JUIN 2002
- Les meurtres de Cuidad Juarez (Mexique) pourraient ne jamais être résolus
(25 juin)
- Un tueur en série anglais pourrait avoir tué plus de 40 personnes
(25 juin)
- Plus de renseignements sur le tueur de prostituées de Saint Louis, Maury Travis
(24 juin)
- Un tueur en série accusé des meurtres de trois femmes à Hartford, Connecticut (20 juin)
- Un juge parmi les victimes d'une "infirmière de la mort" Hollandaise
(20 juin)
- Encore un autre tueur à Saint Louis, Illinois !
(15 juin)
- Dans l'affaire des prostituées assassinées de Saint Louis, le suspect se pend
(11 - 13 juin)
- La peine de mort réclamée contre une empoisonneuse au Japon
(7juin)
- Des restes humains découverts dans le frigo de Pickton à Vancouver
(5 juin)
- Un ancien infirmier accusé de dix meurtres au Columbia Veterans Hospital
(4 juin - 11 juin)
- Le tueur en série Andrew Urdiales condamné à mort
(3 juin 2002)
- Archives


Les meurtres de Cuidad Juarez (Mexique) pourraient ne jamais être résolus
Situation de Ciudad Juarez

Les meurtres de près de 100 femmes à Cuidad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, ne seront peut-être jamais résolus à cause de l'incompétence des autorités et de la corruption.

Plus de 320 femmes et filles ont été assassinées à Juarez depuis 9 ans. Selon des profilers du FBI et d'autres experts, environ 90 d'entre elles sont considérées comme les victimes d'un ou de plusieurs tueurs en série.
Ces meurtres incluent des mutilations, des tortures, des viols, des coups de couteau ou des meurtres par armes à feu, et les corps ont été découverts par petits groupes.
Les meurtres continuent, bien que les autorités affirment à chaque fois que les assassins ont été arrêtés.

La dissimulation d'informations, des preuves "contaminées" et donc inexploitables, l'intimidation de témoins et un système policier et judiciaire corrompu, ajoutés à des "officiels" incompétents, impatient d'accuser quelqu'un pour qu'ils puissent déclarer que l'affaire est close, ont tout simplement sabotés les enquêtes.

Oscar Maynez Grijalva, ancien chef du département médico-légal de la province de Chihuahua, a travaillé sur les affaires les plus récentes, concernant huit femmes découvertes en novembre 2001. Il explique : "On nous a demandé de placer des preuves chez deux conducteurs de bus qui étaient accusés des meurtres. Des policiers nous ont apportés des objets que nous devions mettre dans le van qui, selon ces policiers, avaient été utilisé pour enlever les femmes. Nous avions déjà vérifié ce van et d'autres véhicules appartenant aux deux conducteurs de bus. Nous avions cherché des cheveux, des fibres et du sang, tout ce qui pourrait lier les deux suspects aux victimes. Mais nous n'avions rien trouvé, absolument rien". Outré, Oscar Maynez a rendu compte de la venue des policiers à ses supérieurs. Il a ajouté qu'un tueur en série était sans doute responsable des meurtres, et non pas plusieurs hommes différents à chaque fois.
Le procureur général de la province de Chihuhua, Jose Ortega Aceves a affirmé : "Pour autant que je sache, personne n'a demandé à Monsieur Maynez de placer des preuves dans ce van. Les suspects (qui ont expliqué avoir été torturé) ont avoué les meurtres, et c'est une partie importante de l'enquête".
Oscar Maynez, qui a démissionné le 2 janvier 2002 par frustration, dit qu'il a été menacé depuis qu'il a parlé de la corruption ambiante à un journal local.
Le procureur Ortega affirme : "Nous avons l'intention d'enquêter sur ces allégations si l'on nous présente des preuves".

En janvier, Jorge Campos Murillo, un député fédéral de Mexico travaillant pour Jose Ortega, a prétendu que des "jeunes" - des fils de familles riches - étaient liés à certains des meurtres, précédés de viols et de tortures. Peu après, il a été transféré dans une autre section du bureau du procureur général. Il ne répond plus à aucunes questions concernant les meurtres de Juarez.

