Filmographie : Films américains

Vous trouverez sur cette page une liste de films produits aux États-Unis ayant pour sujet les tueurs en série. J’ai laissé de côté les « slasher movies » (Freddy, Jason, et autres Scream) et les giallo italiens (de Bava ou Argento) pour ne choisir que les films les plus proches du réel (possible).

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Résumé : Voir celui du livre, mais simplifié et édulcoré.
Critique : Pas grand chose à voir avec le livre terrible dont le film est tiré. Il faut dire que transformer la prose répétitive, sadique et terrifiante d’Ellis en scénario, puis en film, était un pari fou. Et plutôt manqué, désolé. (En étant produit par Universal, c’est normal. Un exemple ? Les ébats évocateurs entre Bateman et deux prostituées à l’écran ont fait bondir les censeurs américains qui ont exigé que la séquence soit amputée de 20 secondes… Par contre, les meurtres : non). Ce film vaut plutôt le coup d’œil pour sa critique acerbe de la société américaine des années 80 et de sa culture masculine dominante, le tout avec une touche d’humour très noir, qui sont présents dans le livre.

Résumé : Criminologue extrêmement réputé, Lincoln Rhyme a été grièvement blessé au cours d’une enquête et s’est retrouvé tétraplégique. Seule sa passion pour son métier le maintient en vie. Jeune femme flic en patrouille, Amelia Donaghy tombe sur un cadavre affreusement mutilé : elle a aussitôt le réflexe de recueillir le moindre indice abandonné par le tueur. Frappé par la qualité de son travail, Rhyme exige que la jeune femme lui prête main-forte pour identifier le serial killer. D’abord réticente, Amelia est bientôt conquise par Rhyme.
Critique : Le livre dont est tiré le film était bon (mais très loin de la « vrai réalité » d’un tueur en série). Le film, lui, est moyen. Les acteurs sont très bien, les images sont belles, certaines foutent vraiment la frousse ou sont assez écoeurantes. La fin est haletante, même si l’on sait pertinemment que le « gentil » ne va pas mourir. Malheureusement, la réalisation molle et les effets « grand guignol » bousillent un scénario amaigri et parfois incohérent. Dommage !

Résumé : Descente aux enfers dans le cerveau d’un tueur en série… Catharine Deane est une psy qui a inventé un nouveau traitement, qui permet à son esprit d’entrer littéralement dans l’esprit de ses patients. Son expérimentation de cette méthode prend un tour particulier lorsqu’un agent du FBI vient la trouver. Le FBI est parvenu à arrêter un SK, Carl Stargher, qui enlève des femmes, puis les séquestre dans un endroit secret où il les garde durant 40 heures, jusqu’à ce qu’elles soient lentement noyées. Malheureusement, le tueur est tombé dans un coma irréversible et ne peut plus leurs dire où il a enfermé sa dernière victime, toujours vivante. Catherine Deane doit donc explorer l’esprit torturé du tueur afin d’obtenir l’information…
Critique : Un voyage visuellement et « auditivement » effrayant. C’est une collection étrange d’images et de sons, mélangés de manière si inhabituelle qu’il vous semble effectivement faire un cauchemar. L’esprit du tueur n’est pas seulement dérangé, il est violent, sexuellement dérangeant et extrêmement graphique. Le réalisateur a choisi de placer une terreur malsaine dans le contenu des images plutôt que dans le scénario.

Résumé : Ce téléfilm est basé sur l’histoire vraie de l’enquête qui mena à l’arrestation d’Andreï Chikatilo, tueur cannibale et nécrophile. L’enquête est couverte (et contrecarrée) par le gouvernement communiste, jusqu’à ce qu’un psychiatre établisse un profil psychologique du tueur, surnommé « Citoyen X ».
Critique : Les acteurs sont excellents ; Steven Rea, en particulier, dans le rôle du spécialiste qui doit réunir les pièces du puzzle tout en combattant un système qui refuse totalement d’admettre l’existence du tueur. C’est un très bon thriller psychologique, sans course-poursuite ni « canardage », qui se concentre sur les personnages et sur l’ambiance oppressante de 10 années d’enquêtes ponctuées de dizaines de meurtres abominables. Il ne s’appuie pas sur la violence mais sur la tragédie et l’absurdité d’une enquête bloquée par la bureaucratie et la politique. (Je vous conseille également le livre : « Citizen X, The Killer Department » de Robert Cullen).

Résumé : Ce film nous fait entrer au plus profond dans la tête d’un dangereux schizophrène tout juste sorti d’un institut psychiatrique, Peter Winter. Il cherche sa fille alors que la police tente de l’arrêter.
Critique : L’acteur, Peter Greene, offre une superbe performance. La réalisation est minimaliste. Le son est extrêmement travaillé, pour que l’on entende ce qu’entend Peter Winter. C’est un film effrayant, avec quelques scènes presque gore. C’est l’un des rares films (avec « Henry ») qui offre une représentation visuelle réaliste de l’esprit d’un tueur. Et il nous force à y entrer… C’est un film glauque, poignant et déprimant, à réserver aux cœurs bien accrochés.

