrent que les familles French et Mahaffy n’ait pas terriblement souffert. Et pourtant, le journaliste Stevie Cameron, qui écrit un livre sur Robert Pickton, le tueur de Vancouver, n’a pas eu a subir le même genre de réaction émotionnelle qu’affronte Stephen Williams. En fait, plusieurs éditeurs ont proposé d’acheter son livre avant même qu’il ne l’ait terminé.
La différence repose-t-elle dans la nature des victimes ? Des prostituées plutôt que d’innocentes lycéennes ? Est-ce la manière dont elles furent assassinées ? Est-ce parce que les meurtres de Vancouver ont eu lieu loin de la capitale médiatique du Canada alors que les meurtres de Leslie Mahaffy et Kristen French ont provoqué un déchaînement dans les médias de Toronto comme jamais auparavant ?

Ces questions déconcertent Pierre Turgeon, éditeur Montréalais du livre de Williams. Sa décision de soutenir le projet de Williams l’a rendu très impopulaire au Canada Anglophone. Mais son livre est un bestseller au Québec (le premier ouvrage en français sur le sujet) où 15000 copies se sont vendues en moins d’un mois.
Turgeon dit qu’il comprend parfaitement la réticence à blesser les familles des victimes, mais il insiste sur le fait que le livre de Williams aborde des sujets d’intérêt général pour la société Canadienne. Et surtout, il est totalement « anti-Homolka ». « Je pense que c’est une histoire très importante. Ce livre concerne le fonctionnement du système judiciaire et les transactions qui sont faites. Il analyse l’esprit criminel très rigoureusement. Cette femme va être libérée et c’est une excellente raison pour essayer d’en savoir plus à son sujet ».

Stephen Williams est contrarié par le fait que sa thèse concernant la menace que va représenter Homolka après sa libération est largement ignorée au Canada Anglophone. Ses échanges de lettres avec Homolka permettent à tout un chacun de savoir exactement ce qu’elle pense de son avenir. Et le fait même qu’elle ait un avenir, comte tenu des atrocités qu’elles a commises, est ce qui rend ses pensées si importantes à comprendre.
“Mais personne ne veut parler de ce qu’elle pense parce que c’est Karla Homolka et que parler d’elle la rend célèbre”, dit Williams avec sarcasme. « La vérité est que nous devrions être inquiet de ce qu’elle pense et que nous devrions considérer le système pénitentiaire responsable de lui avoir donnés ses pensées coléreuses et amères ».
Pourquoi ? Parce que durant ses 7 premières années de prison, Homolka était traitée comme une victime du syndrome de l’épouse battue, un diagnostique confirmé par une batterie de psychiatres et de psychologues l’ayant examinée. Elle était une prisonnière modèle, faisait exactement ce qu’on lui demandait, participait à des sessions de thérapie privée ou en groupe, travaillait 35 heures par semaine et a obtenu un diplôme universitaire. La majorité de sa peine s’est déroulé dans une prison de sécurité moyenne, à Joliette, au Québec.

Mais en automne 2000, neuf mois avant qu’elle ne puisse demander à être libérée sur parole, les autorités pénitentiaires (dirigées depuis Ottawa) l’ont transférée à Saskatoon, où un psychiatre a estimé qu’elle était une psychopathe, un danger pour la société et pour elle-même. Quelques jours auparavant, des photos d’Homolka paraissant heureuse et relaxée étaient mystérieusement apparues sur la première page de plusieurs journaux, provoquant un tollé national contre sa « vie dans un country club », comme l’a affirmé un journal de Toronto.
« Ils ne pouvaient simplement pas accepter la possibilité de sa libération après seulement huit ans de prison », affirme Williams. « Ils devaient trouver un moyen de retarder sa libération (et le scandale médiatique qu’elle allait provoquer) alors ils ont créé une affaire bidon contre elle ».

