MAI 2003
- Eric Rudolph, accusé de l'attentat aux JO d'Atlanta, arrêté par le FBI
(31 mai)
- Un nouveau tueur en série Chinois
(30 mai)
- Le tueur en série de Baton Rouge : un homme (in)soupçonnable ?
(29 mai)
- Le tueur en série présummé de Baton Rouge arrêté à Atlanta
(28 mai)
- Le procureur général de la cour d'appel de Toulouse mis en cause dans l'affaire Alègre
(27 mai)
- Un suspect nommé pour les meurtres de Baton Rouge
(27 mai)
- Nadir Sedrati condamné à la réclusion à perpétuité (26 mai)
- La police de Baton Rouge a peut-être une nouvelle piste (24 mai)
- Le procès Chanal renvoyé à octobre
(19 mai)
- Jean Paul Leconte interrogé dans l'affaire Dubuisson
(15 mai)
- Sixième mise en examen pour Patrice Alègre
(15 mai)
- Une pièce de théâtre sur Erzebeth Bathory
(13 mai)
- Pierre Chanal tente de se suicider
(12 mai)
- Ralph Andrews a été condamné à la prison à vie
(7 mai)
-
Une mère Britannique est accusée d'avoir tué ses trois bébés
(5 mai)
-
La police Italienne chasse l'Unabomber
(3 mai)
-
Le profiling reconnu par le Ministère de la Justice Français (2 mai)
- Deux hommes arrêtés et inculpés de cinq meurtres en deux semaines (1er mai)
- Archives


Eric Rudolph, accusé de l'attentat aux JO d'Atlanta, arrêté par le FBI
Eric Rudolph
"Après cinq ans de cavale, Eric Rudolph, l'un des 10 fugitifs les plus recherchés aux Etats-Unis pour une série d'attentats dont celui des jeux Olympiques d'Atlanta en 1996, a été arrêté samedi par un jeune policier de 21 ans lors d'une banale ronde de nuit.

"Aujourd'hui, Eric Robert Rudolph, le plus célèbre des fugitifs américains a été capturé et va faire face à la Justice", s'est réjoui l'Attorney general (ministre de la Justice) John Aschroft dans un communiqué.

Mobilisée depuis des années dans cette chasse à l'homme, la police fédérale offrait une récompense d'un million de dollars pour son arrestation.

Rudolph, 36 ans, qui n'avait pas été revu depuis juillet 1998, a été arrêté par un policier néophyte de 21 ans effectuant une ronde de nuit à Murphy (Caroline du Nord) près d'un centre commercial.

Le policier, J.S Postell a expliqué lors d'une conférence de presse qu'il avait vu samedi à 3h27 un homme seul, qui à son approche a cherché à se cacher derrière des caisses de lait.

Le jeune policier, en fonction depuis juillet dernier seulement, croyant avoir affaire à un cambrioleur, lui a intimé l'orde de se rendre, ce que Rudolph, qui n'était pas armé, a fait sans résistance.

"Il a fait tout ce que je lui ai demandé" a précisé J.S Postell, admettant qu'il ignorait alors sur qui il avait mis la main.

Selon le chef de la police de Murphy, Mark Thigpen, Rudolph a d'abord donné un faux nom, Jerry Wilson, avant d'admettre sa réelle identité, confirmée par ses empreintes digitales.

Selon le chef de la police, il pourrait avoir été en quête de nourriture lorsqu'il a été arrêté.

"Il semblait soulagé", a commenté pour sa part le shérif Keith Lovin.

Il a ajouté que Rudolph avait apparemment passé ces cinq années dans les montagnes avoisinantes.

"Il est resté dans le secteur tout le temps. Il est globalement en bonne santé même s'il a perdu du poids", a-t-il dit, sans vouloir donner plus de détails.

L'attentat aux JO d'Atlanta - l'explosion d'une bombe artisanale dans un parc très fréquenté le 27 juillet 1996 - avait fait un mort et des dizaines de blessés. Rudolph est également accusé de trois autres attentats, contre un centre de planning familial et une boîte de nuit d'homosexuels en 1997 à Atlanta et contre un centre d'interruption de grossesse à Birmingham, dans l'Alabama en 1998 (un mort).

La bombe posée dans un sac à dos durant les jeux Olympiques d'Atlanta avait explosé au milieu de la foule, tuant une femme et blessant plus de cent personnes. Un cameraman venu sur les lieux de l'attentat était décédé peu après d'une crise cardiaque.

Eric Rudolph, menuisier de profession, aurait été membre de "Christian Identity", une secte religieuse raciste, antisémite, anti-homosexuelle et xénophobe.

Il aurait laissé sur plusieurs lieux de ses attentats des messages signés "Army of God", l'armée de Dieu". (Yahoo News)


"Eric Rudolph, l'auteur présumé des attentats d'Atlanta contre les Jeux Olympiques et une boite gay, a un frère homosexuel, Jamie, compositeur de musique vivant à New York. Les deux frères ont une histoire singulière. Eric Rudolph représente la haine ordinaire de tout ce qui n'est pas blanc et hétérosexuel mais n'a jamais rejeté son frère.

Avant sa fuite, Eric Rudolph a même rendu visite à Jamie et a rencontré son compagnon. Les deux frères étaient très unis depuis leur enfance, au cours de laquelle ils ont subi un fort rejet à l'école en Caroline du Nord parce qu'ils étaient "étrangers": les Rudolph venaient de Floride.

La Caroline du Nord est connue pour être l'un des Etats les plus conservateurs des Etats-Unis.
Hier, des restaurants et commerces de Caroline du Nord affichaient sans honte des messages de soutien à Eric Rudolph" (Coming Out).

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Un nouveau tueur en série Chinois
Situation de Wenzhou
Un homme a été arrêté dans le sud est de la Chine et inculpé des meurtres et démembrements de 10 personnes dans une affaire qui a terrorisé la ville.

