- Un français, Michel Fourniret, aurait tué sept fillettes - 30 juin
- Le rideau tombe sur Dutroux, condamné à perpétuité - 21 juin
- Dutroux coupable sur toute la ligne, confusion sur le réseau - 17 juin
- Un tueur en série chinois, ex chauffeur de taxi, exécuté - 16 juin
- Le procureur du comté de Lehigh possède une liste des victimes de Cullen - 15 juin
- Des meurtres d’enfants font craindre qu’un tueur en série puisse de nouveau terrifier Lahore - 12 juin
- Un assassin inculpé de 2 meurtres de femmes grâce à son ADN - 8 juin

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Un français, Michel Fourniret, aurait tué sept fillettes - 30 juin
Fourniret

La justice française va rouvrir de nombreux dossiers criminels non résolus après les aveux en Belgique d'un Français, Michel Fourniret, qui a reconnu sept assassinats, principalement de fillettes.
Les Pays-Bas ont également fait savoir qu'ils allaient demander des informations à la police belge, à la suite d'affaires non élucidées.

Michel Fourniret, un garde forestier de 62 ans condamné en France dans les années 80 pour des viols de mineures, est incarcéré en Belgique depuis un an, après une agression contre une jeune fille.
Sa femme l'a accusé le 22 juin de neuf assassinats au total, dont huit en France.
Des policiers français continuaient jeudi à Dinant (Belgique) à interroger le suspect, qui a reconnu sept crimes mais garde le silence sur les autres dont sa femme l'accuse.

Les enquêteurs français soupçonnent Fourniret d'avoir fait au moins dix victimes en France et en Belgique : huit fillettes ou adolescentes, et deux adultes, dont la compagne d'un membre présumé du groupe d'extrême gauche Action directe.
Yves Charpenel, le procureur général de Reims (Marne), a toutefois souligné qu'aucun élément matériel n'étayait pour l'instant les déclarations du suspect et de sa femme.
"Comme il est pervers et manipulateur, nous n'écartons pas qu'il puisse chercher à nous promener", a-t-il dit.

Des militaires et des engins de terrassement ont été mobilisés jeudi soir pour tenter de retrouver dans les Ardennes françaises les cadavres des victimes présumées. Ces recherches ne devraient pas commencer avant vendredi au plus tôt, a ajouté le procureur.

Le parquet de Reims a rouvert l'enquête sur l'assassinat de Fabienne Leroy, une jeune femme enlevée, tuée par balle et retrouvée morte dans une forêt près du camp militaire de Mourmelon (Marne) en août 1988.
Selon l'avocat de sa famille, Me Gérard Chemla, Michel Fourniret et son épouse ont avoué le rapt de la jeune étudiante. Cette affaire, où un autre suspect a été incarcéré durant plusieurs mois, semble prescrite, un non-lieu ayant été prononcé en 1992.
Dans ce dossier, Michel Fourniret a expliqué qu'il avait repris à dessein le mode opératoire utilisé pour les assassinats de huit jeunes hommes entre 1980 et 1987 dans la région, imputés à l'adjudant Pierre Chanal, qui s'est suicidé le 15 octobre dernier à Reims à l'ouverture de son procès.

Michel Fourniret a également avoué le meurtre d'une lycéenne de 17 ans, Isabelle Laville, disparue en décembre 1987 dans l'Yonne, département où plusieurs jeunes filles ont aussi disparu dans les années 70 et 80. Sept de ces disparitions sont imputées à Emile Louis, un ancien chauffeur de car qui doit être jugé en novembre prochain.

L'ARGENT D'ACTION DIRECTE POUR ACHETER UN CHATEAU ?
Le forestier français a dit aussi avoir tué Jeanne-Marie Desramault, une fillette disparue en 1989 à Charleville-Mézières (Ardennes), ainsi qu'une jeune fille de 13 ans, Natacha Danais, retrouvée morte en novembre 1990 sur une plage près de Nantes.
Il s'accuse aussi de l'assassinat en région parisienne d'un automobiliste, qu'il a dépouillé de tout son argent. Le parquet de Reims dit avoir retrouvé un dossier qui correspondrait à son récit mais n'a pas donné l'identité de l'éventuelle victime.