Résumé : Huit belles jeunes femmes ont été kidnappées et sont en danger de mort. L’inspecteur Alex Cross arrive en Caroline du Nord pour enquêter sur la disparition de l’une de ces jeunes femmes, qui n’est autre que sa propre nièce. L’une des femmes, Kate McTiernan, parvient à s’échapper et tente d’aider l’inspecteur Cross à arrêter le tueur qui se fait appeler « Casanova ».
Critique : Le livre dont est tiré le film était vraiment bien (« Et tombent les filles »). Le film, lui, est plutôt décevant, car il enlève beaucoup de l’originalité de l’ouvrage : la fille s’en sort trop bien, on ne voit pas les deux tueurs, etc. Il reste quand même quelques bons moments de suspens et Morgan Freeman est impeccable.

Résumé : Après avoir été arrêté, un Texan nommé Hawkins avoue avoir tué plus de 200 femmes. Il raconte comment il selectionnait ses victimes, comment il a voyagé avec son ami Ole Moon et la soeur de celui-ci. Mais la police ne sait pas si elle doit le croire ou pas, jusqu’à ce que l’homme localise un corps et leur montre des polaroïds. Inspiré par les crimes d’Henry Lee Lucas et Ottis Toole.
Critique : Ce film ressemble beaucoup à l’autre film basé sur l’histoire de Lucas et Toole : « Henry, portrait of a serial killer ». Comme « Henry », « Confessions » a été tourné en 16mm et possède un côté documentaire, sombre et glauque. Mais ce film en montre beaucoup plus, ce qui n’est pas franchement plus intéressant… L’histoire est sans doute plus proche de la véritable vie de Lucas et Toole. La fin est un peu décevante et les seconds rôles sont parfois inégaux. Hawkins est un homme simple, affable et sympathique, comme l’était Lucas, malgré ses crimes immondes (les scènes de meurtres sont particulièrement ragoutantes). C’est un film (trop) réaliste et effrayant. Ames sensibles, s’abstenir.

Résumé : Une psychologue (Sigourney Weaver) fait une conférence sur les tueurs en série. Peu après, justement, un SK manque de l’étrangler dans les toilettes. Heureusement, il est arrêté et elle survit. Mais, très choquée, elle se réfugie chez elle, dans un immense appartement, pour ne plus en sortir. Elle devenu agoraphobe. Quelques mois plus tard, des crimes étranges ont lieu. Les deux flics chargés de l’enquête, Monahan et Ruben, pataugent. Ils se décident à demander l’aide de la psy. Celle-ci comprend tout de suite que leur tueur est un « copycat », un copieur. Il « répète » les meurtres de SK célèbres (De Salvo, Berkowitz…).
Critique : L’idée du copieur (tirée de la réalité, voir Heriberto Seda, par exemple) aurait pu donner une touche originale au film. La présentation du tueur est intéressante. Mais le reste laisse franchement à désirer : le scénario est plat et pompe sur les grands classiques (Le Silence des Agneaux, Sueurs Froides…), la mise en scène est sans grande originalité, les dialogues ne sont pas terribles, les personnages sont assez caricaturaux… Dommage !

Résumé : Ce téléfilm est inspiré de la vie de Ted Bundy, assassin séduisant et intelligent qui a violé et tué des dizaines de jeunes femmes dans plusieurs états des USA.
Critique : C’est un film effrayant, frustrant et triste. C’est aussi un film dangereux, non pas parce que Bundy y est joué par un acteur séduisant et sympathique (puisque Bundy l’était vraiment), mais parce qu’il ne reflète pas assez la cruauté et la haine dont Bundy était envahi, son côté secret et brutal. Le film montre qu’il a tué des jeunes femmes mais ne présente pas l’horreur totale de ses crimes. Ce film présente également les policiers de manière trop caricaturale. Par contre, pour une fois, on montre ce que les familles des victimes vivent dans de telles circonstances, ainsi que le travail plutôt réaliste d’un profiler.

Résumé : L’Histoire d’Ed Gein, « le Boucher de Plainfield », assassin nécrophile et « dérangé ». Cet homme vivant dans une petite communauté rurale du Wisconsin prend soin de sa mère alitée, une femme agressive et dominante, qui lui apprend que toutes les femmes sont mauvaises. Elle finit par mourir et elle lui manque tellement qu’un an plus tard, il va déterrer son cadavre pour la ramener chez lui. Il apprend la taxidermie et, finalement, il se met à tuer.
Critique : Ce film raconte l’histoire d’Ed Gein en détails, plutôt que de seulement s’inspirer de son cas (comme dans Psychose, Massacre à la tronçonneuse ou Le Silence des Agneaux). L’acteur qui joue Gein est excellent. Le film a quelque chose de documentaire, souvent filmé à l’épaule, sans musique. Certaines scènes sont particulièrement affreuses car très réalistes, surtout à la fin. Ames sensibles, s’abstenir…

Résumé : « Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d’elle, elle sait qu’il n’est pas son fils… ».
Critique : Tout simplement un très beau film. Inspiré des crimes réels du tueur d’enfants Gordon Northcott, ce film dur, sombre, austère mais émouvant, est servi par une brochette d’excellents acteurs. Dans une ambiance d’époque très bien reconstituée, Eastwood rend palpable la douleur de cette mère, l’horreur subie suite à la disparition d’un enfant.


