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Donald Harvey

Victimes

Donald Harvey a été reconnu coupable des meurtres de 36 personnes, mais il est suspecté du double, voire plus.

 

Logan Evans (88 ans)

Assassiné le 30 mai 1970, au Marymount Hospital. Suffoqué avec un sac plastique et un oreiller.

 

James Tyree (69 ans)

Assassiné le 31 mai 1970, au Marymount Hospital. Tué « par accident » à cause d’un mauvais cathéter, qui a provoqué une hémorragie interne.

 

Elizabeth Wyatt (42 ans)

Assassinée le 22 juin 1970, au Marymount Hospital. Harvey a coupé son oxygène.

 

Eugene McQueen (43 ans)

Assassiné le 10 juillet 1970, au Marymount Hospital. Harvey l’a retourné sur son estomac et M. McQueen s’est noyé dans ses fluides.

 

Harvey Williams (82 ans)

Assassiné le 12 juillet 1970, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

Ben Gilbert (81 ans)

Assassiné le 28 juillet 1970, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé un cathéter trop grand et y a inséré un fil de fer, qui a percé les organes internes de M. Gilbert.

 

Maude Nichols

Assassinée le 15 août 1970, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

William Bowling (58 ans)

Assassiné le 30 août 1970, au Marymount Hospital. Harvey a coupé son oxygène.

 

Viola Reed Wyan (63 ans)

Assassinée le 4 novembre 1970, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

Margaret Harrison (91 ans)

Assassinée le 7 décembre 1970, au Marymount Hospital. Harvey lui a injecté une overdose de  Demerol et de morphine.

 

Sam Carroll (80 ans)

Assassiné le 9 janvier 1971, au Marymount Hospital.  Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

Maggie Rawlins 

Assassinée le 15 janvier 1971, au Marymount Hospital. Elle a été étouffée.

 

Silas Butner (62 ans)

Assassiné le 23 janvier 1971, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

John V. Combs (68 ans)

Assassiné le 26 janvier 1971, au Marymount Hospital. Harvey a utilisé une bombonne d’oxygène défectueuse.

 

Milton Bryant Sasser (90 ans)

Assassiné le 14 mars 1971, au Marymount Hospital. Harvey lui a injecté une overdose de morphine.

 

Joseph Harris

Assassiné en 1975 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey a coupé son oxygène. (Il n’a jamais été inculpé de ce meurtre).

 

James Twitty 

Assassiné en 1975 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey affirme qu’il a pu être impliqué dans son meurtre mais qu’il ne se souvient pas des détails…

 

James Ritter

Assassiné en 1975 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey affirme qu’il a pu être impliqué dans son meurtre mais qu’il ne se souvient pas des détails…

 

Harry Rhodes

Assassiné en 1975 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey affirme qu’il a pu être impliqué dans son meurtre mais qu’il ne se souvient pas des détails…

 

Sterling Moore

Assassiné en 1975 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey affirme qu’il a pu être impliqué dans son meurtre mais qu’il ne se souvient pas des détails…

 

Helen Metzger (63 ans)

Assassinée en avril 1983, chez elle. Empoisonnée à l’arsenic, ce qui a provoqué une hémorragie et une paralysie. Elle est décédée le 10 avril à l’hôpital.

 

Henry Howeler (82 ans)

Assassiné le 1er mai 1983. Harvey lui a donné une dose mortelle d’arsenic.

 

Howard Vetter

Tué accidentellement entre fin 1983 et début 1984, dans la maison de Carl Hoeweler.. Il avait bu de l’alcool à bois et a eu une crise cardiaque.

 

Hiram Profitt

Assassiné le 19 septembre 1984 à l’hôpital des vétérans de Cincinnati. Harvey lui a donné une dose trop élevée d’Héparine.

 

James Peluso (65 ans)

Assassiné le 9 novembre 1984, dans la maison de Carl Hoeweler. Harvey lui a donné une dose mortelle d’arsenic.

 

Edward Wilson

Assassiné le 23 mars 1985, chez lui. Harvey a mis une dose mortelle d’arsenic dans son médicament.