Chen Yongfeng, 20 ans, a été appréhendé dans la ville de Wenzhou (ou Zhengzhou), une grande cité industrielle située sur la côte sud est de la Chine, à environ 1200km au sud de Beijing.
Il est accusé d’avoir tué des gens qui vivaient en fouillant dans les poubelles.

La porte-parole de la police n’a pas donné de détails et n’a pas dit si les victimes étaient des hommes ou des femmes.
Elle n’a pas non plus proposé de mobile éventuel pour les meurtres.

Selon le journal ‘Beijing Evening News’, les meurtres avaient plongé la banlieu de Wenzhou « dans une terreur complète et les résidents regardaient les étrangers avec des yeux remplis de doute et de peur ».

La police a arrêté Chen Yongfeng après avoir frappé à la porte de sa maison pour lui demander de bouger une vieille bicyclette posée dehors et qui gênait le passage.
Lorsque Yongfeng a ouvert la porte, les policiers ont aperçus derrière lui les murs aspergés du sang de sa dernière victime, le propiétaire de la bicyclette.

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Le tueur en série de Baton Rouge : un homme (in)soupçonnable ?
Les résidents de la Lakewood Motor Lodge au sud ouest d’Atlanta décrivent leur voisin Derrick Todd Lee comme « un bel homme », « un bon chrétien » qui « se liait d’amitié avec tout le monde ». C’est pourquoi ils ont été très surpris d’apprendre que Lee avait été arrêté et accusé des cinq meurtres de la région de Baton Rouge et suspecté d’autres meurtres, en Louisianne mais aussi dans d’autres états.

Une résidente du motel où il vivait, Vallerie Thwaites explique : « Il était mon ami. Il a dit qu’il venait du Mississipi et que lui et sa femme avaient des problèmes ».
Quelques jours avant d’être arrêté, il s’est occupé du barbecue lors de la soirée d’anniversaire du directeur du motel, Bob Idicalla, qui affirme : « C’était un bon prédicateur. Il avait beaucoup d’amis ».
Des résidents expliquent également que Lee aimait inviter des femmes dans sa chambre pour y boire du cognac et il était attiré par une jeune femme dénommée Tammy Hill, qui a repoussé ses avances. Selon elle, il lui faisait peur. Il lui avait demandé si elle accepterait qu’il vienne dans sa chambre et elle avait refusé.
Lee parlait à une autre femme dans un magasin de pneus lorsqu’il a été arrêté. Il avait passé trois semaines à fuir la police.

Derrick Todd Lee a été arrêté plusieurs fois

Après avoir accepté de donner un échantillon d’ADN à des policiers qui enquêtaient sur les meurtres de deux femmes dans la petite ville de Zachary, au nord de Baton Rouge, Lee a sauté dans un bus qui l’a conduit à Chicago, puis est reparti vers le sud et s’est installé à Atlanta, où il a finalement été appréhendé.
Lee était connu de la police de Zachary depuis des années. Il avait été arrêté pour cambriolage, pour avoir plusieurs fois suivi des femmes jusqu’à chez elles, pour les avoir regarder se déshabiller par la fenêtre… Il a passé deux ans en prison pour un cambriolage commis en 1992.
C’est le département de police de Zachary et un peu de chance qui ont permi de relier Derrick Lee et le tueur en série de Baton Rouge.

Le detective David McDavid considérait Lee comme un suspect sérieux depuis des années à cause de son casier judiciaire. Mais les enquêteurs n’avaient pas assez de preuves pour le relier aux meurtres de deux femmes à Zachary, en 1992 et en 1998, meurtres qui n’étaient pas relié à l’enquête sur le tueur en série.
La police de Zachary n’est parvenu à obtenir un ordre de justice que le 5 mai 2003 afin de demander un échantillon d’ADN à Lee. Et alors qu’ils attendaient les résultats, la police de St. Martin Parish a publié le portrait robot d’un homme noir soupçonné d’agression et de tentative de viol. La police de Zachary a immédiatement pensé que le portrait-robot ressemblait à Derrick Lee, mais les enquêteurs ne pouvaient rien faire sans le résultat du test d’ADN.
Ils sont alors entré en contact avec la force spéciale chargée de l’enquête sur le tueur en série, afin de lui demander d’analyser l’ADN de Lee le plus rapidement possible. Ce qui fut fait. Le lendemain, les enquêteurs apprirent que l’ADN de Lee correspondait bien à celle du tueur en série de Baton Rouge.

Malheureusement, Lee avait déjà fui la ville. Le directeur de l’école des enfans de Lee, un garçon de 13 ans et une fille de 7 ans, expliquèrent que Lee était venu les chercher peu après avoir fourni son ADN aux enquêteurs.
L’épouse et les enfants de Lee sont en sécurité et se cachent quelque part.

Bien que les résidents de Baton Rouge et les familles des victimes aient exprimé leur soulagement après l’arrestation de Lee, ils se demandent pourquoi les enquêteurs ne l’ont pas appréhendé plus tôt.
Car ce n’est pas la force spéciale créée pour l’occasion et en charge de l’enquête depuis 10 mois qui a « découvert » Derrick Lee mais un enquêteur de la petite ville de Zachary, travaillant sur deux meurtres dans sa ville.

