Accueil >> Portraits

Bernardo et Homolka

Noms : Paul Bernardo et Karla Homolka
Surnom : "Ken et Barbie"
Nés le : Paul Bernardo est né le 27 août 1964, à Toronto (Canada). Karla Homolka est née le 4 mai 1970 à Port Credit, près de Toronto (Canada)
Morts le : Toujours vivants tous les deux. Bernardo est emprisonné au pénitencier de Kingston.
Homolka a été libérée en 2005.

On les a surnommés "Ken et Barbie" parce qu’ils étaient jeunes, beaux, blonds... et superficiels. Il voulait des esclaves sexuelles à violer, elle les lui fournissait sur un plateau "par amour". Ce couple de Canadiens, mariés, bien sous tout rapport, habitant aux alentours de Toronto, a violé au moins 20 femmes, et assassiné 3 adolescentes, dont la propre soeur de Karla. Et, vu les lenteurs de la police, ils n’auraient peut-être jamais été arrêtés si Bernardo n’avait fini par se lasser d’Homolka et s’était mis la battre, ce qu’elle n’a pu supporter venant de son "chéri".

Victimes

Paul Bernardo, dans le quartier de Scarborough, à Toronto, a agressé et violé une vingtaine de femmes entre 1987 et 1990. Karla a parfois filmé ses "aventures".


Tammy Homolka (16 ans)
La soeur de Karla. Droguée et violée dans la maison de leurs parents. La drogue, l’alcool et les sévices de Paul Bernardo ont provoqué des vomissements.
Morte étouffée, le 23 décembre 1990 dans sa chambre, deux jours avant Noël.


Leslie Mahaffy (14 ans)
Enlevée le 14 juin 1991 à une centaine de mètres de chez elle.
Torturée, violée et étouffée.
Son corps fut retrouvé le 29 juin1991, découpé en morceaux et caché dans des blocs de ciment jetés dans le Lac Gibson.



Kristen French (15 ans)
Enlevée le 16 avril 1992 sur le parking d’une église.
Torturée, violée et étranglée.
Son corps fut retrouvé le 30 avril 1992 dans un fossé, au bord d’une route.






Modus Operandi

Pour les viols :
Il y a quasiment eu deux "périodes" pour les viols.
Bernardo a d’abord été très violent. Durant les premières agressions, les jeunes victimes étaient saisies par derrière, la nuit, et menacée avec un couteau. Bernardo les sodomisait violemment et les forçait à lui faire une fellation. Il lui est également arrivé d’entrer par surprise dans des habitations où des jeunes femmes vivaient seules. Si elles tentaient de résister, il les tailladait avec son couteau. Karla Homolka a parfois filmé ces viols avec leur caméscope.
Durant les dernières agressions, les femmes venaient toutes de descendre d’un bus, elles étaient accostées par derrière, Bernardo avait été rude, mais ne les avait pas vraiment "violées". Il les avait caressées d’une manière sexuelle, pénétrant la dernière avec ses doigts... Elles le décrivaient comme un jeune homme soigné, qui avait de belles dents et ne sentait pas mauvais.
Que ce soit durant les premiers ou les derniers viols, Bernardo leur parlait tout le temps pendant qu’il les agressait, et il voulait les entendre dire des choses spécifiques, sur le fait qu’il était fort et tout puissant, et qu’elles aimaient ce qu’il leur faisait.
Bernardo a agressé des adolescentes et des jeunes femmes d’une vingtaine d’années.

Le charme, la gentillesse de Paul Bernardo, lui auraient permis d’attirer facilement ses proies, mais il préférait faire preuve de brutalité.

