- Un colloque est organisé par l'Institut de Criminologie de l'Université de Rennes 2 en décembre 2005
- Cory Morris a été condamné à la peine capitale - 20 juillet
- La police Pakistanaise a arrêté le nouveau tueur de Lahore - 20 juillet
-   Un tueur en série assassine des hommes en Louisiane - 10 juillet
- Un couple de tueurs a été condamné pour deux des meurtres des « truck stop » - 9 juillet
- Karla Homolka a été libérée - 4 juillet
- Karla Homolka se dit remplie de remords - 4 juillet

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Un colloque est organisé par l'Institut de Criminologie de l'Université de Rennes 2 en décembre 2005
L'Institut de Criminologie et Sciences Humaines de l'Université de Rennes 2 organise un colloque international interdisciplinaire francophone du 8 au 10 décembre 2005, dont le thème sera : "Femme - Féminin - Criminalité".

- Laboratoire de Cliniques Psychologiques, Psychopathologie et Criminologie (LCPPC – Université Rennes 2)
- Laboratoire Armoricain Universitaire de Recherches en Psychologie Sociale (LAUREPS – Université Rennes 2)
- en collaboration avec l’Association pour la Recherche et le Traitement des Auteurs d’Agressions Sexuelles (ARTAAS)
- et le concours de la revue Psycho-Média

Les chercheurs peuvent proposer un symposium ou un atelier clinique, des communications thématiques ou des études de cas. Toute proposition doit parvenir au secrétariat du colloque avant le 15 octobre 2005.

Le programme sera disponible bientôt sur le site.

Pour en savoir plus (tarifs d'inscriptions, contact, communications...), téléchargez la présentation (format .zip) ou contactez le ICSH.


Cory Morris a été condamné à la peine capitale - 20 juillet
Cory Morris
Un jury du comté de Maricopa (Arizona) a reconnu Cory Morris coupable de 5 meurtres de prostituées qu’il a étranglées dans son camping car, et l’a condamné 5 fois à la peine de mort.

Morris, 27 ans, est resté tranquillement assis lorsque le verdict a été lu, tout comme il l’a fait durant les 7 semaines du procès, malgré la présence des sœurs de plusieurs des victimes.

Entre septembre 2002 et avril 2003, Morris a assassiné Barbara Codman, Shanteria Davis, Jade Velazquez, Sherry Noah et Julie Castillo à Phoenix. Il est également suspecté du meurtre d’une sixième femme, Janice Irvin, en juillet 2002, mais n’a jamais été inculpé, par manque de preuves.

Son avocat l’avait décri comme un homme naïf ayant des difficultés à se contrôler et a affirmé qu’il n’existait aucune preuve de préméditation dans les meurtres. Le procureur Juan Martinez a quant à lui assuré que Cory Morris tuait par plaisir sexuel et qu’il a ensuite abandonné leurs cadavres comme on jette un détritus.


La police Pakistanaise a arrêté le nouveau tueur de Lahore - 20 juillet
Aamir
La police a arrêté un homme suspecté d’être un tueur en série qui utilisait des briques pour fracasser le crâne de ses victimes endormies dans des parcs publics ou des chemins de la ville de Lahore, au Pakistan.

L’homme, dont la police n’a révélé que le prénom, Aamir, 24 ans, est soupçonné d’avoir assassiné 14 personnes et en avoir gravement blessées deux en quelques mois. Il a été appréhendé par un veilleur de nuit, qui a pourchassé le tueur après avoir entendu les cris de sa dernière victime, aidé par des passants et des policiers en patrouille. Selon la police, Aamir a avoué les meurtres et semble être mentalement aliéné.

Le premier meurtre a eu lieu le 28 juin 2005. Les victimes étaient des sans domicile fixe, des mendiants ou des ouvriers pauvres qui dormaient dehors. Les médias locaux ont surnommé le tueur « Le tueur à la brique » car il laissait généralement son « arme du crime » près de ses victimes. Les meurtres ont provoqués une grande panique parmi les 200.000 sans abris qui vivent dans la deuxième plus grande ville du Pakistan.

