- Le BTK a été arrêté ! - 27 février
- Un tueur en série jugé en Lettonie - 25 février
- Les aveux de Sells examinés avant le procès d’une meurtrière - 23 février
- La police cherche à résoudre 4 meurtres des années 1970 - 20 février
- Le BTK continue d’envoyer des messages à la police - 18 février
- Fourniret aurait fait deux victimes de plus - 15 février

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Le BTK a été arrêté ! - 27 février
Une enquête menée depuis 31 ans pour appréhender un tueur en série qui harcelait la police avec des lettres où il racontait ses crimes s’est enfin terminée le samedi 26 février. Les autorités de Wichita, dans le Kansas, ont annoncé qu’elles avaient finalement arrêté l’homme qui se faisait appeler le BTK. Grâce à son ADN, elles l’ont relié à au moins 10 meurtres.

Dennis Rader
L’homme s’appelle Dennis Rader, un employé de 59 ans qui vit à Park City, une banlieue calme de Wichita, ville ouvrière de 350.000 habitants.

Le chef de la police de Wichita, Norman Williams, est venu annoncer devant les médias que "BTK est arrêté", déclenchant les applaudissements et les cris de la foule, parmi lesquels des membres des familles des victimes.

BTK – un surnom que s’était trouvé le tueur et qui signifie "Bind, Torture, Kill" (attacher, torturer, tuer) – a terrifié Wichita dans les années 1970-1980.
Le tueur avait refait surface en mars 2004, après 25 ans de silence. Il avait été lié à 8 meurtres entre 1974 et 1986, mais la police a ajouté ce samedi qu’elle avait identifié deux meurtres supplémentaires, en 1985 et 1991. L’une de ces deux dernières victimes vivait dans la même rue que Dennis Rader.

Denis Rader, un chef scout activement impliqué dans l’église Luthérienne, vit avec son épouse et a deux grands enfants.
Quelques voisins âgés se souviennent qu’il s’est montré gentil avec eux, mais la plupart ont affirmé que Rader, officier d’application des lois municipales, était un homme désagréable et bureaucratique qui cherchait souvent des raisons d'importuner ses voisins avec la législation. L’un de ses voisins se souvient l’avoir vu en train de mesurer la hauteur de l’herbe d’une habitation pour vérifier si elle ne dépassait pas la taille autorisée.
Selon leur voisin d’en face, M. Reno, qui le connaît depuis 16 ans, Rader « avait deux côtés opposés ». Dennis Rader s’est installé dans ce quartier 30 ans auparavant, après avoir obtenu son diplôme à l’université d’état de Wichita en 1979. Il avait étudié le droit mais n’était jamais devenu policier. Selon M. Reno, il était plutôt devenu « un glorieux ramasseur de chien ».
Entre 1974 et 1989, Rader a travaillé chez ADT Security Services. Personne, parmi les collègues qu’il a cotoyé durant ses 15 ans dans la compagnie, ne pouvait le supporter. « Il était arrogant, vulgaire et agressif ».
Joseph et Julie Otero
Kathryn Bright et Shirley Vian
Nancy Fox et Vicki Wegerle
Lorsqu’il travaillait chez ADT, il a occupé divers emplois qui lui permettait d’avoir accès aux habitations des clients. Selon un ancien collègue « Il a été en première position pour obtenir une connaissance intime de ces gens, de leur vie et de leur maison».
Rader put également pénétrer chez les gens en 1989, lorsqu’il travailla pour le bureau national du recensement. Une partie de son travail consistait à vérifier les adresses des personnes.

Les autorités de Wichita ont annoncé que Dennis Rader devrait rapidement être inculpé. Il ne devrait pas être condamné à mort car la peine capitale ne s’applique à aucun crime commis avant 1994, année où cette peine a été introduite dans la loi du Kansas.

Les meurtres du BTK ont commencé en le 15 janvier 1974 avec les meurtres de Joseph Otero, 38 ans, de son épouse Julie, 34 ans, et de 2 de leurs 5 enfants, Josephine, 11 ans, et Joseph, 9 ans. C’est leur plus grand fils qui a découvert leur corps après l’école.
Les six autres victimes étaient des jeunes femmes, qui ont été assassinées chez elles :
- Kathryn Bright, 21 ans, poignardée à mort le 4 avril 1974. Le BTK tira également sur son frère, Kevin, qui survécut.
- Shirley Vian, 24 ans, assassinée le 17 mars 1977. Ses 3 jeunes enfants étaient présent lors du meurtre.
- Nancy Fox, 25 ans, assassinée le 9 décembre 1977.
- Vicki Wegerle, 28 ans, étranglée le 16 septembre 1986. Son fils de 2 ans était présent lors du meurtre.
Les noms de deux victimes supplémentaires ne sont pas encore connus.

