NOVEMBRE 2002
- La police de l'Ontario est sur la piste d'un possible tueur en série
(16 novembre)
-
Myra Hindley, l'une des "Moors Murderers" est morte à l'âge de 60 ans (16 novembre)
- Quatre étudiants ont disparus dans le Minessota et le Wisconsin
(11 novembre)
- Gerald Gallego est mort d'un cancer, en prison
(5 novembre)
- Des exécutions d'immigrants Mexicains à Phoenix : un tueur en série ?
(4 novembre)
- Yates a été condamné à payer des dommages aux familles de 2 de ses victimes
(3 novembre)
- Pierre Chanal répondra de trois des huit disparitions de Mourmelon
(2 novembre)
- Robinson a été reconnu coupable et condamné à mort
(2 novembre)
- Archibald Hall est mort en prison à l'âge de 78 ans
(1er novembre)
- Archives


La police de l'Ontario est sur la piste d'un possible tueur en série
L'Ontario

Un groupe a spécialement été créé par la police pour trouver l'homme responsable d'une série d'agressions sadiques de femme depuis deux ans dans la région d'Hamilton, en Ontario (Canada).
Les enquêteurs pensent qu'un seul et même homme a assassiné une prostituée, Kimlyn Tolgyes (en août 2002) ainsi que deux autres femmes originaires d'Hamilton, Susan Gourley (39 ans), disparue en novembre 2001 et Felicia Floriani (15 ans) disparue depuis juin 2002. Une jeune femme de 18 ans (une SDF), sévèrement battue et laissée pour morte le 4 septembre 2002 a probablement été victime du même homme. Trois autres prostituées ont été violement agressées entre janvier et octobre 2002.

Les cinq membres de la Force Spéciale, surnommée "Projet Avocat", vont coordonner les enquêtes et chercher des agressions et meurtres similaires dans d'autres juridictions.

Selon le père de Felicia Floriani, celle-ci avait fugué et prenait de la drogue. Il ne l'a pas vu depuis presque deux ans.
Par contre, Susan Gourley était en contact régulier avec sa famille et avait une vie stable.

La police a demandé aux prostituées de les prévenir si elles voyaient un homme d'une vingtaine d'années, mince, blond aux yeux bleus et couvert d'acné. C'est ainsi que la jeune femme de 18 ans a décrit son aggresseur.
Les enquêteurs pense que le tueur opère souvent dans les rues d'un même quartier. Ils ont distribué des prospectus dans les centre sociaux et au centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles. Toutefois, Krista Warmke a expliqué aux journalistes que "les prostituées n'ont pas pour habitude de donner des informations à la police... qui les traite généralement comme de la m... Elles ne leur font pas confiance".

En octobre, la police avait publié un portrait robot du suspect et avait déjà mis en garde les prosituées et les femmes travaillant tard le soir.

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Myra Hindley, l'une des "Moors Murderers" est morte à l'âge de 60 ans
Myra Hindley
L'une des "Moors murderers", Myra Hindley, est décédé à l'hôpital St Edmunds (dans le Suffolk) après y avoir été admise le 12 novembre, pour une infection pulmonaire et de sévères problèmes respiratoires.
Myra Hindley était incarcérée à la prison de Highpoint depuis 1997. Elle était en très mauvaise santé et son état n'a fait que se détériorer à l'hôpital. Elle avait déjà eu une attaque cardiaque auparavant et souffrait également d'angine et d'ostéoporose.

Après avoir passé 36 ans en prison, Myra Hindley espérait être libérée prochainement et en avait fait légalement la demande. Si la maladie ne l'avait pas emporté, Hindley aurait sans doute pu sortir de prison.
Hindley était une grosse fumeuse et le médecin de la prison lui avait donné des patchs pour qu'elle cesse de fumer mais elle n'en avait pas tenu compte.

Myra HIndley et Ian Brady (64 ans, à présent) avaient été condamné à la prison à vie en 1966 pour les viols, tortures et meurtres de trois enfants et adolescents : John Kilbride en 1963, Keith Bennett en juin 1964 et Lesley Ann Downey en 1964. En 1987, Hindley et Brady avaient avoué deux autres assassinats, ceux de Pauline Read, 16 ans, et celui de Edward Evans, 17 ans.