Résumé :
« Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d’un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l’affaire. Il s’agit d’un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait Etat communiste. Mais peu à peu, le doute s’installe dans l’esprit de Léo et il découvre que d’autres enfants ont été victimes « d’accidents » similaires ».
Critique : Un film qui aurait pu être très bon. Il offre une vision très sombre et (qui me semble) réaliste de l’URSS à l’époque de Staline, avec la surveillance constante, la délation omniprésente et la terreur inspirée par le régime. Malheureusement, le scénario est confus car il accumule trop de sujets, entre les meurtres des enfants, le reconstitution de l’époque, la relation du couple, sans compter les incohérences/raccourcis mal venus. Dommage car les comédiens jouent juste (Tom Hardy et Noomi Rapace, notamment) et l’histoire est prenante.
(Enfant 44 est l’adaptation cinématographique du roman homonyme, premier volet d’une trilogie de l’écrivain britannique Tom Rob Smith).

Résumé : Les crimes d’Albert De Salvo, l’Etrangleur de Boston, mis en images, avec Tony Curtis dans le rôle du tueur et Henry Fonda dans celui du policier.
Critique : Un très bon film réalisé par un auteur talentueux (c’est la cinéphile qui parle…). Certes, on sent qu’il n’est pas tout neuf, mais il rend justement l’ambiance de l’époque (les meurtres de DeSalvo ont eu lieu entre 1962 et 1964). Les deux acteurs principaux sont excellents et la mise en scène, assez particulière, nous fait suivre les pas du tueur, jusqu’à entrer dans son esprit, lors de la scène finale.

Résumé : Dans les années 40, en Angleterre, le tueur John Christie se livre à des meurtres d’une violence inouïe. Le drame John Christie / Timothy Evans, en Angleterre, qui se dénoua par la condamnation à mort du meurtrier… après celui de son voisin.
Critique : Un autre film du très bon Fleischer. Les acteurs sont excellents, et notamment Sir Richard Attenborough, qui tient le rôle de Christie. Le film montre bien l’horreur banal des meurtres de Christie : comment il attirait les femmes chez lui (en leur proposant un avortement, illégal à l’époque), puis en les mettant à l’aise en leur proposant une tasse de thé… avant de révéler son vrai visage. Et tout cela dans un immeuble déprimant, en plein milieu de la seconde guerre mondiale, alors que Londres subissait le « blitz ». On voit également comment le voisin de Christie fut rapidement soupçonné par la police et tout aussi rapidement condamné à mort pour le meurtre de sa femme, qu’il n’avait pas commis. La scène de la pendaison est réaliste et saisissante.

Résumé : En 1888, à Londres, dans les rues mal famées du quartier de Whitechapel, un tueur en série, surnommé Jack l’Eventreur, rôde. L’inspecteur Fred Abberline, agent de Scotland Yard, comprend rapidement que ces crimes procèdent d’une mise en scène élaborée et supposent un « doigté » d’artiste, un sang-froid à toute épreuve et de solides connaissances en anatomie. Le policier, intuitif et visionnaire, dresse patiemment le profil de ce meurtrier hors normes et parvient à gagner la confiance de Mary Kelly, une jeune prostituée. Celle-ci va l’aider à résoudre cette périlleuse enquête.
Critique : Encore un film sur Jack l’éventreur… Mais celui-ci est tiré d’une BD homonyme géniale d’Alan Moore et Eddie Campbell. J’ai préféré la BD au film, mais… Albert et Allen Hughes utilisent en fait Jack l’Eventreur comme point de départ plus que comme sujet de leur film. Ils n’essaient pas de trouver qui était le tueur (car ils présentent la « théorie » la plus célèbre) mais plutôt de présenter l’époque Victorienne (distinction de classes, pouvoir aux plus riches…) et l’immonde quartier de Withechapel (pauvreté, saleté…), message social à la clé. Ils en profitent aussi pour créer de beaux plans très stylés… et offrir quelques scènes gores. L’histoire en elle-même est totalement fantaisiste : L’inspecteur Abberline (qui avait 45 ans) est joué par le fringant Johnny Depp, les victimes de l’Eventreur (plutôt jeunes et jolies) se connaissent, le complot royal et Franc-Maçon est de mise, Abberline et Kelly ont une aventure… Mais le suspense fonctionne bien, et les indices s’accumulent pour se rapprocher du tueur, bien que la fin soit un peu trop prévisible. (Je vous recommande l’édition en DVD collector pour ses bonus).

