- La tueuse en série Faye Copeland est décédée à 82 ans - 30 décembre
- Gary Ridgway a sans doute fait encore plus de victimes - 23 décembre
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Un infirmier américain avoue 40 meurtres - 20 décembre
- Trois corps d’adolescents découverts dans une maison de l’Ohio - 19 décembre
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Gary Ridgway a été condamné à la prison à vie - 18 décembre
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Sept nouveaux chefs d'accusation de meurtre retenus contre Pickton - 16 décembre
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Un tueur en série voit sa condamnation à mort révoquée - 13 décembre
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Des journaux chinois critiqués pour avoir dénoncé des meurtres en série - 11 décembre
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Carol Bundy, l’ex-amante du « Sunset Strip Slayer », est morte -10 décembre
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Huang Yong a été condamné à mort - 9 décembre
- Les tirs continuent le long de l’autoroute 270, dans l’Ohio - 7 décembre
- Des assassins s’attaquent aux femmes au Guatemala - 6 décembre
- Un homme inculpé de 30 meurtres en Lettonie - 4 décembre
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Le “démon des taxis” a été arrêté en Chine - 3 décembre
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La tueuse en série Faye Copeland est décédée à 82 ans - 30 décembre
Fay Copeland

Faye Copeland, la condamnée à mort la plus âgée des Etats-Unis, est morte de causes naturelles dans une clinique où elle avait été placée après une attaque, par "libération médicale sur parole", dans le Missouri. Elle avait 82 ans.

Copeland avait été condamnée à la peine capitale avec son époux, Ray, pour les meurtres de cinq de leurs employés à la fin des années 1980. Ceux-ci avaient été convaincus par le vieux couple d’acheter du bétail pour une escroquerie, puis avaient été assassinés et enterrés dans leur ferme située près de Chilicothe.

Faye Copeland était la femme la plus âgée dans le couloir de la mort depuis que la court fédérale avait commuté sa sentence en perpétuité en 1999. Elle avait eu une attaque en août 2002 qui l’avait laissée partiellement paralysée et incapable de parler.

Lors du procès, Faye Copeland avait affirmé que son mari avait tué seul les cinq hommes, sans qu’elle le sache, et qu’elle n’était qu’une spectatrice, victime du "syndrome de la femme battue".
Mais les jurés l’ont déclaré coupable après que l’accusation ait présenté une liste écrite de sa main des ouvriers de la ferme. Elle avait dressé cette liste parce que Ray Copeland était illettré. Des " X " avaient été tracés à côté de 12 noms. Cinq de ces hommes avaient été assassinés et trois avaient disparu.

Copeland avait demandé plusieurs fois à être libérée après son procès. Ray Copeland, son époux, est mort en 1993, à l’âge de 78 ans, au Centre Correctionnel de Potosi, dans le couloir de la mort.

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Un infirmier américain avoue 40 meurtres - 20 décembre
Charles Cullen
Des enquêteurs cherchent à réouvrir les dossiers de patients décédés dans le New Jersey et la Pennsylvanie après l’arrestation d’un infirmier à la carrière chaotique qui a avoué avoir tué près de 40 patients « en phase terminale ».
Charles Cullen, 43 ans, ancien militaire dans la Navy, a admit avoir injecté « par pitié » de la digoxine (un médicament pour le cœur)en grande quantité dans les intraveineuses de patients « très malades » durant les 16 dernières années, au sein des neuf hôpitaux et cliniques dans lesquels il a travaillé, entre 1987 et 2003.

Selon le procureur Wayne Forrest, il se peut que Cullen dise la vérité et ne se vante pas de crimes imaginaires. Pour le moment, Cullen a été inculpé de deux meurtres :
- un prêtre catholique de 78 ans, le révérant Florian Gall, décédé au Somerset Medical Center (New Jersey) le 28 juin 2003, décédé d'un arrêt du coeur;
- Ottomar Schramm, 78 ans, décédé le 1er janvier 1998, deux jours après avoir été transféré de sa maison de retraite à l’unité de soins intensifs du Easton Hospital (Pennsylvanie), où Cullen travaillait. Le certificat de décès affirmait que Schramm était mort d’une pneumonie mais notait que le corps présentait une très forte dose de digoxine. L’épouse d’Ottomar Schramm avait porté plainte contre l’hôpital et plusieurs médecins;
Il a également été inculpé de tentative de meurtre sur une femme de 40 ans atteinte d’un cancer, le 16 juin 2003, au Somerset Medical Center, qui a survécu à l’overdose mais est décédée en septembre.
Le Somerset Medical Center a renvoyé Cullen le 31 octobre 2003 et, après qu’une enquête interne ait révélé des résultats d’autopsies inquiétants concernant six de ses patients, a contacté la police.