Enfin, Michel Fourniret a avoué avoir tué la compagne d'un homme rencontré en prison entre 1984 et 1987, Jean-Pierre Hellegouarch, qu'il présente comme le trésorier du groupe clandestin d'extrême gauche Action directe.
Selon le forestier, celui-ci l'aurait adressé à sa compagne afin qu'ils exhument ensemble, à la sortie de prison de Michel Fourniret en 1987, le "trésor de guerre" d'Action directe, constitué après des attaques de banque.
Michel Fourniret affirme qu'il aurait tué la compagne et fait main basse sur l'argent, utilisé ensuite pour acheter le château de Donchery. L'histoire, qui paraît "extravagante" au parquet de Reims, est en cours de vérification.

En Belgique, le Français dit avoir tué Elisabeth Brichet, 12 ans, disparue en 1989 près de Namur.

Sur les autres dossiers, il garde le silence.
Il s'agit des assassinats de Céline Saison et de Mananya Thumpong, disparues respectivement à Charleville, en 2000, et à Sedan, en 2001, et dont les corps ont été retrouvés dans des bois de la région.

Son épouse parle aussi d'une fille au pair qui aurait résidé chez le couple au début des années 90 et aurait disparu mystérieusement. La police belge n'a trouvé personne correspondant aux dates et aux lieux des faits supposés.

L'examen juridique des dossiers français a été engagé. Certaines affaires pourraient être prescrites mais la justice a promis aux familles de faire des enquêtes, même si elle ne pourra pas organiser de procès.

Michel Fourniret a été condamné dans les années 80 à sept ans de prison, dont deux avec sursis, par la cour d'assises de l'Essonne. Incarcéré finalement pendant trois ans, de 1984 à 1987, il a rencontré en détention son épouse, visiteuse de prison.

Il n'a ensuite plus fait parler de lui, résidant dans les Ardennes françaises avant de gagner la Belgique en 1992. Il y a été arrêté en juin 2003 après l'enlèvement à Ciney, dans le sud du pays, d'une jeune fille qui était parvenue à s'échapper après avoir subi des attouchements. (Reuters)

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Le rideau tombe sur Dutroux, condamné à perpétuité - 21 juin

La grille de la prison d'Arlon s'est refermée mardi sur Marc Dutroux, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration, le viol et l'assassinat de plusieurs fillettes.

Les jurés de la Cour d'assises de cette petite ville belge, où la vie a été rythmée pendant près de quatre mois par le procès, ont mis un point final à une affaire qui a bouleversé le pays depuis la découverte de cinq cadavres pendant l'été 1996.

En trois heures, ils ont tiré pour les peines les conséquences de leur premier verdict sur la culpabilité, rendu la semaine dernière, même si les co-accusés du psychopathe ont bénéficié d'une relative clémence qui a choqué certains parents.

"Marc Dutroux, vous avez été condamné au maximum de la peine," a annoncé le président de la Cour, Stéphane Goux. "Je crois que vous vous en sortez quand même mieux que la plupart de vos victimes, qui ne font plus partie du monde des vivants."

Le jury l'avait jugé coupable de l'enlèvement, de la séquestration et du viol de Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia. Seules ces deux dernières ont survécu et ont assisté presque de bout en bout au procès de leur bourreau.

Dutroux a donc été condamné à la perpétuité pour l'assassinat d'An, d'Eefje et d'un complice, Bernard Weinstein, peine assortie d'une clause qui permettra au gouvernement de le maintenir en prison pendant dix ans dans le cas - très hypothétique - d'une libération conditionnelle.

Julie et Melissa, dont les corps ont été retrouvés dans le jardin de Dutroux, seraient mortes de faim dans la cache de sa cave entre décembre 1995 et mars 1996, pendant que Dutroux était en prison dans le cadre d'une autre affaire.

Sans montrer la moindre émotion derrière l'épaisse vitre blindée de son box, l'homme le plus haï de Belgique avait voulu plaider une dernière fois sa cause lorsque Stéphane Goux, lui a donné la parole avant l'entrée du jury en délibération.


