JUIN 2003
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Un tueur de l'Ohio inculpé des meurtres de trois fillettes dans les années 80 (22 juin)
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L’ADN lie une sixième victime à Derrick Lee (20 juin)
- Le procès Dutroux commencera le 1er mars 2004
(20 juin)
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La police pense avoir trouvé le tueur en série de Jacksonville (19 juin)
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Affaire Alègre : le procureur dément des informations du Monde (17 juin)
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Un tueur en série Australien condamné à la perpétuité (14 juin)
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Les autorités de l'Oklahoma enquêtent sur un probable tueur en série (9 juin)
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Resendez affirme qu'un couple est emprisonné pour l'un de ses crimes (8 juin)
- Affaire Alègre: des vérifications pas à pas dans le tourbillon des soupçons (7 juin)
- Archives


Un tueur de l'Ohio inculpé des meurtres de trois fillettes dans les années 80
David Penton

La police de Plano (Texas) a inculpé un tueur d'enfant emprisonné dans l'Ohio, David Elliot Penton, 45 ans, ancien militaire, des enlèvements et des meurtres de trois fillettes dans la région de Dallas, il y a plus de 15 ans.

L'enquête sur les meurtres par strangulation de Christi Lynn Meeks, 5 ans, à Mesquite, Christie Diane Proctor, 9 ans, à Dallas, et Roxann Hope Reyes, 4 ans, à Garland, à la fin des années 1980, n'avait mené à rien.
Mais la police n'avait pas abandonné l'espoir d'arrêter un jour leur assassin. Elle a recommencé l'enquête et a finalement inculpé Penton.

En 1992, ce dernier a déjà été condamné à la perpétuité pour le meurtre d'une fillette de 9 ans, Nydra Ross, dans l'Ohio, commis en 1988.

En 1985, il était soldat, stationné à Fort Hood. Il avait été inculpé du meurtre de son fils de un mois, et avait plaidé coupable. Il avait été condamné à 5 ans de prison mais avait fait appel et s'était enfui.
Entre janvier 1985 et novembre 1987, trois fillettes avaient disparues dans la région de Dallas.
En 1988, lorsque la police avait de nouveau arrêté Penton, dans l'Ohio, il était devenu le suspect n°1 dans les meurtres de la région de Dallas : les trois fillettes étaient mortes de la même manière que Nydra Ross, dans l'Ohio. Malheureusement, à l'époque, les polices de Garland, Plano et Mesquite ne possédaient pas assez de preuves pour l'inculper.

Le procureur du Comté de Collin, John Roach, et la police n'ont pas voulu expliquer quelles preuves ils possédaient contre Penton, en expliquant qu'ils ne voulaient pas compromettre leur enquête.
Le Procureur a annoncé qu'il allait requérir la peine capitale.

Les familles des victimes ont expliqué qu'elles étaient soulagées d'apprendre l'inculpation de Penton.
En janvier 1985, Christi Meeks avait disparu alors qu'elle jouait à cache-cache devant l'immeuble où elle vivait avec sa mère. Son corps avait été découvert trois mois plus tard dans le lac Texoma.
En avril 1988, le corps de Christie Proctor avait été découvert dans un champ au sud de Plano, plus de 2 ans après sa disparition, alors qu'elle se rendait chez une amie.
En novembre 1987, Roxann Reyes avait été enlevée dans une allée alors qu'elle jouait devant l'appartement de ses parents. Son corps avait été découvert six mois plus tard à Murphy, à l'est de Plano.
Selon les enquêteurs, les trois fillettes avaient été violées et étranglées.

Le meurtre de Christi Meeks avait poussé les Etats-Unis à s'inquiéter des nombreuses disparitions d'enfants. La famille et les amis des Meeks avaient créé la "Fondation Christi Meeks pour les enfants disparus", qui avait fait paraître la photographie de la fillette sur des panneaux d'affichages, des cartons de lait et des affichettes.

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Le procès Dutroux commencera le 1er mars 2004
Dutroux
Le procès de Marc Dutroux débutera le 1er mars 2004, près de huit ans après le scandale de pédophilie qui avait choqué toute l'Europe, ont annoncé vendredi les autorités belges.