 

Nathani J. Watson (65 ans)

Assassiné le 8 avril 1986, au Drake Hospital. Harvey l’a étouffé.

 

Leon Nelson (64 ans)

Assassiné le 12 avril 1986, au Drake Hospital. Harvey l’a étouffé.

 

Virgil Weddle (81 ans)

Assassiné le 19 avril 1986, au Drake Hospital. Harvey lui a administré de la mort aux rats

 

Doris Nally (65 ans)

Assassinée le 2 mai 1986, au Drake Hospital. Empoisonnée d’une dose mortelle de cyanure.

 

Edward Schreibeis (63 ans)

Assassiné le 20 juin 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle d’arsenic.

 

Robert Crockett (80 ans)

Assassiné le 29 juin 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Donald Barney (61 ans)

Assassiné le 7 juillet 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

James T. Woods (65 ans)

Assassiné le 25 juillet 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Ernst C. Frey (85 ans)

Assassiné le 16 août 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle d’arsenic.

 

Milton Canter (85 ans)

Assassinée le 29 août 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Roger Evans (74 ans)

Assassiné le 17 septembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Clayborn Kendrick

Assassiné le 20 septembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Albert Buehimann (69 ans)

Assassiné le 29 octobre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

William Collins (85 ans)

Assassiné le 30 octobre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Henry Cody (78 ans)

Assassiné le 4 novembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Mose Thompson (65 ans)

Assassiné le 22 novembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Odas Day (72 ans)

Assassiné le 9 décembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Cleo Fish (67 ans)

Assassiné le 10 décembre 1986, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Leo Parker (47 ans)

Assassiné le 1er janvier 1987, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

Margaret Kuckro (80 ans)

Assassinée le 5 février 1987, au Drake Hospital. Empoisonnée d’une dose mortelle de cyanure.

 

Stella Lemon (76 ans)

Assassinée le 16 mars 1987, au Drake Hospital. Empoisonnée d’une dose mortelle de cyanure.

 

Joseph M. Pike (68 ans)

Assassiné le 6 mars 1987, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de Detachol.

 

Hilda Leitz (82 ans)

Assassinée le 7 mars 1987, au Drake Hospital. Empoisonnée d’une dose mortelle de Detachol.

 

John W. Powell (44 ans)

Assassiné le 7 mars 1987, au Drake Hospital. Empoisonné d’une dose mortelle de cyanure.

 

 

 

Motivation

Issu d’une famille dysfonctionnelle, très pauvre et alcoolique, Donald Harvey a toujours eu un complexe d’infériorité. Les abus sexuels qu’il a subit durant son enfance n’ont fait que renforcer son mal être et, une fois parvenu à l’âge adulte, il a voulu inverser les rôles et devenir celui qui domine, qui maîtrise la situation. En tant qu’aide-soignant, il avait facilement accès à des personnes faibles et a pu aisément « jouer à Dieu » en décidant de la vie et de la mort de ses patients.
Il a expliqué que le fait de tuer lui donnait l’impression de contrôler son existence et de ne plus être une victime. Il devenait le dominateur qui contrôlait la situation.

– « C’était important pour vous, d’avoir le contrôle sur les patients dont vous vous occupiez ?
– Et même si ce n’étaient pas mes patients, pour moi, c’était important d’avoir le contrôle. C’était la seule partie de ma vie que personne ne contrôlait à part moi. (…) Quand je tuais les patients, j’étais quelqu’un de différent. C’était moi le chef. J’étais le seul à décider ».

Dans une interview 1991 avec un journaliste du Columbus Dispatch, Harvey a donné un aperçu de son état d’esprit :

– « Pourquoi avez-vous tué ?

– Eh bien, les gens m’ont contrôlé pendant 18 ans, et ensuite c’est moi qui contrôlais mon propre destin. Je contrôle la vie des autres, je choisis s’ils vivent ou s’ils meurent. J’ai eu ce pouvoir de contrôle.

– Quel droit aviez-vous de décider cela ?

– Après ne pas avoir été arrêté pour les premiers 15 meurtres, je pensais que c’était mon droit. Je me suis nommé juge, procureur et jury. Je jouais à Dieu ».

