Comment intégrer la police scientifique en France ?

Oubliez « CSI », « les Experts », le soleil, les grattes-ciel, les équipements ultra-modernes et les grosses voitures…
Si vous voulez travailler dans la police scientifique, en France, il vous faudra d’abord passer des concours !
Il y a beaucoup d’appelé(e)s et peu d’élu(e)s.

Les policiers de scène de crime prélèvent les indices, les techniciens et ingénieurs les analysent en laboratoire.

Police

 

Direction Centrale de la Police judiciaire
Sous-direction de la police technique et scientifique
31 avenue Franklin Roosevelt
69134 Ecully Cedex

> Le site de l’Institut National de la Police Scientifique

> En savoir plus… : le site du ministère de l’Intérieur


– Liens vers le site du ministère de l’intérieur (concours) :

Agent spécialisé de la police technique et scientifique
« L’agent spécialisé de police technique et scientifique (PTS) travaille dans les laboratoires de police scientifique, dans les services régionaux ou locaux d’identité judiciaire ou dans les services locaux de police technique. Participant à l’enquête de police judiciaire, il accomplit les missions de police technique et scientifique qui lui sont confiées par son chef de service, un officier de police judiciaire ou l’autorité judiciaire. L’agent spécialisé de P.T.S. participe à la recherche et à l’exploitation des traces et indices concourant à l’identification des auteurs d’infractions. Il participe aux constatations techniques portant sur ces infractions et apporte son soutien aux activités opérationnelles des policiers. »
Plus de détails sur le site police scientifique.

Technicien de la police technique et scientifique
police technique et scientifique« Les techniciens des laboratoires sont affectés pour la majorité dans les laboratoires, et pour quelques uns d’entre eux dans les services de l’identité judiciaire, en fonction des besoins de l’administration.
Les tâches qu’ils ont à effectuer sont de nature relativement différentes selon le service d’affectation.
Dans les laboratoires, ils assistent les ingénieurs en mettant en œuvre les techniques de leur unité, en participant aux analyses et aux examens techniques et scientifiques et ont vocation à encadrer les agents spécialisés de police technique et scientifique.
Dans les services d’identité judiciaire, ils sont pour la plupart affectés à des tâches d’exploitation et de traitement de la documentation dactyloscopique et peuvent effectuer ou participer à la réalisation d’autres tâches d’identité judiciaire, proches de celles effectuées par les techniciens affectés en laboratoire (examens techniques…) ».
Plus de détails sur le site police scientifique.

Ingénieur de la police technique et scientifique
« Fonctionnaires de la police nationale, les ingénieurs de police technique et scientifique concourent à la mission de police judiciaire de leur service d’affectation.
De ce fait, et eu égard à la nature de leur recrutement, ils ont pour vocation principale à exercer leurs futures fonctions au sein de la sous-direction de la police technique et scientifique.
Créée en 1985, celle-ci réunit l’ensemble des services qui concourent à l’identification des auteurs d’infractions.
Ainsi, elle exerce sa mission d’aide à l’enquête dans de nombreux domaines tels que les recherches criminelles, les missions d’identité judiciaire, les travaux d’analyses réalisés dans les laboratoires de police scientifique, les nouvelles technologies, la mise en oeuvre d’outils informatiques.
Située à Ecully (Rhône), la sous-direction de la police technique et scientifique couvre l’ensemble des domaines de la criminalistique au travers des services qui la composent dont, notamment le service central des laboratoires, le service central d’identité judiciaire et le service de l’informatique et des traces technologiques. »
Plus de détails sur le site police scientifique.


Les Agents Spécialisés de la Police Technique et Scientifique sont pour la majorités affectés « sur le terrain », pour la recherche et la collecte de traces et indices. (merci à Nathalie pour les informations)
Les agents spécialisés de police technique et scientifique sont chargés de tâches techniques ou scientifiques dans les laboratoires de police scientifique et toutes autres structures de la police nationale chargées de missions d’identité judiciaire.
En leur qualité de fonctionnaires de la police nationale participant à la mission de police judiciaire, ils concourent à la recherche et à l’exploitation des traces et indices nécessaires à l’identification des auteurs d’infractions à la loi pénale, participent en tous lieux utiles aux constatations techniques portant sur ces infractions et apportent leur concours aux missions de soutien liées aux activités opérationnelles


Des blogs d’agents, techniciens ou ingénieur de la PTS : Norbert, Edmond, Thomas, Jonathan.