Résumé : Le retour du Docteur Lecter, alias Hannibal le Cannibale ! Il est en liberté, à Florence. Aux USA, une ancienne victime de Lecter, Mason Verger, veut le retrouver et se venger des horreurs qu’il lui a fait subir. Défiguré et paralysé, il cherche à faire sortir Lecter de sa cachette et utilise pour cela la seule personne qui ait de l’importance aux yeux de Lecter : Clarice Starling.
Critique : J’ai préféré le « Silence des Agneaux »… Le livre m’a également semblé plus riche. Sir Anthony Hopkins fait toujours aussi bien le méchant et on frissonne encore lorsqu’il apparaît. Le seul problème est que l’on en vient à apprécier Lecter et a soutenir ses meurtres car il s’en prend à des « méchants » ! C’est franchement malsain (la fin du livre est encore pire dans le genre…). Ce film est différent du « Silence des Agneaux ». Ici, le Monstre est libre de ses mouvements et de ses désirs.

Résumé : Ce film est inspiré des méfaits de Henry Lee Lucas et Otis Tool. Et il les présentent d’une manière quasi-documentaire.
Critique : Ame sensibles, s’abstenir (absolument !). C’est un film très choquant et peu ragoûtant. Sa réalité « clinique », son image granuleuse, l’ambiance particulièrement glauque (les meurtres, les dialogues, la relation incestueuse avec Becky…), et l’excellence des acteurs fait qu’on se croirait réellement en présence de Lucas et Tool. Et on a vraiment pas envie de rester là ! (ce film est interdit au moins de 16 ans).
Je vous conseille le DVD en édition collector : le 2ème DVD présente des bonus (une interview du réalisateur, un interview de Stéphane Bourgoin au sujet de Lucas et Toole, une interview de Toole, le documentaire de Bourgoin sur la profileuse sud-africaine Micki Pistorious, les bandes-annonces et des biographies).

Résumé : Jang Kyungchul est un dangereux psychopathe qui a commis des meurtres en série de façons diaboliques. Les policiers l’ont poursuivi pendant une longue période, mais ont été incapables l’arrêter. Un jour, il assassine la fille d’un chef de la police à la retraite. Son fiancé, un agent des services secrets, décide de traquer le meurtrier lui-même. Il se promet qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour se venger du tueur, même si cela signifie qu’il doit devenir un monstre lui-même.
Critique : Un film très violent et gore, particulièrement noir, mené par deux excellents acteurs. La violence est très souvent ultra-réaliste, parfois gratuite, mais elle n’est jamais « galmourisée » ni tournée au grand guignol, comme dans certains films d’horreur. Elle met mal à l’aise car, si l’on comprends le désir de vengeance du jeune fiancé, on réalise qu’il ressemble peu à peu à l’homme qu’il déteste. Le scénario est ouvertement amoral et provocateur. Âmes sensibles, s’abstenir.

Résumé : Un flic de Los Angeles est muté dans un « bled paumé ». Là, il enquête sur une série de meurtres dont toutes les victimes sont des jeunes femmes aveugles. Son seul témoin est justement une non-voyante, Helena, qu’il trouve très séduisante…
Critique : Un bon film. L’intrigue est astucieuse, l’atmosphère est insolite et les personnages sont intéressants. Les quatre acteurs principaux (Andy Garcia, Lance Henrikson, Uma Thurman et John Malkovich) sont très bons. L’histoire d’amour est prévisible mais l’enquête policière est bien ficelée et le suspens bien présent.

Résumé : Brian Kessler, un étudiant qui s’intéresse aux tueurs en série, et son amie photographe Carrie Laughlin, visitent en voiture les endroits où des meurtres ont eu lieu aux USA, afin d’écrire un livre. Ils rencontrent Early Grayce, un criminel libéré sur parole, et sa petite-amie Adele. Ils décident de voyager ensemble pour partager les frais. Mais Early se révèle de plus en plus instable, et Brian et Carrie en arrivent à craindre qu’il soit un tueur en série…
Critique : C’est un bon quatuor d’acteurs qui subit l’atmosphère claustrophobe et oppressante de ce film. Brad Pitt, excellent, parvient à créer un personnage à la fois sympathique, choquant et inquiétant. Brian est à la fois terrifié et fasciné par Early Grayce. Il y a aussi de l’humour noir car Brian, « l’intellectuel », pontifie sans cesse sur le livre qu’il est en train d’écrire sans réaliser qu’un tueur en série est justement assis derrière lui.

Résumé : « Après avoir passé trente ans ensemble dans la police de New York, les détectives Turk et Rooster sont prêts à tout, sauf à prendre leur retraite. Peu avant leur départ, plusieurs criminels ayant échappé à la justice sont assassinés selon un mode opératoire qui rappelle celui d’un serial-killer que les deux enquêteurs ont mis sous les verrous plusieurs années auparavant. Une insupportable question se pose alors : Turk et Rooster se seraient-ils trompés ? ».
Critique : Deux excellents acteurs ne font malheureusement pas un excellent film… La faute à un scénario indigent et à une réalisation plutôt molle. Sans suspens ni retournements de situation, on s’attend à des scènes d’action pétaradantes. On est déçu. Reste Pacino et De Niro, (in)conscients de leur talent mais incapables de sauver le film. Dommage !

