Bibliographie : Psychologie

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Les ouvrages suivant se consacrent à l’étude psychologique des criminels, pour tenter de comprendre pourquoi ils tuent : psychopathie, maladie mentale, perversion… Certains livres sont consacrés exclusivement aux tueurs en série.

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Résumé : « Deux psychanalystes présentent une trentaine d’affaires criminelles et, grâce à l’expertise psychiatrique, donnent accès aux faits, à la vie des inculpés, à leur personnalité. Ils ont tué, violé, souillé, terrifié. On les appelle des monstres, on les traîne au tribunal, on attend d’un spécialiste qu’il confirme leur monstruosité, on les enferme. C’est commode. C’est reposant pour l’esprit et pour la société. Michel Dubec, psychiatre analyste, expert auprès des tribunaux, les rencontre quotidiennement, ces « monstres ». C’est à lui qu’a été fréquemment confié l’effrayante charge de porter un regard « objectif » lors des grands procès qui ont, ces quinze dernières années, agité l’opinion. Et, justement, le discours de la monstruosité lui paraît monstrueux ».
Critique : Il n’est pas question ici de tueurs en série mais de criminels « ordinaires » (infanticide, inceste, viols en série, crimes passionnels…). Les auteurs les présentent comme les êtres humains qu’ils sont et non pas comme des monstres. Ils tentent de comprendre et d’expliquer le pourquoi, d’aider les criminels à comprendre eux-aussi les mobiles, la raison profonde de leur acte. Un livre passionnant.

Résumé : « Le crime est-il une folie ? Autrement dit, celui qui commet un meurtre perd-il le contrôle de lui-même ? Faut-il le mettre à l’asile ou en prison ? Et si le criminel est un malade, peut-on le guérir ? Comment détecter les criminels potentiels pour les empêcher de nuire ? Ces questions se posent chaque fois que resurgit un tueur en série ou dans le débat actuel sur la pédophilie. Elles ne sont pas nouvelles : de la théorie de la « bosse du crime », qui imprégnait les mentalités du XIXe siècle, à celle du chromosome du crime, en passant par Lombroso, selon lequel le criminel est un sauvage égaré dans notre civilisation, médecins et psychiatres ont proposé depuis deux siècles de nombreuses réponses, faisant du criminel un « objet de science ». Ce sont les grandes théories des criminologues qu’explique ce livre, en rappelant les débats qu’elles ont suscités, aussi bien du côté des législateurs et des magistrats que dans l’opinion publique. »
Critique : Un très bon ouvrage, parfois un peu complexe mais toujours intéressant. Il pose des questions auxquelles, parfois, les sciences modernes n’ont pas encore pu répondre, malgré des théories plus ou moins sérieuses ou fantaisistes, « à la mode » ou en avance sur leur temps. Les réactions des professionnels et du public à ces découvertes (réelles ou frauduleuses) sont tout aussi passionnante à analyser… L’annexe propose une longue filmographie consacrée aux criminels en tout genre.

Résumé : « Le psychopathe est pour le psychiatre aussi familier que l’hystérique, le paranoïaque ou l’obsessionnel. Cependant, il demeure méconnu du grand public. La personnalité psychopathique comporte un ensemble régulier de caractéristiques affectives qui ne sauraient passer inaperçues : instabilité sociale, agressivité, impulsivité, tendance à la délinquance, affectivité pauvre et instable en dépit d’une attitude séduisante, possibilité d’accidents pathologiques graves tels que dépression, bouffée délirante, toxicomanie. La société a longtemps réagi vis-à-vis du psychopathe de façon schématique par l’exclusion, la punition, la prison. Une attitude d’assistance plus pragmatique est aujourd’hui nécessaire ».
Critique : Cet ouvrage concis décrit en détail ce qu’est la personnalité psychopathique, en l’illustrant d’exemples tirés de… la littérature. Il offre également une réflexion sur les raisons (biologiques, psychologiques et sociales) actuellement envisagées qui font que l’on devient un psychopathe. Et il présente les moyens (psychiatrie, médicaments, institutions) existants pour les assister, mais pas les guérir…