Bien que les autorités possédaient 15 autres rapports (dont une analyse du meilleur psychologue pénitentiaire du pays) qui disait le contraire, ils ont utilisés le rapport du psy de Sakatoon pour convaincre la commission de libération sur parole de ne pas libérer Homolka avant qu’elle n’ait purgé la totalité de sa peine.
Et elle n’est pas retourné à Joliette. Homolka a été transférée dans un pénitencier de sécurité maximum à Saint Anne des Plaines, près de Montréal, où elle a été placée dans une unité avec cinq des criminelles les plus dangereuses du Canada. Elle ne fait plus rien d’autre que discuter avec ses co-détenues, lire et penser.
« Les gens veulent que je sois dans une « maximum » pour que ma vie soit difficile mais elle ne l’est pas du tout », a écrit Homolka à Williams. "Il n’y a aucune responsabilité ici. On nous donne tout. On peut passer la journée à dormir, se bronzer ou faire ce que l’on veut tous les jours".
Joliette, au contraire, était comme une version clôturée du monde réel : Homolka devait être présente pour sa thérapie, pour son travail, pour ses exercices, sinon elle ne touchait pas son salaire et ne mangeait pas.
Williams explique : « Personne ne ressent de la peine pour Homolka, et sûrement pas moi. Elle n’a pas mérité le marché qu’elle a passé pour n’être condamnée qu’à 12 ans, mais elle l’a eu. Elle a passé ces années en prison. Mais maintenant, elle se sent trahie et amère et en colère. Ses nouvelles co-détenues, des criminelles endurcies, la rendent de plus en plus amère et de plus en plus irritée. Elle ne suit plus de thérapie. Alors voilà ma question : si on considérait qu’elle était trop dangereuse pour être libérée en 2001, alors qu’elle suivait une thérapie et qu’on aurait pu surveiller son retour dans la société, comment serait-elle moins dangereuse en 2005, lorsqu’elle va sortir, se sentant trahie et remplie d’amertume ? »
Nous ne le saurons peut-être jamais car, lorsque Karla Homolka sortira de prison dans moins de 3 ans, elle disparaîtra dans l’anonymat de la grande Montreal.


Mise à jour :
- Il existe un site internet Canadien sur lequel les visiteurs peuvent parier sur la date précise à laquelle Karla Homolka va être assassinée par un "vengeur", après sa sortie de prison ! Ce site, dont l'humour laisse franchement à désirer, a beaucoup de succès et à même eu les honneurs du "Winnipeg/Edmonton Sun". Le fait le plus intéressant de ce site est que les avis s'y entrechoquent (pour ou contre), mais les mails haineux sont les plus nombreux...

- Un autre site, en anglais, explique que Karla Homolka a eu une vie facile dans la prison de Joliette, où elle créait des robes avec ses codétenues, des violeuses et des meurtrières. Des photos la montre maquillée et souriante lors d'une soirée d'anniversaire...

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Un violeur est accusé des meurtres de 3 personnes à Montréal
Paccione
Colalillo

Durant presque 10 ans, leurs morts ont été mise sur le compte de suicides ou d'incendies. Mais cet automne, la police de Montreal a découvert une autre raison possible : un violeur en série.
Les enquêteurs pensent à présent que quelqu'un a camouflé deux meurtres en 1993 et a fait croire qu'une fillette de 12 ans était morte lors de l'incendie de son appartement et qu'une jeune femme de 20 ans s'était suicidée. Ils ont ajoutés un 3ème meurtre, celui d'une adolescente de 14 ans, Jessica Grimard, qui a été poignardée à mort en mai 2002.

Ce violeur en série est à présent accusé de ces trois meurtres. Angelo Colalillo, 38 ans, est devenu célèbre au Québec après que l'on ait appris que Marlène Chalfoun, 35 ans, son agent de probation (!!!), était impliqué avec lui et un autre violeur (Nick Paccione, un très dangereux récidiviste condamné à perpétuité) dans un complot visant à agresser sexuellement des gens qu'elle connaissait. Chalfoun était "agente de liaison des Services correctionnels du Québec" et travaillait à la court de justice municipale de Montreal où elle préparait des rapport sur le type de sentence appropriée pour les accusés ! Elle a demandé sa libération sous caution mais on la lui a refusée... Elle est également accusée, elle-même, de plusieurs agressions sexuelles.

La plus jeune victime de Colalillo, Christine Speich, est morte à Montreal, dans un appartement qu'elle partageait avec sa mère et sa petite soeur, en février 1993. A l'époque, les enquêteurs avaient pensé que des fils éléctriques dénudés avaient causé sa mort. Elle était seule et faisait la grasse matinée. Sa mère avait découvert le feu lorsqu'elle était revenu pour le dîner. Il était déjà trop tard.
On sait peu de chose de la seconde victime décédée en avril 1993, Anne-Lisa Cefali, si ce n'est qu'un feu était également impliqué.
Le père de Jessica Grimard a découvert son corps dans un petit bois, près de leur maison, le 6 mai 2002. Elle n'avait pas été au collège et il s'inquiétait de savoir où elle était. Elle avait peut-être été attaquée alors qu'elle allait au collège en prenant un raccourci par les bois.