Ni Myra Hindley, ni Ian Brady n'avait jamais exprimé le moindre remord.

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Quatre étudiants ont disparus dans le Minessota et le Wisconsin
Situation du Minnesota

Quatre étudiants ont disparu dans le Midwest des Etats-Unis, tous après avoir été dans un bar ou à une soirée, tard la nuit.
Les autorités, les amis et les familles sont à leur recherche.

Dans le centre du Minnesota, un étudiant de 1ère année à l'université de St John a disparu depuis le 8 novembre. Josh Guimond, originaire de Maple Lake (Minnesota) a été vu pour la dernière fois le 8, vers minuit, lorsqu'il a quitté une soirée à laquelle il avait participé.
Avec l'aide de la police, plusieurs personnes ont fouillé un terrain vague près d'un immeuble où la soirée avait eu lieu, mais n'ont rien trouvé.

Dans le centre du Wisconsin, les enquêteurs n'ont aucune piste concernant la disparition d'un étudiant de l'université d'Eau-Claire. Michael Noll a été vu pour la dernière fois quittant un bar le 6 novembre, le jour de son 22ème anniversaire. Des amis ont expliqués à la police qu'il était complétement ivre.
Il était originaire de Rochester, dans le Minnesota. Des volontaires ont passé plusieurs jours à le chercher autour des bars et sur les berges de la Chippewa River.
Le Chef de la Police d'Eau-Claire, Gary Foster, a expliqué que ses enquêteurs n'avaient pas pu déterminer si la disparition du jeune homme était due à une agression ou pas.

Pendant ce temps, à Minneapolis, des amis et la famille de Christopher Jenkins, 21 ans, collent des photos de celui-ci dans les rues. Le jeune étudiant de l'Université du Minnesota a disparu le 31 octobre. Originaire d'Eden Prairie (Minnesota), il a été vu pour la dernière fois alors qu'il quittait une soirée d'Halloween dans un restaurant de Minneapolis.
Des volontaires l'ont cherché sur les berges de la Mississipi River, qui passe à travers le campus de l'université. Sans résultat.

A Brainerd (Minnesota), la police fait des recherches par avion et sur terre, afin de retrouver Erika Marie Dalquist, une étudiante de 21 ans, disparue depuis le 30 octobre. On l'a vu quitter un bar à Brainerd avec un homme blanc.

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Gerald Gallego est mort d'un cancer, en prison
Gerald Gallego

Gerald Gallego, assassin de 10 personnes avec son épouse Charlene Williams, est mort d'un cancer au centre médical pénitentiaire du Nevada.
Gallego y avait été transféré en mars de cette année, alors qu'il était dans le couloir de la mort de la prison d'Etat d'Ely. Sa santé n'avait fait que décliner depuis. Il est décédé à l'âge de 56 ans.

Le Docteur Ted D'Amico, directeur du centre médical, a expliqué qu'on avait diagnostiqué un cancer de l'anus à Gallego, qui s'est étendu à ses poumons et à son foie. Gallego a refusé tout traitement qui aurait pu prolonger sa vie. Selon le Docteur d'Amico, une chimiothérapie légère, commencé dès l'annonce du diagnostique, aurait suffit à sauver Gallego.

Gallego avait été condamné à la peine capitale pour les meurtres de quatre jeunes gens mais on ne pu prouver sa culpabilité dans six autres meurtres. Charlene Williams plaida coupable pour 3 meurtres, témoigna contre Gerald Gallego et fut libérée de prison en 1997. On a depuis perdu sa trace.

Au Nevada, Gallego avait été condamné à mort en 1984 pour les meurtres en 1980 de Stacey Redican et Karen Twiggs, 17 ans toutes les deux. En Californie, il avait été condamné à mort pour les meurtres de Craig Miller, 22 ans, et son amie Mary Elizabeth Sowers, 21 ans.

Bien que Gallego n'ait jamais été réellement jugé pour les six autres homicides, Charlene Williams a témoigné qu'il avait assassiné Kippi Vaught, 16 ans et Rhonda Scheffler, 17 ans, en septembre 1978, à Sacramento; Sandra Colley, 13 ans et Brenda Judd, 14 ans, à Reno, en 1979; Linda Aguilar, 21 ans, en juin 1980, dans l'Oregon; et Virginia Mochel, en juillet 1980, en Californie.