Pour les meurtres :
Karla Homolka a aidé Paul Bernardo à violer et à tuer deux de leurs trois victimes.
- Elle a offert sa soeur Tammy "sur un plateau" à Bernardo, prenant même soin de fournir les drogues.
- Elle a servi d’appât pour attirer Kristen French jusqu’à leur voiture, afin que Bernardo puisse forcer l’adolescente à monter à l’intérieur.
- Bernardo a profité de sa "bonne fortune" lorsqu’il a rencontré Leslie Mahaffy, par hasard, en plein milieu de la nuit. Tammy Homolka a été violée dans la maison des parents de Karla. Leslie Mahaffy et Kristen French ont été ramenées chez Bernardo et Homolka, dans leur voiture, et ont subi les pires sévices dans l’habitation même.

Bernardo tenait toujours à ce que ses viols et ses meurtres soient filmés, dans les moindres détails.



Motivations

Paul Bernardo :
Un ami de Paul Bernardo, qui était resté en contact avec lui après sa condamnation, a répondu aux questions des journalistes en 2002. Il a expliqué qu’il ne parle plus à Bernardo depuis un moment. Pourquoi ? Parce que Paul Bernardo, comme tous les psychopathes, est totalement égoïste : « Son point de vue sur le monde se ramène toujours à lui, lui, lui... Il pense toujours que la plupart des gens ont une bonne opinion de lui, qu’il n’est pas aussi mauvais qu’on le dit. Je pense qu’il vit dans un monde irréel. Il a une vision complètement déformée du monde ».

Bernardo était obsédé par l’argent et par son apparence physique. Il avait une très haute opinion de lui-même.
Lorsque sa mère lui a révélé qu’il était un "bâtard", tout son système de croyances, son monde, ses rêves d’avenir, tout s’effondra. Bernardo en conçut une haine viscérale contre sa mère... et les femmes en général. Et il voulut rétablir cette image d’homme parfait, aux yeux des autres et à ses propres yeux. Il a répété à Karla qu’il haïssait sa mère.

C’est un sadique sexuel classique. Pour lui, le plaisir sexuel ne pouvait être obtenu qu’en humiliant, en dégradant, en violant, en possédant une femme. C’était un voyeur, même à l’âge adulte, il se masturbait souvent et ne pouvait concevoir une relation sexuelle avec Karla Homolka sans menottes, sans fouet, sans "bondage", etc.

Bernardo a commencé à violer 6 mois avant de rencontrer Homolka et a continué durant plusieurs années.
Les violeurs en série sont des êtres plutôt rares. Ils réalisent invariablement un fantasme étrange, très personnel, et les détails de leurs crimes permettent de les reconnaître.
Bernardo ne voulait pas que ses victimes le regardent (pour ne pas le reconnaître), il les attaquait de dos (pour ne pas voir leur visage et pour les "dépersonnaliser") et les faisaient s’agenouiller (pour les humilier et nourrir son fantasme de domination). Il les menaçait avec un couteau, les tirait par les cheveux et les tailladait souvent avec son arme. Les viols pouvaient durer plus d’une heure. Il s’en prenait surtout à des adolescentes et voulait que Karla s’habille comme une adolescente. Sans doute avait-il peur de la sexualité avec une femme "mûre".
Il est assez étrange que Bernardo ait d’abord été très violent, puis soit devenu moins brutal avec ses victimes. Généralement, c’est plutôt le contraire, il y a un crescendo dans la violence. Est-ce parce qu’il obtenait "assez de plaisir" avec les meurtres et les nombreux visionnages des vidéos ? Se sentait-il "rassasié" au point de plus ressentir le besoin de violer ? Est-ce parce que Karla Homolka réalisait la plupart de ses fantasmes, même les pires ?

On sait qu’il a d’abord été un gentil petit ami pour Karla mais qu’il est graduellement devenu un amant jaloux, puis un "maître" dominateur et violent. Il lui a d’abord expliqué comment se vêtir et se coiffer, puis lui a dit où elle pouvait aller et ne pas aller. Il l’a enjointe à ne plus voir ses amis parce qu’ils ou elles étaient « immatures et stupides ». Il l’a encouragée à boire de l’alcool. Dans leur vie intime, il a commencé à réclamer des fellations. Quand Karla a consenti, il est passé à la sodomie. Elle a fini par accepter de porter un collier de chien et une laisse ou des menottes, et a laissé Bernardo l’insulter et l’humilier.
Bernardo a réduit Karla Homolka en une « propriété sexuelle obéissante » (dixit le profiler Roy Hazelwood).