Le long casier judiciaire de Lee (voyeurisme, effraction, cambriolage…) aurait du faire de lui un suspect évident puisque l’on savait que le tueur en série entrait chez ses victimes avant de les agresser.
Geri Teasley, qui a organisé des manifestations mensuelle en faveur des victimes, ne comprend pas : « Ce type a été là, juste sous notre nez, durant 11 ans. C’était un voyeur. Il a été arrêté pour être entré chez des femmes par effraction. Il faisait le genre de truc qui aurait du faire de lui le premier suspect pour ce genre de chose ».
Lynne Marino, la mère de Pam Kinamore, affirme que le casier judiciaire de Lee aurait du pousser la police à prélever son ADN il y a des années : « Pensez au nombre de vies qui auraient pu être sauvées si quelqu’un avec mit les pièces du puzzle ensemble et avait arrêté ce monstre il y a des années… C’est ma fille, mon enfant. Vous pensez vraiment que je vais être gentil avec la police et pardonner toutes les erreurs qu’ils ont commises ? »

La force spéciale a tenu une conférence durant laquelle elle a félicité les personnes qui ont permi l’arrestation de Derrick Lee. Le chef de la police de Baton Rouge, qu dirigeait la froce spéciale, a dit qu’il était fier du travail effectué par l’équipe des enquêteurs locaux, d’état et fédéraux. Il a refusé de répondre aux critiques formulées par les familles des victimes.
Mme Marino s’en offusque : « Cette affaire n’a pas été résolue grâce à la force spéciale ». Selon elle, la police de Baton rouge s’est trop fiée à un profil psychologique du FBI qui affirmait que le tueur était probablement blanc et avait du mal à entretenir des relations avec les femmes. Lee est un homme noir décrit comme charmant avec les femmes et cherchant leur compagnie.

Le maire de Baton Rouge a dit qu’il était injuste de critiquer la force spéciale. Durant l’enquête, elle a procédé à un « prélévement monstre » d’échantillons d’ADN sur plus de 1000 hommes. Elle a tenté d’obtenir des informations d’éventuels témoins en publiant des détails sur une camionnette blanche, l’empreinte de semelle du tueur et des objets qu’il avait apparement pris chez ses victimes. Les enquêteurs ont utilisé des chiens pour chercher dans les alentours des disparitions et les voisinages. Ils ont fait du porte à porte.
Mais cela n’a mené à rien.
Le chef de la police de Baton Rouge a expliqué que la force spéciale n’avait été contactée par la police de by St. Martin Parish qu’en avril 2003.

Lee a été extradé de la Géorgie vers la Louisianne où, pour le moment, il n’a été inculpé que de meurtre au premier degré, de viol aggravé, d’enlèvement et de cambriolage dans la mort de Pam Kinamore. Il devrait bientôt être inculpé des viols et des meurtres de Carrie Yoder, Gina Wilson Green, Trineisha Colomb et Charlotte Murray Pace.

Plus d’une vingtaine de meurtres irésolus à Baton Rouge et Atlanta sont re-examinés afin de savoir si Lee pourrait en être l’auteur.

Lee n’a pas encore été inculpé dans les deux affaires de Zachary, la disparition de Randi Mebruer, 28 ans, en 1998, et le meurtre de Connie Warner, 41 ans, en 1992, mais la police locale pense que cela ne saurait tarder.
Lee risque également d’être inculpé des agressions et tentatives de viols du St. Martin Parish.

La police tente de connaître toutes les villes où Derrick Lee s’est rendu afin de voir s’il est possible de lui imputer des meurtres irrésolus.

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Le procureur général de la cour d'appel de Toulouse mis en cause dans l'affaire Alègre
Alègre

Le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Jean Volff a reconnu être mis en cause par une prostituée toulousaine dans la nouvelle procédure concernant le tueur en série Patrice Alègre, dans un entretien publié mardi par le quotidien l'Est républicain.

"C'est exact. La réponse est oui", a répondu le magistrat de 65 ans au journal qui lui demandait s'il pouvait "confirmer qu'une prostituée toulousaine" l'avait "personnellement mis en cause dans la procédure concernant Patrice Alègre". "Cette dame prétend que j'aurais participé à des séances sado-masochistes avec d'autres magistrats et des personnalités politiques", a indiqué M. Volff au journal.

Il a déclaré avoir été "informé une première fois lorsqu'une prostituée a désigné des magistrats sur l'annuaire du tribunal et de la cour d'appel de Toulouse. J'ai appris très vite que la prostituée en question s'était rétractée et avait reconnu nous avoir désignés un peu au hasard. Mais il y a eu une seconde reconnaissance me concernant à partir de photographies de presse dont j'ai été informé seulement jeudi dernier", a-t-il ajouté.

"Il faudra sans doute que je quitte mon poste car du fait de ma mise en cause je me retrouve dans une position intenable", a-t-il ajouté. Selon lui, de telles accusations visent à "déstabiliser l'institution judiciaire".

Le magistrat a jugé "invraisemblable qu'un tel réseau" de protections policières et judiciaires de Patrice Alègre "ait pu se mettre en place à Toulouse avec autant de monde et notamment autant de magistrats. Et surtout qu'un tel réseau puisse tenir aussi longtemps".

Un autre magistrat, Marc Bourragué, a été mis en cause par des prostituées qui assurent qu'il protégeait Patrice Alègre, soupçonné d'avoir été un "homme de main" des proxénètes toulousains et le pourvoyeur de soirées sado-masochistes.

Une mission de l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) s'est rendue à Toulouse la semaine dernière.

Selon M. Volff, "en résumé, elle a conclu à une perte de confiance entre la hiérarchie judiciaire et les enquêteurs du fait de la mise en cause de magistrats" (Yahoo News).

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Un suspect nommé pour les meurtres de Baton Rouge
Derrick Lee
Les autorités locales, d’état et fédérales ont lancé une chasse à l’homme nationale aux Etats-Unis pour trouver un homme déjà condamné pour cambriolage, voyeurisme et agression, et qui est soupçonné d’être le tueur en série de Baton Rouge.

Un avis de recherche publié aujourd’hui contre Derrick Todd Lee, 34 ans, explique que son ADN correspond à celle de l’homme qui a violé et assassiné cinq femmes à Baton Rouge et Lafayette depuis septembre 2001 : Gina Green, Charlotte Murray Pace, Pam Kinamore, Trineisha Colomb et Carrie Lynn Yoder.
La police de Baton Rouge avait procédé à des prélèvements d’ADN sur plus d’un millier de suspects potentiels (agresseurs, violeurs, voyeurs…) de la région, et avait recueilli celle de Derrick Lee le 5 mai dernier.