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Des exécutions d'immigrants Mexicains à Phoenix : un tueur en série ?
Situation de Phoenix

Huit immigrants ont été assassinés par arme à feu depuis mars 2002 dans un désert rempli de trous de serpents et de paloverde décharnés, près de l'autoroute inter-état 10, à l'ouest de Phoenix. Ils ont été amenés dans le sable et les rochers, et sont morts dans cet endroit sans fin, où rien d'autre que les avions qui passent ne brise le silence.
Leurs mains étaient liées dans leur dos avec des menottes, de l'adhésifleur ou leur ceinture. Ils ont été tués à bout portant, et leur corps se sont momifiés au soleil.

Le Sheriff Joseph Arpaio : "J'appelle ça des exécutions. Je pense qu'on les a attachés, qu'on les a amenés dans cet endroit et tués. Celui ou ceux qui ont fait ça n'ont même pas enterré les corps. Ils veulent faire passer un message".

Le problème est qu'il n'y a aucune piste et aucun témoin, juste un immense désert qui efface les empreintes de pas ou de voiture. Les hommes du Sheriff cherchent d'autres corps.
Selon le directeur de la protection pour le Consulat du Mexique à Phoenix, tout le monde a sa théorie.

Peut-être est-ce une guerre des drogues, ou le résultat de batailles entre des organisations de passeurs d'immigrés, voir les deux. Ces meurtres pourraient être un châtiment pour des immigrants incapables de rembourser leur dette à leur passeur, ou l'oeuvre de membres d'une milice anti-immigration (bien connue en Arizona). Ou, mais c'est moins sur, l'oeuvre d'un tueur en série.
Les immigrants, en Arizona, connaissent leur année la plus mortelle : depuis le mois de janvier, au moins 169 d'entre eux sont morts en essayant de traverser la frontière entre le Mexique et les USA.
Les policiers ne peuvent qu'enquêter sur les victimes. Ils ont comparé les empreintes avec les dossiers de l'Immigration, ont fouillé les poches pour tenter de trouver une photo ou une adresse à envoyer au gouvernement Mexicain afin d'identifier ces hommes.
Et même lorsque les empreintes correspondent avec un dossier de l'immigration, cela peut causer une confusion : les immigrants donnent souvent de faux noms aux autorités.
La plupart des victimes étaient nés au Mexique. Seul l'un d'eux, identifié comme étant Daniel Vargas Baena, 19 ans, venait de l'Equateur. Le consulat a appelé un numéro de téléphone trouvé sur un papier dans la poche de cet homme. La femme qui a répondu a expliqué qu'ils avaient tous les deux passé la frontière des Etats-Unis, mais ils avaient été arrêtés par la Patrouille de la Frontière et ils avaient été séparés.
Deux des victimes avaient été enfermé dans la même cellule l'été dernier, pour traffic de drogue. Mais ces connexions entre les victimes sont minces. Il est difficile de retrouver leur famille et quasimment impossible de les faire parler.

Le désert d'Arizona est un endroit parfait pour se débarasser des matlas, des frigos, des voitures volées et incendiées... et pour abandonner des victimes.
Mais des exécutions de ce genre, perpétrées par des gangs, ont généralement lieu à la frontière, pas à Phoenix. Du moins, jusqu'ici.

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Yates a été condamné à payer des dommages aux familles de 2 de ses victimes

Un juge a ordonné à Robert Lee Yates Jr.de payer plus de 10.000 dollars aux familles de ses victimes du comté de Pierce, Melinda Mercer et Connie Lafontaine Ellis. Une décision trop rare...

Le juge de la Cours Supérieure du Comté de Pierce Pierce, John McCarthy, a imposé que Yates verse cet argent pour payer les funérailles ainsi que l'aide psychologiques apportée aux familles.
Les avocats de Yates ont affirmé qu'il ne pouvait payer parce qu'il n'a plus d'argent et s'est déclaré en faillite.
Le juge a dit qu'il devrait être capable de payer et a cité une pension de 20 000$ versée à Yates par l'Armée.

