- Un tueur en série a été arrêté en Israël - 30 mai
- Un tueur en série agirait en Corée du Sud - 30 mai
- Un Texan pourrait être responsable d’une série de meurtre dans les années 1980 - 29 mai
- 12 nouvelles accusations contre Robert Pickton - 26 mai
- Le "tueur de Kehl" jugé à Strasbourg pour trois assassinats - 17 mai
- Kaspar Petrovs a été condamné à la perpétuité - 12 mai
- Le chef de la police du comté de DeKalb pense que Wayne Williams est innocent - 8 mai

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Un tueur en série a été arrêté en Israël - 30 mai
Nicolai Boner
La police de Haïfa (au nord d’Israël) a arrêté un tueur en série le dimanche 29 mai. Nicolai Boner, un immigré moldave de 32 ans, a admis avoir assassiné 4 marginaux ou sans domiciles fixes depuis le début de l’année 2005, parce qu’ils « l’avaient insulté ».

Les enquêteurs cherchent également à savoir si Boner n’aurait pas commis d’autres meurtres semblables à Haïfa en 2004. Il ne s’en est prit qu’à des marginaux qui traînaient régulièrement à travers la ville.

Selon la police, Boner est un alcoolique qui a un casier judiciaire. Il a frappé ses victimes à mort avant de mettre le feu à leur corps, le plus souvent dans des bâtiments abandonnés.

Le chef de la police de Haïfa a affirmé que Boner a admis tous les meurtres peu après son arrestation. « Ses motivations étaient psychologiques et il nous a dis qu’il avait assassiné des SDF parce qu’ils l’avaient insulté et qu’il était saoul. Il les aurait tués alors qu’il était totalement sous l’effet de l’alcool ».

Lors de l’audience préliminaire, Boner a simplement expliqué : « J’étais saoul et je suis désolé pour ce que j’ai fait ». Il devrait être examiné par des psychiatres dans les jours qui viennent.

Le premier meurtre avoué par Boner est celui d’Arkia Wohlman, 52 ans, assassinée le 9 février 2005 dans son appartement. Il l’aurait suivie jusqu’à son habitation, où elle aurait refusé ses avances. Il l’aurait alors battue à mort. « Je ne voulais pas la tuer, je voulais seulement la frapper ».

Dans les mois qui ont suivi, Boner a assassiné Alexander Levnat dans la rue, à la suite d’une dispute au sujet d’une bouteille de vodka. A l’époque, la police n’a pas constaté que Levnat avait été assassiné parce que le corps était tellement brûlé qu’il a été impossible de déterminer la cause de la mort.

A la fin de mars 2005, la police a découvert le corps carbonisé de Valery Suchnov dans un bâtiment abandonné.
La dernière victime connue est Alexander Keres, dont le corps a été découvert début mai, également dans un bâtiment abandonné de Haïfa.

La police a expliqué qu’elle avait mené une enquête intensive pour trouver le meurtrier.
« Nous avons finalement trouvé une piste après que des sans domiciles fixes se soient plain à la police qu’un homme prénommé Nicolai parcourait les rues à leur recherche pour les tabasser. Nous avons pu le retrouver et lorsque nous l’avons arrêté, il a avoué les meurtres ».

Selon le chef de la police, c’est la première fois que Haïfa fait face à des meurtres en série. Le chef de la police, le capitaine Meriesh, avait décidé au début de l’enquête de ne pas rendre publique les investigations menées par ses services, afin d’éviter une hystérie collective…

Depuis le début de 2005, sept meurtres ont eu lieu à Haïfa, en comptant les 4 commis par Nicolai Boner. En 2004, il n’y en a eu que huit en tout. (Jerusalem Post)



Un tueur en série agirait en Corée du Sud - 30 mai
La police soupçonne l’existence d’un tueur en série après qu’une livreuse de lait, 41 ans, ait été poignardée à mort à Sanbon-dong, dans la province de Gyeonggi (au centre de la Corée). Une autre livreuse de lait avait été poignardée dans le même quartier en février 2004.