Il comparaîtra pour enlèvements, meurtres et viols devant la cour d'assises d'Arlon, dans le sud-est de la Belgique, aux côtés de sa femme Michelle Martin et de deux autres suspects. Le procès devrait durer au moins un mois.

Leur est reproché l'enlèvement de six fillettes, dont quatre sont mortes (Julie, Melissa, An et Eefje).

Marc Dutroux était en liberté conditionnelle pour l'enlèvement et le viol de mineurs au milieu des années 1980 lorsque se sont produits les crimes pédophiles au milieu des années 1990. Arrêté en 1996, il purge actuellement une peine de cinq ans ferme pour sa brève évasion de 1998 pendant une détention préventive.

Soupçonné d'être impliqué dans six kidnappings et quatre meurtres, il encourt la prison à perpétuité (Yahoo News).

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L’ADN lie une sixième victime à Derrick Lee
Lee
Des échantillons d’ADN lient Derrick Lee au meurtre d’une étudiante de l’Université de Baton Rouge, Geralyn DeSoto, 21 ans, qui avait été assassinée dans sa maison à Addis, le 14 janvier 2002.
DeSoto est donc la seconde victime de Lee, le tueur de Baton Rouge, après Gina Wilson Green et 5 mois avant Charlotte Murray Pace, sur un total de 6 victimes… pour le moment.

Le laboratoire de la police d’état n’avait pas été capable d’obtenir de l’ADN à partir d’objets trouvés chez DeSoto, après son meurtre. Mais un laboratoire privé de la Nouvelle Orléans, Reliagene Technologies, a pu extraire de l’ADN à partir des « matériaux » trouvés sous les ongles de DeSoto. L’ADN est celui de Lee.

La famille de DeSoto soupçonnait depuis longtemps que Geralyn était une victime du tueur en série et participait souvent au rassemblements mensuels devant le State Capitol, pour encourager la police à agir rapidement.

Geralyn DeSoto
La tante de Geralyn, Jackie Robert, a expliqué : « Cela a pris tant de temps aux gens pour nous écouter. Personne ne nous croyait. Et je crois que je suis vraiment en colère et j’espère que quelque chose sera fait parce qu’on nous avait dis qu’il n’y avait pas d’ADN ».
Dans une interview en novembre 2002, Jackie Robert avait expliqué qu’elle voyait de grandes similitudes entre le meurtre de sa nièce et celui de Charlotte Murray Pace. DeSoto et Pace ont été assassinées vers la même heure de la journée, entre midi et 14h. Comme Charlotte Pace, Geralyn DeSoto a été violemment battue et poignardée de nombreuse fois. Et elles ont été égorgées exactement de la même manière.

Lee a été accusé de viol par deux femmes depuis sont arrestation. La police continue d’enquêter afin de savoir si Lee peut être relié à d’autres affaires de viols et/ou de meurtres dans la région.

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La police pense avoir trouvé le tueur en série de Jacksonville
Durousseau

Paul Durousseau, 32 ans, chauffeur de taxi, est accusé d’avoir assassiné 6 femmes, 5 en Floride et une en Georgie, entre 1997 et 2003. Le procureur de Floride a annoncé que, durant l’audience préliminaire, il allait exposer l’affaire à un grand jury, présentant les crimes de Durousseau comme des meurtres au premier degré afin de requérir la peine de mort.
Durousseau, un grand homme noir et très mince, ex militaire, est né au Texas. Il a vécu à St Petersburg (Floride), Los Angeles (Californie), Fort Benning (Georgie) et en Allemagne. Il est marié avec une femme qu’il a rencontrée alors qu’il était dans l’Armée, basé en Allemagne, il y a 9 ans, et avec laquelle il a eu deux filles, âgées de 5 et 6 ans.
Ils habitent Jacksonville depuis environ 5 ans.
Ses six victimes étaient toutes noires, jeunes et belles, pleines de vie et d’avenir.