Selon le Superintendant de police Usman Anwar, le suspect “a un casier pour violence. Il est le seul frère de 5 soeurs qui ont affirmé qu’il est souvent violent avec elles et qu’il est un psychopathe”. Lorsque le superintendant a demandé à Aamir pourquoi il avait utilisé des briques pour tuer ses victimes, il a répondu “Lorsque des armes gratuites sont disponibles dans la rue, pourquoi dépenser de l’argent ?”.

Le Senior Superintendent of Police Aamir Zulfiqar a ajouté le lendemain que le suspect est un “drogué psychopathe qui voulait se venger de la société pour le meurtre de son oncle”… La famille d’Aamir l’a abandonné lorsqu’il était enfant : il avait été renvoyé de l’école pour comportement violent ou agressait ses soeurs. Il a vécu avec son oncle, le Docteur Shahid. Des hommes, qui n’ont jamais été arrêtés, ont assassiné son oncle et un ami en septembre 2003.
Aamir lavait des voitures dans l’un des marchés de la ville.

En 2004, quinze sans abris avaient été tués à Lahore, de la même manière, jusqu’à ce que la police n’arrête trois hommes. L’un d’eux avait avoué avoir assassiné onze personne et avait été condamné à mort. Les deux autres avaient été relâchés, faute de preuves.


Un tueur en série assassine des hommes en Louisiane - 10 juillet
Situation de Houma
Les enquêteurs ont d’abord pensé que les 18 hommes découverts morts autour de la petite ville cajun de Houma, spécialisée dans la production d’huile, de crevettes et de sucre, avaient été assassinés à cause de la drogue, le principal problème local.

Mais le chef de la police, Patrick Boudreaux, a remarqué que plusieurs indices indiquaient que certains meurtres étaient bien plus particuliers que les habituels règlements de compte par arme à feu.

Les victimes, jeunes, pauvres et parfois même réduits à se prostituer pour s’acheter de la drogue, ont toutes été étranglées, peut-être par quelqu’un qu’elles connaissaient. Ces jeunes hommes n’avaient pas été battus ni frappés.
Le porte parole de la police, le lieutenant Todd Duplantis, a expliqué : « Si vous essayez de m’étrangler, je vais vouloir me défendre et on va se battre. Mais là… Il semble que ça n’est pas été le cas ».

Trois des victimes ont été découvertes dans le même champ de cannes à sucre. Toutes les victimes étaient habillées mais certaines ne portaient plus leurs chaussures.
Selon Sherri Parr, qui vit dans une rue bordée de petites maisons et de mobile homes où l’une des victimes, Leon Lirette, 22 ans, a habité : « Ils n’avaient pas beaucoup d’argent. Ils ne portaient pas des chaussures à 300$. J’ai l’impression que c’était plutôt comme une sorte de trophée. Et c’est terrifiant ».

Les autorités locales affirment à présent que 18 meurtres commis depuis la fin des années 1990 pourraient avoir été perpétrés par le même homme, le troisième tueur en série connu dans le sud de la Louisiane en seulement deux ans.
Derrick Todd Lee a été arrêté pour les viols et les meurtres de plusieurs jeunes femmes dans la région de Baton Rouge.
Sean Vincent Gillis a été arrêté pour les meurtres de huit femmes dans la même région et doit être jugé en octobre 2005.

Les enquêteurs ont arrêté deux hommes en juin dernier, lors de leur enquête sur les meurtres. L’un des hommes a été relâché peu après mais le second, un ancien colocataire d’ l’une des victimes, a été inculpé pour possession de pornographie pédophile. Il était en prison lorsqu’Alonzo Hogan, 34 ans, a été découvert étranglé dans une ville voisine de Houma.

