- Richard Rogers bientôt jugé dans le New Jersey - 23 septembre
- Un tueur russe condamné à 25 années de prison pour 19 meurtres - 22 septembre
- Un tueur en série a été condamné et acquitté - 22 septembre
- Un violeur irlandais a agi durant 40 ans et peut-être tué plus d’une fois - 21 septembre
- La mère d’une victime de Donald Miller a publié un livre - 21 septembre

- Fourniret : Des lettres montrent le rôle actif de Monique Olivier - 19 septembre
- Stéphane Bourgoin prépare un nouveau documentaire - 19 septembre

- Un infirmier allemand accusé d’avoir assassiné 29 patients - 16 septembre
- Assassinat d'une jeune fille de 13 ans en 1990 : ses parents demandent justice - 10 septembre
- Le « tueur de la maternelle » chinois condamné à mort - 10 septembre
- John Glover, un tueur de vieilles dames, s’est suicidé - 9 septembre
- Une infirmière qui s’est suicidée pourrait avoir tué 23 patients - 1er septembre
- Un colloque est organisé par l'Institut de Criminologie de l'Université de Rennes 2 en décembre 2005

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Richard Rogers bientôt jugé dans le New Jersey - 23 septembre
Richard Rogers
Des procureurs du New Jersey veulent qu’un jury soit mis au courant de l’existence de preuves reliant un ancien infirmier accusé des meurtres et démembrement de deux hommes, à des crimes similaires qu’il aurait commis en Pennsylvanie, dans l’état de New York et en Floride. (voir Actualités janvier 2003)

Le procureur du comté d’Ocean cherche à obtenir la permission de présenter des témoignages et des preuves physiques concernant des meurtres qui n’ont pas eu lieu dans son comté, ni même l’état du New Jersey, lors du procès de Richard Rogers. Ce dernier est accusé des meurtres de deux hommes dont on avait retrouvé les corps découpés en morceaux, dans des sacs plastiques, sur des airs d’autoroutes des comtés d’Ocean et de Burlington.

Rogers a été arrêté en mai 2001 après que les scientifiques du laboratoire d’état soient parvenus à trouver une empreinte sur l’un des sacs plastiques, et l’ait reliée à Rogers.

Thomas Mulcahy, 58 ans, de Sudbury, dans le Massachussets, directeur d’une société de vente d’ordinateurs, avait disparu le 8 juillet 1992 après s’être rendu à une conférence commerciale à New York. Son cadavre découpé avait été découvert deux jours après sa disparition, à Woodland et Stafford.

En mai 1993, les morceaux du corps d’Anthony Marrero, 44 ans, un prostitué qui avait disparu à New York, avait été retrouvé près d’une route à Manchester.

L’assistant du procureur du comté d’Ocean, William Heisler, tente de convaincre le juge de la Cour Supérieur de permettre aux jurés d’être mis au fait des meurtres de trois autres hommes, dans des conditions similaires.


Un tueur russe condamné à 25 années de prison pour 19 meurtres - 22 septembre

La cour de justice de l’Altai, une région de Sibérie, a condamné le tueur en série Valery Kopylov, 34 ans, à 25 années d’emprisonnement.

Le procureur de la région, Valery Ziyastinov, originaire de la ville sibérienne de Barnaul, a assassiné 19 personnes dans l’Altai après avoir été libéré de prison en 1998.

Kopylov était un sans abri qui vivait dans un trou qu’il avait aménagé, situé dans la forêt près de Barnaul. Il a tué d’autres SDF avec qui il s’était querellé.

Kopylov aurait parlé des meurtres à une femme qui vivait avec lui et elle aurait prévenu la police.



Un tueur en série a été condamné et acquitté - 22 septembre

Un juge a condamné un tueur en série présumé pour le meurtre d’une femme, mais l’a acquitté du meurtre d’une autre, bien que la chemise et la veste de ce tueur aient été éclaboussées du sang de cette victime.

En rendant son verdict, le juge Fred Suria a expliqué qu’il était troublé par le peu de preuves trouvées sur la scène du crime et présentées contre Geoffrey Griffin, 34 ans, de Chicago, et par le fait que le sang de la victime, Beverly Burns, n’était pas présent à l’endroit où on l’avait retrouvée.

Par contre, le juge Suria a déclaré Griffin coupable du meurtre par strangulation d’Angela Jones, après avoir visionné une cassette vidéo sur laquelle Griffin décrivait comment il avait serré son cou alors qu’ils couchaient ensemble après avoir fumé du crack.