Durousseau a commencé à avoir des problèmes à Fort Benning, alors qu’il était dans le service de matériel de sa compagnie. En août 1997, il a été acquitté en court martial alors qu’il était accusé du viol, de l’enlèvement et de l’agression d’une jeune femme de 18 ans, à Columbus, en Georgie. Puis, il a plaidé coupable dans une autre affaire, où il avait recelé du matériel volé et l’Armée a abandonné deux accusations de « vol de la propriété du gouvernement ». Il a été démobilisé sans honneur pour « mauvaise conduite ».

Le premier meurtre de Durousseau a eu lieu à Columbus. Le corps nu de Tracy Habersham, une agent d’assurance de 26 ans, a été découvert le 7 septembre 1997 par un homme qui promenait son chien dans le quartier où la jeune femme avait grandi. Elle avait été vue pour la dernière fois deux jours plus tôt, lors d’une fête au club des sous-officiers de Fort Benning. La police pense qu’elle a été étranglée peu après la fin de la fête.

Après avoir été renvoyé de l’Armée, Durousseau et son épouse ont déménagé à Jacksonville, en Floride, où il a trouvé un emploi de chauffeur de taxi. En mai 1999, il a été arrêté après être entré chez quelqu’un et a passé deux jours en prison.

Le 24 juin 2001, il a été inculpé du viol d’une jeune femme de 19 ans habitant Jacksonville ainsi que de coups et blessures sur son épouse. Il a été condamné à… 50 jours de prison et de la liberté surveillée !
Début 2002, il a été arrêté et accusé de cambriolage mais a été acquitté par un jury.

En décembre 2002, les meurtres de Jacksonville ont commencés.
Nicole Williams, 18 ans, a été découverte le 18 décembre, étendue dans un fossé, enveloppée dans une couverture. Elle avait été étranglée. Selon sa grand-mère, elle était douce et d’un très bon caractère. Elle allait au lycée Andrew Jackson et voulait être coiffeuse.
Le 1er janvier 2003, le corps de Nikia Shanell Kilpatrick, 19 ans, enceinte, a été découvert dans son appartement. Elle avait été attache et étranglée. Ses deux jeunes enfants sont restés seuls dans l’appartement durant deux jours. Ils souffraient de malnutrition et Durousseau a également été inculpé de mauvais traitements à enfants.
Le 10 janvier 2003, Shawanda Denise McCalister, 20 ans, qui était elle-aussi enceinte, a été découverte attachée et étranglée dans son appartement. Elle vivait dans le même quartier que Kilpatrick et faisait des études pour devenir infirmière.
Selon le Lieutenant Rick Graham, chef de l’unité des homicides du Bureau du Shérif de Jacksonville, l’enquête a commencé à se rapprocher de Durousseau lorsque de plus en plus d’informations ont pointés vers lui, notamment le fait que l’une des victimes était montée dans son taxi.
Les deux dernières victimes, qui sont mortes à 10 jours de différence, ont été découvertes ensemble le 5 février 2003 dans un terrain vague. Surita Ann Cohen, 19 ans, et Jovanna Tyrica Jefferson, 17 ans, avaient toutes les deux été attachées.
Tout comme McCalister, elles avaient été vues pour la dernières fois avec un chauffeur de taxi. C’est l’indice qui permit de relier les meurtres à Durousseau. La police a commencé à sérieusement s’intéresser à lui. Une fouille de sa résidence précédente conduisit à la découverte d’un drap sur lequel on releva de l’ADN appartenant à Jovanna Jefferson. Les policiers qui fouillèrent le taxi de Durousseau y trouvèrent des bijoux appartenant à Surita Cohen et à Jovanna Jefferson. Les relevés des téléphones portables des deux femmes montraient qu’elles l’avaient appelé.

Le lendemain de la découverte des corps des deux jeunes femmes, la police a incarcéré Durousseau pour ne pas avoir respecté les conditions de sa liberté surveillée. L’une de ces conditions était qu’il devait suivre une thérapie concernant ses problèmes sexuels, et il ne l’avait pas fait.
Il a alors fallu plusieurs mois pour mettre les pièces du puzzle en place. La police a expliqué que des preuves ADN, du sperme, des analyses de fibre et d’autres relevés d’appels téléphoniques relient Durousseau aux deux autres meurtres.