Comment devenir technicien de laboratoire de la police scientifique :
Article de « lalettredesparents »

Opinions sur le (difficile) concours de la police scientifique :
sur le forum AuFeminin

l'interprète des indices Article (au format PDF) de La Voix du Nord du 11 décembre 2005 : « l’Ingénieur de police scientifique« .

– Vidéos : La police scientifique
Sur le site de la police nationale, des vidéos sur la police technique et scientifique (en milieu de page).

policier de scène de crime Article (au format PDF) extrait du « Liaison » de juin 2002 : « Policier de scène de crime« .

Gendarmerie

 

– La police scientifique dans la gendarmerie :
– l’IRCGN
– Technicien en identification criminelle

– Comment intégrer L’Institut de Recherche Criminalistique de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) ?
Modalités de recrutement / Affectation selon spécialités
(La « gendarmerie scientifique » emploi également des civils)
L’IRCGN recrute
Les stages possibles à l’IRCGN

Métiers du crime : devenez à votre tour un expert
Une page complète sur les métiers de la police/gendarmerie scientifique sur France5.fr, avec de courtes vidéos de professionnels.

 

Fiction / Réalité

Opinions éclairées sur la série de TF1 « RIS police Scientifique » : sur le site de Martin Winckler

Extraits d’un excellent article tiré du magasine « Pour la Science » (novembre 2006) titré « Enquêtes policières et séries télévisées », par Max Houck :
« Aux États-Unis, les médecins légistes n’ont jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui : il y a un an, huit séries policières figuraient parmi les 20 émissions les plus regardées. Un soir, le record des 27% de tous les postes de télévisions américains réglés sur la chaîne diffusant « Les Experts » a été atteint. Ces séries donnent l’impression que les laboratoires médico-légaux fonctionnent avec des effectifs toujours au complet, un personnel hautement qualifié, une instrumentation dernier cri et toutes les ressources nécessaires pour boucler chaque affaire en un temps record.

Quitte à faire déchanter le public, il faut admettre que le décalage est grand entre cette image et la réalité. Aux États-Unis, certains professionnels se plaignent d’un « effet Experts« . Ainsi, des avocats et des juges ont l’impression que les jurés, « formés » à l’école des Experts depuis 2000, exigent aujourd’hui dans les procès des preuves matérielles généralement impossibles à obtenir.
(…)
Que les émissions médico-légales influent sur les exigences et les décisions des jurys ou non, la télévision donne incontestablement au public une vision déformée de la façon dont les expertises médico-légales sont effectuées et ce qu’elles peuvent faire et ne peuvent pas faire. Les acteurs qui incarnent le personnel médico-légal dans ces séries télévisées, par exemple, sont un amalgame de policier, d’inspecteur et d’expert légiste : personne n’a toutes ces compétences dans la « vraie vie ». Le maintien de l’ordre, les enquêtes et la médecine légale sont trois domaines suffisamment complexes pour nécessiter un enseignement, une formation et des méthodes spécifiques.
Qui plus est, les laboratoires ne pratiquent généralement pas tous les types d’analyses, par manque de moyens ou parce que la demande est trop faible. Et les émissions télévisées présentent à tort les experts légistes comme ayant tout le temps nécessaire pour résoudre chaque affaire (…). En réalité, chaque scientifique travaille sur plusieurs affaires en même temps.(…)

Les fictions médico-légales sont également éloignées de la réalité quand il s’agit de représenter les techniques scientifiques : Thomas Mauriello, expert légiste à l’Université du Maryland, estime qu’environ 40% de la médecine légale pratiquée par les Experts ne correspond à aucune réalité.(…)
De même, les inspecteurs «réels» ne sont pas aussi précis que leurs homologues de la télévision. »

Max Houck dirige l’Initiative pour la médecine légale de l’Université de Virginie Occidentale.

Quelques diplômes intéressants

 

DU Criminalistique : option Techniques d’identification en odontologie médico-légale :
Université Paris 5 – Descartes
Cet enseignement est destiné aux médecins, pharmaciens, dentistes, magistrats, avocats, officiers de Gendarmerie, commissaires de police intéressés par la conduite de l’étude des indices, son interprétation scientifique et sa place dans le cadre de l’administration de la preuve judiciaire.