Beverly Burns et Angela Jones sont deux des sept femmes assassinées durant l’été 2000 au sud de Chicago, dans les quartiers de Roseland ou Englewood. La plupart d’entre elles étaient des prostituées et/ou des droguées. Leurs corps ont été découverts dans des bâtiments abandonnés. Les policiers avaient surnommé Griffin « le tueur de Roseland » après qu’il ait admis avoir tué Angela Jones.

En acquittant Griffin du meurtre de Beverly Burns, le juge Suria a expliqué que le peu de preuves présentes ne permettaient pas de placer Griffin sur la scène du crime. Les avocats du tueur ont expliqué que Beverly Burns avait saigné du nez en présence de Griffin et que son sang avait ainsi pu se trouver sur la chemise de l’accusé…
Griffin a été arrêté le 15 juin 2000 pour le meurtre d’Angela Jones. Le corps de Beverly Burns n’a été découvert que le 22 juin. Le corps était tellement décomposé qu’il a été impossible de déterminer précisément la cause ni le moment de la mort. Les avocats de Griffin ont argué du fait que, sans connaître le jour exact du décès de Beverly Burns, il était possible d’affirmer que Griffin était déjà en prison et que Beverly Burns avait pu être tuée par quelqu’un d’autre… Une amie de Beverly Burns avait pourtant témoigné avoir vu son amie pour la dernière fois le 13 juin 2000, en compagnie de Griffin.

En octobre, Griffin sera jugé pour les meurtres de Toliya Spivey, 29 ans, Debra Pagan, 47 ans, Julia Veal, 44 ans, et Roberta McKinney, 32 ans. Il sera jugé en 2006 pour le meurtre de Charquanaque Johnson, 33 ans.


Un violeur irlandais a agi durant 40 ans et peut-être tué plus d’une fois - 21 septembre
Robert Howard avait été condamné à la perpétuité en 2003 pour avoir étranglé Hannah Williams, une adolescente de 14 ans. Mais le juge avait ordonné que sa sentence reste secrète afin qu'elle n'interfère pas avec les autres procès qu'il allait subir. Ces dernières inculpations ayant été abandonnées, l'étendue des horreurs commises par Howard peut à présent être révélée.

Robert Howard
Howard, 61 ans, a été relié à huit viols ou tentatives, dont celui d'une dame de 60 ans encore vierge. La police irlandaise cherche à savoir si les responsables d'une série de disparitions irrésolues d’adolescentes.
Un enquêteur a affirmé : «Howard est un s******d, aussi mauvais que l’Eventreur du Yorkshire. Il est intelligent et adroit, le pire des sournois ».

Howard a vécu à Drumchapel, dans la banlieue de Glasgow, jusqu’en 1995. Les habitants de son quartier l’ont forcé à partir après que son casier judiciaire de pervers sexuel ait été rendu publique. Il a déménagé à Londres, et c’est là qu’il a agressé Hannah Williams, une amie de la jeune femme avec qui il sortait alors. En avril 2001, il a utilisé le téléphone portable de cette dernière pour attirer Hannah - qui avait des problèmes à l’école - afin qu’ils se rencontrent.
La police pense qu’il a violée l’adolescente, qui ne s’était pas méfiée, avant de l’étrangler, puis a enveloppé son corps dans une bâche bleue avant de le jeter dans une vieille carrière de ciment dans le Kent.
Le Detective superintendent Colin Murray, qui a mené l’enquête sur le meurtre de Hannah a expliqué qu’elle avait tenté de lui résister et que c’est pour cette raison qu’il l’avait étranglée.
Le corps de l’adolescente n’a été découvert qu’un an plus tard par des ouvriers du bâtiment. La corde qui avait servi à l’étrangler était toujours attachée autour de son cou et ses sous-vêtements ont été retrouvés un peu plus loin, coupés en trois morceaux.
Le corps était trop décomposé pour que la police puisse prélever l’ADN de l’assassin, mais il existait des preuves indirectes contre Howard.
Une corde et une bâche similaires à celles utilisées dans le meurtre de l’adolescente avaient été trouvé chez Howard, et il connaissait la carrière de béton car il y avait souvent promené ses chiens.
La police a appris que Howard avait été accusé d’avoir agressé une autre adolescente près de la carrière. Et, lors d’une autre agression sexuelle, il avait tenté d’étrangler une jeune fille avec une corde.