Le shérif du comté de Duval, Nat Glover, a expliqué que les autorités locales sont persuadées que Durousseau est bien le tueur. La plupart des victimes ont été violées et Durousseau a utilisé un « nœud coulant particulier » pour en étrangler certaines. Durousseau devrait bientôt être inculpé du meurtre de Tracy Habersham en Georgie.

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Affaire Alègre : le procureur dément des informations du Monde
"Le procureur de la République de Toulouse, Michel Bréard, a démenti les "soi-disant informations" publiées lundi dans le journal "Le Monde" sur l'affaire Patrice Alègre.

Dans un communiqué diffusé mardi, le procureur souligne qu'il "dément formellement les prétendues constatations contenues dans cet article, regrette le manque manifeste de recoupements ayant précédé une telle annonce et s'interroge sur les buts poursuivis par la ou les personnes ayant fourni de tels renseignements".

Selon "Le Monde", les gendarmes auraient découvert plusieurs éléments matériels et des témoignages corroborant les récits des deux prostituées "Patricia" et "Fanny" sur la maison du lac de Noé (Haute-Garonne), à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse, décrite comme un des lieux de soirées sado-masochistes dans les années 90.

Ils auraient notamment découvert dans les murs, écrit le quotidien, plusieurs fixations d'anneaux.

Selon le quotidien, la nouvelle propriétaire de la maison a déclaré aux gendarmes qu'elle avait enlevé et jeté la moquette de certaines pièces car celle-ci était couverte de tâches brunâtres que la propriétaire a identifiées comme du sang séché.

La direction générale de la gendarmerie n'avait voulu faire pour sa part aucun commentaire lundi sur ces informations.

Depuis le début de la nouvelle affaire Alègre, c'est la première prise de position publique du procureur Bréard, qui s'était jusqu'ici refusé à communiquer avec la presse.

Il avait toutefois précisé à Reuters qu'il n'était "pas dans les intentions du parquet d'étouffer cette affaire" confiée à des juges en qui il avait "une confiance entière". "Dans ce dossier, tous les témoins doivent être écoutés. Mais, seulement, le temps médiatique n'est pas le temps judiciaire", avait-il dit". (Yahoo News)

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Un tueur en série Australien condamné à la perpétuité
Leonard John Fraser

Un tueur en série Australien ayant agit dans la province du Queensland a été condamné à la prison à vie.

La Court Supreme de Brisbane a expliqué que Leonard John Fraser, assassin de 3 femmes et une fillette, était condamné à "une sentence indéfinie", ce qui signifie qu'il restera en prison aussi longtemps que le voudra la Justice.

Leonard Fraser, 51 ans, a été condamné pour les meurtres de Beverly Leggo (37 ans), Sylvia Benedetti (19 ans) et Julie Turner (39 ans) dans la région de Rockhampton, entre décembre 1998 et avril 1999.

En requérant "une sentence indéfinie" pour chaque meurtre, le procureur Paul Rutledge a également demandé au juge Brian Ambrose d'imposer une peine minimum de 30 ans avant que Fraser ne puisse demander une libération sur parole.

Rutledge a décrit Fraser comme un sadique sexuel, une menace continuelle pour les femmes qui auraient la malchance de croiser sa route.
Il a ajouté que Fraser devait rester derrière les barreaux jusqu'à ce qu'il ne soit plus physiquement capable de faire du mal à qui que ce soit.
Le juge a suivi sa réquisition, ajoutant que Fraser était un psychopathe possédant un désir brutal de violenter les femmes, des plus âgées aux plus jeunes.

Fraser a subit une évaluation psychologique à la prison de Wolston, en attendant son procès, et le psychiatre a conclu qu'il est un "sadique sexuel résigné à passé le reste de sa vie ne prison. Son intérêt pour la violence sexuelle s'étend aux enfants".
Quatre autre rapports ont présentés Fraser comme un homme sans remord et sans aucune chance de réhabilitation depuis le début des années 1970.
Fraser a expliqué au psychiatre qu'il avait agressés des femmes dans la rue et les avait violées dans une forme de "rebellion", mais pas pour le plaisir sexuel.
Selon le detective David Hiskey, qui a passé des heures à l'interviewer, Fraser "un homme complexe au caractère changeant".