Le premier crime de Colalillo date de 1987, lorsqu'il avait 22 ans. Il conduisait dans le nord de Montreal et offrait aux femmes qui attendaient leur bus de les racompagner. Il sortait ensuite un pistolet, les menaçait, les conduisait dans un endroit isolé et les violait. Il avait été condamné à 11 ans de prison mais avait refusé de suivre une thérapie pour agresseur sexuel. C'est là qu'il a rencontré Paccione. Ils ont été libérés en 1998, mais Paccione a rapidement récidivé et a été renvoyé derrière les barreaux. Il est pourtant resté en contact avec Colalillo, par courier.
Le 17 juillet 2002, Colalillo a tenté de violer une femme qui était monté dans sa voiture en la menaçant avec un pistolet, mais elle est parvenue à s'enfuir.

Colalillo va également être inculpé d'un viol datant du 30 septembre 2002. Il avait réusit à pénétrer dans l'appartement d'une étudiante de 22 ans en se présentant comme huissier de justice. Après l'avoir violée, il l'avait poussée, inconsciente, au bas de son lit et y avait mit le feu. Une alarme à incendie avait réveillé la jeune femme, qui s'était enfuit.

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Un jeune médecin Russe assassinait ses patientes pour les voler
Situation de St-Pétersbourg

Un médecin de St Petersbourg a anesthésié une cinquantaine de patientes âgées dans le but de les voler. Il en a tué 17 lorsqu’elles se sont réveillé prématurément et l’ont entendu fouiller dans leurs affaires.
Maxim Petrov, 30 ans, est un docteur urgentiste qui travaillait sur l’île Vasilievski. Il est accusé d’avoir assassiné ses patientes affaiblies durant deux années, alors qu’il n’était pas en service.
Des survivantes ont fait le portrait d’un tueur qui avait décidé d’assassiner ses victimes en usant souvent de manières très brutales.

Anastasia Plotnikova explique : « Je me souviens que quelqu’un à sonné à la porte de mon appartement vers 14h. Le jeune homme s’est présenté comme un docteur d’une clinique locale. Le docteur a pris ma tension, qui était élevée, et a proposé de me faire une piqûre. Il a passé beaucoup de temps à essayer de trouver une veine et j’ai pensé ‘Comment un Docteur peut-il avoir des problèmes avec ça ?’ Lorsque je me suis réveillée, il y avait le feu autour de moi. J’ai appelé au secours par le balcon. Les pompiers m’ont sauvée mais mon appartement a bien brûlé ».
Anastasia Plotnikova a découvert par la suite qu’on lui avait volé des boucles d’oreilles en or, deux alliances et deux boîtes de thé.

Le Docteur Petrov, qui a été arrêté à la fin de l’année 2000, est omniprésent dans les médias en ce moment, où on le surnomme le Docteur Tueur ou Le Docteur la Mort.
Il a fermement nié toutes les allégations portées contre lui et a récemment écrit une lettre de protestation à la chaîne NTV, depuis sa cellule, pour se plaindre du fait qu’une série de documentaires concernant les morts de ses victimes étaient « diffamatoires ». Les médias, en retour, expliquent à quel point Maxim Petrov est heureux d’être devenu célèbre.

Une autre survivante, Valentina Pleshikova, a expliqué à une télévision locale qu’elle n’a été sauvée que par le retour de son époux, plus tôt que prévu.
Le Docteur Petrov lui avait injecté « une substance » et elle s’était endormie. Lorsque son mari l’avait réveillé, ils avaient découverts que le gas était ouvert et que toutes les fenêtres étaient closes. Ils réalisèrent par la suite qu’on leur avait prit des fourchettes en argent, du café et 200 roubles (50 francs).
Lorsque la police a commencé à suspecter qu’un tueur en série soit à l’oeuvre, ils ont découvert que les victimes avaient pu être « sélectionnées » en utilisant une liste détaillées de patients âgés atteint de problèmes pulmonaires. Ils ont cherchés 72 futures victimes possibles et ont arrêté Maxim Petrov lorsqu’il a appelé l’une d’elle.