Résumé : « Il est généralement admis qu’en psychiatrie, contrairement aux autres disciplines médicales, le diagnostic n’a qu’un intérêt relatif. Mais il demeure important au moins pour deux raisons : d’une part, il permet d’orienter la conduite à tenir et, d’autre part, il facilite la formulation d’un pronostic. Pour mieux savoir et comprendre chaque trajectoire existentielle, cet ouvrage présente les notions essentielles des affections mentales au plan sémiologique, mais aussi au niveau thérapeutique et juridique ».
Critique : Ce livre décrit les névroses, les phobies, les psychoses, les dépressions, les délires, les schizophrénies… etc, leurs évolutions et leurs possibles traitements. Très utile afin de connaître les caractéristiques des diverses maladies mentales (mais langage spécifique à la psychiatrie…).

Résumé : « On assiste depuis quelques années a un retour en force des perversions sexuelles, et sous des formes de plus en plus contrastées : pratiques sans conséquences, voyantes et aguicheuses d’un côté ; viols, sadisme et pédophilie de l’autre. Face aux interrogations qui en résultent, une clarification rigoureuse et ouverte s’impose à toutes les personnes concernées ».
Critique : L’auteur commence par décrire ce qu’est une perversion et l’évolution de cette description à travers l’histoire. Selon la psychanalyse, c’est une « déviation de l’acte sexuel normal ». Il propose en suite une classification des perversions puis les décrit (sadisme, masochisme, fétichisme, travestisme, exhibitionnisme, voyeurisme, pédophilie) afin de mieux les identifier. (Je le trouve assez tendancieux sur l’homosexualité, qu’il considère comme une « perversion sexuelle »). Un livre très intéressant.

Résumé : « En psychiatrie, on appelle « psychopathes » des sujets qui ont une personnalité immature, instable, impulsive et multiplient les actes antisociaux. Pour la première fois, cet ouvrage d’un professeur de psychologie dépasse les descriptions comportementales et propose une analyse dynamique approfondie de ces troubles narcissiques de la personnalité et du comportement (…) Ce livre s’adresse à des spécialistes, psychologues, psychanalystes ou étudiants en psychologie. Il dresse un catalogue sémiologique et étiopathogénique détaillé sur ce trouble de personnalité inquiétant et fascinant ».
Critique : Reid-Meloy est considéré, à raison, comme « le » spécialiste de la psychopathie et des psychopathes. Ce livre offre un point de vue original et pénétrant sur le sujet. Les 2 premières parties (les théories sur les psychopathes, Les émotions du psychopathe) sont destinées aux personnes ayant déjà des notions de psycho et maîtrisant son langage. Les 2 autres parties sont plus abordables car Reid-Meloy présente des études de cas fondées sur des patients (criminels) qu’il a étudié. Passionnant.

Résumé : « Tout être humain possède en soi un potentiel de violence qui est en lien avec la structuration de sa personnalité. C’est donc au travers de l’analyse du comportement (notamment de la nature du geste), de la structure de la personnalité sous-jacente et des conflits inconscients, moteurs mêmes de l’acte, que l’on peut comprendre le sens du passage à l’acte ».
Critique : Les auteurs (c’est un ouvrage collectif) comparent diverses sortes de criminels (assassins, violeurs…) en analysant les côtés sociaux, démographiques, psychologiques, criminologiques et psychiatriques. Ils expliquent d’abord les concepts qu’ils utilisent, puis détaillent l’approche clinique du criminel selon le type du crime (parricide, infanticide, inceste). Plusieurs exemples montrent les difficultés de la prise en charge psychothérapeutique et institutionnelle de ces patients. Un livre à réserver aux spécialistes ou aux passionnés (je l’ai lu avec un dictionnaire…) mais malgré tout intéressant.

Résumé : Guy Georges, Francis Heaulme, Michel Fourniret… Ces noms sont devenus tristement célèbres de nos jours. Et pourtant, ce phénomène que l’on appelle « tueurs en série » est quelque chose de rare, notamment en France. En effet, ces affaires ont un caractère exceptionnel et une sur-médiatisation a fait entrer tristement le nom de ces criminels dans notre inconscient collectif, avec sans doute un certain fantasme inconscient.
Critique : Un ouvrage pointu qui s’adresse plutôt aux spécialistes (en psychologie et/ou criminologie), mais qui restent toutefois abordable pour les novices. L’auteur cherche à savoir ce qui pousse les tueurs en série à assassiner leurs victimes. La première partie du livre est un rappel théorique de ce qu’est un tueur en série, à travers l’étude de plusieurs assassins, par le biais de la psychanalyse. La seconde partie est consacrée au cas du tueur en série Rémy Roy, et propose deux interviews passionnantes du psychiatre Daniel Zagury et de la psycho-criminologue Bernadette Sürig.