La digoxine utilisée par Cullen provient de la digitale et est utilisée pour améliorer la capacité du cœur à pomper du sang, pour réguler les battements du cœur. Malheureusement, plus de 10mg de digoxine suffisent à provoquer un effet toxique et un arrêt du cœur.
Cullen a un dossier vierge de toute plainte ou action disciplinaire dans le New Jersey depuis qu’il a obtenu son diplôme d’infirmier, en 1987. Cullen avait également une licence qui lui permettait de travailler en Pennsylvanie depuis 1994. Il a toutefois eu une carrière en dents de scie et est passé d’hôpital en hôpital.
Les deux états où Cullen a tué

En août 1997, il a été licencié du Morristown Memorial Hospital (NJ) pour « mauvais travail ».
Il n’a travaillé que deux mois au St. Luke's Hospital de Bethlehem (Pennsylvanie) de juin à juillet 2000 et a démissionné après avoir été accusé d’avoir volé des médicaments. On lui avait interdit d’approcher ses patients et l’hôpital avait demandé à un cardiologue indépendant d’examiner les cas de 67 patients cardiaques décédés dans les 6 derniers mois. Le cardiologue n’a rien trouvé de compromettant. Le porte-parole du St. Luke’s Hospital a affirmé que ses dirigeants n’avaient jamais été contactés par quelqu’un désirant vérifier les références de Cullen avant de l’embaucher. « Si on nous l’avait demandé, nous aurions recommandé de ne pas l’employer ».
Les dirigeants du Liberty Nursing Center d’Allentown (Pennsylvanie) ont expliqué qu’ils avaient eux aussi renvoyé Cullen, pour "incapacité à suivre les procédures" en 1998.
Les administrateurs du LeHigh Valley Hospital, à Bethlehem (Pennsylvanie), ont expliqué que Cullen avait travaillé dans leur unité pour grands brûlés de décembre 1998 à avril 2000.
Cullen a également travaillé au Sacred Heart Hospital d’Allentown (Pennsylvanie), durant seulement 18 jours, en juillet 2002, et a été licencié pour “problèmes internes” avec les autres employés.

Des familles paniquées inondent d’appels les hôpitaux et les postes de police de Pennsylvanie et du New Jersey pour savoir si Cullen est responsable de la mort d’un membre de leur famille.
Le procureur Forrest a expliqué que 200 patients étaient décédés alors que Cullen travaillait au Somerset Medical Center entre septembre 2002 et octobre 2003.

Lors de son audience préliminaire, Cullen a affirmé au juge qu’il avait l’intention de plaider coupable : “Je n’ai jamais, de toute ma vie, essayé intentionnellement de faire du mal à qui que ce soit. Je voulais juste arrêter leurs souffrances". Le meurtre par compassion est un moyen de défense commun pour les infirmiers et médecins tueurs. C’est une rationalisation que le tueur utilise pour se convaincre qu’il ou elle fait ce qui est bon pour le patient.
Son avocat commis d’office a expliqué que Cullen coopère avec les enquêteurs et la justice « parce qu’il veut éviter à ses deux filles adolescentes et à sa petite-amie enceinte de 7 mois le tourment d’un long procès ».
Cullen a tenté par deux fois de se suicider et a eu des problèmes mentaux qui l’ont conduit à séjourner un moment dans un hôpital psychiatrique en 1997.
Après l’audience préliminaire, Il a été transféré au "Anne Klein hospital" de Trenton, une institution pour les fous criminels.

Selon son ex-épouse Adrienne, Cullen frappait et torturait leurs deux chiots. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle a demandé le divorce en 1997. « Je me réveillais souvent la nuit en entendant les chiots glapir. Il était à la cave, où il les « entraînait » et les frappait s’ils ne l’écoutaient pas ». Il avait également coupé le chauffage en plein hiver et a dormi sur le canapé durant trois ans.
En 1993, Cullen avait été arrêté pour avoir tourmenté une infirmière avec qui il travaillait au Warren Hospital de Phillipsburg (New Jersey). Après l’avoir invité à dîner, il l’avait harcelée, pénétrant chez elle la nuit alors qu’elle et son jeune fils dormaient, la demandant en mariage à l’hôpital et l’appelant sans cesse au téléphone. Quelques jours après que la police l’ait libéré en attendant son jugement, il avait tenté de se suicider. Il avait été conduis dans l’unité de soins intensifs du Warren Hospital par la police, mais avait continué à y travailler jusqu’en décembre 1993.
Le 3 janvier 2000 au matin, il avait allumé un petit four rempli de charbon dans sa salle de bain, avait bouché les aérations avec du sparadrap, s’était allongé dans la baignoire de son appartement de Phillipsburg et avait attendu la mort. Mais l’une de ses voisines avait senti ce qui lui semblait être une odeur de kérosène et avait appelé la police, qui avait sauvé Cullen.

Il semble que la mort ait accompagné Cullen toute sa vie. Son père est mort lorsqu’il était enfant et sa mère lorsqu’il était adolescent. Il s’était engagé dans la Navy peu après puis est revenu étudier à la Mountainside Hospital School of Nursing de Montclair. Il s’est occupé d’un de ses frères, mort d’un cancer.

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Trois corps d’adolescents découverts dans une maison de l’Ohio - 19 décembre
David Maust
La police de Hammond, dans l’Ohio, a découvert trois sacs contenant des corps dans la cave d’une maison.