 

Donald Harvey a insisté sur le fait qu’il a tué purement par empathie et par compassion envers les souffrances des malades. Cependant, il a également admis que la plupart des meurtres qu’il a commis étaient motivés par la colère, la haine ou la jalousie.

Ainsi, il s’en prit à une victime sourde et muette qu’il suffoqua à plusieurs reprises avec un sac plastique, mais relâcha son étreinte à chaque fois, afin qu’elle reprenne son souffle. Sa victime ne pouvait pas le dénoncer et Harvey laissa s’exprimer son sadisme et son désir de domination.

Lorsque Donald Harvey s’est engagé dans l’armée en 1971, il a rencontré un jeune homme nommé Jim, avec qui il a eu des relations sexuelles. Donald Harvey a expliqué par la suite qu’il avait eu très envie de tuer Jim mais s’était abstenu. Il a souligné que c’était par peur de se faire prendre et non par aversion pour le meurtre.

Harvey a expérimenté quotidiennement de petites quantités de poison sur lui-même. Il a noté minutieusement toutes ses réactions, tous ses mélanges, dans les agendas où il notait également les noms de ses victimes… et ses dépenses pour les courses.

Il est devenu un expert en poison et, lorsqu’on l’interroge aujourd’hui, il en retire encore une grande fierté. Il a appris auprès des médecins qu’il côtoyait à l’hôpital. Lorsqu’il était assistant d’autopsie, il lui est arrivé de voler des échantillons de tissus de la morgue, afin de les ramener chez lui « pour les étudier. »

Lors des aveux filmés qu’il a donnés en 1987, il est évident qu’il a pris un grand plaisir à raconter et à revivre ses crimes. Il a ainsi pu, à ses yeux, présenter au monde sa « toute puissance » et partager avec les enquêteurs le contrôle, le pouvoir, qu’il a exercé sur ses victimes. Il se considérait comme l’égal de Dieu et on ressent sa fierté, il est bouffi d’orgueil.
Il a une très haute opinion de lui-même et, même s’il se présente sous un jour affable et maniéré, il ne peut s’en cacher.

« Quand je mettais du cyanure dans du jus d’oranges, cela lui donnait le goût du jus de prunes. Et si j’en mettais dans du vinaigre, le mélange devenait entièrement vert. Alors je devais camoufler la couleur. On pouvait mettre aussi du cyanure dans les poches de perfusion, mais il restait une odeur d’amande amère. Un jour, alors que je venais de tuer un patient, un des médecins a senti cette odeur. Je lui ai dit que c’était un médicament avec des vitamines supplémentaires. Je lui ai fait sentir et il m’a dit « ah oui, c’est ça ». »

Harvey est un psychopathe, un tueur organisé qui élaborait des plans et des stratégies pour commettre ses meurtres, et qui effaçait ses traces après son crime.
Il était méticuleux, organisé, méthodique, pour tout : sa vie, son apparence, ses meurtres.

Il a su se faire apprécier du personnel soignant, qui, longtemps, ne l’a soupçonné de rien. Il passait pour l’employé idéal et se montrait charmant. Il était toujours disponible et a obtenu plusieurs certificats de bonnes conduites dans les hôpitaux où il a travaillé.

Dans le livre « Defending Donald Harvey », il a indiqué que la raison pour laquelle il avait pu tuer durant des années était que les médecins sont surchargés de travail et que, parfois, ils ne voient même pas les patients après leur décès. Dans ce livre, il propose son aide en décrivant ses méthodes et en expliquant aux hôpitaux « ce qu’ils ont fait de mal », ce qui a créé des situations qui lui ont permis de tuer. En d’autres termes, il se complaît dans ses actes, accuse les autres et dévie sa responsabilité sur les équipes médicales.

Harvey tuait surtout lors des services de nuit, lorsque les infirmières étaient beaucoup moins nombreuses et étaient donc bien trop occupées pour se soucier de ses faits et gestes.