"CAMPAGNE MEDIATIQUE"


"Pour l'histoire, j'affirme que je n'ai pas violé Julie et Melissa et que je continue à chercher la vérité pour An, Eefje et Weinstein," a-t-il clamé dans le micro, vêtu des mêmes habits qu'au premier jour de son procès, le 1er mars dernier. "Je crierai mon innocence jusqu'à ma mort sur ces points-là."

S'il a reconnu quatre des six enlèvements ainsi que les viols de Sabine et Laetitia, libérées le 15 août 1996 de sa cache, il affirme avoir trouvé un jour Julie et Melissa chez lui, qu'il aurait protégés d'un "réseau" en les cachant.

Quant à An et Eefje, avait-il dit à l'audience, elles ont été emmenées un jour de septembre 1995 par des membres de ce réseau de pédophilie dont il dit n'avoir été qu'un rouage.

Le pédophile a laissé entendre qu'il ne s'en tiendrait pas là, contrairement à ses avocats, qui ont annoncé leur intention de ne pas introduire un pourvoi en cassation.

"Comment passer sous silence la campagne médiatique qui a ignoré ma présomption d'innocence?", a-t-il expliqué en faisant allusion aux deux commissions d'enquête parlementaires et à la large diffusion dans la presse des 400.000 pages du dossier.

Son ex-épouse, Michelle Martin, qui n'a pas bénéficié de circonstances atténuantes, a été condamnée à 30 ans de prison, et son complice, Michel Lelièvre, à 25 ans.


LE "SILENCE" DE L'EPOUSE COMPLICE


Les jurés ont estimé que la première, qui s'est présentée en victime de son mari violent, savait tout de ses agissements mais n'avait rien fait pour arrêter la course infernale du prédateur.

Circonstance aggravante, cette institutrice de formation n'a pas nourri Julie et Melissa enfermées dans la cache pendant que son mari était en prison, alors qu'elle nourrissait ses chiens.

"Je n'ai rien voulu de ce qui est arrivé," a-t-elle dit dans sa dernière déclaration. "Maintenant tout a été dit. Le silence est l'attitude la plus décente à avoir."

Michel Lelièvre, un toxicomane qui a participé aux enlèvements d'An, d'Eefje, de Sabine et Laetitia, a accepté sa peine un peu moins lourde que le maximum de 30 ans.

La véritable surprise est venue de la légèreté de la condamnation de l'homme d'affaires véreux Michel Nihoul, qui a été acquitté pour les enlèvements d'enfants, ce qui a permis d'écarter la thèse du réseau même si la majorité des jurés - sept contre cinq - l'avaient jugé coupable de cette prévention.

En droit belge, cela ne constitue pas une majorité et les magistrats professionnels s'étaient rangés à la minorité.

Nihoul a été condamné à cinq ans de prison pour trafic de drogue et d'êtres humains, mais n'a pas été arrêté à l'audience.

Les parties civiles, divisées sur l'existence d'un réseau, ont exprimé une satisfaction mitigée après le verdict.

"Ça va mettre un point final à cette histoire. Ca fait neuf ans que ça dure, il est temps que ça se termine," a expliqué à la télévision RTL-TVI Jeannine Lejeune, la grand-mère de la petite Julie, morte alors qu'elle n'avait que neuf ans.

Mais les parents de plusieurs victimes étaient moins définitifs en soulignant que, si Dutroux avait été condamné, les autres accusés pourraient être libérés un jour.

Après huit ans de détention préventive, Martin et Lelièvre pourront théoriquement bientôt demander leur libération conditionnelle, après avoir purgé un tiers de leur peine.

"Je suis déçu," a déclaré Paul Marchal, le père d'An. (AFP)

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Dutroux coupable sur toute la ligne, confusion sur le réseau - 17 juin
Dutroux

Marc Dutroux a été déclaré jeudi coupable sur toute la ligne, provoquant le soulagement des survivantes et des parents des quatre victimes malgré la confusion qui règne sur l'existence d'un réseau.

Après plus de trois mois de procès et trois jours de délibérations dans une caserne militaire, la présidente du jury de la Cour d'assises d'Arlon a répondu "oui" à la quasi-totalité des 243 questions dans un silence de cathédrale.