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Un Japonais jugé pour les meurtres de 3 femmes il y a 15 ans
Matsue

Un homme de 39 ans, Teruhiko Matsue, a plaidé non-coupable des meurtres de trois femmes à Kitaga, au sud du Japon, entre 1987 et 1989. Il a également démenti les avoir enterrées dans les bois.
Matsue est accusé d’avoir étranglé trois femmes et d’avoir enterré leurs corps au même endroit, dans une forêt, où ils furent découvert en janvier 1989.
L’arrestation de Matsue, cet été, a eu lieu alors que le premier meurtre allait tomber sous le coup de la prescription.
Selon l’acte d’accusation, Matsue a assassiné Sumiko Fujise, une employée de restaurant de 48 ans en juillet 1987. Puis Kiyomi Nakashima, une femme au foyer de 50 ans, en décembre 1988. Et enfin, Tatsuyo Yoshino, une couturière de 37 ans, en janvier 1989.

L’accusation a affirmé que Matsue a violé Sumiko Fujise dans sa voiture avant de l’étrangler lorsqu’elle l’a menacé d’aller porter plainte. Ils se connaissaient.
Matsue a étranglé Kiyomi Nakashima parce qu’il croyait qu’elle l’avait accusé, à tord, de l’avoir heurtée avec sa voiture. Matsue, qui était saoul, pensait qu’elle allait se plaindre à la police.
Il a tué Tatsuyo Yoshino, avec qui il sortait, parce qu’il croyait qu’elle voyait un autre homme.
Matsue avait avoué avoir assassiné les trois femmes lorsqu’il avait été arrêté en octobre 1989... pour possession de drogue. Mais il s’était rapidement rétracté et avait affirmé que la police l’avait forcé à admettre les meurtres.
Sans preuves matérielles pour relier Matsue aux meurtres, les enquêteurs avaient fini par abandonner et l’avait remit en liberté.

Mais 15 ans plus tard, ils ont reprit l’enquête et ont découvert que l’ADN de Matsue correspondait à celle de la salive de l’assassin découvert dur le corps d’une des victimes. De nouvelles analyses ont été effectuées, qui ont permis de relier formellement Matsue au corps de la victime.
Le 11 juin 2002, la police a arrêté Matsue et l’a inculpé du meurtre de Tatsuyo Yoshino. Matsue était déjà en prison à ce moment-là, condamné à deux ans pour cambriolages.
Le 2 juillet, la police l’a inculpé du meurtre de Sumiko Fujise, exactement six heures avant que la prescription (au bout de 15 ans) ne prenne effet ! Et le 9 juillet, il a été inculpé du meurtre de Kiyomi Nakashima.

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Pas de libération pour la sadique de Romont
Michel Peiry
"Le sadique de Romont ne bénéficiera pas d'une libération conditionnelle. Le canton du Valais (Suisse) a décidé de refuser cette mesure à Michel Peiry. Il avait été condamné à la réclusion à vie le 31 octobre 1989 pour une série de crimes avec sévices sexuels.

La commission de libération conditionnelle valaisanne a estimé que le condamné devait poursuivre la psychothérapie entreprise pour une période de dix ans. Au terme de celle-ci, un nouveau bilan approfondi de l'évolution de la situation personnelle de Michel Peiry sera effectuée, a communiqué lundi la commission.

Elle a évalué, pour la société et le condamné, les avantages et inconvénients de son maintien en détention. Elle a finalement suivi les recommandations des experts en dangerosité de l'Institut universitaire de médecine légale de Genève préconisant le maintien en détention.
Michel Peiry avait été arrêté le 1er mai 1987. Il a avoué plusieurs crimes avec sévices sexuels, dont quatre assassinats et un meurtre perpétrés entre septembre 1981 et avril 1987. Entre mai 1986 et avril 1987, il avait assassiné trois adolescents, un Tessinois et deux Valaisans, qui avaient rencontré le condamné en faisant de l'auto-stop".
EDICOM – 4 décembre 2002.

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Le tueur en série de Nasrec condamné 17 fois à la perpétuité
Situation de Johannesbourg

Le tueur et violeur en série Lazarus Mazingane, 28 ans, surnommé “le tueur de Nasrec”, a été reconnu coupable de plus de 70 crimes et condamné à 17 peines de perpétuité, plus 700 années de prison, par la Haute Court de Justice de Joannesbourg. Il a commit ses crimes entre avril 1993 et juin 1998.

Il n’a eu aucune réaction à l’annonce du verdict.

Une foule nombreuse était venue pour entendre la sentence de Mazingane, qui avait fait régner la terreur entre 1993 et 1998.

Le juge Joop Labuschagne a affirmé que Mazingane était « une personne cruelle et inhumaine » qui n’avait montré aucun remord et qui devait être « mis au banc de la société de manière permanente car il représente pour elle une menace ». Selon le juge, Mazingane n’avait aucun respect pour la vie ni la propriété d’autrui et vivait en volant les gens qu’il agressait.