D'autres membres de la police et de la justice mexicaines affirment que six personnes de la région Juarez-El Paso et de Tijuana font enlever des femmes pour se livrer à des orgies et les tuer. Ces six personnes seraient des hommes riches et puissants qui traversent la frontière régulièrement, sont engagés dans des commerces majeurs, sont associés aux cartels de la drogue et/ou ont des liens avec l'administration du Président Vicente Fox.
En réponse à ces allégations, Gabriela Lopez, porte-parole du bureau du procureur général à Mexico, dit : "Ces affaires ne tombent pas dans la juridiction fédérale... Le bureau du procureur général de la province de Chihuahua s'occupent de ces affaires".

Depuis 1999, des "officiels" enquêtant sur ces meurtres ont exprimés leur frustration concernant le niveau de coopération quasi nul avec les policiers locaux. Oscar Defassioux, criminologue de Mexico, dit : "Nous avons été invité par les autorités de la province de Chihuahua à les aider, mais nous avons rapidement découvert que la police bloquait notre travail, parce qu'elle était concernée par certains des meurtres ou parce qu'elle protégeait quelqu'un qui tuait ces femmes".
Les policiers et le bureau du procureur général ont bien évidemment niés ces allégations.

D'autres personnes ont été menacées lorsqu'elles ont parlé publiquement des meurtres ou se sont rapprochées des familles des victimes. Marisela Ortiz, une institutrice de Juarez qui tente d'aider les familles des victimes à Juarez et Chihuahua City, affirme qu'elle a reçu la visite surprise du procureur d'état Arturo Gonzales Rascon. "Après que je me sois impliquée avec les familles, plusieurs "officiels" ont commencé à me harceler, et m'ont dit de me mêler de mes affaires. Gonzales Rascon est venu chez moi et à tenté de me décourager de continuer mon action". Monsieur Gonzales Rascon nie avoir jamais rencontré Marisela Ortiz.

Samira Izaguirre, animatrice d'un talk-show de la radio de Juarez, dit qu'elle va peut-être devoir demander l'asile politique au Canada ou aux Etats-Unis parce qu'elle a reçu des menaces de mort et que le gouvernement a engagé une campagne de diffamation contre elle.
Après qu'elle ait critiqué l'enquête durant son talk-show, une publicité est apparue dans un journal local, attaquant Samira Izaguirre. Un reçu du journal indique que cette publicité a été payée avec des fonds gouvernementaux.

Les familles et amis des femmes assassinées ne trouvent aucune consolation. Benita Monarrez, dont la fille Laura a été tuée, explique : "L'impuissance que nous, les familles, ressentons face aux meurtres et aux disparitions de nos filles me rend malade. Je n'ai pas voulu signer un papier qui disait qu'un corps découvert était celui de Laura, mais je l'ai fait. Et maintenant, ils disent que l'ADN ne correspond pas. Alors, qui avons-nous enterrés dans le caveau familial ?"

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Un tueur en série anglais pourrait avoir tué plus de 40 personnes
Philip Smith
Le tueur en série Philip Smith est interrogé en prison au sujet de plusieurs dizaines de meurtres irrésolus.
L'année dernière, Smith, 36 ans, a été condamné à la prison à perpétuité pour les meurtres de Jodie Hyde, Rosemary Corcoran et Carol Jordan.
Ces trois femmes originaires de Birmingham sont toutes mortes dans une abominable orgie de violence qui a duré 4 jours.

Smith est soupçonné des meurtres de plus de 40 femmes dans les Midlands, le sud et le sud-ouest de l'Angleterre et du Pays de Galles, durant les 15 dernières années.

En octobre dernier, des policiers de différentes régions se sont rencontrés pour discuter des meurtres irrésolus de leur territoire. Ils ne sont malheureusement pas parvenu à réunir assez de preuves pour lier ces affaires à Philip Smith. Les enquêteurs ont donc décidé de l'interroger, dans l'espoir qu'il avoue d'autres meurtres.
Un des policiers a dit : "Le problème avec Philip Smith, c'est que même s'il est accusé d'autres meurtres, ça ne fera aucune différence pour lui. Après tout, il ne sera jamais libéré. Ca ne lui apporte rien d'admettre d'autres meurtres. Ca peine ne sera pas réduite pour autant... Et pourtant, lors de son procès, il a décidé de plaider coupable lorsque les preuves sont devenues trop accablantes. Alors, nous essayons d'en trouver le plus possible".