Durant son procès et lors de sa condamnation, Fraser est resté les bras croisés, l'air ennuyé, soupirant lorsque le Juge Ambrose lisait son long casier judiciaire.

Arrêté le 22 avril 1999, Fraser avait déjà été condamné à "une peine indéfinie" pour le meurtre d'une fillette de 9 ans, Keyra Steinhardt, en 1999.
Il avait également été inculpé du meurtre de Natasha Ryan, 14 ans, mais celle-ci a été découverte vivante chez son petit ami, durant le procès, et les charges ont été abandonnées.

Fraser ne pourra pas demander de libération sur parole avant son 81ème anniversaire.

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Les autorités de l'Oklahoma enquêtent sur un probable tueur en série
Situation de Lawton

Un tueur en série a-t-il frappé de nouveau ? C'est ce que les enquêteurs de Lawton tentent d'établir après le meurtre d'un femme dont le corps a été retrouvé dans une crique, la semaine dernière. Les enquêteurs ont remarqué de nombreuses similarités entre ce meurtre et quatre autres ayant eu lieu dans l'Oklahoma depuis 3 ans.
Pour s'en assurer, les différentes polices de cet état échanges leurs rapports afin d'établir des liens entre les victimes. Mais les enquêteurs affirment que similarités entre les morts sont justement les raisons pour lesquelles ces meurtres n'ont pas été résolus.

Depuis trois ans, quatre corps ont été découverts près de points d'eau dans l'Oklahoma, près d'un pont ou d'une crique. Et malgré les efforts ininterrompus de toutes les polices de cet état, l'assassin n'a toujours pas été arrêté.

On pense que les victimes, des prostituées, sont toutes originaires de la région de Lawton. La semaine dernière, un fermier a découvert le corps nu de Pamela Woodring, 34 ans, qui pourrait être la 5ème victime. Son corps reposait près d'une crique, au nord ouest de Lawton.

Johnny Philipps, du Bureau du Shérif du comté de Comanche, enquête sur deux des quatre meurtres. Selon lui, le style de vie des victimes complique le travail des enquêteurs : les prostituées disparaissent souvent et peu de gens s'en inquiètent; on les connait plus par leur surnom que sous leur véritable identité; elles voient tellement de clients que leurs amies ne font plus attention au physique des hommes avec qui elles partent... etc. De plus, les indices physiques ont disparus, particulièrement lorsque le meurtre a eu lieu dans un autre endroit que celui de la découverte du corps.

En avril, pourtant, les policiers avaient enfin eu un espoir. Philipps s'est rendu dans l'Arizona pour interroger Corey Morris, 24 ans, qui est accusé d'avoir assassiné plusieurs prostituées dans cet état, notamment à Phoenix. Il l'avait interrogé sur les meurtres de l'Oklahoma mais Morris avait refusé de parler. Le 5ème meurtre, s'il est relié aux quatre autres, prouverait qu'il n'est pas responsable.

L'enquête sur le meurtre de Pamela Woodring a été confiée au OSBI (Oklahoma State Bureau of Investigation) par le Shérif du comté de Kiowa. Dans le même temps, les enquêteurs attendent les résultats toxicologiques pour savoir si la jeune femme était droguée, comme certaines des quatre victimes. Tout comme les autres victimes, le corps de Pamela Woodring ne présentait aucune marque de blessures ni d'éraflures.

La première victime était Jane Chafton, 28 ans. Son corps a été découvert près d'une crique dans le comté de Stephens, le 10 août 1999.
Le corps de Casandra Ramsey, 25 ans, a été découvert sous un aqueduc, dans le comté de Jefferson, en mars 2000.
Le corps de Mandy Raite, 20 ans, a été découvert sous un pont, dans le comté de Comanche, en juin 2000.
Et le corps de Janice Buono, 19 ans, a été découvert près d'une crique, dans le comté de Comanche, en février 2002, à 5km de l'endroit où le corps de Mandy Raite avait été trouvé.
Le corps de Pamela Woodring a été découvert dans le comté de Kiowa, juste de l'autre côté du comté de Comanche.