La police, qui enquêtait sur les disparitions de trois adolescents, a découvert qu’ils avaient passé du temps avec lui, il leur avait donné de l’argent contre de petits boulots, mais aussi des bières et de la marijuana.
Maust a été libéré sur parole en 1999, après avoir passé 13 ans dans une prison de l’Illinois pour le meurtre d’un adolescent de 15 ans, Donald Jones, qu’il avait poignardé et noyé en 1981. Il avait été condamné à une peine de 35 ans. Auparavant, il avait également passé deux ans en prison, au Texas, pour avoir poignardé d’un garçon. Il avait été condamné à 5 ans. Quand il était à l’armée, il avait reçu plusieurs blâmes pour des agressions sur des adolescents. En 1974, alors qu’il était stationné en Allemagne, il avait tabassé et poignardé à mort un adolescent dénommé Jimmy. Il avait passé plus de trois ans dans la prison militaire de Leavenworth, au Kansas.
La police a découvert le casier judiciaire de Maust et a donc voulu fouiller chez lui. Avec la permission de son propriétaire, William Hinton, qui est également l’employeur de Maust, ils ont inspecté sa chambre, située à la cave, alors qu’il se trouvait au travail.
Des chiens spécialement entraînés pour chercher les cadavres ont indiqués aux policiers où creuser dans la cave et un radar a indiqué que quelque chose était bien enterré sous une dalle de béton fraîchement coulé.
Les enquêteurs ont emmenés les corps à la morgue du comté de Lake et ils ont finalement été identifiés comme ceux de James Raganyi, 16 ans, Nicholas James, 19 ans, et Michael Dennis, 13 ans.

David Maust, 49 ans, a été inculpé des 3 meurtres.
Michael Dennis
James Raganyi

Il a admis que James Raganyi était venu chez lui le 10 septembre dernier pour boire de la bière et fumer des joints. Vers 11h45, l’adolescent s’était senti mal. Il l’avait alors étranglé avec une corde. Il avait ensuite enveloppé son corps dans un plastique et l’avait entouré de bande adhésive. Puis, il l’avait enterré.
Selon les enquêteurs, Michael Dennis a été étouffé et Nicholas James a eu le crâne fracassé.
Les familles des victimes s’étaient rassemblées devant la maison alors que les policiers continuaient à creuser. Les voisins, les familles et les amis des victimes ont créé une sorte de mémorial à l’aide de croix en bois, de roses et d’ours en peluche. Michael Dennis et James Raganyi étaient amis et aimaient écouter du hip-hop et faire du roller le vendredi soir.
De nombreux voisins ont expliqué être abasourdis mais ont admis avoir entendu des rumeurs concernant Maust, qui s’était installé dans la cave 15 mois auparavant. Il aimait passer du temps avec les adolescents et coupait sa haie avec une simple paire de ciseaux.
Paul Goddard, 21 ans, un ami de Nicholas James, a admit qu’il allait souvent boire et regarder la télévision avec “Nick” dans la cave de Maust. Ce dernier y avait construis un bar avec des miroirs et des lampes. Il avait obtenu un petit boulot pour "Nick" dans le magasin où il travaillait. Goddard a expliqué ne pas connaître Michael Dennis mais avoir vu une photo de lui chez Maust, sur laquelle on le voyait avec l’un des gros serpents de Maust autour du cou. "Maust nous laissait utiliser son camion quand on le voulait. Il nous donnait de l’argent pour l’essence. Après que Nick ait disparu, il m’a offert son boulot mais j’ai refusé, ça me faisait trop bizarre. Il y avait quelque chose qui n’allait pas, je le sentais. Je ne voulais pas y aller".
Michael Dennis et James Raganyi ont tous les deux été signalés comme disparus le 10 septembre 2003 après que leurs parents aient trouvés des messages indiquant qu’ils avaient fugué. Nicholas James avait disparu en mai 2003.

Maust a fréquenté plusieurs établissements de soins psychiatriques dans les comtés de Cook et de Kane, étant parfois déclaré incompétent et ne pouvant donc pas être jugé pour ses crimes.
En 1993, le juge Gaughan, du comté de Cook, reçu un rapport du Docteur Stipes, psychiatre de l’institut de Chicago, qui écrivait que Maust avait "un désordre de la personnalité caractérisé par un comportement impulsif et une incapacité à lier des relations durables avec les gens (…). Il existe une probabilité qu’il va agir de manière impulsive et peut-être violente envers lui-même et envers les autres dans le futur".
Mais Maust avait également la capacité de convaincre les autres de sa gentillesse et de sa compassion. Un responsable de correctionnelle a écris une lettre en 1992 affirmant que "M. Maust est l’un des hommes les plus prévenant et gentil que je connaisse (…). S’il était libéré, il serait un élément de valeur pour la société".

La propre mère de Maust, Eva Reyes, 71 ans, affirme quant à elle que son fils devrait être condamné à mort. « Il est comme ça depuis l’enfance ». Elle soutient également que le système judiciaire qui a permit à son fils d’être libéré après avoir été condamné deux fois pour meurtre est lui-aussi responsable des trois meurtres.