Harvey a développé toutes une série de subterfuges afin d’éviter de se faire prendre. Il se servait des poubelles ou des caddies pour bloquer les portes. Il remplissait un verre d’eau à ras bord, qu’il posait sur les plateaux au-dessus des lits : les infirmiers ne s’en approchaient pas, de peur de renverser le verre et de devoir changer entièrement le lit et le patient.
Un jour, lorsqu’une infirmière entra dans une chambre, il jeta simplement des capsules de cyanures à la poubelle alors qu’il s’apprêtait à empoisonner un patient.

La liste des noms de ses victimes

La liste des noms de ses victimes

Méthodique, organisé, il a dressé la liste des noms de ses victimes, mois après mois.
Donald Harvey ne confondait pas ses victimes, bien qu’elles aient été très nombreuses. Il avait une excellente mémoire de ses crimes, auxquels il repensait constamment. Il se souvenait de chaque victime dans les moindres détails : nom, âge, couleur de peau, raison de l’hospitalisation, date et heure du crime, moyen du meurtre… Lorsqu’un policier lui demanda s’il se souvenait dans quel service James Wood avait été admis, Harvey répondit immédiatement : « Unité B-100, chambre 103, lit 3 ». Il répondit avec tout autant de détail pour ses autres victimes.
Il aimait tant tuer qu’il pensait en permanence à ses meurtres,  à leur préparation, à leur mise en place, et les revivait chaque jour par la pensée.

 

Donald Harvey tenait un journal intime dans lequel il a décrit tous les crimes qu’il a commis, en détails, mais également les événements qui l’ont profondément marqué. Notamment le décès de son père.

Son père était souvent absent et sa mère fréquentait d’autres hommes. Elle l’envoyait au cinéma durant des journées entières pour être tranquille avec ses amants. « Lors d’une évaluation psychiatrique, il a traité sa mère de pute », a dit son avocat, « chose qu’il a beaucoup regrettée par la suite. Mais le comportement de sa mère et la perte de son père l’ont beaucoup perturbé ».

Concernant son oncle Wayne, qui l’a violé, il résume lui-même sa confusion : « Il y avait des moments où je l’aimais et il y avait des moments où j’aurais pu le tuer si j’avais eu un flingue. Mes sentiments pour lui étaient ambigus ».

 

Harvey était passionné pas l’occulte et par la mort. Lors de la perquisition de son appartement, la police découvrit plusieurs livres sur le satanisme et la sorcellerie, mais aussi un manuel d’autopsie de l’armée américaine. Harvey pratiquait l’occultisme et célébrait des messes noires.
Il affirme qu’il entendait des voix et qu’il avait un double qui s’appelait « Duncan », son guide spirituel, « un médecin, joueur de piano durant la seconde guerre mondiale, qui est mort sous les bombes ». A plusieurs reprises, il déchira un morceau de tissus des vêtements ou des draps d’un patient et le brûla durant une cérémonie occulte, pour savoir s’il devait tuer cette personne le jour même ou plus tard. Il portait une grande robe, noire ou blanche, et avait installé un autel sur lequel reposaient des assiettes en cristal. Selon Harvey, « Duncan » lui faisait un signe à travers la flamme de la bougie. « Au 1er vacillement de la flamme, c’était non. Au 2ème, c’était oui ».

– « Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez commis vos meurtres ?
– C’est comme si j’étais libre et enfermé à la fois. Quand je rentrais dans cet état, rien ne pouvais m’arrêter. J’étais en transe. Je le sentais, tous mes sens étaient éveillés… Dans ces moments-là, j’étais une autre personne. Je pourrais faire la comparaison avec un pilote de course. Quand vous y êtes, vous y allez à fond et tout le reste est oublié. Je faisais simplement ce que j’avais à faire ».

 

 

Mode opératoire

Donald Harvey a utilisé des manières de tuer diverses et variées. Que ce soit parce qu’il s’ennuyait, parce qu’il en avait la possibilité ou parce qu’il voulait procéder à des expériences, ses méthodes ont souvent varié.

