- Une femme Afghane a admis les meurtres de 27 hommes - 29 mars
- Un tueur en série présumé s’est suicidé au Canada - 29 mars
- Hadja Benyoucef, victime présumée de Patrice Alègre, ne s'est pas suicidée - 14 mars
- Un nouvel attentat de l'Unabomber italien - 13 mars
- La peine de mort va être requise contre Lorenzo Gilyard - 10 mars
- Jeremy Jones accusé d’un nouveau meurtre - 11 mars
- Le tueur en série « au jeu de cartes » a été condamné à Marid - 9 mars
- Le tueur de South Side Chicago inculpés de nouveaux crimes - 1er mars

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Une femme Afghane a admis les meurtres de 27 hommes - 29 mars
Dans sa cellule de la prison de Pul-e-Chakri, à Kaboul, la prisonnière la plus célèbre d’Afghanistan attend son procès. Selon la police, Shirin Gul, 39 ans, a admit avoir assassiné 27 hommes avec son amant, Rahmatullah, et son fils de 18 ans,Samiullah.

Shirin Gul

L’enquête a commencé en juin 2004 avec la découverte du corps nu d’un homme d’affaire, Haji Mohammed Anwar, près de Kaboul. Anwar avait été invité chez Shirin Gul et Rahmatullah pour discuter de la vente d’une propriété. Il avait prévenu son oncle de sa destination et, lorsque son corps a été retrouvé 2 jours plus tard, l’oncle a prévenu la police. Les enquêteurs se sont rendus chez Shirin Gul, où ils ont trouvé les papiers de plusieurs véhicules, des plaques minéralogiques ainsi que les vêtements de Haji Mohammed Anwar.
La surface accidentée du jardin de la maison attira l’attention des enquêteurs.La police découvrit 6 corps dans le jardin et, plus tard, 18 autre corps dans l’ancienne maison de Shirin Gul, à Jalalabad.
Parmi les corps exhumés sous le sol de la maison de Jalalabad figurait celui de l’époux de la tueuse. Un autre corps a été retrouvé dans la province de Logar, un meurtre pour lequel Rahmatullah a déjà été reconnu coupable et condamné à 17 ans de prison.

Toutes les victimes ont été étranglées. La plupart de ces hommes étaient des chauffeurs de taxi. Les trois accusés auraient admis avoir appelé ces hommes pour une course, puis les avoir invité chez eux, où Shirin Gul leur offrait du thé et du kebab. Une telle hospitalité n’est pas inhabituelle, particulièrement dans les tribus Pashtounes du sud et de l’est de l’Afghanistan. Mais la nourriture était imbibée d’un sédatif puissant, que la police a d’ailleurs retrouvé en fouillant la maison. Une fois endormie, la victime était assassinée.
Les excavations de la police dans les deux maisons ont permis de découvrir des rangées de corps enterrés à 1,5 mètres de profondeur, qui portaient tous une corde autour du cou.
Jusqu’à maintenant, seul 5 des victimes ont pu être identifiées.
Selon les examens légaux, le corps le plus ancien serait celui d’un homme assassiné en 2001.

Selon l’enquêteur en chef de la Sécurité Nationale, Mohammed Zahir Nahem, "Shirin Gul n’a pas exprimé de remords, et les autres non plus". Mais lorsqu’elle a été interrogée dans sa cellule par des journalistes, elle a rétracté ses aveux. Elle a expliqué qu’elle n’avait tué personne et que son éducation et ses coutumes lui empêchaient de parler à des hommes qu’elle ne connaît pas.
Elle a admit savoir que Rahmatullah avait tué son premier mari mais n’avait rien dit car son mari était un homme violent qui la battait. "Rahmatullah est un homme bon. Nous étions une famille heureuse".
Elle a expliqué que Rahmatullah avait tué certaines des victimes que « d’autres hommes » impliqués dans ces meurtres étaient les "meneurs".

Selon la police, le mobile des meurtres était l’argent : des complices conduisaient les taxis de l’autre côté de la frontière Pakistanaises, dans la ville de Miram Shah, pour les vendre de 7.700 ou 15.000 euros chaque.
Shirin Gul possédait de nombreux bijoux en or et plus de 20 paires de chaussures.

Le premier mari de la tueuse, Mohammed Azam, a sans doute été son complice lors des premiers meurtres, mais a lui-même été tué lorsque Shirin Gul et Rahmatullah sont devenus amants. Après sa mort, ils ont déménagé à Kaboul, où ils se sont mariés.

