Bunting et Wagner reconnus coupables des meurtres de Snowtown

Après six jour et demi de délibérations, les jurés d’Adélaïde sont arrivés à un verdict dans le procès pour meurtres des « corps dans les tonneaux » de Snowtown.

John Justin Bunting, 36 ans, a été déclaré coupable de onze meurtres et Robert Joe Wagner, 31 ans, de sept meurtres.
Le jury n’est pas parvenu à s’accorder pour un douzième meurtre.

Bunting a été condamné onze fois à la perpétuité. Wagner a été condamné sept fois à la perpétuité ainsi qu’à trois peines à vie supplémentaires pour des meurtres pour lesquels il avait plaidé coupable.

Après que les jurés aient rendu leur verdict, Bunting et Wagner ont refusé de se lever et d’écouter leurs sentences énoncées par le juge.

En dehors du tribunal, Marcus Johnson, le père de l’une des victimes, David Johnson, a expliqué que les terribles preuves présentées durant le procès ont été très difficiles à supporter.

snowtownEn mai 1999, la police avait ouvert la chambre du coffre-fort d’une banque abandonnée dans la ville de Snowtown, à 140km au nord d’Adélaïde. Les enquêteurs y avaient trouvés huit corps dans des tonneaux de plastique remplis d’acide, ainsi que des couteaux, des menottes, des vêtements et des gants en latex.
Quatre corps supplémentaires avaient par la suite été reliés à ces huit premiers meurtres : deux avaient été enterrés dans le jardin d’une maison d’Adélaïde appartenant à Bunting et Wagner.

Selon l’accusation, Bunting et Wagner étaient mû par une haine des gens qu’ils croyaient être (parfois à tord) des pédophiles ou des homosexuels. Bunting les appelaient « des saloperies qui devraient allaient dans une clinique ».

Certaines victimes ont été assassinées parce qu’elles en savaient trop sur les meurtres précédents. Certaines ont été affreusement torturées et humiliées. Certaines ont été démembrées après leur mort.

Wagner et Bunting ont financièrement bénéficié de leurs crimes : ils ont réclamé les allocations de sécurité sociale de beaucoup de leurs victimes. Ils ont forcé certaines victimes à enregistrer des phrases sur cassette avant de les tuer. Ces enregistrements ont été produits à des amis ou des membres des familles des victimes pour les convaincre que celles-ci étaient toujours en vie.

Bunting et Wagner se sont souvent vanté, en riant, de ce qu’ils avaient fait. Ils ont gardé les affaires et les papiers de leurs victimes chez eux ou dans leurs voitures.