Le major Sam Zinna a expliqué que les 18 meurtres peuvent être séparés en deux groupes. Neuf meurtres commis à la fin des années 1990 et neuf depuis l’an 2000. Le deuxième groupe comporte plus de similarités entres les victimes, les lieux où ces hommes vivaient et où leurs corps ont été abandonnés. Mais Zinna affirme qu’il est logique d’inclure dans cette affaire les neufs meurtres du premier groupe, ne serait-ce que dans l’espoir d’obtenir un indice.


Un couple de tueurs a été condamné pour deux des meurtres des « truck stop » - 9 juillet
Williams
Cumberland
Un chauffeur de poids lourds du Mississipi, John Robert Williams, 29 ans, et sa petite amie, Rachel Cumberland, 35 ans, ont été reconnus coupables du meurtre de Casey Jo Pipestern, une prostituée de 19 ans, assassinée en janvier 2004 et dont le corps a été découvert le 31 janvier 2004, dans une crique, où il avait été jeté depuis un pont, à Gravepine (Texas).
Le décès de Casey Jo Pipestern avait provoqué une chasse à l’homme à laquelle ont participés plus de 15 forces de police différentes dans sept états, dans le but de trouver le tueur en série qui assassinait les « prostituées des airs d’autoroutes » (truck stop).

Cumberland et Williams ont été arrêtés le 17 août 2004, et ont d’abord été inculpés d’un autre meurtre, celui de Nikki Hill, 28 ans, commis dans le Mississipi. Hill et une amie avaient passé la soirée à jouer dans un casino un week-end et Williams ou une autre personne avait attiré Nikki Hill dans un motel proche où elle avait passé la nuit avec Williams et Cumberland. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé le 18 juillet près d’une route de campagne proche de la ville de Philadelphie, dans le Mississipi. Elle avait été abattue de plusieurs balles.

Willimas était un chauffeur de poids lourds longues distances qui a travaillé pour différentes compagnies ces trois dernières années. Cumberland, avec qui il vivait, voyageait avec lui. Ils avaient tous les deux un casier judiciaire pour des délits mineurs.

Williams et Cumberland ont plaidé coupables des meurtres de Casey Jo Pipestern et Nikki Hill. Williams a été condamné à la perpétuité et Cumberland à 20 ans de prison. Ils restent pour le moment dans la prison du comté de Lafayette, dans le Mississipi.

Cumberland et Williams ont également été inculpés des enlèvements et meurtres de Jennifer Hyman, originaire d’Oklahoma City, dont le corps a été retrouvé le 20 août 2003 près d’un pont enjambant la Tallahatchie River, dans le Mississipi ; et de Samantha Patrick, 22 ans, d’Oklahoma City, dont le corps a été découvert derrière une épicerie le 12 septembre 2002 dans l’Oklahoma.
Le couple est également suspecté des meurtres de prostituées qu’ils auraient enlevés alors qu’elles attendaient sur des airs de repos de poids lourds, dans l’Oklahoma, l’Arkansas, la Pennsylvanie, le Texas et l’Indiana.


Karla Homolka a été libérée - 4 juillet
Karla Homolka interiewée
Karla Homolka a accordé une entrevue exclusive à Radio-Canada lundi, à peine deux heures après être sortie du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines.

Son départ de prison s'est effectué dans la plus grande discrétion, au grand dam des médias qui faisaient le pied de grue devant les portes de l'établissement carcéral depuis quatre jours.

« Je ne veux pas être traquée. Je ne veux pas que le monde pense que je suis quelqu'un de dangereux qui va faire quelque chose à leurs enfants », a-t-elle dit pour expliquer sa décision d'accorder l'entrevue exclusive au Téléjournal/Le Point.

Karla Homolka, qui avait été condamnée pour son rôle dans le viol et le meurtre de deux adolescentes ontariennes, a fini de purger sa peine de 12 ans de prison.