Les trois victimes de Smith
En novembre 2000, Smith a étranglé Jodie Hyde, 21 ans et a brûlé son corps dans un terrain vague à Birmingham.
Ensuite, il a battu à mort Rosemary Corcoran, 25 ans, après l'avoir conduite d'un pub jusqu'à une allée isolée à Droitwich, dans le Worcestershire.
Lorsqu'il est revenu à Birmingham, il a remarqué Carol Jordan, 39 ans, qui se rendait à son travail dans une banque. Il s'est jeté sur elle, l'a tirée derrière des buissons, puis la frappée avec ses bottes à bout d'acier, jusqu'à ce qu'elle meurt.

Smith est également suspecté du meurtre de Patricia Lynott, une barmaid qui travaillait dans un pub de Birmingham, "The Rainbow", où Smith était employé comme "homme à tout faire". Son corps a été retrouvé dans son appartement, deux semaines avant que Smith n'étrangle Jodie Hyde.
Smith n'a pas immédiatement été soupçonné parce que Patricia Lynott était morte de cause naturelle. Elle a été enterrée à Athlone, en Irlande du Nord. Mais, lorsque Smith a été arrêté pour les trois autres meurtres, la police a commencé à se poser des questions : il avait rencontré ses deux première victimes au "Rainbow". Le corps de Patricia Lynott a été exhumé et on pense qu'elle aurait pu être étranglée. Des analyses sont encore en cours et l'enquête n'est pas terminée.

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Un tueur en série accusé des meurtres de trois femmes à Hartford, Connecticut
Matthew Johnson
La police d'Hartford, Connecticut, a arrêté Matthew Steven Johnson, 39 ans, pour les meurtres de trois femmes de cette ville.
Johnson a passé la moitié de son adolescence dans des maisons de correction.
En 1980, il a été arrêté pour cambriolage.
En juin 1982, à 19 ans, Johnson a violement battu un gardien dans la Cathédrale Saint Joseph d'Hatford et a été condamné à 10 ans de prison. Il est sorti avant la fin de sa peine et, en juin 1988, il a été condamné à 35 mois de prison pour agression.
Entre 1988 et 1990, il s'est attaqué à des femmes dans la rue. Le 10 octobre 1990, il a été accusé de viol : il avait sauté sur une jeune femme par derrière, l'avait traîné dans derrière des buissons et l'avait violé durant deux heures en la menaçant de la tuer si elle criait. Il a de nouveau été condamné à 10 ans de prison, mais il n'en a fait que trois ! Il a néanmoins été inscrit dans le fichier des agresseurs sexuels et son ADN a été prélevé.
Le 17 septembre 1992, il a été condamné à trois ans de prisons pour cambriolage.
En septembre 1998, il a déménagé à Gainsville, en Flordie, pour y vivre avec son frère jumeaux, Mark Johnson. Il n'y est resté que trois mois.
Il est revenu à Hartford, mais il n'a pu garder un emploi stable à cause de ses problèmes de drogues.
En juin 1999, Johnson a trouvé un emploi de cuisinier au Burger King de Bloomfield, une ville voisine. C'est durant ce même mois que le corps de LaDawn Roberts a été découvert sous le porche d'un immeuble à Hartford. Les enquêteurs pensent que Johnson l'a tuée mais ne possèdent pas de preuves solides.


Quinones
Le 16 avril 2000, le corps d'Aida Quinones, 33 ans, a été découvert près de la Capitol Avenue, à Hartford.
Le 25 avril 2000, la police d'Hartford a envoyé des prélévements de sperme, prélevés sur le corps d'Aida Quinones, au Laboratoire d'Etat. Ces prélévements ont été congelés et jamais étudiés... parce qu'il n'y avait pas de suspect !
Le 29 août 2000, le corps de Rosalie Jimenez, 33 ans, a été trouvé sur Cedart Street, dans un bâtiment abandonné.
Le 22 juillet 2001, le corps d'Alesia Ford, 37 ans, a été découvert près de Myrtle Street.
Ford

En septembre 2001, grâce au registre des agresseurs sexuels, le laboratoire d'Etat a conclu que l'ADN du sperme trouvé sur le corps de Quinones correspondait à l'ADN de Johnson. La police a obtenu un mandat d'arrêt contre Johnson, mais n'est pas parvenu à le trouver.
Le 13 janvier 2002, la police est parvenu à arrêter Johnson pour les meurtres de Ford et Quinones au refuge de l'Immaculée Conception.
Le 19 juin 2002, Johnson est également accusé du meurtre de Rosali Jimenez car son ADN correspond à celui du meurtrier de la jeune femme.