Karla Homolka :
Karla Homolka adorait les animaux et ne supportait pas que l’on fasse de mal à une mouche. Elle était gentille, travaillait bien tant à l’école qu’au cabinet vétérinaire, et avait de l’humour. C’était une adolescente immature mais sympathique.
Mais malgré son passé sans histoire, Karla avait un côté sombre inconnu de sa famille et de ses amis. Par exemple, elle était attirée par les livres racontant des crimes, réels ou imaginaires, les plus macabres et par les ouvrages parlant d’occultisme, de rituels sataniques et d’histoires d’horreur. Dans l’agenda d’une amie de l’école secondaire, elle a écrit un jour : « C’est la mort qui nous mène. La mort est une jouissance. J’aime la mort. Tuons ce foutu monde ». Ses fantasmes sexuels tournaient également autour du sado-masochisme.

Paul Bernardo a été l’élément déclencheur, chez elle. Après l’avoir rencontré, elle n’a plus été la même. Sa vie s’est transformée. Il était son prince charmant, son rêve devenu réalité. Son existence lui semblait ennuyeuse lorsqu’il était absent et elle ne pouvait plus s’imaginer vivre sans lui.
Après sa rencontre avec Paul Bernardo, les amis et les parents de Karla remarquèrent un grand changement en elle. Alors qu’elle avait son petit caractère et ses opinions propres, son monde se mit à tourner uniquement autour de "Paul" : comment il était, ce qu’il aimait faire, ce qu’il disait, ce qu’il penserait de telle ou telle choses... Bien qu’ils soient séparés par deux heures de trajet en voiture, il lui rendait visite tous les week-ends et, finalement, les parents de Karla l’autorisèrent à passer la nuit chez eux, avec Karla, pour qu’il n’ait pas à refaire le long trajet de retour le soir.
Leur relation prit rapidement une nouvelle forme : Paul contrôlait Karla dans sa manière de s’habiller, de se maquiller, pour ses goûts musicaux et pour tout le reste. Elle était heureuse qu’il le fasse, lui envoyait des cartes postales et des lettres chaque jour quand ils n’étaient pas ensemble, s’écoulant en déclarations d’amour et de dévotion.
Bien que Paul sortit avec d’autres femmes au même moment, ce que Karla ignorait, elle ne doutait pas qu’ils seraient très bientôt mariés.

Elle voulait tellement le garder auprès d’elle qu’elle était prête à faire n’importe quoi pour lui. Elle ne posa donc pas trop de question lorsqu’il lui demanda de l’aider à violer sa petite soeur, Tammy, 6 mois avant qu’ils ne soient mariés.
Ils se marièrent le 29 juin, et après une lune de miel à Hawaï, ils s’installèrent dans leur petite maison de style Cape Cod dans un quartier petit bourgeois appelé Port Dalhousie. C’était bien plus cher que ce qu’aucun de leurs amis n’aurait pu se permettre, et les gens se demandèrent comment le jeune couple se débrouillait. Mais c’était la maison de leur rêve et ils semblaient parfaitement heureux. Cela se termina quand Paul battit brutalement Karla, la laissant avec deux yeux pochés et plusieurs contusions sur tout le corps.
Dans les mois qui suivirent, elle se retourna contre son mari et chercha conseil auprès d’un avocat auquel elle raconta une histoire de kidnappings, de tortures, de viols, et de meurtres.
Au procès de Paul Bernardo, elle l’accusa de tout, absolument tout, et réussit à convaincre le jury qu’il était bien le monstre que le procureur affirmait.
Toutefois, les jurés ne furent pas convaincus de son innocence à elle. Et le public ne le fut pas non plus.