Le chef de la police a affirmé que Lee est considéré comme « armé et dangereux ». Derrick Lee, un chauffeur de poids lourds, est marié et a deux enfants de 12 et 9 ans. Il n’est pas chez lui, à Baton Rouge, et a peut-être fuit vers le nord, dans la direction de la Géorgie.
Les voisins de Lee ont expliqués qu’ils ne l’avaient pas vu depuis une semaine. Sa maison est vide, les portes sont ouvertes. Lee et son épouse ont déclaré une banqueroute en novembre 2002 et un ordre de la court a autorisé la saisie de leur maison le 16 mai.

Le portrait robot d’un homme noir ressemblant assez à Lee avait été publié il y a quelques jours, au sujet de trois agressions dans la région de Breaux Bridge à St. Martin Parish en 2002. Toutefois, la police n’a pas dit si Lee est suspecté de ces agressions.


Mise à jour : 28 mai
Derrick Lee a été arrêté vers 20h30 le 27 mai, à Atlanta, en Géorgie. Quelqu'un l'avait reconnu dans un magasin et a appelé la police. Le FBI et les enquêteurs d'Atlanta sont arrivés sur les lieux quelques mintues plus tard et on trouvé Lee en train de discuter avec une femme. Ils lui ont demandé ses papiers afin de vérifier son identité, puis l'ont arrêté. Lee n'a opposé aucune résistance.
Le chef de la police d'Atlanta a fait savoir qu'il allait faire comparer l'ADN de Lee avec celui découvert sur les corps de plusieurs femmes (la plupart prostituées) assassinées à Atlanta ses dernières années.

La police de Baton Rouge a offert de nouvelles informations. En 1992, une femme dénommée Connie Warner, 42 ans, a été attaquée chez elle et assasssinée. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard, près d'une usine chimique. Derrick Todd Lee a été suspecté de ce meurtre à l'époque mais faute de preuves, il n'a même pas été inculpé.
En 1993, un couple d'adolescents a été agressé dans un cimetière, juste derrière le quartier de Connie Warner. Le couple pensait être seul mais un homme les observait. Il était bien vêtu et rasé de près, aussi les deux jeunes gens ne se méfièrent-ils pas lorsqu'il les approcha. Mais il se jeta sur eux, une machette à la main. Il blessa la jeune fille à un pied, elle se mit à crier et des policiers arrivèrent. L'homme s'enfuit en courant, jetant sa machette dans un fossé. Les policiers ne parvinrent pas à le rattraper et, comme il pleuvait cette nuit-là, toutes les preuves physiques disparurent.
Lee ne fut arrêté que plusieurs mois plus tard mais la jeune fille agressée le reconnu. Il ne fut pourtant condamné qu'à une peine de prison plutôt légère.
En 1997, Lee fut de nouveau arrêté pour avoir regardé par les fenêtres de plusieurs femmes, la nuit, toujours dans le même quartier.

Il y a quelques mois, un enquêteur de la Force spéciale cherchant le tueur en série de Baton Rouge a reçu une information selon laquelle Derrick Lee savait beaucoup de choses sur la disparition d'une jeune femme nommée Randi Mebruer, 28 ans, qui avait été enlevée chez elle en avril 1998. C'est à ce moment que les policiers ont décidé d'obtenir un échantillon d'ADN de Lee, qu'il a accepté de donner sans résistance, le 5 mai 2003. Mais le même jour, il a retiré ses deux enfants de l'école en expliquant à leur directeur qu'ils déménageaient à Los Angeles. Quelques jours plus tard, il a quitté Baton Rouge...

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Nadir Sedrati condamné à la réclusion à perpétuité
Nadir Sedrati
"Nadir Sedrati, jugé en appel par la cour d'assises de Moselle pour l'assassinat de trois anciens co-détenus dont il aurait découpé et jeté les cadavres dans un canal, a été condamné lundi à la réclusion à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

Les jurés ont suivi lundi soir au terme de sept jours de procès les réquisitions de l'avocat général. Lors de son premier jugement par la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle il y a un an, Nadir Sedrati, 65 ans, avait aussi écopé de la réclusion à perpétuité mais d'une peine de sûreté un peu moindre de 20 ans.

La défense, insistant sur les zones d'ombre du dossier, avait plaidé l'acquittement. Son avocat, Me Alexandre Bouthier, a indiqué qu'il allait se pourvoir en cassation, en se basant sur les motivations d'un refus de la cour de donner acte de la déposition d'un témoin.

Au total, 22 morceaux de corps humains ont été repêchés durant une enquête commencée il y a quatre ans exactement et au cours de laquelle un puits de mine a été sondé et une portion de canal vidangée. Nadir Sedrati s'est lui-même déclaré escroc mais "pas un assassin".

Né en France de parents algériens, placé à 6 ans en orphelinat, Sedrati, personnage plein de gouaille, déjà l'objet de 17 condamnations pour contrefaçons de chèques et autres usurpations d'identité, était accusé d'avoir tué, dépecé et jeté dans un canal trois anciens co-détenus pour prendre leurs biens et leur identité.

Les restes de deux corps, ceux de Hans Gassen, un ancien légionnaire allemand condamné pour escroquerie, et de Gérard Steil, un Strasbourgeois délinquant sexuel, ont été repêchés dans le canal de la Marne au Rhin entre mai et novembre 1999. Aucune trace n'a été retrouvée d'un troisième homme, Norbert Ronfort, disparu en juillet de la même année.

Tous ces morceaux humains portaient des traces de cyanure, a rappelé l'avocat général, Claude Chevalier, en quantité toutefois insuffisante pour prouver l'empoisonnement bien qu'un bocal de cyanure ait été retrouvé dans un appartement loué par Sedrati à Laxou, dans la banlieue de Nancy.