Aida Quinones, Rosalie Jimenez et Alesia Ford étaient toutes les trois sans-abris et avaient des problèmes de drogues et/ou d'alcool. Elles ont toutes été battues à mort, et leur crâne a été fraccassé.
Les meurtres ont eu lieu l'été, lorsque le refuge pour sans-abris où vivait Johnson était fermé.

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Un juge parmi les victimes d'une "infirmière de la mort" Hollandaise

Un juge Chinois de 91 ans qui siégeait au Tribunal Penal International de la Haye a été identifié comme l'une des 13 victimes d'une infirmière Hollandaise, accusée d'avoir tué des patients âgés et des enfants : Lucy Isabelle Quirina de Berk.

Le juge Haopei Li est décédé le 6 novembre 1997, peu après être tombé malade. Il aurait du prendre sa retraite un mois plus tard.

De Berk, 40 ans, est emprisonnée depuis décembre 2001. Elle devrait être jugée en septembre 2002 pour avoir injecté des doses massives de morphine et de potassium à certains patients afin de les tuer, dans trois hôpitaux différents dans lesquels elle a travaillé entre février 1997 et septembre 2001.

De Berk, originaire de Hollande, a émmigré avec ses parents au Canada à l'adolescence, où elle a rencontré de nombreux problèmes. Ses parents étaient alcooliques et elle a du se prostituer à Vancouver.

De Berk a été soupçonnée après qu'un bébé de 5 mois soit mort moins d'une heure après une examen médical poussé, et qu'une autopsie ait révélé que la cause de la mort n'était pas naturelle. Une enquête a été menée et on a découvert que De Berk s'était inscrit dans une école d'infirmières en utilisant un faux diplôme d'université.

L'accusation la décrit comme "une psychopathe obsédée par la mort".

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Encore un tueur en série à Saint Louis, Illinois
Un homme est accusé du meurtre de trois femmes à l'est de Saint Louis. Ces femmes semblent avoir été les victimes d'un tueur en série.

Donald Younge Junior pourrait être condamné à perpétuité pour les meurtres de Seriece Johnson, Ramona Sidney et Tracy Williams.

Le corps de Johnson a été découvert en février 2000, après qu'un chien transportant un os humain ait conduit la police à l'endroit où le cadavre avait été abandonné, sous le pont d'une voix de chemin de fer, à Saint Louis.

Les corps de Sidney et Williams ont été trouvés dans des sacs poubelles, au même endroit, en mai 2002.

Younge est devenu suspect après qu'une prostituée se soit plaint à la police d'avoir été agressée en février 2000. Elle affirmait que l'homme avait tenté de la tuer. Sa description de l'agression avait fait penser à des meurtres irrésolus qui avaient eu lieu dans le même coin depuis quelques années.

Younge était déjà emprisonné dans la prison de Comté de Saint Clair, car il est accusé d'agression sexuelle aggravée, de viol et d'enlèvement. Son ADN a été comparé à celui prélevé sur les corps de Johnson, Sidney et Williams, et il correspond parfaitement. Sa caution a été fixée à 5 millions de dollars.

Les corps de huit autres femmes ont été découverts à Saint Louis, le plus souvent dans l'est, depuis 1999. Les policiers de l'Illinois continuent de travailler avec ceux du Missouri, car Saint Louis est située juste à la frontière entre les deux états. Les enquêteurs pensent que ces meurtres sont "l'oeuvre" de deux tueurs en série distincts : Younge et Maury Travis.

Maury Troy Travis était quant à lui accusé de six meurtres de femmes, mais il s'est pendu dans sa cellule. Le Capitaine de la police de Saint Louis, Harry Hegger, a expliqué qu'il espère toujours pouvoir lier Travis aux meurtres d'autres femmes dont les corps ont été découverts des deux côtés de la Mississipi River.

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Dans l'affaire des prostituées assassinées de Saint Louis, le suspect se pend
Situation de Saint Louis
La police enquête sur une série de meurtres de prostituées dans les environs de Saint-Louis (voir Archives de Mai). Le 8 juin, les enquêteurs ont saisi des morceaux de cordes, un séchoir éclaboussé de sang, des sous-vêtements féminins et des perruques, dans la chambre en sous-sol d'un homme, à Ferguson.

