Albert Fish

Nom : Albert Hamilton Fish
Surnom : « The Gray Man » (« l’homme gris »), « The Werewolf of Wysteria » (le loup-garou de Wysteria »), « The Broolyn Vampire » (« le vampire de Brooklyn »)
Né le : 19 mai 1870 à Washington (D.C) – Etats Unis
Mort le : 16 janvier 1936, exécuté au pénitencier de Sing Sing (New York).

Fish était un sadomasochiste pédophile pervers et cannibale, qui tua plusieurs enfants dans les années 1920 et 1930. Il poussa le vice jusqu’à envoyer à la mère de l’une de ses victimes une lettre décrivant les horreurs qu’il lui avait fait subir. Paraissant plus vieux que son âge, d’aspect frêle et doux, il n’effrayait pas les enfants, qu’il attirait avec des bonbons ou des pièces. Il en aurait violé près d’une centaine.

Attention ! Les descriptions des crimes de Fish sont particulièrement affreuses et peuvent choquer.

Informations personnelles

Albert Hamilton Fish est né le 19 mai 1870 à Washington D.C.
Son véritable nom était Hamilton Fish, et il affirmait qu’il avait reçu ce prénom en hommage à un parent éloigné qui était le secrétaire d’état du Président Grant. Fatigué d’être taquiné à cause de son prénom (on le surnommait « Ham and Eggs » – « œufs au bacon »), il l’avait changé pour s’appeler Albert.

Selon ses propres mots, son père était « le capitaine Randall Fish, franc maçon 32ème degré, enterré dans le carré de la „Grande Loge“ au cimetière du Congrès. C’était un capitaine de marine, sur le fleuve Potomac, qui se rendait de Washington à Marshall Hall, en Virginie ». En fait, ancien capitaine d’un bateau, Randall Fish était devenu producteur d’engrais en 1870.

Albert Fish était le plus jeune d’une fratrie de 4 enfants. Il semble qu’aucun d’entre eux n’a été violenté par ses parents.

Randall Fish avait 43 ans de plus que son épouse, une immigrée Irlandaise.

Lorsque le père d’Albert Fish mourut le 15 octobre 1875, à l’âge de 75 ans, sa mère, qui devait à présent trouver un emploi et nourrir 4 enfants, du se résoudre à confier le jeune Albert à l’orphelinat Saint John. Selon Fish, il y fut frappé et fouetté… et découvrit qu’il aimait ressentir la douleur physique. Etre battu provoquait chez lui une érection, ce dont les autres enfants ne cessaient de se moquer. « C’est là que j’ai commencé à mal tourner. Nous avons été impitoyablement fouettés. J’ai vu des garçons faire bien des choses qu’ils n’auraient pas dû faire ».

L’orphelinat Saint John

L’orphelinat Saint John

Fish resta à l’orphelinat de 5 ans à 9 ans : en 1880, sa mère trouva un emploi de fonctionnaire et le reprit chez elle.

En 1882, alors âgé de 12 ans, il entra en relation avec un adolescent qui lui fit découvrir des pratiques étranges telles que la coprophagie (manger ses excréments et/ou boire son urine).
Fish se mit également à fréquenter les bains publics, où il pouvait regarder d’autres garçons se déshabiller. Il y passait presque tous ses week-ends.

Il eut ses premières « relations sexuelles » à l’âge de 17 ans, lorsqu’il devint peintre. Il utilisa sa profession pour travailler dans des établissements où se trouvaient des enfants ou des adolescents qu’il violait : les YMCA, les maisons pour les jeunes tuberculeux, les églises…

Son emploi de peintre lui permettait également de se déplacer facilement d’une localité à une autre, pour passer d’un chantier à un autre. Il n’avait qu’à jeter ses pinceaux dans son sac et filer… même si parfois il avait dû s’enfuir si rapidement qu’il avait laissé son équipement sur place. Il allait expliquer par la suite que « après un épisode particulièrement brutal », il était directement parti dans un autre état. Il a vécu dans 23 états différents, de New York au Montana.
Fish allait continuer à violer des enfants de cette manière durant cinquante années.

En 1890, à l’âge de 20 ans, Albert Fish partit vivre à New York. Il s’y livra à la prostitution, passant du temps avec d’autres hommes pour de l’argent. Il fit également un voyage à Bruxelles, où il visita des maisons closes spécialisés dans la flagellation et autres actes sadomasochistes. A son retour aux États-Unis, Fish commença à « faire toutes ces choses » à ses jeunes victimes.
Il ne voulait pas tant des relations sexuelles avec ces enfants que leur infliger des sévices et leur faire ressentir de la douleur.
Nombre de ses victimes étaient des enfants de familles pauvres. Fish expliqua même plus tard qu’il choisissait des enfants noirs car il savait que les autorités n’enquêtaient que très rarement lorsqu’ils étaient blessés ou disparaissaient. Une fois, Fish attacha un garçon noir dans une cabane située au bord du Potomac, à Washington DC, le torturant durant plusieurs semaines. Il avait l’intention de le tuer mais changea finalement d’avis et le laissa partir.
Une autre fois, il attacha un jeune garçon et le fouetta brutalement. Il le laissa également partir mais les parties génitales de sa victime saignaient si abondamment que Fish craignit qu’il meurt et préféra quitter la ville.