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Gary Ridgway a été condamné à la prison à vie - 18 décembre
Ridgway
Lors de l’audience publique à la fin de laquelle Gary Ridgway, le tueur de la Green River, a été condamné à la prison à perpétuité, celui-ci a demandé pardon pour ses crimes, en larmes. Mais le juge présent a affirmé qu’il ne croyait pas aux remords du tueur.
« Je suis désolé d’avoir tué toutes ces jeunes dames » a affirmé Ridgway en baissant la tête et en pleurant. « J’ai essayé de me souvenir autant que je le pouvais pour aider les enquêteurs à retrouver les dames. Je suis désolé d’avoir terrifié la communauté. (…) J’ai longtemps essayé de m’empêcher de tuer des dames. Je suis vraiment désolé pour les dames qui n’ont pas été retrouvées. Qu’elles reposent en paix. Elles ont besoin d’un meilleur endroit que celui que je leur ai donné. Je suis désolé d’avoir tué ces dames. Elles avaient toute la vie devant elle. Je suis désolé d’avoir causé autant de souffrance à tant de familles ».


Nullement ému, le juge Richard Jones du comté de King, après avoir réprouvé Ridgway pour son manque de compassion et les horreurs qu’il a fait subir à ses victimes, leur famille et toute la région de Seattle, a condamné Ridgway à 48 peines de prison à vie. « Le temps est venu pour le chapitre final de votre règne de terreur sur notre communauté. Il est temps pour notre communauté de vivre en paix, loin des meurtres de la Green River ».
Après une minute de silence en mémoire des victimes, Jones a adressé quelques mots de réconfort à leurs familles, puis s’est tourné vers Ridgway : « La chose la plus remarquable en vous, ce sont vos émotions recouvertes de Teflon et votre complète absence de compassion pour les jeunes femmes que vous avez assassinées ».

Durant toute la journée, les familles des victimes avaient eu la possibilité de s’exprimer, de dire ce qu’elles voulaient à Ridgway, de déverser des années de souffrance et de colère.
« Jésus sait à quel point vous avez brisé mon cœur » a sangloté Joan Mackie, la mère de Cindy Smith, devant un Ridgway immobile et silencieux. La plupart des familles ont pleuré, certaines ont crié leur colère alors qu’elles tentaient de décrire la douleur inexprimable de voir une mère, une fille ou une sœur disparaître.
« Vous n’aviez pas le droit de décider qui vit et qui meurt » a dit Tim Meehan, le frère de Mary Meehan. « Mary n’était pas moins un être humain que votre mère ou votre fils, et non pas un déchet comme vous avez décrit toutes les victimes. J’en ai fini avec vous, Gary, fini. C’est mon tour de vous mettre, le déchet, dehors, et de jeter la clé. C’est une saloperie comme vous, pas les victimes dont vous avez pris les vies, qui ne méritent pas de continuer à vivre ».

Merti Winston
Ridgway est resté les yeux dans le vide alors que chaque famille prenait la parole et à juste acquiescé de temps à autres.
Kathy Mills, la mère d’Opal Mills, assassinée à 16 ans, a été capable d’offrir son pardon à Ridgway. « Nous voulions vous voir mourir, mais c’est terminé à présent. Gary Leon Ridgway, je vous pardonne. Je vous pardonne. Vous n’avez plus d’emprise sur moi, maintenant. Je ressens une paix qui est au-delà de l’entendement humain ».

Certaines familles des victimes ont fustigé les procureurs, les enquêteurs et les médias. « Je crois que nous avons été vendus par le procureur qui ne nous a pas donné la justice que l’on pouvait espérer » a dit Helen Dexter, dont la fille Constance Elizabeth Naon a été assassinée en 1983. « Je crois que nous sommes les victimes de carrières politiques très ambitieuses. Les héros auto-proclamés ont mis les victimes et leurs familles dans un coin ».
J. Norman, la mère de Shawnda Leea Summers, a affirmé que les procureurs n’auraient pas du passer un marché avec Ridgway pour lui éviter la peine de mort en échange de ses aveux. « Les politiciens, s’ils s’inquiétaient vraiment de ces crimes haineux, ils auraient été résolus il y a 20 ans, dès le début. Ils n’auraient pas du passer ce marché. Venez à Seattle, tuez quelqu’un, et vous pouvez passer un marché si vous voulez vivre ou mourir… Honte sur Seattle ».

Ridgway a été arrêté le 30 novembre 2001. Durant l’été 2002, il a été inculpé de sept meurtres mais les procureurs des comtés avaient perdu espoir de le relier aux meurtres de dizaines d’autres femmes, dont la plupart avaient disparu entre 1982 et 1984. Le procureur du comté de King, Norm Maleng, avait alors accepté de ne pas requérir la peine de mort si Ridgway plaidait coupable et aidait les enquêteurs à trouver d’autres corps.


Gary Ridgway a sans doute fait encore plus de victimes : 23 décembre


Les comtés de Lewis et de King

Un procureur de l’état du Washington a affirmé que Gary Ridgway, le tueur de la Green River, aurait commis au moins trois meurtres de plus, et a ajouté qu’il était prêt à ne pas requérir la peine capitale si Ridgway les avouait.
Jeremy Randolph, procureur du comté de Lewis, a expliqué aux médias qu’il croit que Ridgway a tué trois femmes dans le comté de King et a abandonné leurs corps dans le comté de Lewis, au sud de Seattle.