L'homme, Maury Troy Travis, un serveur de 36 ans, a été arrêté sur-le-champ. Il s'était enfui du Comté de St Charles où il était soupçonné d'un meurtre, lié à la découverte du corps d'une femme noire.

Les enquêteurs ont expliqué qu'ils avaient relié le suspect à cette affaire grâce à son ordinateur. Il avait téléchargé une carte qu'il avait utilisé pour localiser le squelette de la femme.
Cette carte et une lettre avait été envoyées au journal local de St Louis, le Post Dispatch, parce qu'un de ses journalistes avait écrit un article sur les meurtres et disparitions de prostituées dans cette ville.
Les enquêteurs ont assigné la société qui proposait ce plan sur son site et lui ont ordonné de leurs procurer les rapports de leurs serveurs. Ils n'ont pas donné de détails sur la manière exacte par laquelle ils sont parvenus à remonter le fil jusqu'à Travis, à travers son adresse IP.

Maury Travis a été interrogé sur les meurtres de 10 prostituées noires dans la région de Saint Louis depuis avril 2001, mais il a refusé de répondre. Il a également refusé de se soumettre à des analyses d'ADN. Les enquêteurs attendent les résultats d'analyses effectués sur le sang trouvé sur le séchoir, chez le suspect, et dans sa voiture. Il a été accusé de deux enlêvements et de six meurtres "accompagnés de tortures".

Malheureusement, Travis s'est suicidé dans sa cellule, dans la nuit du lundi 10 juin. Il s'est pendu avec un drap. Il était pourtant étroitement surveillé et un garde observait l'intérieur de sa cellule toutes les 15 minutes. Travis a immédiatement été conduit à l'hôpital, mais il est décédé en chemin.

Les enquêteurs sont atterrés et déçus. Ils espéraient que Travis répondrait à leurs questions concernant d'autres corps non encore découverts.
Selon eux, ils étaient parvenus à obtenir un échantillon de son ADN sur sa brosse à dents, et elle correspond à celle trouvée sur les corps de deux des victimes, Yvonne Crues et Brenda Beasley. Des traces de pneus avaient également été relevées sur et à côté de deux autres corps, et elles correspondent aux pneus de la voiture de Travis.

Les familles des victimes veulent être sûre que la police a arrêté "la bonne personne".


13 juin : La police a informé les médias et les familles qu'elle a découvert des cassettes vidéo chez Travis : il a filmé les tortures et les meurtres de ses victimes.

Travis

24 juin : Des détails ont été donnés sur le contenu de ces cassettes vidéo. On y voit Travis étrangler des femme (attachées avec des cordes ou des menottes) à l'aide d'une ceinture, puis se tourner vers le camescope, souriant. Bien qu'il soit décédé, Travis est toujours accusé d'avoir assassiné 11 femmes, mais il pourrait en fait en avoir tué près de 20.
Selon ses voisins, Travis était un homme calme et discret, que l'on voyait souvent laver sa voiture devant sa maison, à Ferguson. Il semble qu'il n'ait pas manifesté de comportement violent auparavant.
Il est né en 1965 et a vécu à Saint Louis, où il a été à l'école jusqu'en 1975. A 10 ans, ses parents ont déménagés à Ferguson, et ont divorcé deux ans plus tard. La mère de Ferguson s'est remarié mais a de nouveau divorcé en 1993.
L'une de ses voisine se souvient de Travis comme un garçons calme et respectueux qui tondait parfois sa pelouse sans même qu'elle le lui demande. Elle le connaissait par son surnom "Toby" et affirme qu'il était un gentil garçon avec un bon coeur...
Il a fait ses études au Lycée McCluer, où personne ne se souvient de lui. Sa professeur d'anglais, par contre, se souvient qu'il était "très calme et renfermé, incroyablement calme pour un adolescent".
Travis a obtenu l'équivalent du bac en 1985. Il s'est engagé dans l'Armée, où il est resté deux ans, et où il a travaillé comme assistant médical. Par la suite, il a travaillé pour différentes sociétés comme chauffeur de poid-lourd et était bénévole dans une maison de retraite. En 1987, à sa sortie de l'Armée, il est entré à l'Université Morris Brown, à Atlanta. C'est là qu'il a commencé à se droguer, avec de la cocaïne.