L'avocat général a dressé le portrait d'un "pervers dangereux qui se joue des institutions" mais que "les progrès des sciences biologiques et toxicologiques ont rattrapé". Il a égrené les traces de sang et d'ADN d'une partie des victimes trouvées dans l'appartement et tourné en ridicule les protestations "absurdes" de Sedrati.

Les explications avancées concernant la présence chez Sedrati d'un broyeur grand modèle tout neuf ont plus particulièrement laissé sceptique le magistrat. L'accusé a assuré qu'il s'était équipé de cet engin pour le compte de complices, grands trafiquants de drogue internationaux, qui allaient y broyer des feuilles de coca fraîches. Selon les enquêteurs, il devait servir, sans grand succès technique d'ailleurs, à faire disparaître les corps de ses victimes.

Les avocats de Sedrati, Me Alexandre Bouthier et Gérard Welzer, ont défendu le scénario du trafic de drogue qui aurait été orchestré par un compère du disparu Gassen, Hans Muller, un Allemand mis hors de cause par les enquêteurs et apparu comme témoin à la barre.

Selon les avocats, l'Allemand, "un personnage dont Sedrati a peur" a pu venir à Nancy, une nuit de mai 1999 et faire disparaître Gassen qui voulait le doubler. Quant à Ronfort, "est-il vraiment mort ?", s'est interrogé Me Welzer.

Les avocats de la défense ont regretté qu'un témoin --une femme affirmant l'avoir côtoyé après 1999 dans le sud de la France mais qui est actuellement en prison--, n'ait pu venir à la barre pour en attester". (Yahoo News)

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La police de Baton Rouge a peut-être une nouvelle piste
Le nouveau portrait robot

La police qui cherche le tueur en série de Baton Rouge (Louisianne) pense qu'un homme ayant pénétré dans trois maisons habitées par des femmes noires à Breaux Bridge (banlieue nord de Baton Rouge) pourrait être relié aux meurtres.
Les enquêteurs ont publié un portrait robot du suspect, un jeune métis ayant entre 20 et 30 ans. Les victimes l'ont décrit comme un homme assez grand et athlétique.

Les autorités ont expliqué que dans les trois affaires (durant l'été 2002), l'homme est entré dans les maisons de ces femmes en se présentant sous le nom d'Anthony et a tendu la main vers elle pour la serrer lorsqu'elles ont ouverts leur porte.
Il a ensuite demandé s'il pouvait jeter un oeil dans l'annuaire et utiliser le téléphone, puis a voulu savoir si le mari et ou le petit-ami des femmes étaient présents. Lorsqu'elles lui ont répondu par la négative, il leur a fait des avances et s'est montré pressant. L'une des femmes a presque été violée.

Le chef de la police a indiqué que le FBI a décrit la technique de cet homme comme "une ruse d'approche", durant laquelle il utilise une histoire (il était soit-disant perdu...) pour amadouer sa victime et la mettre en confiance.
Les victimes, âgées de 35 à 45 ans, ont décrit leur agresseur comme "un bel homme, tout à fait charmant et s'exprimant bien".

Les membres de la force spéciale qui enquête sur les meurtres de 5 femmes commis à Baton Rouge depuis septembre 2001 ont comparés les indices entres les agressions et les meurtres. Ils ont conclu qu'il n'existe pas de preuve formelle reliant le tueur en série aux agressions dans les maisons mais que ce suspect ne peut pas non plus être exclu de la liste.
Le suspect qui pénètre dans les maisons cherche des femmes seules et les suit chez elles, comme le fait le tueur en série.

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Le procès Chanal renvoyé à octobre
"Pierre Chanal attendra en détention, à l'hôpital puis en prison, son procès pour les séquestrations et les assassinats de trois des huit "disparus de Mourmelon", renvoyé lundi à octobre par la cour d'assises de la Marne en raison de son état de santé.

La cour a suivi les réquisitions de l'avocat général Pascal Chaux sur les problèmes de procédure posés après la tentative de suicide médicamenteux de l'ancien adjudant-chef lundi dernier et l'embolie pulmonaire qui l'a affecté dans la nuit de samedi à dimanche.

Toutes les parties s'accordaient sur le point d'un renvoi du procès. Me Eric Dupont-Moretti, avocat de l'une des parties civiles, estimant même "qu'il en va de l'image de la justice (...) car elle n'est pas la forme endimanchée de la vengeance. (...) Il faut un accusé, épicentre du procès, qui puisse s'expliquer face aux accusations".

Cette décision a été saluée par Me André Buffard, avocat de Pierre Chanal, qui a rappelé que "la dignité de la justice passe aussi par le respect des droits de la défense.

Les avis ont divergé lorsque le défenseur de l'ex-adjudant a demandé la remise en liberté, sous contrôle judiciaire de son client. Pour lui Pierre Chanal "n'a jamais dérogé aux obligations qui lui avaient été imposées" lors de son précédent contrôle judiciaire, quand il avait été libéré en 1995 après une première condamnation pour le viol d'un auto-stoppeur.

D'autre part, il estimait qu'en liberté "au milieu des siens, il avait moins de risques" d'attenter à ses jours qu'en prison. "On sait qu'il y a sept fois plus de suicide en milieu carcéral que dans le reste de la société", a-t-il rappelé.

Selon lui, "aucune mesure de surveillance ne parvient à éviter le suicide d'une personne qui a la volonté de mourir (...). Le risque d'une nouvelle tentative de Pierre Chanal demeure, car il n'a pas confiance en la justice, et estime qu'il a été condamné avant que d'être jugé par un jury populaire de la Marne".

L'avocat général avait estimé que la justice devait "prendre des garanties" et demandé le maintien de la détention de Pierre Chanal, prononcée lundi dernier, pour assurer sa comparution en octobre prochain. "Il faut se donner les moyens que l'intéressé puisse s'expliquer (...) lui assurer le suivi médical, la surveillance constante pour permettre le débat contradictoire".