Un habitant du quartier a découvert la victime, identifiée sous le nom de « Kim », une Coréenne qui venait de Chine, agonisant devant son immeuble aux toutes premières heures du matin du 29 mai 2005. Elle a immédiatement été conduite à l’hôpital mais n’a pas survécu à ses blessures. Elle a été poignardée à cinq reprises, notamment au cou et à l’abdomen. Son assassin a emmené son couteau avec lui.

« Kim » a été assassinée à moins d’1km du marché de Canbon, où une autre livreuse de lait, « Shon », 28 ans, avait été poignardée sept fois, très tôt le matin du 10 février 2004.

Le chef de la police a fait remarquer que « Il s’est déroulé plus d’un an entre les deux meurtre mais ceux-ci sont toutefois semblables : des livreuses de lait assassinées aux premières heures du matin dans le même quartier, poignardées sur le haut du corps. Il est donc très possible que ces crimes aient été commis par la même personne ».
La police cherche des témoins.



Un Texan pourrait être responsable d’une série de meurtre dans les années 1980 - 29 mai
Un assassin emprisonné à vie au Texas est soupçonné d’au moins 15 meurtres commis au milieu des années 1980.
Curtis Don Brown
Curtis Don Brown, 46 ans, plusieurs fois condamné et emprisonné, a été inculpé le 27 mai du meurtre de Terece Gregory, qui, en 1985, avait disparu après avoir quitté le lieu où elle travaillait comme serveuse. Elle avait été violée, abattue d’une balle en plein visage et son corps avait été jeté dans la Trinity river.

Le porte-parole de la police de Fort Worth a indiqué que l’ADN de Curtis Brown est en ce moment comparé aux preuves physiques prélevées sur 15 autres victimes assassinées entre 1984 et 1986.
Selon un groupe de travail formé en 1985, plusieurs personnes étaient responsables de tous ces meurtres, et non un seul tueur en série.
Les autorités locales ont donc indiqué qu’il est trop tôt pour assurer que Brown est responsable d’autres meurtres, jusqu’à ce que les tests ADN aient pu le prouver. Cela pourrait prendre des mois.

Curtis Don Brown a déjà été condamné pour meurtre en 1986 : il avait frappé à mort Jewel Woods, une infirmière de 51, alors qu’il était sous contrôle judiciaire pour un cambriolage.

En janvier 2005, la police de Fort Worth a été prévenue par le FBI que leur banque de données ADN (le CODIS) avait trouvé une correspondance entre l’ADN de l’assassin de Terece Gregory et un prisonnier incarcéré au Texas.
En mai, des tests ont permis de certifier que l’ADN prélevé sur le corps de Mme Gregory était bien celui de Curtis Brown. Ce dernier a été interrogé par les policiers de Fort Worth peu après.

Le lieutenant Billy Cordell a indiqué que son unité spécialisée dans les « cold cases » (les dossiers non classés) tente de déterminer si du sang, de la salive ou du sperme découvert sur les vêtements ou les corps des 15 femmes assassinées il y a 20 ans pourrait provenir de Curtis Brown. L’unité enquête également sur les meurtres de cinq autres victimes sur lesquelles aucun élément ADN n’a pu être trouvé.

La police a indiqué aux familles des victimes qu’il était possible que Brown soit l’assassin de certaines d’entre elles.
Gary Ewert, dont la fille Angela, 21 ans, a disparu en 1984, a expliqué qu’il aimerait « voir quelqu’un payer pour ce crime ». Il a prit sa retraite dans l’Arkansas en 1994, un an après que le squelette de sa fille ait été découvert dans un chantier de construction aux alentours de Fort Worth. Il n’est pas très optimiste et pense qu’il sera très difficile de résoudre ces meurtres 20 ans après. « Je n’ai pas de grands espoirs ».

Peggy Heller, dont la fille Cindy a été étranglée et abandonnée dans une crique au sud ouest de Fort Worth, a expliqué qu’elle est soulagée par la possibilité qu’un homme puisse enfin être inculpé.

La police a indiqué que Curtis Brown a déjà été soupçonné d’autres meurtres auparavant. Il a d’ailleurs été suspecté du meurtre de Terece Gregory en 1985 mais il n’existait pas assez de preuves pour l’inculper.