En mars 1988, à Ferguson pour les vacances, Travis a cambriolé cinq magasins de chaussures au nord et à l'est du comté de Saint Louis, en huit jours. Il lui fallait de l'argent, 300 dollars par jour pour sa dose quotidienne. Le policier qui l'a alors arrêté a dit : "Il était respectueux, calme et réservé. Ce n'était pas du tout le criminel typique".
Travis a plaidé coupable en expliquant qu'il avait utilisé un pistolet en plastique pour voler l'argent, et qu'il était dans un tel état de manque qu'il se rappelait à peine ce qu'il avait fait. Travis a également expliqué qu'il était entré dans un programme de réhabilitation et qu'il était à présent "clean". Il a présenté des lettres de recommendation. Le juge a considéré que les vols résultaient de l'état de manque de Travis mais l'a malgré tout condamné à 15 ans de prison. Il n'avait pas encore 24 ans. Il a toutefois été libéré au bout de 5 ans.
En 1994, il s'est installé dans un duplex à Ferguson. Sa voisine assure qu'elle n'a jamais eu aucun problème avec lui et qu'il était très discret.

Dans les années qui ont suivi, entre deux passages en prison à nouveau à cause de la drogue, Travis a travaillé dans différents restaurants. Entre l'été 2000 et 2001, il a été serveur dans le restaurant du Mayfair Hotel.
Un de ses collègues se souvient que Travis lui avait parlé des dangers de la drogue. "Il m'a dit que le crack et l'héroïne étaient les pires choses que Dieu ait inventé". Ce collègue affirme que Travis parlait énormément de sa voiture, une Mitsubishi Eclipse noire. Un jour, il parla à Travis d'un ami auquel on avait volé sa voiture, qui avait été retrouvée brûlée à l'est de Saint Louis. Travis avait répondu que l'est de Saint Louis était "un bon endroit pour jeter des trucs parce que la police ne vient pas souvent dans le coin". Les corps de quatre des victimes de Travis ont été découverts à l'est de Saint Louis.

Mais c'est une conversation entre Travis et la fiancée de ce collègue qui les a le plus marqués. Sa fiancée travaillait comme stagiaire dans une chaîne de télévision locale. Travis lui a demandé si cette chaîne avait fait un reportage sur des meurtres de prostituées. "Il a dit que des amis à lui lui avaient parlé de corps abandonnés". Travis avait parlé d'un serial killer. La fiancée avait discuté de cette histoire avec son patron mais ils n'avaient trouvés aucune information à ce sujet. Ce n'est que trois mois plus tard que la police informa publiquement la population à travers un article dans le Post-Dispatch. Le collègue et sa fiancée pensèrent immédiatement à Travis, qui avait su avant tout le monde.

Lorsque les enquêteurs sont venus chez lui pour l'arrêter, il n'a rien avoué mais n'a rien nié, non plus. Il voulait surtout savoir comment ils étaient parvenus jusqu'à lui. Lorsqu'ils lui ont expliqués que c'était grâce à la carte qu'il avait téléchargé, il a soupiré "saloperie d'internet". Durant son interrogatoire, le profiler a tenté de comprendre pourquoi Travis avait commis ses meurtres. "Il a répondu que je ne comprendrai jamais. Qu'il était né comme ça et qu'il avait toujours été comme ça, aussi loin qu'il se souvienne".
Durant les interrogatoires, Travis n'a montré de l'affection et de l'intérêt que pour une personne : sa mère. Par contre, il n'a montré ni remords, ni regrets au sujet des meurtres. Aucun sentiment de culpabilité. Il n'a semblé se préoccuper que de lui-même, du fait que "les flics l'avait eu" et qu'il allait "retourner en prison".
Trois jours plus tard, sans que la police ait pu l'interroger à nouveau, il était mort. On a conclu à un suicide bien qu'il ait été retrouvé les mains attachées dans le dos et une taie d'oreiller sur la tête...

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La peine de mort réclamée contre une empoisonneuse au Japon
Japon
A Tokyo, l'accusation a réclamé la peine de mort contre une ancienne vendeuse d'assurance qui a tué 4 personnes et a rendu malades 63 autres avec du curry à l'arsenic lors d'un festival estival (c'est un meurtre de masse et non pas des meurtres en série).

Les meurtres ont eu lieu il y a quatre ans et ont inspirés une douzaine d'empoisonnements similaires à travers le Japon. Ainsi, un homme est décédé après avoir bu du thé en cannette empoisonné au cyanure.