Il travaillait comme chauffeur de taxi et beaucoup de ses victimes furent agressées dans son véhicule. Ses premières victimes furent saisies à la gorge mais survécurent et celles qui moururent furent étranglées.
Le juge a ajouté : “Nous sommes determinés à protéger la dignité, l’égalité et la liberté pour toutes les femmes et ne montrerons aucune pitié pour ceux qui veulent les déposséder de ces droits”.
La court a cependant noté que certaines des victims étaient des hommes. Ainsi, Gert Aspeling, contrairement au mode opératoire habituel de Mazingane, a été tué par balles lorsqu’il a refusé de donner ses clés de voiture à Mazingane, alors qu’il s’était arrêté pour changer une roue. Mazingane a ensuite conduit le véhicule, la femme paralysée d’Aspeling toujours assise sur le siège passager. Il l’a jetée dans un veld sans sa chaise roulante.
Le juge a également noté que Mazingane s’en été pris à sa propre épouse.

Mazingane a été reconnu coupable de 74 charges et a été condamné à la prison à vie pour chacun des 16 meurtres ainsi que pour le viol le plus récent dont il était accusé, car il entre dans une nouvelle législation.
Il a également été condamné à 18 années de prison pour chacun des 21 viols dont il était accusé. Pour ce qui est des 20 vols ou cambriolages avec circonstance aggravantes, il a été condamné à 25 ans pour le plus récent et à 15 ans chacun pour les 19 autres.
De plus, il a été condamné à 10 ans pour chacune de ses 5 tentatives de meurtres. Il a été condamné à 8 ans pour chacune des trois accusation d’enlèvement, plus deux ans pour agression et 18 ans pour diverses accusation de possession illégale d’arme à feu et de munitions.

Mazingane est déjà en prison, condamné à 35 ans pour l’enlèvement, le viol et le vol de l’épouse d’un avocat et l’agression d’un conducteur qui avait tenté de lui venir en aide, en 1998.

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"L'Ange Noir" Hongroise, Timea Faludi, n'est condamné qu'à 9 ans de prison
La Hongrie

Une court de Justice Hongroise a condamné une infirmière Hongroise surnommée “l’Ange Noir”, Timea Faludi, à 9 années de prison. Elle avait plaidé coupable des meurtres par injection mortelle de plusieurs de ses patients dans un hôpital de Budapest.
Durant son procès, elle avait admit certains des meurtres mais avait affirmé qu’elle voulait seulement abréger les souffrances de ses patients, en phase terminale.
La court de Budapest a rejeté la requête de l’accusation qui voulait que l’infirmière soit accusée de meurtre avec préméditation. Elle l’a seulement reconnue coupable de tentative de meurtre !

L’infirmière de 25 ans, qui avait été arrêtée en février 2001, était surnommée « l’Ange Noir » par ses collègues à cause de ses longs cheveux bruns et de ses éternels vêtements sombres.
"Elle a travaillé ici durant 6 ans et elle était expérimentée et professionnelle. Elle n’a jamais fait d’erreur sérieuse qui aurait pu nous alerter », a dit la supérieure de Faludi, Mariann Vadnai.
Mais les collègues de l’infirmière ont fini par remarquer que les morts coïncidaient avec les heures de travail de Timea Faludi et, un jour, on l’a vu faire une intraveineuse à un patient sans qu’un docteur ne l’ait prescrit. Les collègues s’étaient confiés à la police mais les enquêteurs n’avait pas pu obtenir de preuves matérielles contre l’infirmière car ses victimes avaient été incinérées.
La court a affirmé qu’aucun lien direct ne pouvait être fait entre l’administration des injections et la mort des patients.
Toutefois, durant l’enquête, Faludi avait admit avoir injecté des doses mortelles de médicaments à une quarantaine de patients âgés à l’hôpital de Gyula Nyiro entre mai 2000 et février 2001. Elle s’était rétracté par la suite et la police n’avait pu l’accuser que dans huit cas où « elle était fortement suspecté de les avoir aidé à mourir ».
Son avocat a expliqué à la court qu’elle avait menti au sujet des meurtres afin de se rendre intéressante...

La court a interdit à Faludi d’exercer la profession d’infirmière. Après son arrestation, le ministre de la Santé Hongrois avait ordonné une enquête nationale concernant les hôpitaux car Timea Faludi avait expliqué qu’elle s’était sentie libre de tuer à cause de lacune dans les procédures médicales.

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