A la fin des années 1970, Curtis Brown avait déjà été emprisonné en Californie pour vol et à Amarillo (Texas) pour cambriolage. En 1986, la police de Fort Worth qui patrouillait dans un quartier à forte criminalité avait arrêté Brown et avait découvert sur lui plusieurs objets volés, dont une carte de crédits appartenant à Jewel Woods, dont le corps allait ensuite être découvert dans un champ près de chez elle.

Depuis que Brown a été emprisonné à vie, il a suivi des cours de niveau lycée et s’est inscrit en classe d’horticulture. Mais il a également été envoyé en « confinement » (le mitard) à sept reprises.
Brown, surnommé « Bandit » a demandé sa première libération sur parole en mars 1990, mais elle lui a été refusée, tout comme elle l’a été à chaque fois qu’il l’a redemandée jusqu’en octobre 2004.

La police de Fort Worth a envoyé le profil ADN de Curtis Brown aux polices de Dallas et d’Amarillo mais il ne semble pas que ces dernières aient pu le relier à l’un de leurs meurtres irrésolus.



12 nouvelles accusations contre Robert Pickton - 26 mai
Le dossier des femmes disparues du Downtown Eastside de Vancouver a connu un développement important, mercredi, devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

La Couronne a porté 12 nouvelles accusations de meurtre prémédité contre Robert Pickton, toujours détenu depuis son arrestation, en février 2002. Les documents déposés en cour par le procureur de la Couronne, Mike Petrie, précisent que les nouvelles accusations concernent les meurtres de Cara Ellis, Andrea Borhaven, Kerry Koski, Wendy Crawford, Debra Lynne Jones, Marnie Frey, Tiffany Drew, Sarah Devries, Cynthia Feliks, Angela Jardine, Diana Melnick ainsi que celui d'une femme non identifiée.
Pickton, qui avait déjà été accusé du meurtre de 15 femmes toxicomanes et prostituées, subira donc son procès pour le meurtre de 27 personnes.

Sept des nouvelles accusations découlent de l'enquête préliminaire que Pickton a subie en 2003. La Couronne a décidé de porter cinq autres accusations à la lumière des preuves recueillies après la tenue de l'enquête préliminaire.

L'accusé n'était pas physiquement présent en cour mercredi. Il a comparu par vidéo-conférence.

Le procès devant jury de Pickton devrait commencer au début de l'an prochain. Toutefois, la défense pourrait demander un délai afin de prendre connaissance des nouveaux documents présentés par la Couronne.
L'avocat de la défense, Peter Ritchie, a déclaré au juge qu'il demanderait un interdit de publication plus sévère pour tout ce dossier.

Pendant de nombreuses années, les familles de ces femmes ont multiplié les efforts pour forcer les autorités policières à faire davantage pour élucider ces disparitions.

Le 7 février 2002, Robert Pickton a été arrêté lorsque des policiers ont effectué une descente sur la ferme de la famille Pickton, à Port Coquitlam, à l'est de Vancouver.
Pendant 18 mois, la ferme a été passée au peigne fin, et des milliers de pièces ont permis à la Couronne d'accuser Pickton.

Au cours des années 80 et 90, plus de 60 femmes ont disparu du quartier, le plus pauvre au Canada. (Radio Canada)


Le "tueur de Kehl" jugé à Strasbourg pour trois assassinats - 17 mai
Jacques Plumain
La cour d'assises du Bas-Rhin juge à partir de mercredi Jacques Plumain, poursuivi pour trois assassinats de femmes et une tentative de meurtre commis en 1999 et 2000 à Strasbourg et à Kehl, petite ville allemande frontalière de la capitale alsacienne.

Le procès doit se terminer à Strasbourg le 3 juin.

Ce Français de 32 ans, ancien militaire devenu vigile, n'avait été sérieusement soupçonné puis mis en examen qu'en juin 2001, après avoir été interpellé pour une tentative de meurtre au sabre sur un automobiliste avec lequel il avait eu un différend à Strasbourg.

Pour cette affaire, Jacques Plumain a déjà été condamné à 12 ans de prison, le 26 septembre 2003, par la cour d'assises du Bas-Rhin.

