La prescription jouant, personne ne peut plus être jugé aujourd'hui pour cette agression. Fait très rare, le tribunal de Paris a reconnu la faute lourde de l'Etat pour avoir laissé cette prescription s'installer, et alloué 800.000 francs à Nathalie.
Faute de suspect, l'affaire a été classée sans suite en 1982. Mais 17 ans après, Nathalie a reconnu Guy Georges à la télévision.

Immédiatement, Nathalie s'est présentée devant le juge d'instruction Gilbert Thiel. Elle a alors apprit que la prescription lui interdisait de figurer au nombre des parties civiles. La commission d'indemnisation des victimes d'infractions a également refusé de l'indemniser, ayant été saisie trop tardivement.

Nathalie a alors porté plainte contre l'Etat pour dysfonctionnement de la justice et a réclamée 2 Millions de francs de dommages et intérêts. Elle a obtenu 800.000 francs, mais s'est dit "très contente que l'agression soit enfin reconnue".
"Les nombreux dysfonctionnements qui ont affecté l'enquête ont empêché, outre des poursuites pénales contre l'agresseur, l'obtention par celle-ci d'une juste indemnisation du préjudice qu'elle a subi et revêtent le caractère d'une faute lourde de la justice ouvrant droit à indemnisation", dit le jugement.
"Le préjudice résulte à la fois de la perte d'une chance d'obtenir la condamnation de son agresseur pour les faits de viols, de torture, de violence physique et morale dont il s'est rendu coupable sans considération aucune pour la vie humaine, et de l'impact au plus profond d'elle-même, notamment au plan psychique, des dysfonctionnements qu'elle a pu constater et qui ont pu la faire douter du rôle et du sens de la justice", conclut le jugement.