En 2003, donc, le jury de la cour de Maidstone n’a eu besoin que de trois heures pour reconnaître la culpabilité de Howard. Le juge McKinnon a recommandé que le violeur (et peut-être tueur) en série ne soit plus jamais libéré. « Il n’y a pas la moindre circonstance atténuante. Vous êtes un danger pour les filles et les femmes, et vous l’avez toujours été ».

En juillet 2005, Howard a été jugé pour le meurtre d’une autre adolescente, Arlene Arkinson, 15 ans, en Ulster, en 1994. Il l’a prise en stop le soir où elle a disparu mais son corps n’a jamais été retrouvé. La cour de Belfast a déclaré qu’il n’y avait pas assez de preuve pour le condamner et l’a acquitté, mais sa famille est convaincue qu’Howard l’a tuée.

Howard a été condamné pour agression sexuelle pour la première fois en 1965, alors qu’il n’avait que 19 ans : il a pénétré dans la maison d'une fillette de six ans, a tenté de la violer et l'a agressée sexuellement avec un objet.
Trois ans plus tard, il a été condamné à 6 années d’emprisonnement pour trois viols et la tentative de viol d’une jeune femme, chez elle, à Durham, qui avait réussi à lui échapper et avait couru, nue, dans la rue, où des voisins avaient arrêté Howard qui lui courait après.
Après avoir été libéré de prison, il a été de nouveau condamné en 1974, à 10 ans d’emprisonnement, pour le viol d’une dame de 60 ans, à Cork. Il s’était, à nouveau, introduit chez sa victime. Il l’avait frappée au visage et avait mutilé ses seins avant de l’attacher avec ses draps et de la violer durant plusieurs heures.
En 1991, une adolescente légèrement attardée a accusé Howard de l’avoir brutalement violée à Dublin. Mais le procureur de la ville a décidé qu’elle ne ferait pas un témoin crédible !
En 1993, une adolescente de 16 ans porta plainte auprès de la police. Howard l’avait enlevée, l’avait attachée par les pieds dans une garde-robe et l’avait violée. Il avait passé une corde autour de son cou et la serrait à chaque fois qu’elle refusait de lui obéir. Elle avait du se jeter par la fenêtre du deuxième étage pour lui échapper.
Howard ne fut pas reconnu coupable de viol mais seulement de relation sexuelle avec une mineur et ne reçu qu’une peine avec sursis, malgré son casier chargé !

Jusqu’à septembre 2005, Howard était également inculpé d’avoir violé une écolière dans le nord de l’Irelande en 1988. Mais l’inculpation a été abandonnée, faute de preuves, et l’ordre de la cour interdisant de rendre public les crimes de Howard a été levé.

La police cherche à présent à savoir si Howard est ou non responsable de 12 disparitions d’adolescentes.


La mère d’une victime de Donald Miller a publié un livre - 21 septembre

Sue Young espère que quelque chose de bon pourra advenir de l’expérience terrifiante qu’elle a subie.

Sa fille, Martha Sue, 19 ans, a été la première victime du tueur Donald Miller, en 1977, dans la région de Lansing. Miller a tué quatre jeunes femmes et tenté d’assassiner deux adolescentes entre 1977 et 1978.

Elle n’a pas parlé aux journalistes des détails du crime ni des émotions qui la tourmentent depuis le jour où le corps de sa fille a été découvert, 2 ans et demi après sa disparition. Sue Young assure que son ouvrage « Lethal Friendship » (Amitié mortelle) le fera pour elle.

Elle préfère parler des leçons qu’elle a tirées de cette expérience. « Il y a eu tant de souffrance. Ce serait une erreur de gâcher toute cette souffrance… et de ne pas essayer d’en faire quelque chose. Je veux qu’aucune mère, qu’aucune fille n’ait jamais à vivre ce que j’ai subi ».

Sue Young participe à des séminaires et des rencontres, en Arizona et en Californie et parlera de ce qu’elle a vécu à un "meeting", fin septembre, à la East Lansing Historical Society.

Quatre thèmes lui tiennent particulièrement à cœur :
- comment les gens peuvent s’unir pour faire la différence,
- comment une communauté peut servir de « radeau de sauvetage » durant une tragédie,
- les signes qui peuvent faire craindre une relation malsaine,
- le pardon

« J’ai pardonné Donald Miller. Je ne passe pas ma vie à le haïr. Mais je déteste ce qu’il a fait ».