Me Gérard Chemla, avocat de la majorité des familles des huit disparus, avait convenu de l'état de santé du prévenu tout en dénonçant "la mise en scène de cette semaine (NDLR: dernière) de non-procès (...) notamment par la publication du courrier de Chanal à la président de la cour, où il affirmait ne pas vouloir comparaître".

"Pierre Chanal est désormais sous la responsabilité de la justice, c'est à elle de s'assurer qu'il sera à même de comparaître, valide, le plus tôt possible (...) car chaque jour de plus dans cette affaire est un jour de trop". Son confrère et associé Me Vincent Durtette, avait auparavant exprimé "l'amertume des parties civiles (...) et leur crainte sincère que le procès n'ait pas lieu".

La cour après avoir délibéré plus d'une heure, a décidé que Pierre Chanal resterait détenu en milieu hospitalier puis carcéral, jusqu'au procès qui aura lieu en octobre.

Il devra répondre des séquestrations et assassinats de Patrice Denis, disparu en août 1985, Patrick Gache, disparu en avril 1987 et Trevor O'Keefe, disparu en juillet 1987, et dont le corps avait été retrouvé en août 1987.

L'ex-adjudant chef a bénéficié de cinq non-lieu pour les cinq premières disparitions de la série de huit, allant de 1980 à 1987". (Yahoo News)

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Jean Paul Leconte interrogé dans l'affaire Dubuisson

"Jean-Paul Leconte est-il un tueur en série ?

Déjà mis en examen pour le meurtre de Patricia Leclercq, retrouvée assassinée le 8 juillet 2002 à Ville-sur-Ancre (Somme), cet homme de 37 ans a été placé hier matin en garde à vue dans le cadre des investigations sur la mort de Christelle Dubuisson.
Le corps de cette jeune fille de 18 ans avait été découvert sur un petit chemin de Villers-Bretonneux, toujours dans la Somme, le 21 août suivant. Lardée de coups de couteau, la dépouille de l'adolescente était grossièrement dissimulée sous une fourgonnette volée. Selon l'enquête de gendarmerie, le véhicule utilitaire estampillé « France Rabotage » sous lequel elle se trouvait avait été dérobé dans la soirée du 20 août, quelques heures avant le supplice de Christelle.

Ce soir-là, un témoin capital, installé en face du dépôt de Bucquoy, où était stationné le fourgon, a aperçu un homme qu'il pense être le voleur. Dès le début de l'affaire, les enquêteurs ont qualifié cette déposition de « primordiale », tout en soulignant qu'elle était « sans doute l'une des plus sûres » en leur possession. Le témoin, un agriculteur, avait alors expliqué avoir vu passer devant chez lui un homme casqué et juché sur une vieille mobylette. Alors qu'il faisait nuit, l'inconnu roulait tous feux éteints, et était vêtu d'un blouson clair. Peu de temps après avoir vu le deux-roues pénétrer dans le parking, le voisin avait entendu un fourgon démarrer et quitter les lieux. La vieille mobylette du voleur présumé et sa tenue vestimentaire sont deux indices d'importance.

Une nouvelle perquisition Lorsque Jean-Paul Leconte a été arrêté, le 27 novembre 2002, pour le meurtre de Patricia Leclercq, ces deux éléments d'enquête sont revenus à la mémoire des gendarmes qui ont mené la perquisition au domicile du suspect. Dans la maison de Méaulte où il vivait avec sa grand-mère, ils ont saisi une matraque, des revues pornos, mais aussi un vieux deux-roues et un blouson clair.
Concernant sa mobylette, le suspect avait spontanément expliqué aux militaires qu'il ne s'en servait plus depuis longtemps. Mais une expertise, notamment basée sur « le graissage » de la chaîne, a depuis fait apparaître que, malgré son ancienneté, le véhicule était régulièrement utilisé.

Dans l'affaire Leclercq, malgré la découverte de son ADN sur la culotte de la victime, Leconte nie formellement les faits. Il avait fait de même en 1989, lorsqu'il avait été arrêté pour une série de viols. Malgré des éléments accablants, il avait rejeté toute responsabilité jusqu'à son procès devant la cour d'assises, où il avait avoué, avant d'être condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle.

Hier matin, les gendarmes sont retournés dans la maison de Méaulte, dans laquelle se trouve toujours sa grand-mère, mais cette fois pour mener des recherches dans le cadre de l'enquête sur la mort de Christelle Dubuisson. Il était toujours entendu sur ce meurtre en fin d'après-midi" (Le Parisien)

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Sixième mise en examen pour Patrice Alègre

"Patrice Alègre a été mis en examen par le juge Serge Lemoine, à Toulouse, pour l'assassinat d'un travesti poignardé à son domicile en janvier 1992, un crime qu'il nie en bloc.

Le tueur en série, condamné en février 2002 à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de vingt-deux ans pour cinq meurtres et six viols en 1989-1990 et 1997, est désormais mis en examen dans six autres affaires, quatre meurtres et deux assassinats perpétrés dans les années quatre-vingt-dix.

Son avocat, M e Pierre Alfort, a indiqué que le juge « a pris acte du fait qu'Alègre se considère innocent de ce crime » et que le fond du dossier n'avait pas été abordé.

Claude Martinez, un travesti toulousain de 48 ans, notamment connu pour l'organisation de réunions sadomasochistes, avait été retrouvé poignardé à son domicile le 28 janvier 1992" (Le Parisien)

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Une pièce de théâtre sur Erzebeth Bathory

"Fort du succès de la pièce "Les bâtisseurs d'Empire" de Boris Vian, produit en 2002 par la compagnie Isn't it, nous engageons notre énergie dans un nouveau projet créatif.
Il s'agit d'un pièce de Claude prin : Erzebeth. Cette pièce a pour sujet la fameuse histoire d' Erzebeth Bathory, comtesse du 16ème siècle qui assassina des centaines de jeunes filles pour profiter de leur sang.

