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"L'avalanche
des révélations dans la nouvelle affaire Alègre
s'est quelque peu atténuée cette semaine, accordant
un peu plus de place médiatique au travail de vérification
des juges et des gendarmes, mais toujours au milieu d'un tourbillon
de soupçons. Les
révélations ont culminé il y a une semaine
avec l'aveu des meurtres en 1992 de Line Galbardi et du travesti
Claude Martinez par le tueur en série, et sa mise en cause
de Dominique Baudis dans l'organisation de l'assassinat de Claude
Martinez, rapportée par l'avocat de l'ancien maire de Toulouse,
Me Francis Szpiner.
Patrice Alègre
expliquait dans une lettre à Karl Zéro (Canal +),
que Martinez détenait des cassettes de soirées sado-masochistes
et qu'il avait "été chargé d'aller récupérer
les cassettes (...) et de (le) faire taire".
Ses aveux confirmaient
pour la première fois une partie des déclarations
de deux ex-prostituées "Patricia" et "Fanny",
qui accusent Alègre d'avoir été l'homme de
main d'un réseau criminel impliquant des policiers, magistrats
et notables toulousains.
Le procureur
général Jean Volff, cité comme participant
à des "soirées sado-masochistes", a rejeté
ces accusations mais admis être dans "une position intenable"
et a été remplacé.
Son successeur
Michel Barrau, ancien procureur de Créteil est à son
poste depuis mardi, mais la machine judiciaire ne s'est pas emballée,
alors que Me Szpiner demandait au juge d'instruction Serge Lemoine
"de procéder le plus rapidement possible à la
mise en examen" de M. Baudis, "seul moyen pour se défendre"
face à la "calomnie".
Le juge Lemoine
a entendu jeudi un ancien commissaire de la sûreté
urbaine de Toulouse et deux de ses collègues sur l'organisation
des services de police toulousains à l'époque des
crimes. Il a aussi entendu Alègre en début de semaine,
sur le meurtre, qu'il nie, d'une prostituée, en 1990.
Du côté
des juges chargés de l'information judiciaire pour "proxénétisme
en bande organisée" portant notamment sur les possibles
viols et tortures des soirées sado-maso, Thierry Perriquet
a de nouveau entendu "Fanny", sans nouvelle révélation.
Les gendarmes
de la cellule d'enquête Homicide 31, dont les effectifs sont
passés ces dernières semaines de neuf à une
quarantaine, ont procédé à plusieurs vérifications
sur le terrain.
La recherche
de cassettes les avait conduit le 25 mai à la Rochelle, puis
sur un espace vert toulousain avec un nommé "Djamel"
: sans résultats. Le témoin a été écroué
depuis pour "témoignage mensonger".
D'autres fouilles
ont été conduites le 20 mai, puis mercredi et jeudi
dans un sous-bois près de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques),
mais sans succès, selon la gendarmerie.
Les informations
traquées par l'ensemble des media en l'absence de communication
officielle favorisent la multiplication des débats par voie
de presse : lundi le procureur adjoint de Montauban, Marc Bourragué,
niait "toute implication", assurant avoir appris dans
la presse que le tueur en série "l'aurait cité
comme commanditaire d'un assassinat".
Jean Volff annonçait
mardi dans l'Est Républicain qu'il allait se constituer partie
civile pour "obtenir justice et réparation".
L'annonce par
la Dépêche et le Figaro d'une "visite" du
bureau du juge Lemoine le jeudi de l'Ascension a suscité
un regain d'émotion. Le président du TGI et le procureur
ont publié un communiqué assurant que le bureau du
magistrat avait été nettoyé "dans le cadre
de l'entretien habituel". (Yahoo
News)
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