Le 48 meurtres pour lesquels Ridgway a plaidé coupable et a été condamné à perpétuité ont tous eu lieu dans le comté de King, où se situe Seattle. Ridway a dit aux enquêteurs qu’il avait tué plus de 60 femmes, mais les policiers n’ont pu vérifier que 48 meurtres et ne l’ont pas interrogé sur les meurtres ayant eu lieu en dehors du comté de King.
Ridgway a coopéré avec le procureur du comté de King après qu’il ait accepté de ne pas requérir la peine de mort et Jeremy Randolph s’est dit prêt à passer le même genre de marché avec le tueur. Les avocats de Ridgway n’ont, pour le moment, pas répondu à son offre.
La majorité des meurtres se sont déroulé au début des années 1980. Randolph affirme que les corps de trois femmes découverts dans le comté de Lewis en 1984, 1986 et 1991 ont le même profil que les victimes de Ridgway : vulnérables, vivant ou travaillant dans la rue et assassinées par strangulation.

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Sept nouveaux chefs d'accusation de meurtre retenus contre Pickton - 16 décembre
Pickton

"Sept nouveaux chefs d'accusation de meurtre vont être retenus contre le tueur en série présumé canadien Robert Pickton, ce qui porte à 22 le nombre de femmes qu'il est soupçonné d'avoir tuées, a annoncé lundi Mike Petrie, le procureur de la Couronne responsable du dossier.

Devant la Cour suprême de Colombie Britannique, Mike Petrie a toutefois précisé que la version finale de l'acte d'accusation, qui inclura ces sept nouveaux chefs, n'avait pas encore été déposée.

Pickton a comparu lundi au palais de justice de New Westminster et sa prochaine comparution est prévue pour le 28 juin. S'il est reconnu coupable, il deviendrait le pire tueur en série de l'histoire canadienne.

L'enquête qui a été menée compte déjà parmi les plus coûteuses jamais entreprises. Le mois dernier, les enquêteurs ont fini de ratisser chaque centimètre de la ferme de Pickton, mais selon Mike Petrie, il reste encore "des milliers de pièces à conviction à examiner au laboratoire", et de telles analyses prendront encore plusieurs mois.

Le laboratoire chargé de ce travail a obtenu des équipements robotisés qui permettent une extraction plus rapide de l'ADN mais cette tâche ne devrait pas être terminée avant juin, a expliqué le procureur de la Couronne.

"Mon client souhaite que son procès commence au plus tôt", a de son côté souligné Peter Ritchie, l'avocat de l'accusé.

Selon le juge en chef adjoint Patrick Dohm, le procès se tiendra au palais de justice de New Westminster, où Pickton a comparu lundi. La salle d'audience a récemment été équipée d'épaisses baies vitrées, à travers lesquelles le public pourra suivre le déroulement du procès. Le juge en chef adjoint a expliqué aux avocats que la cour serait prête à la date qu'ils détermineraient.

La vaste enquête policière déployée afin d'élucider la disparition de nombreuses femmes d'un quartier de Vancouver a commencé lors d'une perquisition dans l'exploitation agricole de Pickton le 6 février 2002, à Port Coquitlam, à une soixantaine de kilomètres à l'est de la ville.

Une équipe de spécialistes en médecine légale a occupé les lieux pendant 21 mois, à la recherche de preuves concernant ces disparitions. Depuis 20 ans, au moins 61 femmes, pour la plupart des prostituées toxicomanes, ont disparu de ce quartier de Vancouver". (Yahoo News)

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Un tueur en série voit sa condamnation à mort révoquée - 13 décembre
Neal

William "Cody" Neal, condamné à mort en 1999 pour les viols, tortures et meurtres de trois jeunes femmes au Colorado va en fait passer le reste de son existence en prison.
Neal avait été condamné à la peine capitale par un panel de trois juges pour les meurtres de Rebecca Holberton, Candace Walters et Angela Fite, chez lui, sur une période de 6 jours qui avait commencé le 30 juin 1998. Une quatrième femme, Suzanne Scott, avait été violée après que Neal l’ait forcée à le regarder tuer Angela Fite.

Le juge du comté de Jefferson a révoqué la condamnation à mort et imposé trois peines de prison à perpétuité, suivant par là les récentes jurisprudences indiquant que la loi du Colorado était inconstitutionnelle. Le procureur, qui avait réclamé la peine capitale en 1999, a du s’y résoudre.

Holly Walters, la fille de Candace Walters a expliqué aux journalistes que "ce crime méritait la peine de mort, mais c’est la court qui décide. C’est décevant mais du moment qu’il n’est plus dans la rue, je suis contente".

La Court Suprême des Etats-Unis a décidé en juin 2003 que seuls les jurés, et non les juges, peuvent décider si un coupable doit ou non être exécuté. Cette décision fait jurisprudence et désavoue les systèmes judiciaires du Colorado, de l’Arizona, de l’Idaho, du Montana et du Nebraska. Le Colorado a donc modifié sa loi en juillet afin qu’un panel de jurés, et non plus de juges (comme c’était le cas avant 1995), décide de la condamnation.
Les condamnations à mort imposées depuis 1995 sont donc révoquées et remplacées par des peines de prison à vie.

