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Après
n'avoir appelé que trois témoins, l'avocat de John
Robinson a décidé d'en rester là. Il n'a pas
demandé à Robinson de témoigner. Par contre,
l'avocat, Sean O'Brien a de nouveau demandé que son client
soit acquitté, affirmant que son équipe n'avait pas
eu assez de temps pour préparer le procès et avait
été incapable de présenter les preuves selon
lesquelles Robinson aurait des problèmes mentaux.
"Le jury n'entendra jamais à quel point cet homme est
fou", a-t-il expliqué, ajoutant que Robinson était
surveillé à la prison du Compté de Johnson
pour s'assurer qu'il ne suicide pas.
Mais le juge Anderson a refusé la demande d'acquittement,
affirmant que "cette affaire est en cours, non pas depuis des
semaines ou des mois, mais des années. Monsieur Robinson
a choisit de changer d'avocat plusieurs fois". Notant que l'équipe
d'avocat de Robinson dirigée par Sean O'Brien était
assignée à cette affaire depuis plus d'un an, il a
dit "la court pense que vous avez bien assez de temps pour
vous préparer".
Lorsque ce procès
sera terminé, Robinson sera jugé pour les meurtres
de trois autres femmes dont les corps ont été découverts
dans un placard de son autre propriété, au Missouri.
La décision de la défense de n' appeler que trois
témoins a surpris tout le monde, car l'avocat avait affirmé
qu'au moins une personne avait accès à ce placard
et que cette même personne avait vendu les maisons de deux
des victimes. Cette "personne" ne s'est pas présenté
pour témoigner...
Sean O'Brien avait également affirmé qu'un morceau
d'adhésif portant des traces de sang d'une des victimes,
découvert dans une remorque sur la propriété
de Robinson, présentait une empreinte qui n'était
pas celle de Robinson. Les experts ont confirmé que cette
empreinte n'était pas celle de Robinson mais qu'il se pouvait,
par contre, qu'elle appartienne à la victime, Izabela Lewicka.
L'accusation, de son côté, a appelé 10 témoins
à charge et a présenté plus de 500 photos et
autres éléments de preuves. Des experts ont confirmé
que les empreintes et l'ADN de Robinson correspondent à celles
trouvées sur des chèques de Sécurité
Sociale envoyés au nom de ses victimes, sur des lettres envoyées
par une de ses victimes (pour faire croire qu'elle était
toujours en vie), ainsi que sur un plastique qui couvrait les barils
contenant les cadavres de Sheila Faith et Debbie Faith. Des témoins
ont affirmés que Robinson, utilisant le nom de James Turner,
prenait des chèques de la Sécurité Sociale
dans une boîte aux lettres privée à Olathe,
puis les encaissait dans deux banques locales. Robinson a également
récupéré le courrier de Beverly Bonner, l'une
de ses autres victimes.
Lundi, les jurés
vont écouter les plaidoiries de la défense et de l'accusation
avant de commencer leurs délibérations.
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