Dans cette entrevue d'une durée d'environ 20 minutes, elle raconte comment elle doit gérer le poids des remords. « Souvent je pleure. Je n'arrive pas à me pardonner. Je pense à ce que j'ai fait, puis je pense que je ne mérite pas d'être heureuse à cause de ça », dit celle qui pense ne jamais pouvoir être libre.

« Je vais toujours être dans une prison intérieure à cause de ce que j'ai fait. J'aimerais aller en arrière et refaire les choses, mais je ne peux pas. »

Estime-t-elle avoir payé sa dette envers la société? « C'est une question difficile... Légalement, oui. Émotionnellement et socialement, non », répond Karla Homolka, qui était accompagnée de son avocate, Me Sylvie Bordelais.

La femme de 35 ans a préféré s'adresser au public en français plutôt qu'en anglais car elle compte s'établir au Québec, et estime avoir été injustement traitée par les médias au Canada anglais au moment de son procès. Elle a appris à parler français au cours de sa détention à la prison de Joliette.

Karla Leanne Teale, de son nouveau nom, a cependant refusé de répondre à certaines questions de la journaliste de Radio-Canada.

Joyce Napier a tenté de l'interroger sur sa relation en prison avec Jean-Paul Gerbet, un homme condamné pour le meurtre de sa petite amie. L'avocate de Karla Homolka a assuré sa cliente avait rompu toute communication avec le détenu il y a plus d'un mois.

Karla Homolka commence sa nouvelle vie avec l'appui de sa famille, notamment sa mère qui s'est déplacée à Montréal pour sa sortie de prison.

Radio-Canada n'a pas payé pour obtenir cette entrevue. Karla Homolka n'a pas sollicité d'argent non plus.

Conditions de libération contestées
Mardi, les avocats de Karla Homolka sont retournés devant la Cour pour contester les conditions de libération qui lui ont été imposées.

En vertu de l'article 810 du Code criminel, Karla Homolka doit notamment se rapporter régulièrement à la police et l'informer de tous ses voyages, ne pas se rendre dans sa ville natale de St. Catherines, en Ontario, et ne pas avoir de contacts avec d'autres détenus.

Contre-interrogatoire à la fin de juillet
Lundi après-midi, la Cour a rejeté la demande d'injonction de sauvegarde déposée plus tôt dans la journée par les avocats de Karla Homolka. Le juge Maurice Lagacé a statué que cette requête était de même nature que celle entendue la semaine dernière par le juge Paul-Marcel Bellavance.

Les avocats de Karla Homolka réclamaient en effet pour une deuxième fois que la cour interdise aux médias de révéler les détails de sa nouvelle vie. Celle-ci affirme être terrorisée à l'idée de réintégrer la société dans un contexte aussi tendu.

Mme Homolka sera contre-interrogée par les avocats des médias le 25 juillet, avant que la demande d'injonction ne soit entendue sur le fond, au début du mois de septembre.

Les dizaines de journalistes et de photographes qui l'attendaient aux portes de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines depuis quatre jours jouissent donc pleinement du droit de couvrir et de diffuser l'événement sans contrainte.



Karla Homolka se dit remplie de remords


À peine libérée d'une peine de 12 ans de prison pour sa participation aux meurtres de deux adolescentes ontariennes, Karla Homolka a affirmé lundi être remplie de remords pour les gestes commis au début des années 1990.

Dans une entrevue exclusive accordée en français à la télévision de Radio-Canada, lundi après-midi, elle a déclaré pleurer souvent en pensant aux événements.

Karla Homolka affirme ne pas être capable de se pardonner les gestes commis et, bien qu'elle ait maintenant obtenu sa libération, elle se considère toujours dans une prison intérieure.

Elle pense même qu'elle ne mérite pas d'être heureuse en raison de ses actes passés. En accordant cette entrevue, elle dit espérer que les gens ne penseront pas qu'elle peut faire du mal à leurs enfants.


Cliquez ici pour visionner l'interview en français donnée par Karla Homolka et son avocate à RadioCanada. Elle dure 25mn. (merci à Chantal)


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