Cet homme orignaire de la Guadeloupe risque cette fois la réclusion à perpétuité.

Celui que la presse avait surnommé "le tueur de Kehl" avait traumatisé la petite ville allemande au cours de l'automne 1999.

Le 11 octobre 1999, Hatice Celik, 22 ans, était retrouvée dans le coma à proximité de la maison de retraite où elle travaillait et décédait à l'hôpital des coups portés à l'aide d'un objet contondant.

Le 23 novembre 1999, Bärbel Zobel, une femme de ménage allemande de 38 ans, était victime d'une tentative de meurtre.

Le 4 décembre de la même année, le corps à demi-dénudé de Gisella Dallmann, une porteuse de journaux de 66 ans, était retrouvé sur une pelouse, portant les traces de 16 coups de couteaux.

Les trois agressions se sont produites dans le même périmètre, la nuit ou au petit matin.

Le troisième meurtre a eu lieu à Strasbourg, le 15 mai 2000. Ursula Brelowski, une enseignante allemande de 44 ans, avait été égorgée alors qu'elle traversait en vélo la forêt de la Wantzenau.

Aucune des victimes n'a été violée, mais plusieurs présentaient des traces de violences sexuelles.

A l'exception du meurtre de Hatice Celik, Jacques Plumain a reconnu les faits devant les enquêteurs, puis devant le juge d'instruction, avant de se rétracter.

Il est par ailleurs mis en examen pour un quatrième meurtre, celui d'une jeune femme retrouvée morte dans une cage d'escalier à Strasbourg en juillet 1999. Cette dernière affaire est toutefois encore à l'instruction.

L'enquête a révélé la personnalité complexe de l'accusé, décrit comme "psychopathe" et "mythomane" par les experts psychiatres.

L'homme multipliait les conquêtes féminines, entretenant plusieurs relations simultanées et se montrant d'une extrême violence avec ses compagnes, qu'il menaçait à l'occasion d'un pistolet ou faisait mine d'étrangler.

Il était "le loup et l'agneau en un seul homme", a déclaré l'une d'elles.

Jacques Plumain a grandi à la Guadeloupe. Sa mère l'a élevé seule avec ses quatre frères et sa soeur, tous nés d'un père différent, et qui le corrigeaient à l'occasion à coups de ceinturon.

Arrivé en métropole à l'âge de 16 ans, il s'est établi un temps en Franche-Comté où ses qualités d'athlète lui ont permis d'acquérir un début de notoriété. Il fut en effet deux ans de suite champion régional du 100 et du 200 mètres. (Reuters)



Kaspar Petrovs a été condamné à la perpétuité - 12 mai
Le pire tueur en série de Lettonie a été condamné à la prison à perpétuité pour les meurtres de 13 dames âgées.

Kaspar Petrovs, 27 ans, a également été reconnu coupable de plusieurs cambriolages et vols, et d’avoir infligé de graves blessures à ses victimes.
Il avait initialement été inculpé des vols et des meurtres par strangulation de 38 femmes, entre 2000 et 2003, mais la Cour Régionale de Riga n’est parvenue à en prouver que 13.

On avait d’abord pensé que nombre des dames âgées étaient décédées de causes naturelles car il n’existait pas de signe évident de lutte ou de violence. Elles ont été enterrées sans qu’aucune autopsie n’ait été accomplie.

Durant le procès, Petrovs a admit avoir volé les vieilles dames mais a affirmé ne les avoir étranglées que jusqu’à ce qu’elles perdent conscience, sans volonté de les tuer.

Les enquêteurs expliquent que Petrovs, qui était sans domicile fixe à Riga depuis 3 ans, suivait ses victimes jusque chez elles, puis entrait dans leur appartement par la force ou en se faisant passer pour un employé du gaz. Une fois à l’intérieur, il tuait ses victimes et cambriolait leur habitation.