Résumé : Ce livre est une compilation d’articles, histoires courtes, mémoires, confessions, lettres, manifestes, poèmes, dessins, photographies créés par 37 tueurs en série et tueurs de masse. La préface a été écrite par Herbert Mullin, un tueur psychotique qui a assassiné 13 personnes à Santa Cruz entre octobre 1972 et février 1973.
Critique : Si vous voulez entrer en profondeur dans l’esprit des tueurs en série, ce livre est pour vous. Mais ouvrez-le à vos risques et périls car les « oeuvres » de ces assassins sont à la limite du supportable. Ils et elles essayent de déchiffrer, de complimenter ou d’embellir leurs actes. Plusieurs écrivent des histoires de manière convenable mais la plupart savent à peine enchaîner des phrases. Ce livre est empli d’obsessions, de violence, de peur, de haine, d’horreur, de cruauté… Très intéressant mais à ne pas mettre entre toutes les mains.

Résumé : « Pourquoi des hommes ou des femmes commettent-ils les crimes les plus haineux que l’humanité connaissent ? Qu’est-ce qui les fait passer de l’autre côté de la barrière ? Plus important, que peut-on faire pour les arrêter ? »
Critique : L’auteur, enquêteur et docteur en psychologie forensique, utilise son expérience en citant par exemple de nombreuses affaires criminelles aux USA. Il plonge dans la psyché des tueurs et tueuses et abordent de nombreux sujets essentiels : les fantasmes sexuels, la « création » d’un tueur en série, les blessures à la tête, l’imprévisibilité, les mythes sur les tueurs en série, le viol, le sadisme, les perspectives de recherche… Un livre concis et très intéressant.

Résumé : L’auteur propose une théorie (et la développe) sur la construction des tueurs en série. Il affirme que nous nous construisons également, nous-mêmes, comme spectateurs, et que le tueur veut alors « faire le spectacle ». Selon lui, la société et ses représentants son quasiment responsables des actions de « monstres » tel que Dahmer.
Critique : C’est un livre difficile et compliqué (parfois inutilement). L’idée de l’auteur est que les meurtres en série n’auraient pas lieu si nous ignorions les tueurs en série, puisqu’ils tuent pour devenir célèbre, pour « plaire » aux médias et aux gens. Le problème, c’est que des centaines de tueurs en série ont assassinés et assassinent toujours des gens sans que l’on se préoccupe de leurs actes, jusqu’à ce qu’on les découvre par hasard. L’exemple le plus célèbre ? Dahmer ! (La plupart des tueurs en série aiment l’attention que leurs portent les médias, et certains en font plus pour que l’on parle d’eux, certes, mais ils ne tuent pas uniquement pour ça). C’est une idée (à mon avis) assez typiquement Américaine, qui considère le tueur en série comme une icône culturelle.

Résumé : « Six enquêtes criminelles du Docteur Brussel : le fou à la bombe, le tueur de Noël, le maniaque du dimanche, l’éventreur de Manhattan, onze viols à Boston, les Coppolonios couple maudit ».
Critique : Le célèbre Docteur Brussel, un psychiatre (spécialiste en psychiatrie criminelle), est l’un des pionniers du profiling. Au milieu des années 50, un ami policier lui a demandé d’aider les enquêteurs sur l’affaire du « poseur de bombes » qui terrorisait New York depuis 1940. En examinant d’un point de vue psychologique les actes du tueur et les lettres qu’il envoyait aux autorités, le Docteur Brussel a dressé un portrait extraordinairement détaillé du suspect. Détaillé et qui se révéla tout à fait exact. A travers ce livre, le Docteur Brussel explique – entre autre – comment il a « tout simplement » dressé des profils de criminels, en utilisant les statistiques, la psychiatrie, la géographie… et la logique. Et comment ses conseils ont permis d’orienter les enquêtes. Un livre daté mais toujours intéressant.