Le pardon ne signifie pas que Sue Young accepte que Miller soit libéré sur parole, dans 13 ans. « Les psychologues affirment qu’il recommencera s’il sort. Je croirais qu’il a été réhabilité s’il sent tellement de remord pour ce qu’il a fait, qu’il accepte d’accomplir la totalité de sa peine, sans libération sur parole ». Miller, qui a 50 ans, aurait alors dans les 80 ans lorsqu’il serait libéré.

Richard Westgate, ancien enquêteur de la police d’East Lansing, qui a récemment pris sa retraite de chef de la police de Jupiter, en Floride, a apprit à bien connaître Sue Young lorsqu’il a travaillé sur les meurtres en série. « J’admire Madame Young et cela depuis le premier jour ». Westgate a arrêté Miller après qu’il ait violé et tenté de tuer deux adolescentes et le frère de l’une d’elle, dans la banlieue de Delta, en août 1978.
Il a également accompagné Miller lorsque, après qu’il ait été condamné pour ces deux tentatives de meurtre, il ait accepté de conduire la police jusqu’aux cadavres de Martha Sue, Kristine Stuart, 30 ans, et Wendy Bush, 21 ans , lors d’un « plea bargain » qui lui a permis d’éviter la perpétuité.
« Condamner Miller pour meurtre avec préméditation n’aurait rien ajouté à sa sentence puisqu’il avait été condamné à plus de 30 ans d’emprisonnement. Et retrouver les corps des victimes a soulagé les familles et leur a permis de les enterrer décemment ».

L’officier Ken Ouellette, d’East Lansing, lui aussi retraité, a reçu le premier appel de Sue Young au sujet de la disparition de sa fille, le 1 er janvier 1977.

Il a interrogé Miller, l’ex-fiancé de Martha Sue, après que celle-ci ait disparu alors qu’elle faisait du baby-sitting à East Lansing. Miller avait admis avoir rencontré la jeune femme durant la matinée. Ouelette avait senti qu’il cachait quelque chose. « A midi, il était déjà devenu notre suspect numéro un ». Malheureusement, Miller a tué encore trois fois avant d’être arrêté.

Miller a été condamné en juillet 1979 pour le meurtre de Martha Sue. Il aurait pu être libéré après avoir passé 18 des 30 années (au minimum) auxquelles il avait été condamné. Mais les procureurs d’Eaton, Ingham et Chippewa ont unis leurs efforts en 1998 pour empêcher sa libération sur parole. Ils ont réussi à ajouter « 20 à 40 ans » d’emprisonnement à la peine de Miller, pour possession d’une arme dans sa cellule : un lacet de botte avec des boutons attachés à chaque extrémité, qui aurait pu servir de garrot.

L’un des but de Sue Young est de pousser les législateurs à modifier les lois afin d’empêcher un personnage tel que Miller d’être libéré… et de recommencer à tuer.
« Les victimes doivent avoir plus de droits que le tueur. Je suis offusquée par la phrase ‘Il a payé sa dette à la société’. On dirait en entendant cela qu’une vie peut être vendue, qu’elle a un prix. Je ne pense pas que ce genre de dette soit ‘payable’ ».


Fourniret : Des lettres montrent le rôle actif de Monique Olivier - 19 septembre
Monique Olivier
Des lettres que s'échangeaient le tueur en série présumé Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier alors qu'il était en prison en 1987 révèlent que cette dernière a joué un rôle actif dans les meurtres imputés à Fourniret. "Il s'agit de courriers saisis par les enquêteurs belges, au domicile des Fourniret à Sart-Custinne, au moment de l'arrestation de Michel Fourniret pour une tentative d'enlèvement" en juin 2003, a précisé une source judiciaire.

Dans ces lettres, Michel Fourniret, alors en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis pour une série de viols, explique à Monique Olivier, qu'il a rencontrée en tant que visiteuse de prison, qu'il tuera les deux premiers maris de celle-ci une fois libre, selon une source proche de l'enquête. Cette dernière lui répond que, s'il commet ces deux meurtres, elle lui amènera des vierges afin qu'il puisse assouvir ses fantasmes, selon la même source.