Résumé : Un tueur parcourt les rues de New York. Il tue brutalement des femmes et les scalpe. Puis, il pose ces scalps sur la tête des mannequins qu’il a éparpillé dans son appartement . La fixation qu’il fait sur ces mannequins est le seul lien qu’il a avec le monde extérieur. Il rencontre pourtant une jeune et belle photographe, et l’on croit qu’il change et s’améliore. Mais…
Critique : Pour celles et ceux qui connaissent, les effets spéciaux sont de Tom Savini, grand spécialiste des effets gore dans les films d’horreur de l’époque. Ce film est morbide, froid, réaliste et glauque. Il nous montre sans doute une certaine réalité de ce qu’est un vrai tueur en série. Tout se passe dans des rues remplies de détritus, des parc publique déserts, des gares isolées, des motels paumés… L’acteur qui joue le tueur, Joe Spinelli, est excellent. Ce film est franchement dérangeant et inquiétant, même lorsqu’il ne se passe rien. Ames sensibles, s’abstenir.

Résumé : Très librement (et « lointainement ») inspiré des méfaits d’Ed Gein, ce film présente une famille de dégénérés dans un bled paumé de l’Amérique rurale. En route pour aller fleurir la tombe de leur grand-père, cinq adolescents dans un pick-up prennent un auto-stoppeur sinistre qu’ils abandonnent rapidement. Ils finissent dans une vieille maison familiale… où ils se retrouvent plongés dans le cauchemar sans fin d’une famille cannibale.
Critique : Il faut aimer, c’est sûr… Mais derrière des effets gores peu ragoûtants, il y a surtout l’ambiance totalement glauque, nauséabonde et très réaliste de ce film, qui met réellement mal à l’aise. On a presque l’impression de regarder un documentaire. C’est inexorable et très psychologique. Il faut le regarder avec un esprit ouvert pour y voir une critique féroce de l’American way of life, plutôt qu’un simple film d’horreur. Car ce film montre une famille qui possède des structure morales différentes, mais qui sont pour elle la norme. Ames sensibles, s’abstenir.

Résumé : Dans une petite ville près de Séoul, un tueur en série assassine dix femmes sans laisser le moindre indice. Dès le début de l’enquête, la police locale est dépassée par les événements. Fabrication de preuves, bavures, aveux forcés, recours au chamanisme, tous les moyens sont bons pour arrêter un coupable. Alors que les investigateurs s’enfoncent dans une logique absurde, le sanglant parcours du meurtrier continue…
Critique : Un film sombre, intense et et profondément humain, inspiré de crimes réels ayant eu lieu dans les années 1980. La mise en scène et les décors transposent magnifiquement l’ambiance et l’époque : la dictature militaire, les saisons de pluie, la brutalité des méthodes policières, la campagne coréenne et ses usines délabrées… Le désespoir est heureusement traversé de note d’humour noir. Un excellent film à l’intrigue réaliste.

Résumé : Vann Siegert est un serial-killer aux méthodes un peu particulières : il choisit ses victimes parmi les personnes qui se plaignent de leur vie et indiquent, selon lui, leur désir de mourir. Siegert s’installe dans une petite chambre dans la bourgade californienne où il vient de s’arrêter. Il attend que ses victimes se révèlent à lui et commence une relation avec une employée des postes, ce qui peut faire croire qu’il va cesser ses meurtres…
Critique : Co-scénariste du cultissime « Blade Runner », Fancher a adapté, pour son premier film en tant que réalisateur, un très bon roman de Lew McCreary. Il nous fait partager la vie d’un serial-killer balançant constamment entre son désir de normalité et sa compulsion à tuer. Les situations les plus quotidiennes deviennent angoissantes. Le jeu et le physique enfantin d’Owen Wilson sont pour beaucoup dans la réussite de ce film.

Résumé : Inspiré par l’histoire vraie d’Aileen Wuornos. « Depuis déjà longtemps, Aileen erre sans but et survit en se prostituant. Lorsqu’un soir, le moral au plus bas, elle rencontre dans un bar la jeune Selby, c’est le coup de foudre. Pour protéger leur amour et leur permettre de subsister, Aileen continue de se vendre jusqu’à cette nuit où, agressée par un de ses clients, elle le tue. »
Critique : Un film plutôt bon, soutenu par une incroyable actrice. Theron y est franchement impressionnante (même si elle en fait parfois un peu trop). Christina Ricci, très bien elle aussi, qui joue le rôle de “Selby” ressemble peu -physiquement- à Tyria Moore (de manière intentionnelle, car Moore est toujours en vie et considérée comme innocente de tout crime). Ce film, bien qu’un peu trop dramatique, est le plus proche de la véritable histoire de Wuornos. Il trouve des excuses plus que des explications aux crimes de Wuornos (ces victimes sont presque toutes présentées comme des « sales types »), mais ne cherche pas vraiment à la rendre sympathique (ou n’y parvient pas). Il expose avec raison la pauvreté accablant une certaine Amérique et l’obsession de « Selby » pour l’argent, ainsi que la vie sordide qu’ont menée les deux femmes durant des années, malgré les rêves de gloire de Wuornos.