Résumé : « Participant d’une démarche taxinomique très en vogue au XIXè siècle, Richard von Krafft-Ebing, médecin légiste, s’est attaché à répertorier, commenter, nommer l’ensemble des perversions sexuelles de l’homme. Ce faisant, il crée ainsi de manière nette une frontière entre normalité et anormalité, l’anormalité relevant de la pathologie. Le pervers est un malade. La société doit le considérer comme tel et le soigner. Le dictionnaire extraordinaire de ces anomalies permet l’identification des cas. Du goût de donner ou de recevoir le fouet à la zoophilie en passant par la nécrophilie, « Psychopathie sexualis » fait le tour des replis de l’âme humaine ».
Critique : Un livre essentiel pour comprendre les perversions sexuelles. Ebbing était un pionnier à son époque et son livre, dans l’ensemble, a bien vieilli. Un classique. A lire (avec précaution) !
Disponible gratuitement au format numérique dans la bibliothèque en ligne « Gutenberg« .

Résumé : L’auteur décrit les névroses et les psychoses, et leur approches selon les différentes théories (psychanalytique, comportementaliste, culturel, biologique…). Il indique les différents troubles existant dans les états névrotiques et les psychoses, et termine par les traitements existants.
Critique : Ce livre utilise souvent un vocabulaire spécifique à la psychiatrie mais il est malgré tout compréhensible. Il est intéressant de voir que les névroses et psychoses sont perçues différemment par les psychiatres, les comportementalistes ou la biologie. De nombreuses pistes de réflexion.

Résumé : L’auteur essaye de comprendre l’esprit complexe des tueurs en série et les raisons pour lesquelles ils tuent.
Critique : David Lester présente de nombreuses recherches pour justifier ses affirmations. Celles-ci sont fondées sur la psychologie de l’agresseur plutôt que sur les détails du crime. Si vous êtes intéressé par l’aspect psychologique des tueurs en série, vous aimerez ce livre. Lester a trouvé beaucoup de ressources à citer. Il présente minutieusement chaque cas. Il ne se concentre pas uniquement sur les pensées des experts ou les crimes des tueurs en série américains, il expose également ses recherches dans d’autres pays pour renforcer son discours. Ses discussions en profondeur sur les multiples théories sont très détaillées.

Résumé : Ce livre offre un examen en profondeur du meurtre en série aux USA, à travers l’analyse détaillées des vies et crimes de nombreux tueurs. Il explore entre autre les points communs existant entre plus de 200 SK différents. Hickey nous propose également un historique des tueurs en série depuis le 13ème siècle. Il ne s’en tient pas qu’aux tueurs solitaires et aborde aussi les tueurs en duo ou en couple, ainsi que les tueuses en série.
Critique : La manière, la volonté de l’auteur, de classer les SK dans des genres, des chapitres, comme dans des tiroirs, avec moult graphiques et tableaux, m’a un peu énervé… A part ça, c’est un livre facile à lire et très bien documenté qui permet une compréhension globale de l’esprit d’un tueur en série. Hickey explique les différentes théories concernant les comportements violents et le « pourquoi deviennent-ils des tueurs en série ? ». Il montre à quel point les tueurs en série sont différents des tueurs de masse et des assassins de sectes. Une victime explique également l’expérience horrible vécue entre les mains d’un tueur en série (abominable). Enfin, Hickey aborde le sujet de la condamnation des tueurs en série et explique quels genres de recherches sont les plus importants pour étudier les tueurs en série, et enquêter sur leurs crimes.

Résumé : « Signature Killers » se concentre sur l’agresseur sexuel, le tueur en série qui laisse une « signature » sur la scène du crime, une sorte de carte de visite psychologique. Il commet des crimes semblables et, si son mode opératoire change, la signature, inconsciente, reste la même. Keppel, ancien enquêteurs sur plus de 2000 meurtres, dont 50 tueurs en série, décrit les différents types de signatures, celle de la colère, celle du sadique, celle de l’excitation…
Critique : Le style de l’auteur laisse un peu à désirer et il se répète parfois. En dehors de ça, ce livre est passionnant et quasi indispensable pour comprendre les motivations d’un tueur en série. Il décrit précisément comment agit un « tueur à signature », en utilisant des exemples tirés d’affaires auxquelles il a participé. Il offre un aperçu des méandres psychologiques d’un tueur en série, et leurs évolutions dans le temps. Les descriptions sont exhaustives et donc souvent terrifiantes. A lire !