- "Oui", Marc Dutroux a bien enlevé, séquestré et violé Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia, alors qu'il n'avait jamais reconnu l'enlèvement des deux premières, ni leur viol.
- "Oui", il a bien assassiné An et Eefje, dont les cadavres ont été retrouvés sur ses indications en septembre 1996, alors qu'il prétendait qu'elles avaient été emmenées vivantes par deux de ses complices pour une destination inconnue un jour de 1995.
- "Oui", il est bien indirectement responsable de la mort de Julie et Melissa, mortes de faim dans sa cache alors qu'il purgeait une peine de prison pour une autre affaire puisque sans leur enlèvement et leur séquestration elle seraient vivantes.
- "Oui", il a bien assassiné Bernard Weinstein, un de ses complices qu'il présente comme son "ami" le plus cher.
Pour toutes ces charges, il risque une condamnation aux travaux forcés à perpétuité qui devrait être prononcée la semaine prochaine par les jurés de la Cour d'assises.

Les parents des victimes, qui sont allées au bout de la fatigue, se sont montrées soulagées d'obtenir une "vérité judiciaire" au moins partielle alors qu'elles avaient pour certaines vivement critiqué une enquête "bâclée".
"Je suis très content," a déclaré le père d'An, Paul Marchal, à la télévision RTL-TVI. "Les jurés ont dit que c'était Dutroux qui avait tué (ma) fille. C'est un soulagement."

L'ex-épouse du pédophile, Michelle Martin, qui savait tout mais n'a rien dit, est également jugée coupable de faits qui pourraient lui valoir une peine de 35 années de prison.
Cette femme soumise et battue, qui allait nourrir ses chiens mais a laissé Julie et Melissa mourir de faim, est considérée comme co-auteur de la séquestration des fillettes, tout comme Michel Lelièvre, le complice de Dutroux pour quatre enlèvements.
La grand-mère de Julie, Jeanine Lejeune, pleurait de joie sur les marches du palais de justice d'Arlon après avoir appris la décision des 132 jurés de la Cour d'assises.
"J'avais promis sur le cercueil de ma petite-fille que je la vengerais," a-t-il déclaré. "C'est par ceci que ma vengeance se fait. Je ne savais pas que j'allais être aussi soulagée.

Mais des doutes continuent à subsister sur l'existence d'un réseau de pédophilie dont le symbole était, dans le box des accusés, l'homme d'affaires véreux Michel Nihoul.
Cet escroc condamné à de multiples reprises comparaissait libre mais Dutroux le présentait comme le commanditaire des rapts d'enfants et le ministère public l'accusait d'avoir participé à l'enlèvement de Laetitia Delhez en août 1995.
Sept jurés sur 12 ont suivi cette thèse privilégiée par la grande majorité des Belges, mais en droit belge cela ne suffit pas pour qu'une décision positive soit prise.
La question a donc été tranchée par le président de la Cour et deux magistrats professionnels, qui se sont rangés du côté de la minorité à la grande déception de certaines parties civiles.

Paul Marchal s'est malgré tout déclaré satisfait.
"Ça veut dire qu'une majorité de jurés pense qu'il est coupable," a-t-il déclaré. "Moi, je peux vivre avec ça."

Mais un couac de taille est alors intervenu.
L'avocat-général, Jean-Baptiste Andries, a fait remarquer que la majorité des jurés ayant répondu positivement à la question de savoir si Nihoul était bien auteur ou co-auteur de l'enlèvement de Laetitia ou de l'association de malfaiteurs, ils n'ont pas répondu à la question subsidiaire en cas de réponse négative, qui portait sur sa complicité pour ces charges.
Les jurés ont été renvoyés en délibération dans leur caserne et il reste possible que Nihoul soit considéré comme complice, ce qui redonnerait des couleurs à la thèse du réseau.
En attendant, le verdict n'a pas encore été prononcé et le ministère public n'a pas pu entamer son réquisitoire sur les peines, sur lesquelles les jurés se prononceront soit vendredi, soit, plus vraisemblablement, la semaine prochaine. (Reuters)

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Un tueur en série chinois, ex chauffeur de taxi, exécuté - 16 juin

Un ancien chauffeur de taxi de Beijing a été exécuté après avoir été reconnu coupable des meurtres de plusieurs jeunes femmes, dont des prostituées, qu’il a également démembrées, après les avoir attirées chez lui.
Li Pingping, 44 ans, a invité quatre “call girls” dans des clubs locaux et les a tuées après avoir couché avec elles, chez lui, entre novembre 2002 et avril 2003.