La défense a alors affirmé que le montant de la pension s'élevait à moins de 20 000$ et qu'elle llait à l'épouse de Yates, Linda, qui élève leurs cinq enfants.
Le juge n'a rien voulu savoir.

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Pierre Chanal répondra de trois des huit disparitions de Mourmelon
C’est l’une des plus grosses affaires criminelles du siècle dernier, mais elle n’est pas à la gloire de la justice française.
C’était au début des années quatre-vingt. De 1980 à 1987, précisément. Huit jeunes gens avaient disparu, dont sept appelés du contingent qui effectuaient leur service militaire au camp de Mourmelon.
Et puis, il y avait ce jeune irlandais, Trevor O’Keefe, de retour d’un voyage dans les Vosges, qui, comme les autres, voyageait en auto-stop. Son corps avait été retrouvé, porteur de traces évidentes de strangulation, sur la commune d’Alaincourt, dans l’Aisne. Une information judiciaire avait rapidement été ouverte pour meurtre, mais la justice avait longtemps considéré les sept autres comme déserteurs...

Pierre Chanal

Des indices
Jusqu’au 9 août 1988, quand une patrouille de gendarmerie contrôlait un «combi» Volkswagen stationné au beau milieu d’un vignoble champenois. A l’intérieur, Pierre Chanal, son propriétaire, et un jeune Hongrois ligoté, bâillonné, qui venait d’être violé. L’adjudant du 4e régiment de dragons nia, expliquant qu’il s’agissait là d’une mise en scène voulue par son jeune partenaire homosexuel, mais il fut bel et bien condamné, en octobre 1990, à dix ans de réclusion criminelle.

Entre temps, le juge d’instruction de Châlons-sur-Marne, en charge du dossier des sept disparus du camp militaire, avait fait le rapprochement entre cet adjudant qui avait connu au moins trois des jeunes gens. Pour son collègue de Saint-Quentin, détenteur du dossier O’Keefe, cela prit plus de temps. Et ce n’est qu’en 1993 qu’on analysait des poils et des cheveux retrouvés dans le véhicule de Chanal : certains d’entre eux appartenaient à deux des jeunes gens qu’on n’avait jamais revus, après qu’ils eurent quitté le camp militaire, tous partant en auto-stop pour une permission. Et Chanal, toujours emprisonné, était mis en examen pour «séquestrations et assassinats», le parquet retenant alors les sept disparitions.

Pendant ce temps, à Saint-Quentin, le dossier O’Keefe sommeillait. Le juge ne manquait pourtant pas d’indices : des cordes à piano découvertes dans le fourgon de Pierre Chanal étaient jugées compatibles avec les traces de strangulation relevées sur le corps de Trevor O’Keefe ; des effets personnels du jeune Irlandais avaient été découverts très loin de l’itinéraire qu’il aurait emprunté, au bord du lac de Der... où Chanal avait passé ses vacances, cet été-là ; des traces de terre relevées à l’endroit de la découverte du corps correspondaient à celles relevées sur une pelle également saisie dans le fourgon.

Assignation
Mais si tous ces éléments étaient connus dès le début de l’année 1989, ce n’est que fin 1994 que le juge se décida à y confronter Chanal, lors d’un interrogatoire. «Après que le ministère public et la partie civile l’eurent sommé de le faire», précise l’ordonnance de mise en accusation rendue plus tard.
Et cette partie civile, c’est Me Dupond-Moretti, représentant Mme Eroline O’Keefe, la maman de Trevor, qui a lancé, cet été, une assignation contre l’Etat français, réclamant des dommages et intérêts pour la lenteur de l’instruction. « Cette assignation, c’est le seul moyen de mettre en exergue la responsabilité du juge », dit Eric Dupond-Moretti. Sa cliente, « qui a bien cru qu’elle mourrait avant que ce procès ait lieu », attend désormais une audience qui ne devrait pas s’ouvrir avant le printemps prochain..."

Eric Dussart : La Voix du Nord du 2 novembre 2002
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Robinson a été reconnu coupable et condamné à mort
Edward Robinson

John Robinson Sr, 58 ans, a été reconnu coupable des meurtres de trois femmes et condamné à mort. Il avait caché les corps de deux d'entre elles dans d'énormes barrils sur sa propriété.
Robinson n'a pas montré d'émotion particulière à l'annonce du verdict. Aucun membre de sa famille n'était présent.

