Ahmad Suradji

Nom : Ahmad Suradji, alias Nasib Kelewang ou Datuk Maringgi
Surnom : « Nasib Kelewang » et « Datuk Maringgi »
Né en : 1949, à Sumatra – Indonésie
Mort le : 27 avril 1998 (fusillé par un peloton d’exécution) à Sumatra

Ce « sorcier » indonésien a assassiné 42 femmes pour accroître ses pouvoirs magiques… Du moins, c’est ce qu’il a affirmé aux policiers. Il faisait croire à ses victimes que, contre une belle somme d’argent, il allait leur permettre de garder leur époux ou de guérir plus vite d’une maladie. Lors d’un rituel, il les emmenait chez lui, les enterrait jusqu’à la taille et… les étranglait.
Ses trois femmes l’ont aidé dans ses meurtres. La première a été jugée avec lui, et reconnue coupable.

Informations personnelles

Peu d’informations disponibles.
Il est né le 10 janvier 1949.
Il était éleveur de bétail et tous les habitants de son village respectaient ses soi disant pouvoirs magiques.
Le père d’Ahmad Suradji était lui aussi un « sorcier ».

 

 

Crimes et châtiment

indonesieLe 2 mai 1997, la police indonésienne a arrêté Ahmad Suradji, 48 ans, qui se décrivait lui-même comme un « médecin sorcier », après avoir découvert le corps à demi enterré d’une jeune femme dans une plantation de cannes à sucre abandonnée, près de sa maison, non loin de Medan, la capitale du nord Sumatra.

Les policiers s’étaient rendus chez lui après que le père de l’une de ses victimes ait déclaré sa disparition alors qu’elle était allée lui rendre visite. Leur intention était uniquement de vérifier s’il était la dernière personne à l’avoir vu, mais ils ne le soupçonnaient pas d’être un terrible assassin.

Suradji, également connu sous le nom de Nasib Kelewang ou Datuk Maringgi, a avoué avoir assassiné 16 femmes en l’espace de cinq ans.

Les fouilles dans le champ de cannes à sucre

Les fouilles dans le champ de cannes à sucre

Mais une fouille de sa propriété a permis de trouver des vêtements et des montres appartenant à 25 femmes disparues.
Suradji a alors été interrogé avec plus d’insistance et a finalement avoué avoir tué 42 femmes durant onze ans !

La police a commencé à creuser dans le champ de cannes jouxtant son habitation et a déterré plusieurs dizaines de corps de femmes.

Ses trois épouses (toutes sœurs, semble-t-il) ont également été arrêtées pour l’avoir aidé à commettre les meurtres et à cacher les corps.

Le sorcier était respecté, presque vénéré, par les habitants de sa ville, car ils croyaient réellement qu’il possédait des pouvoirs surnaturels, et le sollicitaient souvent pour obtenir des médicaments ou des conseils spirituels.
Le fait de consulter des sorciers est commun en Indonésie, même si personne ne s’en vante. Bien des femmes lui demandaient d’utiliser ses pouvoirs pour assurer la fidélité de leur mari (en Indonésie, les femmes n’ont aucun recours contre un époux infidèle ou qui les abandonne avec leurs enfants). Certaines croyaient qu’il les aiderait à être plus riches ou en meilleure santé. Nombreuses sont les prostituées qui l’ont contacté afin qu’il les aide à séduire les hommes plus facilement.
La police pense que les victimes ont pu être trop embarrassées pour avouer à leur famille qu’elles demandaient l’aide d’un sorcier, et c’est ainsi que leurs disparitions n’ont été reliées ni entre elles, ni avec Suradji.
Et comme trop souvent, les disparitions des prostituées ont inquiété uniquement leurs familles et non les autorités locales…

Après que Suradji ait admis avoir tué 42 femmes et que les corps aient été peu à peu déterrés, des familles locales ont expliqué que des femmes de leur entourage avaient disparu.

sumatraDurant le procès, Suradji et ses épouses ont tout nié. Ils ont affirmé avoir avoué les meurtres sous la torture… Malheureusement pour eux, les 42 corps avaient été retrouvés par la police.

De nombreux Indonésiens, bien que choqués par l’étendue de ses crimes, ont expliqué qu’ils comprenaient ses actes : il était un sorcier et ceux-ci utilisent souvent des moyens macabres pour augmenter leurs pouvoirs. Des sorciers offrent leurs services à Jakarta même, dans les centres commerciaux modernes de la capitale. Les gens qui les consultent affirment accepter les risques inhérents au surnaturel… Plusieurs sorciers ont été arrêtés auparavant pour avoir agressé ou violé leurs clientes.

Le 27 avril 1998, Suradji et sa première épouse, Tumini, ont été reconnus coupables de 42 meurtres. Les deux autres épouses ont quitté la ville.
Suradji n’a montré aucune émotion à l’énoncé du verdict, mais la population locale, amassée dans le tribunal, n’a pas caché sa joie. La condamnation à mort de son épouse Tumini a ensuite été comuée en réclusion à perpétuité.
Ahmad Suradji a été fusillé par un peloton d’exécution le 11 juillet 2008.

 

 

Victimes

Peu d’informations disponibles pour le moment.

Les victimes étaient toutes des femmes et avaient entre 11 et 30 ans.
Certaines étaient des prostituées.

Ahmad Suradji a été reconnu coupable de 42 meurtres, mais plus de 80 familles ont déclaré la disparition d’une proche durant les 10 dernières années, et il est possible que nombre d’entre elles aient été victime du « sorcier ».

 

 

Modus Operandi

Suradji demandait à chacune de ses victimes de 215 à 430 euros, selon leurs revenus, puis les emmenait dans la plantation de canne près de chez lui. Là, elles se dénudaient partiellement et il les enterrait jusqu’à la taille ou la poitrine, soi-disant pour un rituel.

En fait, il les étranglait avec un câble électrique, par derrière, sans qu’elles ne puissent bouger, se défendre ou s’enfuir.

Puis, il buvait leur salive, les déterrait, les déshabillait et les enterrait à nouveau, la tête pointant vers sa maison… « pour améliorer (ses) pouvoirs magiques ».

 

 

Motivations

suradjiSuradji a expliqué que 9 ans auparavant, il avait fait un rêve dans lequel le fantôme de son père lui ordonnait de tuer 70 femmes et de boire leur salive pour qu’il puisse devenir un « dukan », un guérisseur. Selon lui, il voulait « seulement améliorer [ses] pouvoirs de guérisseur ».

Toutefois, la connotation sadique des meurtres (les femmes dénudées, l’étranglement) me fait penser qu’il y a là plus que de la « simple » magie…
Les familles des victimes ont également affirmé ne pas avoir prévenu la police par peur que le « sorcier » ne se venge : le pouvoir que Suradji exerçait également sur ses familles devait lui procurer beaucoup de satisfaction.

Suradji n’oubliait jamais de demander leur argent à ses futures victimes. Et il a gardé leurs effets personnels (montre, vêtements) comme souvenirs ou comme trophées.

 

 

Citations

« Ca m’embête vraiment que l’on m’ait arrêté si tôt… Je devais en tuer 70 » : Ahmad Suradji.

« L’affaire Suradji est une aberration… Si vous n’avez pas la bonne éducation, la bonne famille ou le bon professeur, alors, les choses peuvent vraiment mal tourner. C’est ce qui a dû lui arriver » : un guérisseur de Sumatra.

 

 

Bibliographie

Aucun livre pour le moment.

 

 

Liens

– L’Indonésie : description du pays sur Wikipedia
– Sumatra : présentation de cette grande île sur Wikipedia