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Carol Bundy, l’ex-amante du « Sunset Strip Slayer », est morte - 10 décembre
Carol Bundy
Doug Clark

La complice et petite amie de Doug Clark, un tueur en série surnommé le “Sunset Strip Slayer”, est morte en prison à l’âge de 61 ans, alors qu’elle purgeait une peine de 52 ans de prison pour les meurtres de deux personnes à Los Angeles.

Carol Bundy, dont le partenaire se trouve toujours dans le couloir de la mort, à San Quentin, pour les meurtres de six jeunes femmes en 1980 (Gina Marano, Cynthia Chandler, Karen Jones, Exxie Wilson, Marnette Comer et une femme jamais identifiée), est décédé au pénitencier pour femmes de Chowchilla, en Californie. Elle avait été admise à l’hôpital du pénitencier le 3 décembre et a eu une crise cardiaque. Depuis cinq mois, elle faisait de fréquents séjours à l’hôpital, où elle était soignée pour des problèmes de cœur et de poumons, ainsi que du diabète.

Ancienne infirmière, Carol Bundy avait parfois aidé Doug Clark à assassiner des jeunes femmes de 15 à 24 ans. Clark était un ouvrier originaire de Burbank, qui roulait dans les rues de Hollywood à la recherche de prostituées et de fugueuses pour les enlever et les tuer.

Les témoignages entendus durant son médiatique procès, en 1983, ont montré que Clark était nécrophile et avait eu des relations sexuelles avec ses victimes décédées, avant de les abandonner dans la San Fernando Valley.
Carol Bundy l’a parfois accompagné dans ses "chasses" et ses meurtres. Elle a affirmé à la police avoir été subjuguée par le charme et la domination de Clark, et être follement amoureuse de lui.
Mais elle s’était finalement retournée contre lui et avait témoigné contre lui, expliquant aux autorités que "une situation qui avait commencé comme un simple fantasme… avait complètement dégénéré".

En 1983, elle avait plaidé coupable de deux meurtres et avait ainsi échappé à la peine capitale. L’une des victimes était l’un de ses anciens amants, Jack Murray, à qui elle avait raconté les meurtres de Clark et qui voulait prévenir la police.

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Huang Yong a été condamné à mort - 9 décembre
Huang Yong
Huang Yong, 29 ans, a été reconnu coupable des meurtres de 17 adolescents et condamné à la peine capitale.
La télévision d’état a présenté les milliers de personnes rassemblées devant le tribunal où le procès avait lieu, montrant par là combien les gens avaient été choqués par cette affaire… et l'incompétence de la police.


Les 17 adolescents avaient disparus dans la province centrale de Henan, sur une période de deux ans, alors qu’ils se trouvaient dans des cybercafés ou des halls de jeux vidéos. Leurs corps ont été découverts dans le jardin et sous la maison de Yong.

La confession qu’il a faite à la police a été lue devant l’auditoire du tribunal. Il a admit avoir rêvé de tuer depuis l’enfance.
Les médias locaux ont annoncé que, bien que cinq fonctionnaires aient été renvoyés pour "négligence", les familles de certaines victimes ont l’intention de poursuivre la police ne justice pour n’avoir pas enquêté sur les disparitions de leur fils.

La population s’inquiète pour sa sécurité car Yong n’est pas le seul tueur en série à avoir été arrêté en novembre dernier. Yang Xinhai a assassiné 67 personnes dans des villages et, dans cette affaire comme dans celle de Yong, la police n’a pas averti la population qu’un tueur en série était en liberté… jusqu’à ce qu’il soit arrêté. Cette pratique, courant chez les autorités chinoises, est vivement critiquée par les habitants et, depuis peu, par certains journaux.



Des journaux chinois critiqués pour avoir dénoncé des meurtres en série - 11 décembre

Un hebdomadaire de la ville de Shenzhen et deux de ses journalistes ont été sévèrement critiqués par les autorités chinoises pour avoir rendu compte des meurtres de 12 femmes.
La police et les responsables de la propagande de Shenzhen, non loin de Hong Kong, se sont rendu dans les locaux du journal et ont publiquement vilipendé les deux éditeurs en chef et les deux journalistes qui ont écrit les articles. Un « officiel » de la ville a requis que les deux reporters soient renvoyés, mais les dirigeants du journal n’ont pas (pour le moment) obéit.

Les journalistes avaient publié leurs articles en octobre dernier, après avoir reçu des appels téléphoniques de plusieurs familles des victimes exaspérées par les lenteurs de la police malgré le nombre de disparitions. Selon ses familles, les jeunes femmes étaient disparues entre mai et septembre, mais la police n’avait pas vraiment enquêté sur ces affaires.

Peu après la publication des articles, qui avaient été relayés par d’autres medias chinois, la police avait arrêté un couple, Ma Yong, un homme de 43 ans et Duan Zhigun, une jeune femme de 20 ans. En novembre, ils ont été condamné à mort pour les vols et les meurtres des jeunes femmes. Durant cinq mois, ils les avaient attirés chez eux en leur promettant un emploi.

Les journalistes, contacté par des organismes de défenses des droits de l’homme, ont refusé de commenter la réaction de la police et de la propagande.