Quatre hommes, les complices qui ont conduit les voitures au Pakistan, seront jugés en même temps que Shirin Gul, son fils et Rahmatullah, qui risquent la peine capitale.



Un tueur en série présumé s’est suicidé au Canada - 29 mars
Barbara Stoppel
Terry Arnold
Un homme soupçonné des meurtres de plusieurs adolescentes dans 3 provinces différentes du Canada entre 1981 et 1991 a été découvert mort dans son appartement de Victoria (Colombie Britannique) le 27 mars.
La police pense que Terry Samuel Arnold, 42 ans, s’est suicidé avec des médicaments et de l’alcool.

Il était le principal suspect dans trois affaires de meurtres irrésolus dans le pays, ceux de :
- Barbara Stoppel, 16 ans, une serveuse de Winnipeg (Manitoba) assassinée en 1981 dans un restaurant du quartier Saint-Boniface. Un homme avait été condamné à tord pour ce meurtre et a du se battre durant 20 ans pour que son innocence soit reconnue.
- Denise Lapierre, 17 ans, assassinée à Calgary (Alberta) en 1987.
- Christine Browne, 16 ans, qui avait fugué de chez elle, assassinée à Penticton (Colombie Britannique) en 1991 et dont le corps avait été découvert dans des colinnes.

En 1997, Terry Arnold avait admis avoir assassiné Christine Browne après qu’elle ait refusé de coucher avec lui. Mais sa condamnation pour meurtre avait été annulée en 2002 pour vice de procédure.

Arnold avait déjà été condamné pour des violences sur de toutes jeunes femmes. En 1991, il avait été reconnu coupable des viols de quatre fillettes dans plusieurs villes de Terre-Neuve (une grande île au nord-est du Canada) et condamné à 8 ans d’emprisonnement. La plus jeune n’avait que 10 ans.

En 2003, il avait également été condamné pour possesssion et distribution de pornographie infantile.


Hadja Benyoucef, victime présumée de Patrice Alègre, ne s'est pas suicidée - 14 mars
Alègre
"L'autopsie faite dans le cadre de la nouvelle enquête sur la mort de Hadja Benyoucef, retrouvée dans son appartement de Toulouse en 1987, révèle que la jeune femme n'a pas pu se suicider comme l'avait conclu le légiste mais qu'il "s'agit manifestement d'un crime", a-t-on appris lundi auprès d'un avocat d'une partie civile.

Les résultats des expertises réalisées à la suite de l'exhumation, le 1er octobre 2004, du corps de Hadja Benyoucef ont été notifiées lundi aux parties civiles par les juges d'instruction Serge Lemoine et Fabrice Rives, a expliqué Me Pierre Dunac, avocat de la famille Benyoucef.
Selon lui, ces nouvelles investigations, réalisées par les légistes bordelais Sophie Gromb et Alain Miras ainsi que par l'odontologue Josiane Pujol, établissent que lors de la première autopsie, "on est passé à côté de plusieurs éléments de nature à attester qu'il s'agit d'un crime et non pas d'un suicide".

Hadja Benyoucef, une mère de famille de 26 ans, avait été retrouvée morte dans son appartement le 30 novembre 1987. Elle avait une couche culotte pliée dans la bouche et une corde à rideaux était nouée autour de son cou, traversé par un couteau de cuisine qui avait tranché la carotide. Le médecin légiste, Danièle Alengrin, avait alors retenu l'hypothèse d'un "raptus suicidaire" consécutif à une ancienne lésion due à un traumatisme crânien en 1981 et sur cette base, l'enquête policière avait été bouclée en quelques jours.

Le dossier avait été rouvert en 2002 dans le cadre des investigations de la cellule de gendarmerie Homicide 31 sur le tueur en série Patrice Alègre et le 26 octobre dernier, une première expertise, effectuée par un neurochirurgien, avait "complètement exclu" la théorie du "raptus suicidaire"." (AFP)


Un nouvel attentat de l'Unabomber italien - 13 mars
"Un cierge piégé a explosé dimanche dans une église près de Trévise (nord-est de l'Italie), blessant deux personnes, dont une fillette gravement touchée à la main, et les soupçons se sont immédiatement portés sur l'Unabomber italien, auteur d'attentats du même type.
L'explosion a eu lieu vers la fin de la messe de onze heures dans l'église de Motta di Livenza, une localité d'environ 8.000 habitants de la région de Vénétie.