Lorsqu’il eut assez d’argent pour louer un appartement, en 1894, Albert Fish fit venir sa mère à New York, où ils vécurent dans le même appartement.
En 1898, il épousa une jeune femme de 19 ans dont il s’était assuré qu’elle appréciait, au moins dans une certaine mesure, ses préférences sexuelles… Son épouse Anna et lui eurent 6 enfants : Albert Jr, Anna, Gertrude, Eugene, John et Henry.

1903En 1903, la mère d’Albert Fish mourut. La même année, à 33 ans, il fut arrêté pour détournement de fond escroquerie (il travaillait alors dans une épicerie) et incarcéré au pénitencier de « Sing Sing » durant 16 mois.

Mais il semble qu’il fut par la suite capable de maintenir une façade de normalité car le mariage, tant bien que mal, dura 20 ans.

En 1911, Albert Fish, qui vivait alors à Saint Louis, rencontra Thomas Bedden, un jeune homme de 19 ans handicapé mental et sans abris qui paraissait plus jeune que son âge. Fish le ramena dans la chambre qu’il louait et, comme le jeune homme était couvert de poux, Fish le rasa des pieds à la tête. Durant 3 semaines, ils se livrèrent à « toutes sortes d’activités sadiques et masochistes l’un sur l’autre ». Fish demanda à Bedden de le fouetter et d’uriner sur lui, il but son urine et mangea ses excréments, puis le força à faire de même. Plus tard, Fish coupa les fesses du jeune homme avec une lame de rasoir et tenta de boire le sang qui en coulait. Finalement, Fish attacha Bedden puis commença à lui couper le pénis avec une paire de ciseaux. Mais, comme Fish le raconta plus tard, le jeune homme «lui jeta un tel regard suppliant que Fish ne pu le supporter ». Il noua un chiffon sur la blessure, laissa un billet de 10$ sur le lit puis quitta la ville.

Le 19 janvier 1917, alors que leur plus jeune fils, Henry, n’avait que 3 ans, l’épouse d’Albert Fish le quitta pour un autre homme, John Straube. Ils emmenèrent les meubles avec eux, mais pas les enfants. Ces derniers, lorsqu’ils revinrent à la maison, trouvèrent simplement une note leur indiquant d’appeler leur père, qui vivait alors à White Plains, dans le comté de Westchester (New York) où il peignait une église.
Anna Fish revint 3 mois plus tard, affirmant que son amant la battait, et Fish accepta qu’elle reprenne sa place au foyer. Mais, quelques jours plus tard, Fish découvrit qu’elle avait en fait caché John Straube dans le grenier… L’épouse et l’amant partirent, cette fois pour de bon, et Albert Fish s’occupa seul des enfants.

Peu après le départ de son épouse, alors qu’il approchait de la cinquantaine, il semble que ses délires malsains échappèrent à tout contrôle. Entre autres choses, il devint obsédé par le fait de castrer puis de tuer un jeune garçon afin de faire pénitence pour ses propres péchés, il s’intéressa à l’idée de l’expiation par la punition et la douleur…
Fish était un homme très religieux, même s’il avait une version totalement déformée et pervertie de la Bible. Lorsqu’il était enfant, il avait voulu devenir prêtre.
Il commença à avoir des visions du Christ et commença à entendre des voix murmurer des mots tels que « coup de fouet », « récompense », « délice » ou « châtié », qu’il interpréta comme des commandements divins : il devait torturer et tuer. Il se mit également à interpréter des passages de la Bible dans son propre délire : « Heureux est l’homme qui corrige le fils qu’il chérit avec un fouet, car grande sera sa récompense » Ou « Heureux celui qui prend les petits et leur fracasse la têtes contre des pierres ».
Un jour, il s’enroula dans un tapis, expliquant à l’une de ses filles qui l’avait surpris qu’il suivait « les instructions de l’apôtre Jean ».
En 1922, il emmena ses enfants dans la ville de Greenburgh, comté de Westchester, où il travaillait comme peintre. A quelques centaines de mettre du bungalow qu’il louait se trouvait une grande maison que les habitants de la ville nommait le « Wisteria Cottage ». Durant l’été, Albert Fish monta en haut d’une colline voisine et, parvenu son sommet, il brandit les poings vers le ciel et se mit à hurler « Je suis le Christ ! ».
En 1925, l’un de ses fils, John, le vit s’enfoncer délibérément des aiguilles dans le corps. En 1929, Albert Jr découvrit également des pagaies ensanglantées cachées derrière l’évier de la cuisine d’un autre appartement qu’il partageait à nouveau avec son géniteur. En 1934, il surprit son père en train de se frapper avec une pagaie cloutée puis trouva des dizaines d’aiguilles cachées dans l’appartement qu’il partageait avec son père. Lorsque son fils lui demanda des explications, Albert Fish lui répondit qu’il aimait s’enfoncer des aiguilles dans le corps. « Quand je ne peux pas les enfoncer en moi, j’aime torturer d’autres gens avec elles. »

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