Résumé : Un auto-stoppeur monte dans la voiture d’un tueur en série. Ce dernier, très intelligent, laisse volontairement des indices derrière lui pour que la police ne perde pas sa trace. Et la police, c’est un agent du FBI qui le pourchasse depuis des années, surtout depuis que le tueur a enlevé son fils. L’auto-stoppeur, victime en sursis, se lie d’amitié avec le tueur, qui en profite pour lui faire prendre en main l’arme du crime afin d’y placer ses empreintes… Tout ça se termine par une course poursuite.
Critique : Ce qui m’a gêné, c’est la forte impression de déjà vu, comme si le scénariste n’avait fait qu’assembler des scripts déjà tournés auparavant. Beaucoup trop de clichés : le tueur super intelligent, le flic impliqué personnellement et obsédé par son boulot, l’innocente victime en devenir. A force, c’est énervant, même si le réalisateur et les acteurs font de leur mieux. Point positif : la poursuite finale, pour les magnifiques paysages des Rockies Mountains.

Résumé : Marion Crane, simple employée au Nevada, s’enfuit avec un magot de 40 000$ volé à un client, pour rejoindre son amant, Sam Loomis, en Californie. Sur la route, fatiguée, elle s’arrête à l’écart de la route nationale, au Bates Motel, tenu par Norman, un sympathique jeune homme qui prend soin de sa pauvre mère dans ses vieux jours. Marion pense pouvoir s’y reposer avant de repartir pour Phoenix. Mais Maman Bates est plus acariâtre que prévu…
Critique : « Psychose, ça ne se raconte pas, ça se crie », comme Janet Leigh sous la douche. Vous ne vous laverez plus de la même manière après avoir vu ce chef-d’œuvre. Retournement de situation, suspens à couper le souffle, scénario au cordeau, jeu d’acteur magnifique et mise en scène extraordinaire, ce film doit absolument être vu !!! Et n’oubliez pas qu’il ne date QUE de 1960. (Inspiré d’Ed Gein).

Résumé : Le film suit d’abord une femme ayant des problèmes sexuels, et qui est assassinée. Puis, on s’intéresse à son psychiatre qui refuse d’abord d’aider la police. Le policier chargé de l’affaire ne fait pas grand chose et laisse le travail à une prostituée qui a vu le meurtre et au fils de la victime. Le tueur est en fait un transsexuel qui s’attaque aux belles femmes qui lui rappelle qu’il est encore un homme.
Critique : On sent bien que le film a été tourné en 1981, il y a encore des pattes d’eph’ et des cols de chemises « pelle à tarte »… Mais passé le choc, cet hommage à Hitchcock se regarde avec grand plaisir. Ce film parle d’obsession, de sexe et de violence, de paranoïa et de voyeurisme, à travers une mise en scène très visuelle et une musique lancinante. Les acteurs sont excellents. Le scénario est assez invraisemblable mais le suspens « claustrophobique » s’empare de vous. La scène finale est digne d’un film d’horreur…

Résumé : Un thriller classique où un détective tente d’arrêter un tueur en série malgré le manque d’indices. Le tueur prélève des morceaux du corps de ses victimes et grave des lettres sur les cadavres, références aux versets de la Bible. Le tueur essaye en fait de créer un nouveau Christ, mais à la manière du Docteur Frankenstein !
Critique : Un Se7en en second mais n’est pas David Fincher qui veut. Il ne suffit pas de plonger ses acteurs dans l’obscurité et la pluie pour faire monter le suspense et obtenir un film flippant. De plus, le passé du policier (il a perdu son fils dans un accident et il a une « crise de foi ») est trop téléphoné. Il y a aussi quelques scènes de « canardage » et de violence pas franchement utiles. Sinon, le film est relativement effrayant et plutôt bien mené.

Résumé : Un schizophrène est libéré de prison après avoir purgé une longue peine pour un meurtre qu’il a commis sans mobile ni préméditation. Errant en ville, il retrouve le monde avec une seule idée en tête : il tuera à nouveau. Après avoir tenté d’étrangler la conductrice d’un taxi, l’homme s’enfuit et se réfugie dans une maison où habitent une vieille dame, son fils handicapé ainsi que sa jolie jeune fille. Excité par le nouveau terrain de jeu qui s’offre à lui, le tueur s’apprête à frapper…
Critique : Un film puissant mais oppressant, qui vous permet « d’entrer dans la tête » d’un tueur psychotique via une voix-off glaçante. Si l’histoire en elle-même n’a rien d’originale, la prestation remarquable (et hallucinante) du comédien qui joue le tueur est mise en valeur par une mise en scène inventive qui « colle » à son personnage. Un film particulier, froid et perturbant.