Les avis des experts sont partagés sur la personnalité de Karla. L’un d’eux a dit tout simplement qu’il ne trouvait aucune explication au "vide moral" de Karla Homolka. La majorité des spécialistes ont vu en elle une femme battue et une victime consentante de Bernardo. Deux experts - diligentés par le département de la Justice - ont déclaré qu’elle était une psychopathe dangereuse.
On sait par contre qu’elle n’a pas exprimé de remords pour sa participation aux crimes et qu’elle a montré très peu d’émotions durant son procès, alors que l’on expliquait ce que les jeunes victimes avaient subi.

Une chose est certaine : Karla Homolka a participé activement aux enlèvements, aux orgies sexuelles et aux meurtres, comme en témoignent les vidéos. Elle était la "rabatteuse" de jeunes vierges que voulait violer Paul Bernardo.

Parmi les explications avancées pour expliquer le comportement de Karla Homolka, certains ont avancé qu’elle était excitée par la menace qu’elle ressentait avec Bernardo. On a parlé de "paraphilie" ou de "hybristophilie". L’hybristophile (du grec "hybrizein", commettre un outrage contre quelqu’un et de "philie", qui aime) est excité sexuellement par le fait de savoir que son partenaire a commis un acte violent tel qu’un viol, un meurtre ou un cambriolage de banque. Bonnie Parker (l’amie de Clyde Barrow) était sûrement une hybristophile.
Selon le professeur John Money, un spécialiste en sexologie, « le comportement de l’hybristophile n’est pas complaisant, mais complice : la complaisance signifie que vous suivez des instructions ; la complicité signifie que vous devenez volontairement l’équivalent du partenaire ».

Stephen Williams, dans ces différents ouvrages, donne un avis qui me semble intéressant : il avance que Karla avait le besoin de satisfaire tous les désirs de son mari, qui ne l’a battue sérieusement qu’une seule fois (à coups de lampe de poche).
Il écrit : « Paul parlait à Karla des jeunes vierges qu’il aimerait violer et Karla l’encourageait à vivre ses fantasmes. Depuis le tout début de leur relation, alors qu’elle avait 17 ans et lui 26, jusqu’au moment de leur arrestation, Karla fut l’ange maudit qui inspira Paul Bernardo à violer au moins dix-neuf femmes, toutes des inconnues. Selon le témoignage de Paul Bernardo, aucune femme n’a été tuée à la suite de ces viols. Aucune ne mourut quand il agissait seul... »
D’un autre côté, une majorité de personnes pense que si Karla Homolka n’avait pas rencontré Paul Bernardo, elle n’aurait jamais commis de tels crimes ou ne s’en serait jamais rendue complice. On sait que Karla était bien plus une complice qu’une initiatrice des meurtres. Elle n’était pas une victime, mais elle n’était pas la dominatrice du couple.

Entre le moment où Karla Homolka et Paul Bernardo se sont rencontrés, en octobre 1987, et celui où ils ont tué Tammy Homolka, 16 ans, en décembre 1990, ils se sont engagés de plus en plus profondément dans les déviances sexuelles, et ont fini par commettre d’horribles meurtres.
Séparément, il est possible qu’ils n’auraient pas commis de meurtres. Mais le fait de se rencontrer et d’agir ensemble les a poussé toujours plus loin, jusqu’au point de non-retour.



Citations

- "Le procès... Ça a été comme si ma fille mourait une seconde fois. Pour moi, il y a un sentiment constant de perte, la perte irrémédiable de votre enfant. Lorsque mon frère est mort, j’ai perdu une partie de mon passé. Lorsque ma fille est morte, j’ai perdu une partie de mon avenir" : Mme Debbie Mahaffy, mère de Leslie.

- "Tu sais ce que j’aimerais faire ? Je voudrais dessiner des points partout sur le corps de quelqu’un, prendre un couteau et jouer à "relier les points". Je verserais ensuite du vinaigre partout" : Karla Homolka, 17 ans, à son amie Tracy.