Petrovs a présenté ses excuses aux familles des victimes et leur a demandé de le pardonner. « Je ne peux pas ramener les victimes à la vie par des mots, mais j’aimerais qu’elles soient encore en vie, que rien de tout cela ne soit arrivé et que je ne sois pas ici. Je préférerai être assis dans la rue, à ne vivre que de pain et d’eau ». (AP)



Le chef de la police du comté de DeKalb pense que Wayne Williams est innocent - 8 mai
Certaines familles des enfants assassinés par le tueur en série d’Atlanta (Georgie), qui a littéralement terrifié la ville il y a vingt ans, pensent que l’homme condamné pour la plupart des crimes pourrait être innocent. Ils espèrent qu’une nouvelle enquête pourra permettre de découvrir le véritable coupable.
Le chef de la police du comté de DeKalb a réouvert les dossiers de 4 des 29 victimes, toutes noires, et qui étaient pour la plupart des adolescents, tués entre 1979 et 1981.
Wayne Williams
Wayne Williams a été condamné pour deux des meurtres et soupçonné de 22 autres, mais jamais inculpés de ces derniers, ni des 4 autres commis à la même époque.

Les dossiers réouverts concernent, entre autre, Patrick Baltazar, un garçon de 11 ans disparu alors qu’il quittait une salle de jeux, en 1981. Russell Baltazar, son frère qui vit à Baton Rouge (Louisiane), assure que Wayne Williams n’a pas tué Patrick.

La mère d’une autre victime, Curtis Walker, 13 ans, dont le corps a été retrouvé dans la South River en 1981, pense elle aussi qu’un autre homme est coupable de ces meurtres.

Willie Mae Mathis, dont le fils, Jeffrey, 10 ans, a disparu en 1980 alors qu’il se rendait dans un magasin et dont le corps a été retrouvé un an plus tard, explique que Williams lui a envoyé plusieurs cartes de Noël dans lesquelles il protestait de son innocence. Son dossier n’a pas été réouvert mais Willie Mae espère que la nouvelle enquête du comté de DeKalb permettra de faire la lumière sur la mort de son fils.

Wayne Williams, 47 ans, a été condamné à la perpétuité pour les meurtres de Nathaniel Cater, 27 ans, et de Jimmy Ray Payne, 21 ans.
Il a été soupçonné de 24 des meurtres et les preuves de l’existence de points communs entre douze des meurtres ont été utilisés contre lui lors de son procès. La Cour Suprême de Georgie a confirmé sa condamnation en 1984 et a ensuite rejeté un appel qui demandait un nouveau procès.

Wayne Williams, un homme intelligent et bien éduqué, était passionné de radio et connaissait plusieurs présentateurs des radios locales. Il possédait une camera, une vieille voiture de police avec gyrophare, équipée d’un scanner radio de la police. Il expliquait que cet équipement lui permettait de s’approcher de scènes de crimes ou d’accidents de la route, pour des reportages… Il vendait ses films aux télévisions locales, qui les diffusaient dans les journaux du soir.

Les preuves contre Williams incluaient des fibres découvertes sur certains des corps et qui correspondaient parfaitement à des tapis ou des couvertures découvertes dans la maison et la voiture de Williams. Ce dernier a pourtant affirmé qu’il n’était pas le tueur et que les victimes avaient été assassinées par des membres du Ku Klux Klan…

Contrairement à d’autres parents, Janie Glenn est convaincue de la culpabilité de Wayne Williams. Le 12 mai 1981, son fils de 17 ans, Billy Barrett, a prit le bus pour se rendre chez un ami. Quelques heures plus tard, son corps a été retrouvé, étouffé et poignardé. Des tests sanguins ont permis de relier des taches découvertes dans la voiture de Williams à Billy Barrett.
Janie Glenn affirme que Wayne Williams connaissait son fils et l’avait même encouragé à se lancer dans une carrière de chanteur.

Williams n’a jamais été accusé des meurtres de 5 enfants noirs assassinés à la même époque et n’a pas été reconnu coupable d’une vingtaine d’autres. Certaines familles et la police du comté pensent que plusieurs tueurs en série étaient à l’œuvre à Atlanta à l’époque. Beaucoup de personnes, en 1980, ont pensé que Williams n’était qu’un bouc émissaire. On peut en tout cas noter que les deux victimes de Williams étaient des adultes, alors que les quatre dossiers réouverts concernent uniquement des enfants.



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