En plus de ses crimes, le BTK a terrorisé Wichita en envoyant des lettres aux médias et à la police, notamment pour se plaindre que l’on ne parlait pas assez de lui sur les télévisions locales et nationales.

Il cessa ses courriers en 1979 et resta silencieux jusqu’en mars 2004, lorsqu’il envoya une lettre au journal Wichita Eagle concernant un meurtre irrésolu commis en 1986. Dans le paquet, les journalistes découvrirent également la copie du permis de conduire de la victime, ainsi que des photos de son corps. L’adresse de l’envoyeur était Bill Thomas Killman (les initiales de BTK).
Depuis lors, le tueur avait envoyé 8 courriers aux médias ou à la police, dont 3 paquets contenant des bijoux qui pourraient appartenir à certaines des victimes. L’un des paquets contenait le permis de conduire de Nancy Fox.

Le bureau du FBI du Kansas a reçu des milliers d’appels suite à ses courriers et a recueilli des centaines d’ADN en connexion avec l’enquête. Et c’est l’ADN qui a permis d’arrêter le meurtrier. La fille de Denis Rader, Kerri, 26 ans, a contacté la police pour indiquer aux enquêteurs qu'elle craignait que son père ne soit le BTK. Elle a offert son sang et le laboratoire de la police a découvert qu'il correspondait à 90% à l'ADN prélevé sur les victimes du BTK et conservé précieusement durant des années. La police a alors comparé l’ADN de Dennis Rader et celui du BTK : il correspondait parfaitement.


Un tueur en série jugé en Lettonie - 25 février
Kaspars Petrov, le pire tueur en série qu’ait connu la Lettonie, est jugé à la cour du district de Riga, la capitale du pays. La cour a écouté les preuves amassées contre Petrov, dont le procès pour les meurtres de 38 femmes devrait se terminer bientôt.

Petrov, 28 ans, fils d’un médecin réputé, a décrit en détails comment il a tué l’une de ses victimes et a expliqué à la cour qu’il lui était arrivé d’agresser deux femmes dans la même heure.

Kaspars Petrov
« J’ai monté les escaliers jusqu’au 3ème étage, où j’ai frappé à la porte du milieu ». Il a expliqué qu’il avait appris, entre octobre 2002 et janvier 2003, que les vieilles dames célibataires ou veuves vivent souvent dans l’appartement le plus petit, « celui du milieu », dans les immeubles de la ville.
« Une vielle femme a ouvert. Je me suis présenté comme un employé de la compagnie de gaz et je suis allé dans la cuisine. J’ai lavé mes mains, j’ai pris une serviette et je suis allé dans l’autre pièce, où se trouvait la femme, et j’ai étranglé la femme avec la serviette. Ensuite, je l’ai mise sur le sofa et j’ai fouillé l’armoire et j’ai trouvé l’argent : environ 60 lats » (environ 10 euros).
« J’ai regardé la femme et j’ai vu du sang couler de son nez. Je suis retourné à la cuisine, j’ai pris les deux autres serviettes et j’ai nettoyé le sang. J’ai mis les serviettes dans le cas, j’ai fermé la pièce et j’ai jeté le sac avec les serviettes et une clé ».
« Après, je me suis senti très mal et j’ai commencé à vomir… Mais je suis tout de même monté à l’autre escalier et j’ai encore frappé à la porte du milieu ».
Une dame ouvrit et Petrov tenta là aussi de l’étrangler. Mais elle se mit à crier, il prit peur et s’enfuit. 8 femmes parvinrent de cette manière à le faire fuir.

Petrov a été arrêté le 3 février 2003 et a d’abord été inculpé des meurtres de 5 femmes à Riga, toutes retraitées et toutes étranglées en l’espace de 4 mois. Il a ensuite été inculpé de 30 meurtres, puis de 38 en novembre 2004.
La police pense qu’il pourrait en fait avoir fait plus de 38 victimes. Certaines d’entre elles étaient des dames âgées et la police a parfois conclu à des morts naturelles.

Les psychiatres de la cour ont assuré qu’il est sain d’esprit et peut participer à son procès.
Petrov a avoué tous les meurtres et, selon son avocat, il a totalement coopéré avec les enquêteurs.

La semaine prochaine, la cour de Riga entendra les témoignages de certaines des femmes qui ont survécu à ses agressions.