Toujours selon cette source, ces lettres montrent le rôle déclencheur de Monique Olivier et confirment en outre que Fourniret avait prémédité ses meurtres, commis en France et en Belgique entre 1987 et 2003. Sorti de prison en octobre 1987, il aurait, dès le mois de décembre, enlevé et tué Isabelle Laville, dix-sept ans, dans l'Yonne.

Michel Fourniret, Français de 63 ans détenu en Belgique, doit être extradé vers la France en octobre et jugé en 2006 pour six meurtres de jeunes filles en France et un en Belgique, de même que son épouse Monique Olivier, 56 ans, poursuivie pour complicité dans la plupart des dossiers. (RTLInfos)


Stéphane Bourgoin prépare un nouveau documentaire - 19 septembre

Stéphane Bourgoin et Isabelle Longuet se sont rendu aux Etats-Unis afin de réaliser un documentaire sur deux tueurs en série célèbres : Tommy Lynn Sells et Donald Harvey.

Le documentaire devrait, normalement, être diffusé sur France 2 prochainement.

"Faire du tourisme aux USA, c’est une chose. Y aller pour mener une enquête sur des serial killers, c’est une autre histoire, que je me propose de vous résumer en trois parties sur notre site, Stéphane Bourgoin se chargeant de traiter les face-à-face qu’il a réussi à obtenir avec deux tueurs en série contemporains parmi les plus prolifiques du pays : TOMMY LYNN SELLS et DONALD HARVEY.

Il est évident que la « richesse » des deux entretiens, qui ont eu lieu les 7 et 8 septembre, respectivement, pourrait donner lieu à la rédaction de livres-documents, un jour ou l’autre. En attendant, c’est l’aspect humain de cette expérience – qui a parfois pris l’allure d’une folle équipée, en raison du rythme soutenu auquel nous avons dû effectuer ce voyage de neuf jours – que nous retiendrons ici. Nous étions préparés, mentalement, à rencontrer des « personnages » plus ou moins hors du commun ; sur ce point-là, nous ne sommes pas revenus bredouilles. Mais là où nous avons été surpris (y compris Stéphane Bourgoin, qui a pourtant pratiqué ce type d’entretiens à de maintes reprises), c’est lorsque nous nous sommes demandés à notre retour à Paris si ce voyage avait réellement existé.
Oui, il était réel. Et incroyable.
Si France 2 tient sa promesse de diffuser prochainement – nous vous préviendrons en temps voulu - le documentaire dont le tournage s’arrêtera en milieu de semaine prochaine, et qui sera monté au cours des semaines suivantes, vous aurez un aperçu extrêmement intéressant de l’abysse effroyable qui loge au fond de certains d’entre nous – une petit minorité, fort heureusement." . . .


LE TROISIEME OEIL DANS LES PRISONS AMERICAINES, article en 3 parties



Un infirmier allemand accusé d’avoir assassiné 29 patients - 16 septembre
Stephan Letter
Un infirmier va être jugé pour les meurtres de 29 patients à qui il aurait injecté des overdoses de médicaments. Stephane Letter, 26 ans, est le pire tueur en série que l’Allemagne ait connue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Letter était membre de l’équipe de nuit de la clinique de Sonthofen, en Bavière. Il se montrait gai et généreux, prenant dans ses bras les familles de ses victimes pour les réconforter.

Selon le procureur de Kempten, l’infirmier aurait prémédité les assassinats de 16 patients, en aurait tué 12 sans préméditation et aurait accompli une euthanasie, entre mars 2003 et juillet 2004. Dix-sept de ses victimes étaient des femmes, douze étaient des hommes.

Letter écoutait les docteurs discuter des chances de survie ou des seuils de douleur de certains patients. La nuit, lors de son premier « tour de garde », Letter injectait des relaxants musculaires, des anesthésiants et des tranquillisants, en doses massives, au patient. Lors du second tour, il annonçait à ses collègues que le patient avait cessé de respirer.

La plupart des victimes avaient entre 40 et 94 ans. Certaines étaient atteintes de maladies qui les faisaient souffrir. D’autres, comme la mère de Petra Reindl, étaient à l’hôpital pour des affections bénignes. « Ma mère était là parce qu’elle avait des douleurs dans la vésicule biliaire, mais en dehors de ça, elle était en plaine santé ».

Lorsque les meurtres ont été découverts en juillet 2004 –après une enquête sur la disparition de grandes doses de médicaments-, les autorités locales ont exhumé tous les patients décédés avec qui Letter avait été en contact, 30 en tout.

