francis heaulme

Francis Heaulme reconnu coupable

« Invité à livrer les derniers mots pour sa défense, il avait logiquement ressorti sa traditionnelle maxime : « Montigny, ce n’est pas moi ! » Francis Heaulme n’a pas convaincu. La cour d’assises de la Moselle l’a condamné, mercredi soir, à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Les deux enfants de 8 ans avaient été massacrés à coups de pierre sur le talus d’une voie SNCF désaffectée de Montigny-lès-Metz, le 28 septembre 1986.

Le tueur en série a accueilli, presque impassible, ce verdict rendu, vers 23h, après un peu plus de six heures de délibéré. Il s’est rassis dans le box des accusés avant d’être rejoint par Liliane Glock, l’une de ses avocats, qu’il a immédiatement mandatée, par écrit, pour faire appel de cette décision. « Il est déçu, a indiqué cette dernière. La façon dont il a été défendu lui avait donné l’espoir d’un autre verdict. »

Mais les six jurés ont suivi les réquisitions de Jean-Marie Beney. Le matin même, l’avocat général avait réclamé, au jury, la perpétuité, l’exhortant à ne pas se laisser « aveugler par le rideau de fumée » dressé devant leurs yeux. Il ne s’est pourtant jamais dissipé au cours des quatre semaines d’audiences consacrées à cette affaire vieille de plus de trente ans. »

Lire la suite de cet article de Vincent Vantighem sur le site de 20mn

« Francis Heaulme ment ! Il est un peu plus de 20h, mercredi soir, quand l’évidence saute aux yeux de la cour d’assises de la Moselle, chargée de le juger pour le double meurtre des enfants de Montigny-lès-Metz. Tout tremblotant, le témoin Henri Leclaire se présente à la barre. Francis Heaulme est, lui, avachi dans son box vitré quand le président de la cour l’invite à se lever.

« Vous avez dit que vous avez vu Henri Leclaire [sur les lieux du crime] ? », interroge Gabriel Steffanus. « J’ai dit ça, confirme le tueur en série avant de marquer une petite pause… Mais c’est faux. » La cour d’assises bataille depuis plus de dix heures déjà. Gabriel Steffanus résume alors l’état d’esprit général : « Vous vous moquez du monde, M. Heaulme ! Vous faites tourner tout le monde en bourrique ! »

Comment ne pas se souvenir que ce même procès a été interrompu, en 2014, en raison des accusations portées contre ce même Henri Leclaire ? L’ancien manutentionnaire a donc finalement été blanchi. Et la justice a perdu trois ans de plus. Une broutille au regard d’un dossier qui traîne depuis plus de 30 ans. Une douleur supplémentaire pour les parents de Cyril et Alexandre, huit ans, massacrés à coups de pierres sur le talus d’une voie SNCF désaffectée, en septembre 1986. »

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