Les répétitions ont commencé mais, comme vous le savez, la production artistique n'est pas aisée et nous sommes à la recherche de plusieurs collaborateurs pouvant nous venir en aide.
- Des partenaires commerciaux.
- Des partenaires publicitaires.
- Des mécènes.
- Des lieux de représentations.
- Des festivals pour présenter le spectacle.
- Toute bonne volonté pouvant nous apporter une aide certaine...
- Et quelques litres de sang (sic !!!)
Ainsi n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques, de vos idées, ou de vos propositions. Elles seront toutes examinées avec sérieux. En outre nous sommes à la recherche de lieu de representaions insolites.

Représentation privée et exceptionnelle, réservation vivement conseillée au 01.53.04.99.31
au 206, rue de Paris à Montreuil, Métro Robespierre, vendredi 13 Juin 2003 à 20h30.
Bar à thème et Exposition.


Pour plus d'infos cliquez sur les liens suivants.
pour Erzebeth : http://erzebeth.site.voila.fr
pour Isn't it : http://isntit.site.voila.fr

Contact : Damien Poinsard 01.53.04.99.31. isntit@libertysurf.fr"

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Pierre Chanal tente de se suicider
Pierre Chanal

"L'adjudant en retraite Pierre Chanal, qui devait comparaître mardi en assises à Reims pour répondre de trois assassinats, a tenté de se suicider lundi, en absorbant des médicaments, a-t-on appris auprès de son avocat, Me André Buffard.

"Il a été hospitalisé à Saint-Etienne et se trouve dans un état très grave", a déclaré l'avocat.

Pierre Chanal a été secouru par les services médicaux d'urgence à l'extérieur du domicile de sa soeur, près de Saint-Etienne, où il résidait depuis sa remise en liberté sous contrôle judiciaire en 1995.

Me Buffard a précisé qu'il se rendrait à la cour d'assises de Reims mardi. La cour et les jurés détermineront alors si le procès doit se tenir ou pas, en fonction de l'évolution de l'état de santé de Pierre Chanal.

Pierre Chanal doit être jugé pour les "assassinats" de trois jeunes hommes dans les années 80 près du camp militaire de Mourmelon. Arrêté en août 1988, l'accusé, âgé de 56 ans, encourt la perpétuité. Il a toujours nié les faits.

Il est accusé d'avoir tué Patrice Denis, un civil, et Patrick Gache, un appelé du contingent, disparus respectivement en août 1985 et mai 1987, alors qu'ils faisaient de l'auto-stop dans la région de la Marne.

Leurs corps n'ont jamais été retrouvés. Le militaire devrait aussi répondre de l'assassinat d'un Irlandais, Trevor O'Keefe, retrouvé étranglé le 8 août 1987 à Alaincourt (Aisne).

Cinquième d'une famille de 17 enfants, Pierre Chanal est homosexuel et décrit comme violent et solitaire. "Fou de guerre" pour des témoins, il affectionne chants nazis et accessoires sadomasochistes, retrouvés en grand nombre à son domicile.

En 1995, il avait déjà menacé de se suicider s'il devait retourner en prison". (Yahoo News)

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Ralph Andrews a été condamné à la prison à vie
 

Ralph Andrews, déjà condamné deux fois pour meurtre, a été condamné à la prison à vie pour le viol et le meurtre avec mutilation de Susan Clarke, une adolescente de 16 ans, en 1977.

Le juge du Comté de Cook, Marjorie Laws, a expliqué à Andrews qu'elle ne voyait pas la moindre circonstance atténuante dans cette affaire et a décrit le meurtre de Susan Clarke comme un crime "vicieux et méprisable". Elle a remarqué qu'il n'avait pas montré le plus petit remord devant la famille de la victime. Le juge a pourtant choisi ne de pas condamner Andrews à la peine capitale.

"Les démons qui ont pris possession de votre cerveau lorsque vous avez commis le plus horrible crime sur cette terre, le meurtre, ces mêmes démons doivent ronger votre cerveau et votre esprit en ce moment", a-t-elle ajouté.

Ralph Andrews, 59 ans, est déjà emprisonné à perpétuité pour le meurtre de Virginia Griffin, 44 ans, qu'il avait violée et assassinée de la même manière, dans son appartement de Chicago, en 1991.

Pour le meurtre de Susan Clarke, Andrews avait accepté de plaider coupable "à l'aveugle", ce qui signifie qu'il ne savait pas quelle serait sa peine.

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Une mère Britannique est accusée d'avoir tué ses trois bébés
Au Royaume-Uni, Trupti Patel a été inculpée des meurtres de ses trois bébés. Elle est soupçonnée d'avoir appuyé sur leur poitrine et d'avoir placé un objet sur leur visage jusqu'à ce qu'ils étouffent.

Trupti Patel

Trupti Patel, une pharmacienne de 35 ans, est accusé d'avoir tué sa fille Mia à l'age de 22 jours, son fils Jamie à l'age de 15 jours et son autre fils, Amar, à l'age de trois mois, entre décembre 1997 et juin 2001.

Mme Patel qui, à l'époque des meurtres, vivait à Maidenhead (Berkshire) a nié toutes les accusations.

Amar est né le 5 septembre 1997 par césarienne et 13 semaines plus tard il a été déclaré mort à l'hôpital général de High Wycombe après avoir été trouvé étendu sur le dos, à la maison, par des ambulanciers. Trupti Patel avait appelé l'ambulance et avait tenté de réanimé son fils mais, selon les témoignages des soignants, elle était "hystérique". Un examen a conclu qu'Amar était décédé du "syndrome de la mort subite du nouveau né".
L'accusation a expliqué que Trupti Patel et son époux, Jayant, 35 ans, avaient par la suite affirmé qu'Amar avait eu un rhume pendant trois ou quatre jours avant sa mort.

Jamie Patel est né le 21 juin 1999, encore par césarienne. Il est mort 15 jours plus tard, le 6 juillet.