Stephane Letter a expliqué à la police que –comme tous les autres « anges de la mort »- il voulait endiguer les souffrances de patients en phase terminale. Les dossiers montrent toutefois que plusieurs des patients n’étaient pas gravement malades et que la plupart avaient reçu des doses appropriés d’anti-douleurs.

Letter a également été inculpé de deux tentatives de meurtre, notamment pour avoir injecté une substance inconnue à un soldat de 22 ans après qu’il ait été hospitalisé suite à un accident. Le jeune soldat avait perdu conscience mais avait heureusement survécu et avait pu quitter l’hôpital.
Letter a aussi été inculpé cinq fois pour vol. Il avait pris un ordinateur, un fax et d’autres objets dans les hôpitaux de Ludwigsburg, Kempten et Sonthofen.


Assassinat d'une jeune fille de 13 ans en 1990 : ses parents demandent justice - 10 septembre
Carole Soltysiak
15 ans après cet assassinat perpétré près de Montceau-les-Mines, la famille demande une relance de l'enquête.
C’est le 17 octobre prochain que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon rendra sa décision sur la demande de relance de l’enquête concernant l’assassinat en 1990, près de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire, de Carole Soltysiak.
La jeune fille de 13 ans a été tuée de quatre coups de couteau au thorax après avoir été victime de violences sexuelles.

Sa famille demande que l’ADN retrouvé sur son corps soit comparé à celui des tueurs en série Francis Heaulme, surnommé « le routard du crime » dont l’emploi du temps au moment du crime en novembre 1990 est inconnu, ainsi qu’à celui de Michel Fourniret, autre tueur en série qui a sillonné la Bourgogne. Selon Didier Seban, l’avocat de la famille, « cela fait plus d’un an que nous réclamons des analyses ADN. Nous demandons que la justice prête attention à la famille et qu’elle mette en perspective ce meurtre avec d’autres meurtres ou disparitions non résolus en Bourgogne ».

En novembre 2000, deux hommes d’une trentaine d’années avaient mis en examen et écroués « homicide volontaire et viol sur mineur de 15 ans ». A l’époque, ils avaient reconnu s’être trouvés sur les lieux du crime mais s’en étaient rejetés la responsabilité. En juin 2001, ils ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire, leur ADN ne correspondant pas à celui retrouvé sur le corps de Carole Soltysiak.
Depuis lors, la famille de la victime demande la relance de l’enquête sur le crime ainsi que le dessaisissement de l’actuel juge d’instruction de Mâcon qui en est en charge. Le 18 novembre 1990, des chasseurs découvraient, sous un tapis de feuilles dans les bois de Rozelay, près de Perrecy-les-Forges, le corps mutilé et sans vie de Carole Soltysiak, une collégienne âgée de 13 ans. La veille de cette macabre découverte, Carole Soltysiak avait passé l’après-midi de samedi, avec des amis au centre-ville de Montceau. Elle était alors rentrée paisiblement chez elle, en compagnie du petit ami avec qui elle avait l’habitude de sortir. Les deux jeunes gens s’étaient séparés à quelques centaines de mètres de la cité du Vernois où résident les parents de la jeune fille.
Depuis cet instant, personne n’a eu de nouvelles de celle-ci.

Le vendredi 18 novembre 1990, l’appel téléphonique d’un chasseur au commissariat renforce alors l’inquiétude des enquêteurs et de la famille Soltysiak. Le corps d’une jeune fille, gisant sur un chemin près de l’étang de Ramus dans les bois de Rozelay (à près de 15 km de l’habitation de la jeune fille), a été découvert.Il s’agit de Carole Soltysiak. Le cadavre était entièrement dénudé, portait des plaies au thorax et des traces de strangulations. L’autopsie, pratiquée peu de temps après, démontrait que Carole avait subi des violences sexuelles, et qu’elle avait été tuée de quatre coups de couteau.
Des centaines d’auditions ont été effectuées depuis cette date par les gendarmes de la section de recherche de Dijon et leurs collègues de Saône-et-Loire. Ils ont été jusqu’à trente enquêteurs mobilisés autour de cette affaire. Les amis de Carole, ses voisins, sa famille ont été entendus. En vain.
Des « témoins potentiels » ont été interrogés au cours d’un travail de fourmi extrêmement fastidieux. Des pistes ont été exploitées par dizaines, des alibis vérifiés, des immatriculations de voitures contrôlées, des portraits robots dressés. Là encore, rien n’a abouti et de nombreuses interrogations sont restées sans réponses.
Comment Carole a t-elle parcouru les 15 km qui séparent sa maison du bois où elle a été découverte ? Où sont passés ses vêtements ? Est-il possible, qu’en fin d’après-midi, un samedi, personne n’ait rien aperçu ?
(France 3 et Journal de Saône et Loire).