Résumé : « Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe a sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a décidé de nettoyer la société des maux qui la rongent en commettant sept meurtres bases sur les sept péchés capitaux : la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère. »
Critique : Le scénario est à la fois totalement fantaisiste (au niveau du tueur, de la structure et des rebondissements), trop classique (l’éternel tandem blanc/noir, jeune/vieux, chien fou/homme sage… etc.), et très bien pensé (pour ce qui est de la symbolique). La mise en scène utilise génialement le côté « voyeur » du spectateur et sa propension à imaginer pire que ce qu’on lui montre (ou ne montre pas !). Le film est glauque, poisseux, noir. La fin offre une petite surprise, que l’on devine tout en la redoutant.

Résumé : « Clarice Starling, jeune stagiaire de FBI, est chargée par ses supérieurs de trouver la trace d’un maniaque qui enlève et dépèce ses victimes. Elle entre en contact avec Hannibal Lecter, ex-psychiatre génial qui, du fond de la prison, peut l’aider à comprendre et capturer l’assassin. Entre eux s’établit un curieux lien de fascination et de répulsion ».
Critique : Au départ, vous trouverez Jody Foster bien jeune, la réalisation assez académique, les décors gris-beurk… et puis… au bout de 5mn, vous n’y penserez plus parce que vous serez plongé(e) dans l’histoire. Les acteurs sont simplement excellents. La présentation du tueur (Buffalo Bill) est réaliste. Il a été inspiré par Ted Bundy (le bras plâtré et la camionnette), Gary Heindnik (la victime enfermée dans un trou, au sous-sol) et Ed Gein (le vêtement en peau humaine). Le fascinant Docteur Hannibal Lecter est plus fantaisiste, mais il est absolument terrifiant ! L’histoire n’est pas trop réaliste (une petite stagiaire qui piste un SK ?!?), mais le film vaut surtout pour l’interprétation impeccable des acteurs, les rebondissements et la mise en scène : parfaits.

Résumé : « Aux yeux de tous, Robert Hansen est un homme respecté et un père de famille attentionné. Ce que tout le monde ignore en revanche, c’est que, depuis douze ans, Robert Hansen kidnappe des jeunes femmes et abuse d’elles avant de les lâcher en pleine nature sauvage en Alaska pour les chasser et les abattre comme de vulgaires proies. Lorsque Cindy, l’une de ses victimes, parvient à lui échapper, elle se tourne vers l’inspecteur Halcombe et lui révèle des informations cruciales pour lui permettre d’arrêter le redoutable tueur en série… »
Critique :
Inspirée du véritable tueur en série Robert Hansen, ce film avait un très bon potentiel. Mais une mise en scène plate, des personnages peu fouillés, de nombreux clichés et des anachronismes (l’histoire se déroule dans les années 1980) plombent les qualités de ce thriller glacial.

Résumé : Un tueur en série tue une famille à chaque pleine lune. La police et le FBI pataugent. Ils demandent alors à Will Graham, l’agent du FBI qui a appréhendé le Dr Hannibal Lecter, de les aider. Will, en retraite anticipée, décide de rendre visite à Lecter pour se réhabituer à la manière de penser d’un psychopathe.
Critique : Ce film est tiré du roman « Dragon Rouge » de Thomas Harris, l’auteur du « Silence des Agneaux ». Un bon film sans prétention et très « stylé ». On entre dans la vie torturée, brutale, poétique et fantasmagorique du tueur (effrayant Tom Noonan). Le réalisateur insiste sur l’influence de la poésie et de la peinture, qui fait directement référence à une aquarelle de William Blake, « Le grand dragon rouge et la femme vêtue de soleil ». Et on retrouve l’intelligence supérieure de Lecter, manipulateur de génie, et les rapports ambigus entre le monstre et ceux qui le traquent (très bon William Petersen en tête).

Résumé : New York, été 1977. La chaleur étouffe la métropole tandis qu’un dangereux serial killer, surnommé « le fils de Sam » (alias David Berkowitz), s’attaque aux couples et aux jeunes femmes seules du Bronx. La police est sur le qui-vive et les New-yorkais cèdent de plus en plus à la paranoïa et à la panique, surtout qu’une gigantesque panne de courant paralyse la ville et que les éboueurs sont en grève…
Critique : Le film s’appelle « l’été de Sam » et non pas « le fils de Sam ». Il ne s’intéresse donc pas franchement à David Berkowitz mais s’attache plutôt à retranscrire l’ambiance de l’époque, la violence, la peur paranoïaque, la chaleur et la musique. Dans une ambiance torride baignée de disco naissante, le réalisateur nous présente un quartier où ses habitants seront bientôt amenés à se méfier les uns des autres. Soit 377 jours d’angoisse (du 29 juillet 1976 au 10 août 1977) filmée sur les lieux même de l’action. Le film se termine mal pour tout le monde…

Résumé : « Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. ».
Critique : Sweeney Todd est un tueur en série de fiction, inspiré néanmoins de véritables crimes commis à la fin du 19ème siècle. Si l’histoire a déjà été adaptée au théâtre et au cinéma, Tim Burton a choisi de nous présenter la version « comédie musicale ». Le choix peut laisser perplexe, mais le film en lui même est (très) sombre, décalé, esthétique, sanglant… et un peu barjo. Un film volontairement grand guignol (à voir, donc, au 3ème degré), où les acteurs rivalisent de talents.