Selon les témoignages, une fillette âgée de six ans a tenté à deux reprises d'allumer un cierge d'une longueur de 20 cm en le posant sur son socle électrique.
Voyant qu'elle n'y parvenait pas, une paroissienne de 45 ans l'a alors aidée et a déclenché le dispositif inséré dans la bougie en exerçant une pression plus forte.
"Sur le moment, j'ai pensé à un coup de feu tiré de l'extérieur de l'église, puis j'ai vu une grande confusion et j'ai compris que quelque chose de terrible s'était produit", a raconté le prêtre de l'église, Don Rino Brusegan.

La fillette, gravement touchée à trois doigts et à la paume de la main gauche, a été transportée d'urgence dans un hôpital de Pordenone, situé à une vingtaine de kilomètres, où elle a subi une intervention chirurgicale.
L'autre victime, légèrement touchée au visage, devait sortir de l'hôpital dès dimanche. L'explosion n'a en revanche provoqué aucun dommage aux structures de l'église.

Les enquêteurs ont rapidement souligné les similitudes entre l'attentat de dimanche et la trentaine de précédents qui ont fait plusieurs blessés depuis 1994 dans les régions de Vénétie et de Frioul-Vénétie-Julienne (nord-est), et dont l'auteur pourrait être celui que le pays surnomme l'Unabomber italien.
"Selon toute vraisemblance, ce dernier attentat, certainement attribuable à Unabomber, est une réponse à des enquêtes de plus en plus serrées", a déclaré à la presse le procureur de Venise, Vittorio Borraccetti, qui travaille de concert sur cette enquête avec le procureur de Trieste (Frioul-Vénétie-Julienne).

A la différence de l'Unabomber américain - Theodore Kaczynski - qui avait fait trois morts et 23 blessés aux Etats-Unis en envoyant des colis piégés avant d'être arrêté et condamné à la prison à vie en 1998, l'Unabomber italien dissimule ses engins explosifs de confection artisanale dans des produits vendus en supermarché ou dans des objets divers.
En avril 2003, dans un des attentats les plus graves de la série, une enfant de 9 ans avait perdu trois doigts de la main droite et l'usage de l'oeil droit après avoir ramassé un stylo dans une rue de Trévise.

Dimanche, le ministre des Réformes Roberto Calderoli (Ligue du nord, parti populiste et xénophobe) a été l'un des premiers hommes politiques à réagir, réclamant une forte récompense pour quiconque aiderait l'enquête et appelant aussi au rétablissement de la peine de mort pour ceux qui s'en prennent aux enfants.

"Il n'y a pas de problème de manque d'information ou de collaboration», a pour sa part estimé le procureur de Venise, qui a ajouté qu'un "éventuel système de récompense pourrait faire courir le risque de polluer l'enquête." (AFP)


La peine de mort va être requise contre Lorenzo Gilyard - 11 mars
Gilyard
Le procureur du comté de Jackson (Missouri) a décrit à la cour de Kansas City les circonstances aggravantes qui pourraient amener à condamner Lorenzo Gilyard, 54 ans, à mort.
Gilyard, accusé d’avoir étranglé 3 adolescentes et 9 femmes entre 1977 et 1993 à Kansas City (Missouri), a plaidé non coupable.

Les circonstances aggravantes citées impliquent des tortures « excessivement ignobles, horribles ou inhumaines » et des antécédents de violences sexuelles.
Lorsqu’il a été arrêté en avril 2004, Gilyard était le superviseur d’une société de ramassage des déchets. Il est marié et était décrit par ses voisins de Kansas City (Missouri) comme un homme amical et doux.

Gilyard a été relié aux victimes grâce à son ADN : il a accepté que la police prélève un peu de son sang en décembre 1987… mais il a fallut attendre avril 2004 pour que des analyses prouvent sa culpabilité.

La plupart des familles des victimes ont demandé au procureur de requérir la peine capitale.

Le procureur ne peut toutefois pas demander la peine capitale pour la première victime, Stacie Swofford, 17 ans. La police a découvert son corps le 17 avril 1977, plusieurs mois avant que le Missouri ne rétablisse la peine de mort.

Toutes les victimes étaient des prostituées et / ou des droguées, de 15 à 37 ans. Toutes ont été découverte étranglées et violées, la plupart nues, parfois attachées, dans des parkings déserts, des endroits boisés, des champs, des buissons... :
- Le 23 janvier 1980, le corps de Gwendolyn Kizine, 16 ans, a été découvert.
- Le 9 mai 1982, Margaret Miller, 18 ans.
- Le 14 mars 1986, Catherine Barry, 35 ans, mentalement perturbée.
- Le 16 août 1986, Naomi Kelly, 23 ans, étudiante et prostituée.
- Le 27 novembre 1986, Debbie Blevins, 32 ans.
- Le 17 avril 1987, Ann Barnes, 37 ans.
- Le 9 juin 1987, Kellie Ford, 20 ans.
- Le 12 septembre 1987, Angela Mayhew, 19 ans.
- Le 3 novembre 1987, Shelia Ingold, 36 ans.
- Le 19 décembre 1987, Carmeline Hibbs, 30 ans.
- Le 11 janvier 1993, Connie Luther, 30 ans.