Le « tueur de la maternelle » chinois condamné à mort - 10 septembre
L'arrestation de Fu en 2004
Un tueur en série de Beijing qui avait fait la une des journaux pour avoir assassiné un enseignant de 44 ans et quatre écoliers en un an, a été condamné à la peine capitale à l’issu de son procès.

Les meurtres avaient eu lieu au même moment qu’une suite d’agressions dans des écoles chinoises en 2004, ce qui avait poussé les autorités du pays à demander aux écoles d’embaucher des gardes et de renforcer leur sécurité.
En août 2004, un malade mental avait poignardé 15 enfants et deux enseignants dans une école primaire de Beijing, faisant une victime.
En septembre, un homme armé d’un couteau et d’une bombe artisanale avait agressé 28 enfants dans une école primaire de la ville de Suzhou, près de Shangai.
Au début du mois d’octobre 2004, un enseignant d’école primaire avait poignardé à mort 5 enfants et en avait blessé 12, ainsi que 4 collègues, dans la province centrale de Hunan.

Fu Hegong, 31 ans, originaire de Miyun, près de Beijing, avait été condamné en 1996 à sept années de prison pour vol. Il avait été libéré sur parole en 2001.
Il a été reconnu coupable de meurtre, de vol, de viol et d’agression par une cour de justice de Beijing.Fu s’était glissé dans une école primaire le 21 octobre 2004 pour y voler des objets. Il avait été découvert par un enseignant qu’il avait étouffé avec un drap. Il avait également tué un petit garçon de 5 ans en lui fracassant le crâne avec un extincteur.
Il a également été reconnu coupable d’avoir assassiné deux personnes en 2002, en les poignardant et en les frappant avec des briques, après une querelle. Il a aussi poignardé le responsable de la sécurité d’un bâtiment, lors d’un cambriolage, en 2004.


John Glover, un tueur de vieilles dames, s’est suicidé - 9 septembre
John Wayne Glover
L’un des tueurs en série les plus célèbres d’Australie, John Wayne Glover, 72 ans, surnommé le « Granny Killer » (Tueur de Mamies), s’est pendu dans sa cellule.

Il a été découvert par un gardien de la prison de Lithgow (New South Wales) , pendu avec un rideau de douche, vers 13h30. Il était surveillé depuis le mois de mai, après qu’il ait déclaré un cancer et qu’il ait expliqué à un gardien qu’il en avait « assez » et voulait « se tuer ». Il avait été placé dans une cellule particulière et était surveillé 24h/24 au moyen de caméras.

Glover a été emprisonné en 1991 pour les meurtres sadiques et brutaux de six dames âgées à Sydney et sa banlieue, entre 1989 et 1990. Il a été condamné six fois à la perpétuité, sans aucune possibilité de libération sur parole. Il vendait de la nourriture et s’est attaqué à des femmes seules, qu’il a étranglées ou à qui il a fracassé le crâne.
Durant son procès, un psychiatre avait expliqué que Glover était un tueur en série sociopathe, qui tuait par haine des femmes.

Glover vivait dans la banlieue nord de Sydney, où il a tué 3 de ses victimes, et était bien connus des habitants de son quartier. Il pouvait donc approcher ses victimes sans qu’elles ne se méfient. Son arrestation ne fut que plus horrifiante pour ses voisines âgées.

Les autorités locales ont décrit sa mort comme « la fin d’une terrible ère » autant pour les familles des victimes que pour la communauté qui fut terrifiée par ses crimes.


Une infirmière qui s’est suicidée pourrait avoir tué 23 patients - 1er septembre
Anne Grigg-Booth
Une infirmière Britannique qui possédait ce qu’on appelle un "Complexe de Dieu" (elle se croyait très supérieure), inculpée des meurtres de trois patients, pourrait avoir tué 20 personnes de plus, selon la police.