Résumé : Ce livre fournit d’abord une vue d’ensemble sur le phénomène des meurtres en série. La 2ème partie présente quatre « études de cas » : John W. Gacy, Henry Lee Lucas, Ted Bundy, et les Hillside Stranglers (Ken Bianchi, en fait), et un chapitre conclut en comparant ces quatre tueurs. La 3ème partie traite de l’enquête sur les meurtres en série et débat des problèmes majeurs rencontrés lors d’une enquête aux USA (surtout le non-partage d’information sur un homicide irrésolu entre les juridictions de police). La 4ème partie discute de l’avenir de la recherche sur les SK, des enquêtes sur les SK, et présente une vaste étude de cas de Jeffrey Dahmer.
Critique : « The Killers Among Us » est un excellent ouvrage. Mais vous devez vraiment être intéressé par le sujet des homicides en série pour l’apprécier pleinement. Ce n’est pas un livre pour ceux qui aiment les détails « gore » sur les victimes ou qui ont un intérêt très général pour les serial killers. En ce qui concerne les 4 « études de cas » fournit (Gacy, Lucas, Bundy, et Bianchi), j’ai rarement vu autant d’informations sur un SK dans un autre livre. Pour chacun, Egger étudie : leur environnement social, leur famille, leurs amis et leurs relations, leurs contacts avec les différents organismes (judiciaires, sociaux, légaux ou de police), leur comportement offensif, leurs idées propres (opinions, fantasmes), leur attitude, et l’évocation des « événements ». Puis, il les comparent, les renvoie les uns aux autres. A lire si vous êtes passionné(e).

Résumé : Ces deux ouvrages fouillent dans les esprits des tueurs en série (plus ou moins célèbres, majoritairement Américains ou Anglo-Saxons) du 20ème siècle et tente de comprendre leurs motivations. Le second volume est plus spécifiquement consacré aux tueurs du début du 20è siècle.
Critique : Wilson propose une théorie intéressante : selon lui, le meurtre suit une hiérarchie des besoins. Au début de l’humanité, les meurtres étaient commis pour obtenir de la nourriture, de l’argent ou une gratification sexuelle. Wilson pense qu’à présent, les tueurs en série assassinent pour « devenir quelqu’un et faire quelque chose de leur vie ». Le nombre de meurtres en série a explosé au 20e siècle, qui est censé être une période d’égalité et de bonheur. La société promet l’égalité mais les êtres humains ne font face qu’aux disparités, tant de richesses que de notoriété. Wilson avance l’hypothèse que la plupart des tueurs en série étant de classe moyenne, ils tuent de manière à atteindre le statut social qui se refuse à eux dans une société de masse… Théorie séduisante mais qui reste à prouver…
Ces deux livres, de lecture facile, représentent une introduction synthétique à l’étude des tueurs en série et de leurs motivations. Si vous ne voulez pas vous noyer dans les détails et voulez d’abord lire un ouvrage généraliste, procurez vous ces deux volumes. Le premier concerne les tueurs ayant agi après 1950 et le second ceux ayant agi avant 1950.