DU Médecine légale et sciences criminelles :
Université Paris 5 – Descartes
Ce diplôme a pour objectif l’enseignement interdisciplinaire des sciences criminelles. La criminologie, enseignée par les criminologues de l’Ecole de Criminologie de l’Université de Montréal, étudie les causes et conséquences du crime ; la médecine légale du vivant et la thanatologie, la recherche des preuves ; la victimologie, considérée comme l’envers du crime, la gestion des conséquences du crime sur les victimes ; l’agressologie, la gestion médicosociale des auteurs de violences, notamment sexuelles.


DU Techniques en analyse de documents et en comparaison d’écritures manuscrites : Université Paris 5 – Descartes
Le diplôme a pour objectif l’enseignement scientifique de la comparaison d’écritures et de l’analyse des documents et le développement de la recherche dans ces domaines.


DIU « Pathologie médico-légale«  :
Université de Lyon 1
Apporter une formation thanatologique pratique aux médecins légistes et aux médecins généralistes participant aux levées de corps et aux autopsies. Ce diplôme est créé pour combler le déficit en Anatomopathologiste dans la formation du Médecin Légiste.


Master « Analyse et Contrôle » :
Université de Lyon 1
La formation intègre quatre disciplines : la biologie moléculaire, la chimie analytique, la qualitologie et la toxicologie, qui sont devenues indissociables dans les investigations policières et criminelles. Cadre juridique et civil de l’investigation et de l’expertise. Méthodologie générale des techniques de prélèvements des échantillons, de leur conservation, de leur mise sous scellés; Expertise toxicologique et médecine légale; Expertise biologique par les empreintes génétiques, biologie moléculaire humaine, etc.


Certificat de Sciences criminelles :
Université de Poitiers
Au-delà des disciplines strictement juridiques, le certificat « de sciences criminelles » offre des enseignements de criminologie, de psychiatrie criminelle, de police scientifique et de médecine légale. Il organise des contacts avec les services de justice, de police, de l’administration pénitentiaire ou les organismes de prévention. L’Institut s’adresse aux étudiants, magistrats, avocats, gendarmes, policiers, médecins légistes, psychiatres, psychologues, sociologues, assistants sociaux, éducateurs, délégués à la liberté surveillée et à la Probation.


Diplôme d’études spécialisés en Médecine Légale :
Université Libre de Bruxelles
Cette section, destinée à former les médecins légistes qui seront désignés au pénal et au civil par l’autorité judiciaire, confère après cinq années d’études full-time (ou leur équivalent), le grade de « Diplôme d’Études Spécialisées en Médecine légale ».


École de Science Criminelle de la Faculté de droit de Lausanne :
Suisse
Né de l’enseignement en photographie judiciaire donnée au début du siècle par le Professeur Rodolphe Archibald Reiss, il fut la première école de police scientifique au monde (1909) et demeure la seule institution en Europe, avec l’Université de Strathclyde (Glasgow, Ecosse), à offrir une formation complète en sciences forensiques.
L’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne délivre un Bachelor (licence 1, 2 et 3) en sciences forensiques, et un Master ès Sciences en sciences forensiques comportant deux mentions, en identification ou criminalistique chimique.


Department of Pure and Applied Chemistry de l’University of Strathclyde, en Écosse
Royaume-Uni
Forensic Science has been taught at Strathclyde University since 1967, when the first Masters degree in Forensic Science was offered. This one year full time course has attracted students from all over the World and graduates of the course can be found in many laboratories and Forensic Science Institutions throughout the World. The Unit is part of the Department of Pure and Applied Chemistry and offers the following courses :
– Undergraduate : BSc and MSci degrees in Forensic and Analytical chemistry
– Postgraduate : Masters degree in Forensic science.
– Short courses : In various aspects of chemistry and biology offered to forensic practitioners

L’Université offre des cours en ligne gratuits : Introduction to Forensic Science


En savoir plus sur le recrutement dans le site police technique et scientifique.

Bibliographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liens

 

Société de Médecine Légale et de Criminologie en France
Les branches de la médecine légale, les différents centre médico-légaux en France, etc.

Une émission de France2 sur la police scientifique

Archeo thema sur l’archéologie médico-légale

Lab’ crim

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