- "Elles (les vidéos) montrent son attitude envers ses victimes : alors qu’il les avilissait brutalement, il leur ordonnait de le remercier et de demander qu’il continue. Il pensait que ces filles n’étaient rien et n’a eu aucune hésitation à les tuer" : l’accusation durant le procès de Paul Bernardo.



Bibliographie

Livres en francais :

KARLA, LE PACTE AVEC LE DIABLE
Auteur : Stephen Williams
Éditions : Trait d’Union
Sujet : "Il est de notre devoir d’informer la population des actes diaboliques de Karla Homolka et des circonstances troublantes qui mèneront à sa prochaine libération" (l’éditeur). Ce livre est la traduction en français du livre "Karla : A Pact with the Devil", quasiment interdit de vente au Canada.
Critique : Ce livre pose des questions importantes et dérangeantes. Pourquoi ne pas avoir libéré Karla Homolka plus tôt et l’avoir forcée, alors, à être surveillée et contrôlée ? Pourquoi ne pas s’être soucié de sa réintégration dans la société ? Pourquoi persister à la considérer comme une psychopathe alors que tous les psys qui l’ont examinée en prison disent le contraire ? Est-ce finalement les erreurs de la police qui ont poussé la justice à passer un marché avec Karla Homolka ?
On peut ne pas être d’accord avec tous les arguments de Stephen Williams mais on ne peut nier que ce livre est particulièrement intéressant.


Livres en anglais :

DEADLY INNOCENCE
Auteurs : Scott Burnside & Alan Cairns
Editions : Warner Books
Résumé : Ce livre se concentre sur la vie conjugale de Paul et Karla Bernardo, leurs meurtres et leurs procès.
Critique : Paul Bernardo est définitivement le méchant dans ce livre et l’auteur est plus gentil avec Karla, qui apparaît comme une femme abusée, maltraitée, qui a participé par désespoir... Plus intéressants sont les chapitres du livre qui traitent de la vie de tous les jours du couple, de leurs amitiés, et de la manière dont ils ont pu garder un secret aussi terrible face à ceux qui les entouraient. Le livre ne parle pas beaucoup de la personnalité qu’avaient Karla et Paul Bernardo avant de se rencontrer, et présente peu d’informations sur la série de viols perpétrée par Bernardo à Scarborough.


INVISIBLE DARKNESS
Auteur : Stephen Williams
Editions : Bantam Books
Résumé : Invisible Darkness raconte l’histoire de Karla & Paul Bernardo d’une manière très recherchée et approfondie. De leurs naissances à leurs procès, ce livre explore chaque aspect du couple.
Critique : Karla Homolka n’est pas présentée comme une victime innocente, mais comme une partenaire consentante, voire joyeuse, des viols, des tortures et des meurtres. Il est intéressant d’en apprendre plus sur le passé de ces deux-là, leur famille, leur enfance, et leur rencontre. Il y a aussi beaucoup d’informations sur les viols de Scarborough et la transcription des cassettes vidéo qui ne furent pas projetées au tribunal (affreux). Sans doute le livre le plus intéressant publié sur ce couple.


LETHAL MARRIAGE
Auteur : Nick Pron
Editions : Ballantine Books
Résumé : Bernardo et Homolka semblaient former un couple parfait alors qu’ils étaient d’abominables tueurs. Ce livre explique en détail les crimes de ce couple.
Critique : Un livre très complet. Il contient beaucoup d’information sur chaque aspect de l’affaire bien que l’on sente que l’auteur est peut-être un peu trop convaincu par l’idée que Karla était une épouse abusée qui supportait un monstre uniquement par peur pour sa vie. Les transcriptions des cassettes vidéo sont incluses et sont effroyables.



Liens sur le web :

- Desperately Seeking Karla : la tornade médiatique provoquée par l’affaire (en anglais)
- The Murderers : un documentaire (en VO) sur YouTube.
- Le site officiel de la ville de Toronto (en anglais)
- Faut-il avoir peur de Karla Homolka ?




Article publié le : 10 juin 2006