Les aveux de Sells examinés avant le procès d’une meurtrière - 23 février
Un juge va décider si les jurés du procès de Julie Rea Harper pour le meurtre de son fils peuvent entendre la confession du tueur en série Tommy Lynn Sells, dans le couloir de la mort au Texas, qui assure avoir tué le fils de Julie Harper.
Sells
Julie Harper a été reconnue coupable en 2002, lors de son premier procès, de l’assassinat de son fils Joel, 10 ans, le 13 octobre 1997, alors qu’il dormait dans sa chambre, à Lawrenceville (Illinois). Cette condamnation a été annulée pour vice de forme et un nouveau procès est programmé pour décembre 2005.
Lors d’une audience préliminaire dans le comté de Lawrence, le juge Vaughan a annoncé qu’il donnerait sa décision en mars prochain.

Tommy Lynn Sells, qui attend son exécution pour le meurtre d’une fille de 13 ans, Kaylene Harris, au Texas, le 30 décembre 1999, a offert cette confession à un écrivain puis à des officiels de l’Illinois. Les avocats de Julie Harper affirme que la confession de Sells est crédible et qu’elle corrobore des informations que Julie Harper avait données à la police juste après le meurtre de son fils.
Mais l’accusation explique que les aveux de Sells ne correspondent pas aux faits connus et seraient partiellement basés sur des informations que Sells aurait glané sur internet. Sells tenteraient de s’immiscer dans ce procès afin de retarder son exécution.

Sells est impliqué dans 12 meurtres dans 7 états différents, et notamment celui d’une fille de 13 ans, Stephanie Mahaney, qui vivait à Springfield (dans le Missouri, à 680km de Lawrenceville), assassinée 2 jours après le fils de Julie Harper.
Sells a également admis les meurtres d’Edna Cordt, 35 ans, et de son fils Rory, 5 ans, à Forsyth, dans le Missouri, en 1985.
Il a également admis les meurtres de Keith et Elaine Dardeen et leurs deux enfants, en 1987, à Ina, dans l’Illinois.

Le procureur Ed Parkinson pense que les aveux de Sells sont « à considérer avec suspicion » et « ne devrait pas être admis au procès ». Il est persuadé de la culpabilité de Julie Harper. Selon lui, elle aurait assassiné son fils pour se venger de son ex époux, qui venait de gagner la garde du garçon. Harper, quant à elle, a toujours accusé un homme masqué qui se serait battu avec elle avant de s’enfuir.


La police cherche à résoudre 4 meurtres des années 1970 - 20 février
La police de comté d’Oakland (Michigan) espère que les progrès technologiques vont permettre de trouver le meurtrier de quatre enfants enlevés dans des quartiers résidentiels puis assassinés entre 1976 et 1977, au sud est du comté.

Les 4 victimes
Mark Stebbins, 12 ans, de Ferndale, a laissé sa mère à un concert le 15 février 1976, pour rentrer chez lui. Quatre jours plus tard, son corps fut retrouvé le long de la route « 10 Mile ». L’autopsie révéla qu’il avait été étouffé.

La police du Michigan et 8 autres forces de police ont annoncé qu’ils continuent d’enquêter sur ces 4 victimes et d’autres meurtres irrésolus. Les autorités espèrent que les nouvelles technologies, y compris les bases de données étendues et l’ADN, pourront aider les enquêteurs à trouver le coupable.

Selon le chef de la police d’état, il est possible que plus d’une seule personne soit impliquée dans ces meurtres. Il pense que les quatre meurtres ont été commis par quatre personnes différentes.

Pourtant, les similarités entres les meurtres de Mark Stebbins; Jill Robinson, 12 ans, de Royal Oak; Kristine Milhelich, 10 ans, de Berkeley; et Timothy King, 11 ans, de Birmingham ont intrigué toutes les personnes qui s’intéressent à cette affaire.

Il y a d’abord les ressemblances physiques de ces enfants. Jill Robinson a disparu le 22 décembre 1976 et son corps a été retrouvé le 26, près de l’autoroute inter-états 75, à Troy. Kristine Milhelich a disparu le 7 janvier 1977 à Berkeley et son corps a été découvert le 26 près de la route « 13 Mile » à Franklin. Timothy King a disparu le 6 mars 1977 devant un drugstore à Birmingham et son corps a été retrouvé le 12 près de la Gill Road, à Livonia.

Il existe d’autres similitudes :
  • Tous les enfants ont été enlevés dans des quartiers commerçants.
  • Il n’y a jamais eu aucun témoin de ces enlèvements, laissant à penser que les enfants ont pu monter volontairement dans le véhicule de leur kidnappeur.
  • Deux enfants ont été enlevés un samedi après-midi et deux autres le mercredi en fin d’après-midi.
  • Tous ont été gardés captifs durant un moment, de 3 à 19 jours (selon les autopsies).
  • Tous étaient bien nourris et très propres, comme s’ils avaient été lavés avant ou après leur mort.
  • Tous ont été retrouvés le long de routes fréquentées, où on pouvait facilement les voir.
  • Trois des victimes ont été étouffées. Jill Robinson a été abattu d’une balle.
  • Les garçons ont été violés.
Situation des disparitions
Les meurtres ont cessé abruptement, laissant penser que le tueur a pu mourir dans un accident, être incarcéré pour un autre crime ou avoir déménagé.