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Resendez affirme qu'un couple est emprisonné pour l'un de ses crimes
Resendez

Depuis son arrestation, l'homme surnommé le "Railroad Killer" (le tueur du chemin de fer) a donné des informations cruiales aux autorités, qui ont ainsi pu résoudre quatre meurtres dans trois états différents, dont un pour lequel un autre homme avait été inculpé.

Toutefois, Angel Maturino Resendez, 43 ans, qui attend d'être exécuté dans une prison du Texas pour 14 meurtres, n'a pas convaincu les enquêteurs qu'il a commi le meurtre d'un homme, Darryl Kolojaco, en juin 1998, dans le comté de Harris (Texas). Les avocats de deux personnes condamnées à la perpétuité pour ce crime pensent que Resendez pourraient les aider à faire libérer leur client.

"Personne ne semble être intéressé par ces affaires" dit Maturino Rensedez. "Mais il y a une chose qu'on peut dire, c'est qu'ils ne peuvent pas prouver un meurtre que j'ai nié avoir commis".

En effet, les informations et les descriptions fournies par Resendez ont conduit à la découverte d'un corps en Floride et ont permis aux autorités de conclure qu'il avait commis deux meurtres dans cet état.

En tout, les enquêteurs pensent que Resendez est responsable de sept meurtres aux Texas, deux en Floride, deux dans l'Illinois et un en Californie, dans le Kentucky et en Georgie, tous à proximité de lignes de chemin de fer grâce auxquelles il voyageait d'un côté à l'autre des Etats-Unis. Un Texas Ranger avait forcé Resendez à traverser la frontière à El Paso et à se rendre le 13 juillet 1999, après des semaines de terreur.

Et pourtant, bien que Resendez ait avoué le meurtre de Darryl Kolojaco en donnant une description précise de la scène du crime et des événements, le procureur Wisner pense que ses affirmations font parties des quelques autres crimes dont il s'est illégitimement vanté.
Le procureur Wisner, qui a convaincu deux jurys différents de la culpabilité de l'épouse de Kolojaco et de son amant afin de toucher les 100 000 $ d'assurance vie, affirme que les informations fournies par Resendez sont erronées. Selon lui, Resendez a lu des rapports sur cette affaire ou a obtenu des détails par une autre personne, mais son histoire "ne tient pas debout".

L'assistant du procureur Lyn McClellan, qui a permi la condamnation de Resendez pour un meurtre de 1998, affirme que les autorités ont de bonnes raisons de douter de la véracité des affrimations du tueur en série. Elle-même ne connait que très peu l'affaire Kolojaco, mais explique : "Je pense que Resendez ferait n'importe quoi pour attirer l'attention. Il ne va pas laisser les gens l'oublier, discrètement".

Toutefois, les avocats de Diamantina Kolojaco (42 ans) et de son amant Andres Moscorro (27 ans) ont l'espoir qu'une cour de Justice prenne en compte le témoignage de Resendez. L'avocat de Moscorro affirme que son client a été menacé et forcé à avouer, après 9 heures d'interrogatoire ininterrompu, un crime qu'il n'a pas commi. L'avocat de Mme Kolojaco explique quant à lui que sa cliente était affolée, a été induite en erreur par les enquêteurs et a signé une confession écrite qui ne correspondait pas a sa déclaration verbale.
L'un des enquêteur, le detective Charle Leithner, a nié le fait que les confessions aient été obtenues sous la menace. Il affirme que le couple cherche désespérément à s'en sortir.

Les enquêteurs pensent que Diamantina Kolojaco a emmené ses deux garçons avec elle dans un appartement où elle rencontrait Moscorro, à Pasadena, alors que Moscorro allait chez Kolojaco peu après minuit pour lui fracasser le crâne avec un tuyau.
Resendez maintient que Darryl Kolojaco l'a prit en stop après le travail, puis l'a ramené chez lui où il lui a fait une proposition de relations homosexuelles, ce qui collerait avec les affirmations de Diamantina Kolojaco, selon lesquelles son défun mari était bisexuel.
En 2001, dans une lettre au juge de son procès, Bill Harmon, Rensendez a décrit de façon exacte la maison des Kolojaco, "près d'une citerne à eau, avec deux clôtures stylées autour du jardin et quelques grands arbres qui touchaient presque la maison". Il a ajouté : "Je me demande si Diamantina Salinas Kolojaco va être libérée pour le meurtre que j'ai commi".