Résumé : « Pour Thomas MacKelway, enquêteur au FBI, les trois meurtres qu’il a sur les bras n’ont en principe aucun lien entre eux. Pourtant, rapidement, le tueur le défie et lui envoie des énigmes… ».
Critique : L’atmosphère glauque et les décors désertiques sont les points forts du film. Les acteurs s’en sortent plutôt bien (on a connu Ben Kingsley plus subtil…). La mise en scène est clinquante mais pas désagréable. Malheureusement, il manque un petit quelque chose pour que ce thriller soit plus que simplement « pas mal ». La faute au scénario, un peu trop lent, un peu trop lourd, qui lorgne trop du côté de « Seven » et rajoute du « médium » où il n’en a pas besoin.

Résumé : Ce film est inspiré de l’histoire vraie de Martha Beck et Raymond Fernandez, une infirmière obèse et un bélâtre gigolo, amoureux l’un de l’autre, qui assassinèrent des femmes que Raymond séduisait, afin de leur voler leur argent.
Critique : Sans doute l’un des films les plus mésestimé de tous les temps alors qu’il touche la perfection. Le travail du réalisateur est impressionnant et original. Les deux acteurs principaux, Shirley Stoler et Tony Lo Bianco, sont tous simplement fabuleux. Filmé dans un sublime noir et blanc, ce film montre le couple « au naturel », sans l’idéaliser (contrairement à Bonnie et Clyde dans le film homonyme). Martha Beck est « la grosse », celle qui ne connaît pas l’amour. Son comportement, bien qu’horrible, paraît logique et compréhensible. Le film décrit en fait sa quête du bonheur. Ray Fernandez est un personnage complexe, un gigolo qui se conduit pourtant comme un enfant. Le film montre aussi que, alors que leurs crimes deviennent de plus en plus horribles, leur désir sexuel augmente. Jouant le chaud et le froid, le récit fait preuve d’humour, mais le dernier crime est si affreux qu’il laisse le spectateur sans voix. Le film n’est pas visuellement violent, mais il l’est psychologiquement. Très troublant.

Résumé : Les (més)aventures de Mickey et Mallory, amants et tueurs en série. Ils voyagent sur une immense route et tuent juste pour le plaisir. Glorifiés par les médias, ils deviennent des héros populaires.
Critique : Certain(e)s ont adoré, d’autres ont détesté. Oliver Stone ne veut pas seulement raconter la vie d’un couple de tueurs mais surtout, comme à son habitude, critiquer la société américaine, et surtout ses médias. Zapping, culture de la violence et du trash, télévision, « cirque » médiatique, Stone traite tous les thèmes qui lui sont chers. C’est un film rapide, tourbillonnant, frénétique, qui montre bien comment les tueurs en série sont hissés au rang de monstres ou de héros aux USA (et de plus en plus dans les autres sociétés occidentales…).

Résumé : Un enquêteur qui traquait un tueur en série pert l’espoir de l’arrêter un jour, laisse tout tomber et déménage. Fragile psychologiquement, il se bourre de médicaments et doit faire appel à un psy. Malheureusement, le tueur le retrouve et le contacte. Il lui envoit des photos de ses futures victimes. L’une d’elle est le psy de l’enquêteur. Il se lance alors à nouveau sur les traces du tueur.
Critique : Les acteurs sont assez moyen, surtout Keanu Reeves, absolument pas effrayant. Le récit manque de suspens et la fin est trop prévisible : ça explose et ça flambe, gratuitement, sans but si ce n’est de faire une scène impressionnante. Encore un film (ça devient commun) dans lequel le tueur en série est bien plus intéressé par le fait d’harasser le policier que de tuer ses victimes…

Résumé : « Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n’avait ni l’expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l’enquête, il n’avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l’Inspecteur William Armstrong. »
Critique : Inspiré par les ouvrages de Robert Graysmith, ce film montre sa version des faits, qui perpétue certains mythes et contre-vérités. En gardant à l’idée que ce film est inspiré de faits réels mais qu’il présente beaucoup de fiction,… c’est tout simplement un excellent thriller. On ne peut nier le talent de Fincher qui expose admirablement bien l’horrible brutalité des meurtres, la surprise terrifiée ressentie par les victimes. Ici, rien de glamour ou de grand guignol, le réalisateur mise sur la sobriété. Les meurtres sont d’une violence « sainement » choquante. L’ambiance de l’époque (les pattes d’eph’ comme la peur rampante) est brillamment rendue et le film est servi par une excellente équipe d’acteurs. Un film angoissant et captivant.


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