Masumi Hayashi, 40 ans, a empoisonné tous ces gens parce qu'elle était en colère contre ses voisins.
Hayashi a plaidé innocente des meurtres et des tentatives de meurtres mais a plaidé coupable de huit accusations de fraudes aux assurances lors d'un procès distinct.
Elle a également été accusé d'avoir conspiré avec son époux, Kenji, un exterminateur de termite, dans des affaires de fraudes aux assurances.

Des analyses chimiques ont montré que l'arsenic découvert dans la maison d'Hayashi était le même que celui qui avait empoisonné le curry servit durant le festival de Wakayama, à 400 kilomètres au sud de Tokyo.

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Des restes humains découverts dans un frigo de Pickton à Vancouver
Pickton
Les familles de la cinquantaine de femmes disparues de Vancouver étaient dans un état de choc, mardi, après que les journalistes aient indiqué qu'une tête, ainsi que les pieds et les mains de deux femmes ont été découverts dans un frigo, à la ferme de Robert Pickton, à Port Coquitlam.

Pickton, 52 ans, co-propriétaire de la ferme (avec son frère et sa soeur), est accusé des meurtres de sept des femmes qui ont disparu à Vancouver depuis 1983. Trente-neuf d'entre elles n'ont jamais été revues depuis le mois de mars 1995. Les sept jeunes femmes que Pickton est accusé d'avoir tuées ont été identifées grâce à des analyses d'ADN.
Les femmes disparues étaient presque toutes des droguées et/ou des prostituées vivant à l'est de Vancouver. La première disparition date de 1983, mais la plupart des femmes ont disparu entre 1994 et 2001. Il a fallu une campagne de presse et de nombreuses manifestations des familles des victimes pour que les autorités de Vancouver se décident à enquêter.

La ferme de Pickton

80 officiers de police, aidés par des médecins légistes et 50 étudiants en anthropologie et en archéologie, fouillent l'immense propriété de Robert Pickton, à la recherche de restes humains, depuis le mois de février.

Il semble que la police ait découvert la tête et les membres dans le frigo il y a déjà plusieurs semaines, mais n'en avait pas informé les familles. Certaines d'entre-elles, qui portent déjà plainte contre la police pour ne pas avoir agit plus tôt, ont été outrées qu'on leur ait caché cette information
.

Le frère de Robert Pickton, David, a affirmé aux journalistes que "quelqu'un" avait placé les restes humains dans le frigo de son frère dans l'unique but de le faire accuser.

D'après les informations obtenues jusqu'à maintenant, il est plus que probable que Pickton démembrait les corps des jeunes femmes qu'il avait tué, puis les donnait à ses cochons, pour qu'ils s'en nourrissent. C'est un moyen pour ne pas laisser de trace...

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Un ancien infirmier accusé de dix meurtres au Columbia Veterans Hospital
Emplacement du Missouri
Richard Williams, un ancien infirmier de l'hôpital de Vétéran de Colombia (Missouri) a été inculpé lundi 3 juin de dix meurtres de patients, qu'il aurait tué en leur injectant un médicament paralysant qui les empêchait de respirer.

Les accusation contre Williams, 36 ans, concernent une période de quatre mois en 1992, durant laquelle il est suspecté d'avoir assassiné plus de 40 patients au Truman Memorial Veterans Hospital.

Utilisant des technologies qui n'étaient pas disponibles il y a dix ans, les policiers ont enquêtés à nouveau sur certaines de ces affaires et ont determinés que l'on avait injecté de la succinylcholine à ces patients peu avant qu'ils ne meurent.

Ce médicament est utilisé lorsqu'on intube un patient pour la respiration artificielle. Il cause une paralysie complète en moins de 90 secondes, empêchant la personne de respirer pour pouvoir mieux passer le tube. Mais, en dose trop élevée, il peut provoquer l'arrêt du coeur en moins de 10 minutes.

Williams nie les faits qui lui sont reprochés. Il a été arrêté lundi matin, sans incident, chez lui à Saint Peters (où il vit avec son épouse et leur bébé), dans la banlieu de Saint Louis et a été conduit à la prison du Comté de Boone. Il doit comparaître vendredi.

L'enquête a été menée conjointement par la police de Colombia, le FBI et par le Ministères des Anciens Combattants.