La police a découvert les corps démembrés dans une benne à ordures près de sa maison.

Il a expliqué avoir assassiné ces jeunes femmes “parce qu’elles se faisaient de l’argent plus facilement que les chauffeurs de taxi ».

Li était également accusé d’avoir tué son ancien employeur, Song Shutian, ainsi que l’épouse et la fille de celui-ci, après que Shuitan l’ai licencié en mai 1995. On ne sait malheureusement pas si Li Pingping a été reconnu coupable de ces trois meurtres.

Il avait été placé en liberté surveillée durant un an pour harcèlement sexuel en 1980 et emprisonné durant six mois en 1985 pour vol.

Son épouse, Dong Meirong, a été condamnée à 15 ans d’emprisonnement pour avoir aidé son mari à assassiner les jeunes femmes.

L’exécution de Li Pingping survient après que plusieurs affaires de tueurs en série aient choqué la population chinoise. En 2003, un homme avait été arrêté pour les meurtres de 67 personnes et un autre pour avoir étranglé 17 enfants.
Début juin 2004, un homme a avoué avoir étranglé 18 jeunes femmes, les avoir violées et avoir volé leur argent, après avoir été trompé par sa petite amie.

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Le procureur du comté de Lehigh possède une liste des victimes de Cullen - 15 juin
Charles Cullen

Le procureur du comté de Lehigh (Pennsylvanie), James Martin, a identifié une liste de patients qui, selon lui, auraient reçu des overdoses mortelles de médicaments, administrées par l’ancien infirmier Charles Cullen (voir actualité décembre 2003). Il a cependant ajouté avoir besoin de plus de temps pour enquêter afin de produire des charges formelles.
Cullen a avoué avoir assassiné au moins 40 patients dans les différents hôpitaux de Pennsylvanie et du New Jersey dans lesquels il a travaillé durant 16 ans.

Afin d’éviter la peine capitale, Cullen a accepté un marché et a plaidé coupable de 17 meurtres. Il a également plaidé coupable de 3 tentatives et a promis d’avouer aux procureurs des autres comtés où il a travaillé s’il avait tué d’autres patients.

Le procureur Martin a expliqué que les enquêteurs avaient interrogé Cullen plusieurs fois et pensent avoir identifié toutes les victimes qu’il aurait assassinées dans le seul comté de Lehigh. Il a ajouté que les spécialistes du laboratoire criminel du comté allaient maintenant devoir examiner les preuves scientifiques obtenues.

Selon Cullen, son premier meurtre aurait eu lieu au Warren Hospital de Phillipsburg en 1993 et le plus récent aurait été commis en 2003, au Somerset Medical Center de Somerville.

Cullen, 44 ans, a travaillé dans trois établissements hospitaliers dans le comté de Lehigh à partir de 1998. Il a été licencié du second hôpital pour n’avoir pas respecté les horaires et les doses des médicaments. Il a démissionné d’un hôpital d’un autre comté en 2000. Revenu dans le comté de Lehigh, il a de nouveau démissionné lorsque les dirigeants de l’établissement l’ont soupçonné d’avoir volé des médicaments…

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Des meurtres d’enfants font craindre qu’un tueur en série puisse de nouveau terrifier Lahore - 12 juin
Javed Iqbal

Une série de meurtres d’enfants dans la ville de Muridke, adjacente de Lahore (Pakistan), provoque la peur et la colère de la population car ils rappellent ceux attribués à Javed Iqbal en 1999. Ce dernier avait admis avoir tué plus de 100 garçons à Lahore et avoir dissous leur corps dans de l’acide. Bien que la police n’ait jamais pu apporter de preuves solides pour étayer ces aveux, l’insuccès à découvrir la moindre des victimes vivantes a ajouté un poids considérable à la confession d’Iqbal. Il se serait suicidé en prison en 2002, mais il a été avancé qu’il aurait été assassiné par d’autres prisonniers ou par des gardiens de prison…