Mais selon le procureur Wisner, Darryl Kolojaco n'avait pas de voiture ce soir-là et n'aurait pas pu prendre Resendez en stop. De plus, Resendez a mal prononcé le prénom de Kolojaco.

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Affaire Alègre: des vérifications pas à pas dans le tourbillon des soupçons
Alègre
"L'avalanche des révélations dans la nouvelle affaire Alègre s'est quelque peu atténuée cette semaine, accordant un peu plus de place médiatique au travail de vérification des juges et des gendarmes, mais toujours au milieu d'un tourbillon de soupçons.

Les révélations ont culminé il y a une semaine avec l'aveu des meurtres en 1992 de Line Galbardi et du travesti Claude Martinez par le tueur en série, et sa mise en cause de Dominique Baudis dans l'organisation de l'assassinat de Claude Martinez, rapportée par l'avocat de l'ancien maire de Toulouse, Me Francis Szpiner.

Patrice Alègre expliquait dans une lettre à Karl Zéro (Canal +), que Martinez détenait des cassettes de soirées sado-masochistes et qu'il avait "été chargé d'aller récupérer les cassettes (...) et de (le) faire taire".

Ses aveux confirmaient pour la première fois une partie des déclarations de deux ex-prostituées "Patricia" et "Fanny", qui accusent Alègre d'avoir été l'homme de main d'un réseau criminel impliquant des policiers, magistrats et notables toulousains.

Le procureur général Jean Volff, cité comme participant à des "soirées sado-masochistes", a rejeté ces accusations mais admis être dans "une position intenable" et a été remplacé.

Son successeur Michel Barrau, ancien procureur de Créteil est à son poste depuis mardi, mais la machine judiciaire ne s'est pas emballée, alors que Me Szpiner demandait au juge d'instruction Serge Lemoine "de procéder le plus rapidement possible à la mise en examen" de M. Baudis, "seul moyen pour se défendre" face à la "calomnie".

Le juge Lemoine a entendu jeudi un ancien commissaire de la sûreté urbaine de Toulouse et deux de ses collègues sur l'organisation des services de police toulousains à l'époque des crimes. Il a aussi entendu Alègre en début de semaine, sur le meurtre, qu'il nie, d'une prostituée, en 1990.

Du côté des juges chargés de l'information judiciaire pour "proxénétisme en bande organisée" portant notamment sur les possibles viols et tortures des soirées sado-maso, Thierry Perriquet a de nouveau entendu "Fanny", sans nouvelle révélation.

Les gendarmes de la cellule d'enquête Homicide 31, dont les effectifs sont passés ces dernières semaines de neuf à une quarantaine, ont procédé à plusieurs vérifications sur le terrain.

La recherche de cassettes les avait conduit le 25 mai à la Rochelle, puis sur un espace vert toulousain avec un nommé "Djamel" : sans résultats. Le témoin a été écroué depuis pour "témoignage mensonger".

D'autres fouilles ont été conduites le 20 mai, puis mercredi et jeudi dans un sous-bois près de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), mais sans succès, selon la gendarmerie.

Les informations traquées par l'ensemble des media en l'absence de communication officielle favorisent la multiplication des débats par voie de presse : lundi le procureur adjoint de Montauban, Marc Bourragué, niait "toute implication", assurant avoir appris dans la presse que le tueur en série "l'aurait cité comme commanditaire d'un assassinat".

Jean Volff annonçait mardi dans l'Est Républicain qu'il allait se constituer partie civile pour "obtenir justice et réparation".

L'annonce par la Dépêche et le Figaro d'une "visite" du bureau du juge Lemoine le jeudi de l'Ascension a suscité un regain d'émotion. Le président du TGI et le procureur ont publié un communiqué assurant que le bureau du magistrat avait été nettoyé "dans le cadre de l'entretien habituel". (Yahoo News)

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