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Les tirs continuent le long de l’autoroute 270, dans l’Ohio - 7 décembre
Les tirs le long de l’autoroute inter-états 270 n’ont pas réellement provoqué de réactions durant des mois. Une balle a traversé le pare-brise d’une voiture en panne d’essence durant l’été. Un camion a été prit pour cible en août. Le 11 novembre, une fenêtre a explosé dans une école primaire. Trois véhicules ont été touchés en octobre, quatre en novembre, et deux autres encore jusqu’au 6 décembre.

Sur l'autoroute 270
Les résidents qui vivent le long de cette portion -longue de 8km- au sud de l’autoroute 270 avaient juste vaguement entendu parler de coups de feu. Le 25 novembre, un tir a de nouveau fait exploser une fenêtre mais, cette fois, il a atteint la conductrice, Gail Knisley, 62 ans, qui est décédé peu après.
Deux autres véhicules ont été touchés début décembre, le long de la ceinture extérieure de Columbus. La police a cherché à comprendre ce qui passait. Le 3 décembre, les enquêteurs ont annoncé qu’une douzaine de tirs, entre mai et décembre 2003, étaient liés entre eux.

La panique s’est emparée des conducteurs de l’autoroute 270, qui cherchent tous à prendre un autre chemin pour se déplacer. Et depuis le 2 décembre, à l’école primaire Hamilton Central, où une balle a été trouvée enfoncée dans une porte, les parents inquiets conduisent leurs enfants sous la garde de policiers armés.
De nombreux résidents apeurés ont expliqué qu’ils n’étaient pas au courant des derniers tirs et que l’annonce de la connexion existante entre les coups de feu les avait rendus encore plus nerveux. La plupart n’avaient entendu parler que des tirs ayant eu lieu cet été.
La police elle-même n’a compris ce qui se passait qu’après le mort de Gail Knisley. Jusque là, personne n’avait été blessé et ce genre de tirs est fréquemment considéré comme des actes de vandalisme. Mais les examens balistiques montrent qu’au moins quatre tirs proviennent de la même arme, dont celui qui a tué Gail Knisley et celui qui a touché la porte de l’école Hamilton Central.
Le numéro de téléphone spécial mis en place par la police est submerge d’appel. La chambre de commerce locale a promis une récompense de 10.000 dollars pour une information conduisant à l’arrestation du ou des coupables.
Les coups de feu ont été tires à des heures diverses, touchant indifféremment les camions, les voitures et les vans.

Les endroits où les tirs ont eu lieu

La « force spéciale » créée après la mort de Gail Knisley et composée de policiers locaux, fédéraux et d’état, a rencontré des enquêteurs ayant travaillé sur l’affaire du sniper de Washington, John Allen Muhammad, durant l’automne 2002, qui avait tué dix personne dans le District de Colombia. Un profiler du FBI qui a aidé la police à appréhender l’assassin de cinq hommes travaillant en extérieur, dans l’Ohio, au début des années 1990, travaille également avec eux.
La portion de l’autoroute où les véhicules ont été pris pour cible est bordée d’arbres desséchés et d’herbes rousses. Une équipe spéciale a été mise en place pour surveiller la route et marquer les endroits où des voitures ont été touchées. La saison de chasse vient de commencer et il n’est pas rare de voir des gens se promener avec un fusil. La plus grande partie de cette autoroute est peu peuplée, souvent entourée de champs. Mais il y a quelques communautés plus développées, tel Grove City, 27.000 habitants, dont les pompes à essence sont disposées juste au bord de l’autoroute. Certaines personnes préfèrent d’ailleurs ne plus les fréquenter, car le sniper de Washington tirait souvent sur les conducteurs qui faisaient le plein d’essence.

La police a demandé aux habitants des environs de rester très vigilants car plusieurs des personnes qui avaient été prises pour cible ne l’avaient pas réalisé. Une femme de Colombus avec un pneu à plat avait demandé à un collègue de changer sa roue le 10 octobre et celui-ci lui avait annoncé que son pneu avait été crevé par une balle. Cette femme n’avait pas porté plainte et n’a appelé la police que lorsque les médias ont annoncé la mort de Gail Knisley. Un homme a échappé à la mort le 21 novembre, lorsqu’une balle s’est logée à quelques centimètres à l’arrière de son siège.
Deux autres tirs ont été signalés au tout début du mois de décembre, ce qui porte –pour le moment- le nombre de tirs à 14. Une balle a été découverte dans la porte d’une maison de la petite ville d’Obetz, provenant de la même arme qui a servi à assassiner Gail Knisley. Le lendemain, une conductrice a entendu un coup de feu tout près de sa voiture, alors qu’elle roulait sur la I-270, et a senti qu’elle avait un pneu crevé.
Selon la police, le ou les tireurs pourraient habiter à Obetz, au milieu de laquelle passe la I-270, au sud de Colombus, ou pourrai(en)t vivre et/ou travailler dans cette zone.