Ces meurtres d’enfants à Muridke ont ravivé les mauvais souvenirs. En deux mois, cinq garçons ont été agressés, dont quatre sont morts, tous dans le même quartier. Tous les enfants appartenaient à des familles ordinaires, de classe moyenne. La dernière victime, Shan, 8ans, a été poignardé à la poitrine et au visage, comme les autres garçons.
Les commissariats de police ont été attaqués par des habitants rageurs qui protestaient contre l’incapacité de la police à protéger les enfants. La population a défilé dans la ville jusqu’au poste de police, qui a été bombardé de pierres. D’autres mouvements de protestations ont été organisés auparavant et ont abouti à la mort d’une personne après que la police ait utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques pour disperser la foule. Les mauvaises relations entre la police et les habitants de Muridke compliquent l’enquête.

Deux hommes ont été arrêtés en avril et en mai et inculpé des meurtres de 3 autres enfants de Muridke. La police a affirmé que ces hommes étaient membres d’un culte secret et seraient impliqués dans des meurtres rituels.
Le dirigeant de la police du district de Sheikhupura, Nawaz Warraich a affirmé que les meurtres étaient sans doute l’œuvre d’un tueur en série. Il a ajouté que le mode opératoire était le même pour tous les enfants assassins, âgés de 6 à 8 ans, qui ont été poignardés à mort.

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Un assassin inculpé de 2 meurtres de femmes grâce à son ADN - 8 juin
Un meurtrier condamné pour le meurtre d'un homme, Bobby Robertson, dans son appartement, en 1994, et qui a affirmé avoir “fait la paix avec Dieu” a été inculpé des meurtres de deux femmes, commis en 1987 et en 1990.
Clifton Ray Jr., qui devait être libéré sur parole le 27 juin 2004, est interrogé à Kansas City au sujet des meurtres de Deborah D. Taylor, le 11 décembre 1987, et de Joycie Flowers, le 23 mai 1990.
Clifton Ray

Ray, 45 ans, avait été suspecté du meurtre de Joycie Flowers peu après les faits, mais avait du être relâché par manque de preuves. Michael D. Sanders, le procureur du comté de Jackson, a expliqué que le laboratoire criminel du comté a permis de relié l’ADN de Clifton Ray à celui du tueur, collecté sur les victimes à l’époque des crimes.
Sanders a expliqué qu’il n’est pas encore prêt à considérer Ray comme un tueur en série « mais si vous suivez les standards du FBI, vu qu’il aurait fait 3 victimes, il pourrait être ainsi qualifié ».
Les archives montrent également qu’il a été suspecté dans trois autres homicides dans les années 1980 et de trois autres dans les années 1990.
Il semble que certains des meurtres attribués à Clifton Ray soient reliés à des meurtres attribués à Lorenzo Gilyard, qui a été inculpé au début de l’année des meurtres de 12 femmes et fillettes entre 1977 et 1993.
« Il existe des similarités entre la méthode d’opération de M. Ray et celle de M. Gilyard. Mais nous ne disons pas qu’il y a une connexion entre eux. L’enquête est en cours ».
Auparavant, les autorités ont dévoilé que Gilyard et Ray ont pu être amis ou collègues de travail. Récemment, un porte-parole du « Deffenbaugh Disposal Service », l’employeur de Gilyard, a expliqué que Ray n’a jamais travaillé pour cette société.
Clifton Ray n’a pas prononcé un mot lors de sa courte apparition devant la cour et son avocat a plaidé non coupable.