Anne Grigg-Booth, 52 ans, qui s’est suicidée chez elle, dans le Lancashire, le 29 août, était accusée d’avoir empoisonné ses patients avec des opiacés, durant ses gardes de nuit à l’hôpital Airedale General de Keighley, dans le West Yorkshire. Elle a injecté des doses non prescrites de morphine, de péthidine (un antalgique) et de diamorphine (un dérivé de l’héroïne), la même drogue que le célèbre Docteur Harold Shipman utilisait pour assassiner ses victimes.

Grigg-Booth avait été arrêtée et inculpée en septembre 2004 et devait être jugée au Tribunal de Leeds en avril 2005 pour les meurtres de June Driver, 67 ans, Eva Blackburn, 75 ans, et Annie Midgley, 96 ans. Elle était également accusée d’avoir tenté d’assassiner Michael Parker, 42 ans, et d’avoir injecté des antalgiques sans prescriptions à 12 autres patients, entre juin 2000 et juillet 2002.

La police du West Yorkshire, qui a enquêté sur plus de 20 morts suspectes à l’hôpital Airedale General, a expliqué que l’infirmière a sûrement fait d’autres victimes.

Les familles des victimes ont exprimé leur incompréhension et leur peine à l’annonce du décès de Grigg-Booth. Sa mort met fin au processus légal et le procès qui aurait peut-être pu expliquer ses actes n’aura pas lieu.
Divorcée et mère d’un fils, elle était considérée comme dépressive, alcoolique et ne s’occupait pas beaucoup d’elle même.

Une enquête avait commencé la concernant après qu’un contrôle des médicaments opiacées ait été mené, suite à la condamnation du Docteur Shipman, qui avait utilisé ces drogues en masse comme « arme du crime ». La direction de l’hôpital avait découvert que des médicaments avaient disparus. Durant cette enquête, Anne Grigg-Booth, qui était l’infirmière en charge des soins de nuits à l’hôpital, avait été mise à pied.

Les autres infirmières la décrivaient comme excentrique et autoritaire, mais toutefois populaire et respectée. Elle était connue pour son amour des animaux, qui remplissaient sa maison.
Selon une infirmière : « Elle avait un contrôle total mais elle se prenait un peu pour Dieu. Elle pensait qu’elle n’avait jamais tord, qu’elle ne se trompait jamais, même lorsqu’elle agissait contre le règlement de l’hôpital ».

La plus jeune victime que Grigg-Booth aurait assassinée serait Lorraine Boddy, qui n’avait que 18 ans en octobre 2000 lorsqu’elle fut admise à l’hôpital pour un kyste aux ovaires. Elle était si mal que ses parents requirent un prêtre.

Le Detective Superintendent Phil Sedgwick, qui a mené l’enquête sur les crimes de l’infirmière, a expliqué que le nombre précis de ses victimes ne sera sans doute jamais connu. Il est très difficile de différencier le nombre de patients, souvent très âgés et fort malades, qui ont été assassinés, de ceux qui sont morts « de mort naturelle ». La majorité des corps a été incinérée, ce qui n’a pas permis aux enquêteurs de chercher des résidus de drogues dans les corps des victimes.

Comme la majorité des « infirmières et Docteurs de la mort », Anne Grigg-Booth a nié avoir eu une quelconque responsabilité dans le moindre meurtre et a affirmé qu’elle n’avait agit que par pitié, afin d’éviter aux patients de mourir. Mais évidemment sans jamais leur demander leur avis.


Un colloque est organisé par l'Institut de Criminologie de l'Université de Rennes 2 en décembre 2005
L'Institut de Criminologie et Sciences Humaines de l'Université de Rennes 2 organise un colloque international interdisciplinaire francophone du 8 au 10 décembre 2005, dont le thème sera : "Femme - Féminin - Criminalité".

- Laboratoire de Cliniques Psychologiques, Psychopathologie et Criminologie (LCPPC – Université Rennes 2)
- Laboratoire Armoricain Universitaire de Recherches en Psychologie Sociale (LAUREPS – Université Rennes 2)
- en collaboration avec l’Association pour la Recherche et le Traitement des Auteurs d’Agressions Sexuelles (ARTAAS)
- et le concours de la revue Psycho-Média

Les chercheurs peuvent proposer un symposium ou un atelier clinique, des communications thématiques ou des études de cas. Toute proposition doit parvenir au secrétariat du colloque avant le 15 octobre 2005.

Le programme sera disponible bientôt sur le site.

Pour en savoir plus (tarifs d'inscriptions, contact, communications...), téléchargez la présentation (format .zip) ou contactez le ICSH.


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