En 1974, Gilyard a été arrêté deux fois dans le Missouri : en février, pour le viol d’une jeune danseuse de 25 ans et en juillet, pour le viol d’une fillette de 13 ans. Mais l’accusation n’est pas parvenu à le faire condamner pour le premier viol et n’a obtenu qu’une condamnation pour « agression » pour le second viol. Gilyard a été condamné à 9 mois d’emprisonnement.
En novembre 1981, il a été condamné à 4 ans de prison pour… cambriolage. Il est ressorti après 3 ans.
En 1983, il a été condamné à 4 ans d’emprisonnement pour avoir menacé de placer une bombe dans les institutions du comté de Wyandotte mais a été relâché après 3 ans.


Jeremy Jones accusé d’un nouveau meurtre - 10 mars
Jeremy Jones
Patrice Endres
Les enquêteurs du comté de Forsyth (Georgie) pensent qu’un tueur en série emprisonné en Alabama, Jeremy Brian Jones (voir Actualités octobre 2004), est responsable de l’enlèvement et du meurtre d’une coiffeuse de 38 ans, Patrice Endres, disparue le 15 avril 2004.
Jones travaillait dans le comté de Forsyth au moment de la disparition de Patrice Endres.

Les enquêteurs pensent que Jones a enlevé Endres dans son salon et la conduite 90km plus loin, dans le comté de Douglas, à l’ouest d’Atlanta, où elle aurait été tuée.
Son corps n’a jamais été retrouvé.
Mais il semble que Jones ait parlé aux enquêteurs du comté de Forsyth, lorsqu’ils sont venus l’interroger en décembre 2004, car, depuis janvier 2005, les policiers ont utilisés des chiens spécialement dressés pour trouver des cadavres le long de la Sweetwater Creek, dans le comté de Douglas. Les chiens ont bien désignés des endroits mais aucun corps n’a pour le moment été découvert.
Les policiers prévoient d’utiliser des plongeurs d’ici quelques jours.

Jeremy Jones, emprisonné dans le comté de Mobile, Alabama, est inculpé du viol et du meurtre d’une femme de 44 ans, Lisa Nichols, à Turnerville, dans l’Alabama en septembre 2004.
Dans le même état, il est suspecté du meurtre d’une adolescente de 16 ans, Melinda McGhee, dans le comté d’Escambia, en mars 2003.

Lauria et Ashley
Le 19 janvier 2005, Jones a été inculpé d’un meurtre à la Nouvelle Orléans, celui de Katherine Collins, une prostituée de 47 ans, violée et poignardée à mort en février 2004, ainsi que de plusieurs viols dans l’Oklahoma.

En Georgie, il a été inculpé du meurtre d’Amanda Greenwell, 16 ans, dans le comté de Douglas, en mars 2004.

Il a également été interrogé par un shérif de l’Oklahoma concernant le double meurtre de deux adolescentes du comté de Craig en 1999, Lauria Bible et Ashley Freeman. Jones avait été arrêté pour possession de drogues à 25km de la scène du crime, la nuit des meurtres.

Des enquêteurs en Californie, dans l’Arkansas, au Tennessee, dans l’Oklahoma et l’Alabama le suspectent d’autres meurtres.


Le tueur en série « au jeu de cartes » a été condamné à Marid - 9 mars
Alfredo Galan
Un tueur Espagnol surnommé le « tueur au jeu de cartes » parce qu’il laissait des cartes à jouer près de ses victimes, a été condamné à 142 années et 3 mois de prison.

Alfredo Galan, un ancien soldat de 28 ans ayant servi en Bosnie-Herzégovine au sein des forces espagnoles a été reconnu coupable des meurtres de six personnes ainsi que de trois tentatives de meurtres, entre le 24 janvier 2003 et le 18 mars 2003, à Madrid et dans sa banlieue.
Selon ses propres déclarations, Galan saluait ses victimes puis leur demandait poliment de s’agenouiller avant de leur tirer dans la tête car « les bonnes manières étaient la chose la plus importante ». Il semble qu’il ait « embellis » sa version des faits…
Il semble qu’il choisissait ses victimes au hasard dans des lieux publics.