Les familles de certains des vétérans décédés avaient perdu espoir que leurs morts ne soient jamais expliquées. Ils ont appris l'arrestation de Williams avec soulagement.

Richard Williams

En 1992, une enquête du FBI et du Bureau de l'Inspecteur Général du Ministère des Anciens Combattants avait déterminé que 41 personnes étaient mortes à l'hôpital entre mai et août 1992, quand Williams travaillait. Les patients avaient 20 fois plus de "chance" de mourir lorsque Williams travaillait que lorsque les 11 autres infirmiers étaient présents. Pourtant, en 1993, l'exhumation de 13 personnes n'avait pas permis de déterminer les causes de leur mort. La plupart des victimes était des hommes de plus de 60 ans.
Les agents du Ministères ont commencé une autre enquête en 2001, en demandant de nouveaux tests sur des tissus prélevés sur les corps en 1993. Et, en mai 2002, le laboratoire des Services Médicaux Nationaux a indiqué que de la succinylcholine était présente dans les tissus des 10 patients décédés. Et Williams était seul à chaque fois que l'un de ces dix patients était mort.

En 1993, Williams avait affirmé au journal local, le Post-Dispatch, qu'on l'utilisait comme bouc-émissaire dans cette enquête. "Quelqu'un m'en veut" avait-il dit. Il avait expliqué qu'il travaillait souvent de nuit dans un service où la moitié des patients mourraient de cancer ou d'autres maladies graves. "Je ne suis pas coupable mais mon nom est étalé partout dans la presse. Et les gens pensent que c'est moi".
Williams avait été licencié de l'Hôpital des Vétérans et a travaillé durant les 18 derniers mois comme employé en comptabilité à la Panera Bread Company de Richmond Heights.

L'enquête est encore en cours en ce qui concerne les 30 autres patients décédés dans des conséquences suspectes.


11 juin : Une autre enquête est menée au Ashland Healthcare, où Richard Williams a travaillé de juillet 1993 à juillet 1994. Trente patients sont décédés durant cette période, alors que la maison de soins ne comportait que 60 lits. Six patients seulement sont morts en dix mois, après le départ de Williams, le 13 juillet 1994. Williams avait été licencié après un mauvais rapport d'inspection du Ministère des Personnes Agées.

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Le tueur en série Andrew Urdiales condamné à mort aux USA
Urdiales

Les jurés du comté de Cook ont décidé vendredi 31 mai qu'Andrew Urdiales, un ancien Marine de 37 ans, devait être condamné à mort pour les meurtres de deux femmes en 1996.
La décision du jury a été rendue une semaine après qu'ils aient rejeté l'argument de la défense : la démence. Ils ont condamnés Urdiales pour les meurtres "au premier degrès" de Lynn Huber, 22 ans, de Chicago, et de Laura Uylaki, 25 ans, de Hammond, toutes deux prostituées, dont les corps avaient été découvert dans le lac Wolf à Chicago (Indiana).

Urdiales, chargé de la sécurité d'un magasin à Chicago, a admit avoir assassiné Huber et Uylaki et s'être débarrassé de leurs corps. Il a également avoué avoir tué cinq autres femmes en Californie (lorsqu'il était dans l'Armée) et doit encore être jugé pour un autre meurtre dans lllinois.
Urdiales avait l'habitude de fréquenter les prostituées de Chicago. Pour ce qui est de Huber et Uylaki, il a attachés leurs mains et leurs pieds avec du ruban adhésif. Puis, il les a emmené dans un endroit isolé où il les a violées. Enfin, il les a poignardées et leur a tiré une balle dans la tête.

Durant les sept semaines qu'a duré ce procès, les avocats d'Urdiales ont affirmés qu'il était paranoïaque et déséquilibré, et qu'il croyait que la CIA lui avait ordonné de tuer grâce à un émetteur radio placé dans son crâne...
Mais le juge Edward Fiala a indiqué aux jurés qu'Urdiales avait prémédité et préparé ses meurtres, notamment en portant sur lui du ruban adhésif, ce qui n'est pas le comportement d'un psychothique ne pouvant résister à ses pulsions. Il a également indiqué qu'Urdiales ne ressent aucun remord et que, lorsqu'il a expliqué aux policiers comment il avait tué ses victimes, il n'a fait preuve d'aucun regret et, pire, d'aucune émotion.

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