Résumé : Etudiant de 1ère année à l’Université de Las Vegas, Jason Moss, qui rêvait d’une carrière dans la justice ou la police, à imaginé écrire à des SK dans le couloir de la mort, espérant gagner leur confiance et découvrir pourquoi ils tuent. Son contact le plus « intime » se noua avec John Wayne Gacy, qui a violé et tué 33 adolescents. Il a également correspondu avec Charles Manson, Jeffrey Dahmer, Richard Ramirez… Mais dans sa relation avec Gacy, Moss a senti qu’il commençait à perdre le contrôle psychologiquement. Ils se téléphonaient régulièrement, puis Gacy lui proposa de venir le voir en prison…
Critique : L’intention de départ de Moss n’était pas de s’initier à la victimologie contre des prédateurs. Il avait les mêmes opinions sur les tueurs en série que la plupart des gens (les SK exercent un pouvoir, ce sont des prédateurs très intelligents… etc). Au début, Moss admirait le pouvoir et l’habileté. Mais finalement, il a réalisé la signification de ce que pouvait vivre les victimes. Il a réalisé qu’il est très facile (et rapide) de devenir une victime avant même de vous en rendre compte. Moss tente d’éduquer le lecteur : les tueurs en série sont extrêmement manipulateurs. Il est impossible de prendre une décision sans savoir à qui vous avez à faire. Moss veut que l’on sache que les hommes à qui il a écrit sont manipulateurs, n’ont absolument pas changé en prison et, si on les y encourage, apprennent aux autres leurs méthodes ! Il tient aussi à alerter les gens sur ce qui se passe en prison. Ainsi, les gardiens ont disparus et ont laissé Moss seul avec Gacy, qui était traité comme une célébrité ! Lisez cet ouvrage si vous voulez comprendre comment il est facile d’être manipulé dans le rôle de victime et avec quelle cruauté un tueur en série vous attaquerait.

Résumé : Jennifer Furio, une jeune mère au foyer, a écrit des lettres à des tueurs en série célèbres (Spreitzer, Carignan, Roy Norris, Woodfield, Lucas, Bittaker, Suff…). Elle publie leurs réponses intégralement. Ils racontent en détails leur enfance, leurs crimes et leurs fantasmes.
Critique : Ce livre est intéressant mais il a un gros défaut : Jennifer Furio n’a pas inclus ses propres lettres dans ce livre. On a du mal à comprendre de quoi il retourne dans leurs échanges de courrier, et comment elle s’y est prit pour que les tueurs se livrent à elle. On n’a accès qu’à un seul côté de l’histoire. Furio laisse le lecteur se faire sa propre opinion. Connaissant le côté manipulateur des tueurs en série, ce peut être dangereux. Comment savoir s’ils mentent ou disent la vérité ? Dommage, car les lettres sont vraiment… terrifiantes. Un seul tueur sur les 12 montre un semblant de remord. Ils sont désolés pour eux-mêmes, désolés d’avoir été arrêtés. Ils accusent les autres d’être responsables de leurs crimes, qu’ils minimisent le plus possible, et mentent comme des arracheurs de dents. Mais ils décrivent également leurs meurtres de manière glaciale ou, au contraire, avec moult détails sanguinolents.

Résumé : « La victime est l’éternelle oubliée des scientifiques parce qu’elle suscite des réactions émotionnelles intenses, perturbant une analyse qui se voudrait neutre. D’où l’importance de la définition du concept de victime, de la connaissance des conséquences physiques et psychologiques, ainsi que du parcours de la victime dans les méandres des institutions médicales et judiciaires ».
Critique : Ce livre présente une synthèse des différents aspects de la victimologie. L’inscription de la victime dans l’histoire, l’évolution de la victimologie classique à la victimologie aujourd’hui, les différentes approches de la victime, la définition de la victime et les conséquences de l’acte subi, et enfin l’aide et l’accompagnement des victimes. Un livre simple et concis. Essentiel !

Résumé : Le Docteur Hare (professeur de psychologie Canadien et spécialiste des psychopathes) décrit dans cet ouvrage ce que sont les psychopathes. Des prédateurs sans conscience ni sentiments pour les autres, qui prennent égoïstement ce qu’ils veulent. Tous les psychopathes ne sont pas des assassins et tous les assassins ne sont pas des psychopathes.
Critique : La théorie de Hare est que les psychopathes naissent tel qu’ils sont et ne peuvent être guéris. Il existe selon lui des spécificités du cerveau qui les différencient des gens « normaux ». Hare propose une liste de caractéristiques (dressée lors de ses 10 ans d’études dans des prisons), permettant de reconnaître un psychopathe : facilité de parole, égoïsme, narcissisme, manque de sentiment de culpabilité, émotions superficielles, impulsivité, refus d’endosser la responsabilité… etc. Dans le dernier chapitre, Hare offre quelques recommandations car les psychopathes sont présent partout dans la société, quel que soit leur niveau de vie. Très intéressant.