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Des assassins s’attaquent aux femmes au Guatemala - 6 décembre
Le Guatemala
Un énorme paquet de documents officiels repose sur le bureau de Sandra Zayas, enquêtrice à Guatemala City. Elle explique que ce amoncellement ne représente que les meurtres de femmes ayant eu lieu ces derniers mois et uniquement dans la capitale.
Ces documents évoquent la vague de meurtres brutaux et sadiques qui terrifient les femmes du Guatemala.
Depuis 2001, plus de 700 jeunes femmes et filles ont été assassinées ! En 2003, plus de 250 corps ont été découverts. Durant les six derniers mois, il y a eu cinq doubles meurtres et les corps torturés de fillettes ont été découverts ensemble.

Bien qu’elle ait mené plusieurs arrestations, la police semble incapable d’arrêter les meurtres. Environ quatre jeunes femmes ou filles, la plupart de familles pauvres, sont assassinées chaque semaines. Le lien existant entre elles sont qu’elles sont toutes tuées de la même manière : elles sont d’abord enlevée, puis torturées et violées, et finalement poignardées à mort. Et leurs corps sont abandonnés dans la rue.

Les autorités suspectent des gangs d’adolescents très violents, appelé "maras", d’être les coupables. Ces groupes de jeunes criminels se sont développés et ont prospéré dans les bidonvilles du Guatemala.

Rosa Elvira Sandoval

La police fait face à une tache immense, mais n’a pas les moyens de la remplir. Sandra Zayas affirme que les enquêteurs travaillent 24h sur 24, mais que les meurtres sont bien trop nombreux pour pouvoir enquêter sereinement.

Les familles des victimes ne comprennent évidemment pas et s’offusquent que les meurtres aient toujours lieu, chaque semaine. Rosa Elvira Sandoval, dont la fille Maria Isabel a été assassinée, va tous les jours à l’église pour y allumer des cierges, une photo encadrée de sa fille entre les mains. Maria Isabel a été enlevée alors qu’elle rentrait du travail. Elle a été torturée, ses ongles ont été arrachés et elle a été poignardée 47 fois. Rosa a appris la mort de sa fille à la télévision.
Maria Elena et Ileana Peralta sont toujours traumatisées par le meurtre de leur sœur de 30 ans, Nancy. Elle a elle-aussi été enlevée après avoir quitté son travail, un soir.

Toutes ces familles ont perdu un être cher assassiné de manière féroce et insensé, et les autorités ne sont toujours pas capable de leur expliquer pourquoi…

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Un homme inculpé de 30 meurtres en Lettonie - 4 décembre
La Lettonie

Un jeune homme de 25 ans a été inculpé des meurtres de 30 femmes âgées durant sept ans, ce qui représente le pire cas de tueur en série que la Lettonie ait jamais connu.

La police n’a pas révélé le nom de son suspect mais a indiqué qu’il avait étranglé ou étouffé ses victimes. Il a également été inculpé de 8 tentatives de meurtres et de cambriolage.

Selon le procureur Subrovska, "d’autres hommes ont été condamné pour avoir tué plusieurs personnes en Lettonie, mais jamais autant que lui". Il a avoué avoir volé puis assassiné les dames âgées mais affirme que toutes ces morts ont été involontaires.
Il se présentait comme un employé de « la société publique d’état du gaz » et convainquait ses victimes de le laisser entrer chez elle, pour y relever le compteur de gaz.

Sur plusieurs scènes de crimes, les enquêteurs n’ont relevé aucune trace de violence ou de lutte, et la police a parfois pensé que les victimes étaient mortes de causes naturelles. Selon Subrovska, "il couvrait parfois simplement leur bouche avec une serviette".

Il semble qu’il ait amassé, au total, près de 18.000 lats (plus de 30.000 euros) grâce à tous ses cambriolages.

Le jeune homme a été arrêté en février 2003, suspecté des meurtres de cinq femmes âgées en 2002 et a été maintenu en détention pour être interrogé par la police et le procureur. Il a fini par avouer 25 autres meurtres commis avant 2002.

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Le “démon des taxis” a été arrêté en Chine - 3 décembre

Un ancien prisonnier de 38 ans, Zhou Wen, surnommé le "démon des taxis" a été arrêté et inculpé des meurtres de six jeunes femmes.

Chauffeur de taxi dans la ville d’Anshan, au nord de la province de Liaoning, il a été appréhendé chez lui, alors qu’il dormait.
Selon le "Beijing Legal Times", Zhou Wen a avoué les meurtres et a offert pour mobile sa haine des femmes, qui serait né d’un avortement que son épouse aurait accompli sans son consentement…

Il a utilisé une corde pour étrangler ses six victimes, dans son taxi, le soir, entre juin et juillet 2003. Leurs corps ont été abandonnés dans des terrains vagues en dehors de la ville ou dans les fossés de routes.

Après avoir admis ses crimes, il a expliqué qu’il avait écris un journal intime dans lequel il notait quand il avait tué ses victimes et où se trouvaient les corps, ce qui a permit à la police de retrouver des cadavres.
Il a affirmé qu’il avait gardé ce journal intime parce que : "J’ai pensé qu’un jour, je pourrais être arrêté alors je l’ai écris au cas où je ne me souviendrais plus où je les avais mises".

Selon les médias, après que la police ait annoncé l’arrestation de Zhou Wen, des "résidents locaux sont sortis dans la rue pour fêter la nouvelle, chantant et craquant des pétards".



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