Mia Patel est née le 14 mai 2001, toujours par césarienne. Les médecins, soupçonnant une maladie héréditaire, lu i ont fait passer de nombreux examens. Elle était en pleine santé. Ils ont malgré tout proposé un appareil respiratoire à Trupti Patel, par prudence, mais cette dernière a refusé. Mia est morte 22 jours plus tard, le 5 juin. Le corps de la petite a été transféré à l'hôpital de Great Ormond Street, à Londres, afin d'être autopsié. Les médecins légistes ont découvert qu'elle avait quatre côtes brisées parce que sa poitrine avait été comprimée. Selon eux, les côtes cassées et les bleus sur la poitrine était la preuve que Mia avait cessé de respirer parce qu'on l'en avait empêché.

L'accusation a expliqué qu'aucune cause naturelle n'avait été identifiée pour expliquer les morts d'Amar, Jamie et Mia mais que, au contraire, il existait des indications selon lesquelles "quelqu'un" avait entravé leur respiration.

Mme Patel était présente lors des décès de ses trois enfants. L'accusation a affirmé que "cette mère, pour certaines raisons, se sent obligée de tuer ses enfants. Nous ne pouvons pas dire pourquoi elle a été contre les instincts naturels d'une mère, mais nous suggérons que les preuves montrent qu'à chaque fois, elle a du entraver la respiration ses bébés, en pressant sur leur poitrine ou en plaçant quelque chose sur leur nez et leur bouche... Son intention était de tuer ou de blesser gravement ses bébés".

Le procès continu.

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La police italienne chasse un Unabomber
Les experts examinent l'explosion

Les analyses réalisées sur le stylo piégé qui a explosé dans les mains d'une fillette le 25 avril (voir archives d'avril) pourraient fournir quelques indices aux enquêteurs.

L'Unabomber utilise une mixture de nitrogène dans ses engins explosifs. Contrairement à la TNT, que la police pourrait tracer, la nitrogène peut être facilement extraite de fertilisants ou d'insecticides.
La tache des enquêteurs est rendue encore plus difficile par le fait que la région (la Venétie, au nord de l'Italie), est un endroit très agricole. Une personne achetant du fertilisant n'attire donc pas l'attention.

Le ministère de l'intérieur a demandé aux policiers et aux carabinieri de joindre leurs efforts et de se concentrer sur cette enquête.

Une force spéciale a été créée et "elle va se consacrer uniquement à cette affaire, avec l'aide d'équipe de policiers spécialisés (peut-être anti-terroriste) et des structures locales".

L'Unabomber Italien a disséminé ses bombes dans des objets de tous les jours depuis près de 10 ans et a fait des dizaines de blessés. Ces derniers temps, il a pris pour cible des enfants.

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Le profiling reconnu par le ministère de la justice français

Longtemps jugé rocambolesque, le profilage criminel devient légal. Un nouvel outil d'enquête.

Le ministre de la Justice accorde un statut légal au « profilage criminel ». Une première en France, où le profilage, cette pratique qui consiste à dresser le portrait psychologique d'un tueur non identifié afin de favoriser son arrestation, a eu du mal à faire ses preuves.

Importé des Etats-Unis par de populaires séries télévisées, le profilage souffrait d'une peu sérieuse réputation. « Certains attendaient que le profileur livre le nom, la couleur des yeux et l'adresse du tueur, mais cela n'arrive jamais dans la réalité, raconte Laurent Montet, criminologue comportementaliste. Le profilage criminel n'a jamais servi à identifier un criminel, il sert à limiter la liste des suspects, donc à gagner du temps et des moyens précieux. »

En début d'année fut donc mis en place le Salvac (Système d'analyse des liens de la violence associée aux crimes), une unité d'analyse criminelle pour croiser les affaires criminelles les plus complexes, dont la direction a été confiée à Richard Sreci.

Cette unité centralisera toutes les données rassemblées durant les enquêtes criminelles et devrait faciliter les recherches des policiers, des gendarmes ou des profileurs, désormais incités à collaborer. (Le Point n°1598)

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Deux hommes arrêtés et inculpés de cinq meurtres en deux semaines
Le vol semble être le mobile d'un triple meurtre à Long Prairie et d'un double meurtre à Minneapolis (Minesota) une semaine auparavant.

Situation du Minnesota

Christopher Earl, 20 ans, et Jonathan Carpenter, 21 ans, ont été inculpés de meurtres de Long Prairie et le procureur a indiqué qu'il demanderait la peine capitale.
La police pense que Holly Chromey, 49 ans, et ses enfants Katie, 18 ans, et Jerrod, 16 ans, ont été tué dans leur maison, à 150km de Minneapolis. Ils ont tous les trois été frappés et poignardés. Holly Chromey et son fils ont été attachés avec de l'adhésif.

Les autorités pensent que les deux hommes inculpés de ces trois meurtres seront bientôt inculpés des meurtres de William Schwarts, 88 ans, et de sa fille Claudi, 50 ans, qui ont étaient attaqués dans leur maison au nord est de Minneapolis. Ils ont été sauvagement battus et égorgés. William Schwartz avait une santé fragile et sa fille était paralysée du côté droit.

Dans ces deux affaires, les victimes ont été choisies au hasard et ont été brutalement assassinées durant un cambriolage. Selon le chef de la police de Minneapolis, la motivation principale était l'argent.

Lors de leur audience préliminaire, Christopher Earl a expliqué qu'il voulait être libéré pour pouvoir engager l'avocat de son choix afin de "m'aider à prouver mon innocence".
Carpenter, quant à lui, a demandé au juge : "Je suis innocent jusqu'à ce qu'on prouve que je suis coupable, non ?"

Lorsqu'ils ont été arrêtés par la police, après un appel anonyme, ils présentaient des griffures et des coupures sur le visage. Les enquêteurs pensent que les victimes se sont défendus et les ont griffés.

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