Il a notamment :
– étouffé ses victimes avec un sac plastique et un oreiller
– empoisonné ses victimes avec de l’arsenic, du cyanure, du demerol, de la morphine, de la mort au rat et de la codéine
– suffoqué ses victimes en utilisant une bombonne à oxygène défectueuse

Il s’en prenait principalement à des patients âgés et/ou malades, hommes ou femmes, dans les hôpitaux où il travaillait : le Marymount Hospital à London, Kentucky, puis l’hôpital de vétérans de Cincinnati et le Drake Memorial Hospital de Cincinnati.
Toutefois, il a assassinés plusieurs personnes jeunes et en bonne santé, qu’il connaissait et qu’il détestait ou qu’il considérait comme dangereuse pour sa vie personnelle.

 

 

Citations

« Mon fils a toujours été un bon garçon. C’est toujours un bon garçon. Il est juste terriblement malade et il a besoin d’un bon médecin » : Goldie, la mère de Donald Harvey.

« Pour les deux premiers, je me suis senti coupable. Pour ceux que je connaissais personnellement, je me suis senti coupable. Mais pour vous, je n’aurais aucun sentiment de culpabilité. Vous, je pourrais vous tuer aujourd’hui. Vous êtes juste un visage que j’ai rencontré il y a 2 heures. Pour mon avocat, ce serait différent. Bill, je le connais depuis 19 ans » : Donald Harvey.

« Malgré tout, je suis toujours un être humain. J’ai des sentiments. Je sais faire la différence entre le bien et le mal. Le mal, c’est quand je tuais mes malades. Le bien, c’est quand je ne les tuais pas » : Donald Harvey.

« La morphine, c’était bien. Elle était toujours disponible et facile à manier. La strychnine aussi… Mais il fallait l’extraire de la mort aux rats et faire bouillir la poudre. Ensuite, il suffisait d’en mettre dans des desserts, dans des boissons… Voilà quelques une de mes méthodes (sourire) » : Donald Harvey.

« J’étais comme sur des montagnes russes, je ne pouvais pas descendre. A chaque patient, ça devenait de plus en plus facile. Personne ne s’inquiétait… » : Donald Harvey.

 

 

Bibliographie

[amazonjs asin= »1578602092″ locale= »FR » title= »Defending Donald Harvey »] « Defending Donald Harvey » présente les crimes de Harvey (avec une liste complète des victimes, reconnues et supposées) mais est surtout l’histoire de William Whalen. Il était l’avocat de Harvey et on peut remettre en question l’éthique de certaines de ses décisions. En tant qu’avocat, il devait chercher à innocenter son client. Mais après les aveux que Harvey lui a fait, il a décidé qu’il était plus important de protéger la société que de tenter de faire libérer son client. C’est professionnellement une faute, mais c’est moralement compréhensible. Il est difficile de savoir, à la fin du livre, ce qu’il pense vraiment de Donald Harvey. Parfois, il le présente comme un monstre, et parfois simplement comme un être humain pathétique.
Il laisse parfois la parole à Harvey lui-même, qui affirme évidement n’avoir commis que des euthanasies sur des patients en fin de vie… Mais rien qu’en décrivant ses crimes, Whalen démontre que Donald Harvey était un tueur de sang-froid, sans le moindre remord, ainsi qu’un narcissiste qui adore l’attention qu’on lui porte.

 

 

Filmographie

[amazonjs asin= »B004DCUCJA » locale= »FR » title= »Dans la tête d’un tueur en série avec Stéphane Bourgoin »] Dans ce coffret de DVD, Stéphane Bourgoin décrypte des entretiens avec des serial killers et une tueuse en série : Donald Harvey, Tommy Lynn Sells, Ulrich Schmidt, Irene Becker, Ed Kemper, Otis Toole et Gerard Schaefer. L’entretien avec Donald Harvey, notamment, est disponible en totalité, en version sous-titré. La froideur et l’absence totale de remord de Harvey sont glaçantes.

 

Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série, a rencontré Harvey et l’a interviewé en prison, et en a tiré un film documentaire. Cette intervention a été filmée à la médiathèque de Quesnoy sur Deule (59) en 2012.



Liens

Un excellent article du blog « l’école du crime » : « La fonction du crime chez un Serial Killer : le cas Harvey« , de Jonathan Leroy (psychologue dans un service d’aide aux (ex)détenus à Bruxelles.)

Entrevue de Donald Harvey par Stéphane Bourgoin dans l’émission L’heure du crime sur RTL, le 25 juin 2014

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