Les meurtres de King avaient été reliés à un homme qui avait été vu en train de conduire une Gremlin bleu près du drugstore de Birmingham et, durant des mois, quiconque conduisant ce genre de voiture était soupçonné. Il se peut qu’elle n’ait rien eu à voir avec les meurtres.

Dans les années 1970, plus de 200 policiers ont enquêté sur cette affaire au sein d’une « task force ». Ils ont trouvé plus de 20.000 pistes et indices, et 99.000 noms, qui vont être introduits dans une base de données afin de les comparer et de trouver des similitudes qui pourraient désigner le tueur.

La police a l’intention d’utiliser les médias pour lancer un appel à témoin et obtenir de nouvelles pistes.

En 1999, dans le Wyoming, la police avait exhumé le corps d’un ancien habitant de Warren, David Norberg, qui était suspecté des meurtres. Un collier découvert parmi les possessions de Norberg, après qu’il soit mort dans un accident de voiture, en 1981, portait le nom « Kristine ». Des cheveux masculin avait été découverts sur le corps de Kristine Milhelich et, après l’exhumation, on les compara avec ceux de Norberg : ils ne correspondaient pas.


Le BTK continue d’envoyer des messages à la police - 18 février
Nancy Fox
Le FBI a confirmé que les deux paquets envoyés à la police de Wichita (Kansas) proviennent du BTK, un tueur en série qui a commis 8 meurtres entre 1974 et 1986 et n’a jamais été arrêté. (voir actualité d'Avril 2004)

Une lettre a été postée en octobre 2004 et un paquet enveloppé de plastique a été découvert au Murdock Park de Wichita le 14 décembre 2004, et ont été authentifiés par le FBI.
Plusieurs bijoux ont été découverts dans un paquet laissé sur North Seneca Street et un autre, découvert par une chaîne télévisée en février 2005 après que le BTK leur ait indiqué où le trouver. Ces bijoux appartiennent peut-être à certaines des victimes du BTK qui, pour la plupart, étaient des femmes.

La lettre d’octobre contenait des informations sur le passé du tueur et, parmi les objets contenus dans le paquet de décembre, la police a trouvé le permis de conduire de Nancy Fox (assassinée le 9 décembre 1977 dans son appartement).

Le chef de la police a expliqué que d’autres paquets sont en cours d’analyse par le FBI. Jusqu’ici, six lettres et paquets ont été authentifiés depuis que le BTK a réapparu en mars 2004 : il avait envoyé à un journal la photocopie du permis de conduire de Vicki Wegerle (assassinée en septembre 1986 dans son appartement) et des photos du crime.

Il avait déjà envoyé des lettres aux médias entre 1974 et 1978.


Fourniret aurait fait deux victimes de plus - 15 février
Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece
L’épouse du tueur en série Michel Fourniret l’a accusé de deux meurtres supplémentaires. Les avocats de Monique Olivier affirment que son époux serait responsable des morts de Joanna Parrish, une étudiante britannique, et de Marie-Angèle Domece, il y a plus de 10 ans, dans la région d’Auxerre.

A l’époque, le couple vivait à Saint-Cyr-les-Colons, dans l’Yonne.

Fourniret 62, a avoué huit meurtres entre 1987 et 2001, deux en Belgique et six en France, mais nie ces deux dernières allégations.

Marie-Angèle Domece, une jeune fille handicapée de 19 ans, a disparu le 8 juillet 1988 sur la route entre le foyer Leclerc de Fourolles d'Auxerre, où elle résidait, et la gare d'Auxerre. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Joanna Parrish, 21 ans, étudiante à l’université de Leeds, travaillait comme enseignante assistante à Auxerre. Un homme découvrit son corps flottant dans une rivière en mai 1990. Elle avait été violée et étranglée. Selon les témoignages, elle avait donné des cours privés d’anglais à un homme avant sa disparition.

Le procureur de Charleville-Mézières a ordonné que des tests ADN soient mené afin d’établir la responsabilité de Fourniret dans le meurtre de Joanna Parrish. Roger Parrish, père de la jeune femme, a affirmé sa certitude de la culpabilité de Fourniret.
Selon lui, l’enquête sur la mort de sa fille n’a pas été menée convenablement. Il s’est également plaint de ne pas avoir été prévenu par la Justice Française des allegations de Monique Olivier. "Ca ne m’étonne pas, nous avons été traité de cette manière par les autorités françaises durant 15 ans".


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