Le 24 janvier 2003, la première victime fut Juan Francisco Ledesma, 50 ans, chez lui.
Le 5 février, ce fut Juan Carlos Martin Espacio, 28 ans, à un arrêt de bus de l’avenue Osuna. Le même soir, Galan blessa la propriétaire d’un bar à Alcala de Henares, Teresa Sanchez Garci'a, 38 ans, tua Mikel Jiménez Sanchez, 18 ans, le fils de la propriétaire, et Juana Dolores Ucles Lopez, 57 ans, une cliente .
Le 7 mars, il s’approcha d’un couple Equatorien qui discutait dans la rue et tira sur Santiago Eduardo Salas, 27 ans, qui ne fut « que » gravement blessé. Il voulu ensuite abbattre son amie, Anahid, mais son arme s’enreya.
Le 18 mars, Galan tua deux amis Roumains à un mariage à Arganda del Rey, Gheoghie et Doina Magda.

Il s’était livré à la police le 3 juillet 2003 à Puertollano et avait avoué les meurtres « pour montrer à quel point c’était facile ». Il avait placé les cartes à jouer près des corps uniquement pour « embrouiller la police ». Lors du procès, il a rétracté ses aveux mais l’accusation a présenter des preuves physiques le reliant aux crimes, découvertes chez lui.

Lorsqu’il était soldat, Galan a servi en Bosnie-Herzégovine au sein des forces espagnoles. Deux de ses anciens camarades ont expliqué qu’il était revenu chez lui avec un pistolet Tokarev (l’arme des crimes) caché dans une télévision.
Le jeune homme, obsédé par les armes selon d'anciens camarades de classe de Puertollano, aurait déclaré à la police qu'il "voulait savoir ce qu'on éprouvait en tuant" et qu'il n'avait ressenti que de l'indifférence en abattant ses victimes.
Les psychiatres ont décrit Galan comme « un prédateur humain qui ne vit que pour chasser les gens, pour les humilier et les tuer ». Il n’ a aucune « pathologie psychiatrique » : en d’autres mots, il est totalement sain d’esprit. Il est « égoïste, narcissique, égocentrique, cruel, sadique, agressif et hypersensible au rejet ». La définition du psychopathe.

Galan ne restera pas 142 ans en prison : la peine maximale en Espagne est de 30 ans d’emprisonnement (40 ans pour les actes de terrorisme). Il devrait passer au moins 25 ans en prison. Il devra également verser 773.435 euros aux familles des victimes.



Le tueur de South Side Chicago inculpés de nouveaux crimes - 1er mars
Vincent Hudson
Des procureurs de Chicago (Illinois) ont annoncé que le tueur en série Vincent Hudson allait être inculpé de trois tentative de meurtres sur des femmes le 16 juillet, le 14 septembre et le 19 septembre 2004, ainsi que d’un viol avec violence.
Toutes les victimes ont reconnues Hudson lors d’une confrontation visuelle et il a admit les avoir agressées. Lors du viol, il a également laissé son ADN.

Hudson, 32 ans, arrêté en janvier 2005 dans un refuge pour SDF, est déjà inculpé des meurtres et des viols de 3 femmes, Valerie Crawford, 43 ans, Ieline Myrick, 49 ans, et Janet Jackson, 45 ans, entre juin et novembre 2004, ainsi que d’une tentative de meurtre sur une femme de 36 ans en juin 2004.
Les victimes étaient des prostituées ou / et des droguées qui ont été étranglées ou battues à mort.

Les corps des victimes avaient été découverts dans le sud de la ville (south side) de Chicago, dans un endroit isolé et boisé proche d’une voie de chemin de fer. Les enquêteurs les ont reliés à Hudson par son ADN, qui figurait dans la base nationale des agresseurs sexuels dangereux : Hudson avait déjà été condamné pour viol avec violence en 1993, et condamné à 5 ans de prison.
Il avait également été arrêté pour cambriolage en 1999 et condamné à… 6 ans de prison. Entre 1993 et 2005, il a été arrêté 11 fois pour divers crimes et délits.

L’enquête continue pour savoir si Hudson devrait être inculpés d’autres crimes. Le corps de Sheryl Wilhite, 41 ans, a été retrouvé le 28 juin 2004 ; celui de Katherine Coleman, 36 ans, a été découvert le 1er janvier 2005 ; celui de Renee Daniel, 35 ans, a été découvert peu après.
Des tests ADN sont toujours en cours.


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