Les jurés l'ont condamné pour les meurtres de Suzette Trouten, 27 ans, originaire de Newport dans le Michigan, et d'Izabela Lewicka, 21 ans, une étudiante de l'Université de Purdue, originaire de West Lafayette, dans l'Indiana.

Ces deux femmes avaient rencontré Robinson grâce à internet, sur des "chats" sado-masochistes, et étaient venues au Kansas pour devenir ses "esclaves sexuelles".
Robinson a également été reconnu coupable de meurtre au 1er degré pour la mort et la disparition, en 1985, de Lisa Stasi, 19 ans, dont le corps n'a jamais été retrouvé.

L'accusation a affirmé que Robinson était un prédateur qui utilisait internet pour chercher des femmes. Les autorités pensent que Robinson a tué au moins sept femmes en tout.

Il va être jugé au Missouri au printemps 2003 pour les meurtres de deux femmes et d'une adolescente, dont les corps avaient été découverts dans des barrils, dans un garde meuble, à Kansas City, Missouri.
Les victimes avaient toutes des trous béants dans leur tête. L'arme utilisée n'a jamais été trouvée.

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Archibald Hall est mort en prison à l'âge de 78 ans
Archibald Hall

L'un des plus abominables tueurs en série Ecossais du 20ème siècle est mort en prison.
L'ancien majordome Archibald Hall (plus connu sous le nom de Roy Fontaine), qui avait été condamné à la prison à vie pour les meurtres de quatre personnes dans les années 1970, est dédécé à la prison de Kingston, à Portsmouth.
Le porte parole de la prison a expliqué que Hall, surnommé jadis "le majordome fou" par les journaux, est mort de causes naturelles.

Son adolescence et sa vie de jeune adulte n'ont été que délits et crimes, arnaques et escroquerie, pour lesquelles il passa plusieurs années en prison.
En 1975, il entra au service de Lady Margaret Hudson et tenta de la cambrioler mais son amant, David Wright, fit irruption. Hall changea alors d'avis et invita son ami à rester, mais celui-ci en profita pour voler une bague en diamant à Lady Hudson. Les deux amants se disputèrent. Hall invita Wright à la chasse dans les bois de la propriété, et tua Wright en lui tirant dans la nuque.

Hall démissiona de son emploi de majordome et déménagea à Londres où, en 1977, il fut embauché par l'ex-ministre Walter Scott-Elliott et son épouse Dorothy. Le 8 décembre 1977, il rencontra un petit escroc du nom de Michael Kitto. Ils décidèrent de cambrioler la splendide maison des employeurs de Hall, mais Dorothy Scott-Elliott se réveilla et les deux hommes l'étouffèrent avec son oreiller.
Hall drogua ensuite Scott-Elliott et mit le corps de son épouse dans le coffre de sa voiture. Une ex-petite amie de Hall, vêtue du manteau de vison de Madame Scott-Elliott, les accompagna à la banque pour prendre l'argent du couple. Le groupe, Hall, Kitto, l'ex-petite amie et Scott-Elliott, se rendirent jusqu'en Ecosse pour se débarasser du cadavre.

Après avoir atteind un endroit reculé à Perthshire, Hall enterra le corps de Mme Scott-Elliott et étrangla son époux.
Mais l'ex-petite amie parla des meurtres autour d'elle et Hall la tua en la frappant à la tête avec un tisonnier alors que Kitto la tenait par les bras.

La dernière victime de Hall fut son propre demi-frère, Donald, que Hall détestait parce qu'il le suspectait d'être un violeur. De nouveau avec l'aide de Kitto, il endormit Donald avec du chloroforme avant de le noyer dans une baignoire.
Le duo meurtrier fut finallement arrêté dans un hôtel de North Berwick, alors qu'ils allaient se débarasser du corps.
En 1978, Hall fut condamné à perpétuité par deux fois, pour les meurtres de Wright et de Walter Scott-Elliott. Il nia avoit tué Mme Scott-Elliott et on ne pu prouver le contraire.

Il fut ensuite condamné de nouveau à vie pour les meurtres de son ex-petite amie et de son demi-frère. Kitto fut lui-aussi condamné à la perpétuité.

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