En décembre 1987, des enfants ont découvert un corps allongé sur le dos dans un terrain vague, non loin d’une avenue. Deborah D. Taylor, 27 ans, était vêtue et avait été étranglée. Des techniciens du laboratoire criminel ont prélevé de l’ADN sur les cuisses de la victime et sur un morceau de tissu abandonné près de son corps. Malheureusement, les enquêteurs n’ont pas pu, à l’époque, inculper un suspect. Taylor était une résidente du quartier, inscrite à l’Université de Pittsburg, et qui avait deux sœurs.
Trois ans plus tard, un autre corps avait été découvert dans un terrain vague de Kansas City, non loin d’une avenue. Le corps était de nouveau sur le dos, mais nu cette fois, et les membres écartés. Le médecin légiste du comté de Jackson a fait des prélèvements sur la victime, que la police a ensuite identifiée comme étant Joycie Flowers, 41 ans. Cette dernière était la mère de quatre enfants et une membre du Temple du Miracle, où elle était missionnaire, enseignait le catéchisme aux enfants, et dirigeait la chorale.
Les enquêteurs trouvèrent un témoin qui leur expliqua avoir vu Flowers la veille de sa disparition. Un autre homme les avait approchés et leur avait proposé de partager sa bouteille. Le témoin avait refusé mais Flowers avait accepté. L’homme agissait de manière étrange.
Le témoin avait reconnu Clifton Ray sur une photo comme étant l’homme qui avait parlé à Joycie Flowers. La police l’avait alors interrogé mais il avait juré ne pas connaître la victime. La police l’avait relâché après lui avoir prélevé quelques cheveux.
Selon la police, qui a interrogé Clifton Ray, ce dernier aurait passé toute l’année 1990 en Californie, bien loin du Kansas, et n’aurait donc pas pu être impliqué dans la mort de Joycie Flowers. Le procureur Sanders a répliqué « M. Ray affirme qu’il était en Californie, mais nous avons des témoins qui disent le contraire ».

Ray est connu des services de police. Entre août 1979 et mars 1994, il a été interrogé et inculpé dans 12 affaires criminelles mais n’a jamais été reconnu coupable ! Dans la plupart des cas, les charges n’ont pas été retenues ou il a été libéré après interrogatoire. Les crimes incluaient des cambriolages, des vols, de la possession de marijuana et des viols.
En septembre 1983, il a été interrogé au sujet d’un meurtre. En 1987, il a été inculpé deux fois de meurtre mais les charges ont été abandonnées. Depuis, les affaires ont été classées.

Ray n’a en fait été reconnu coupable « que » du meurtre par strangulation de Bobby Robertson, 68 ans, qui avait eu lieu en 1994. Tout comme Robertson, Ray était à ce moment-là locataire au Royal Towers Apartments. Il a également été inculpé du meurtre au couteau d’un autre locataire, Ernest Taylor, 66 ans, assassiné en 1993, mais ces charges ont été abandonnées. Selon la police, Ray a également été suspecté de deux autres meurtres dans ou près de cet immeuble.

En décembre 2003, les enquêteurs ont pu prouver que l’ADN de Clifton Ray était similaire à celui prélevé sur le corps de Deborah Taylor et le tissu trouvé près d’elle. En mars 2004, ils ont obtenu le même résultat avec celui prélevé sur le corps de Joycie Flowers.
Puisque Ray est déjà en prison, le procureur Sanders affirme que les autorités ont tout le temps de terminer les tests et de chercher des preuves solides… et de prévenir les familles des victimes.

Les tests d’ADN sur de « vieilles » enquêtes s’avèrent être un outil formidable pour les enquêteurs. Les analystes du laboratoire criminel réalisent des tests ADN sur des affaires qui remontent au milieu des années 1970. Les résultats sont introduis dans une base de données qui compare les nouveaux profils ADN à ceux établis lors d’anciennes affaires. Le système continue indéfiniment de chercher jusqu’à ce qu’il trouve une correspondance.

Les charges qui pèsent contre Clifton Ray reposent sur des preuves ADN, ainsi que les inculpations de Lorenzo Gilyard. Au début de cette année, Daniel Jones, de Kansas City, a plaidé coupable des meurtres de 3 femmes dans cette ville, entre 1998 et 2001. Un violeur libéré sur parole, Dawud Abdelmalik, de Kansas City, a été inculpé d’un meurtre commis en 1980.
D’autres affaires n’ont toujours pas été résolues. Des informations de la police et des rapports du FBI ont permis de découvrir que huit femmes ont été assassinées par strangulation entre 1990 et 2001 et le même ADN q été découvert sur les victimes.

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