Tsutomu Miyazaki

La Haute Cour de Tokyo juge Tsutomu Miyazaki

Le long procès en appel de Tsutomu Miyazaki, accusé des enlèvements et meurtres de 4 jeunes filles entre 1988 et 1989 à Tokyo et Saitama, s’est enfin conclu lorsque la Cour Suprême a examiné l’état mental de Miyazaki lors des crimes.

La Cour devrait finalement rendre son jugement en janvier 2006 contre Miyazaki, 43 ans, qui a été condamné à la peine capitale en 1997.

Tsutomu Miyazaki, surnommé « le Tueur d’Otaku » et « le Tueur de petites filles » était un jeune homme très solitaire depuis l’enfance : il était considéré comme différent et donc mis à part par les autres enfants. Adulte, il vivait comme un ermite et passait son temps à lire des mangas.

Il avait été un excellent étudiant et voulait devenir enseignant mais, après sa première année, ses résultats avaient soudain baissé et il avait changé d’université. Il avait finalement été embauché par une société de développement photographique. Miyazaki était un employé silencieux, obéissant et poli.

Entre 1988 et 1989, Miyazaki -qui avait alors 26 ans- a mutilé et assassiné quatre fillettes âgées de 4 à 7 ans. Il a violé leur corps sans vie et a même mangé des parties de ses deux dernières victimes. Ses horribles meurtres avaient choqué les habitants de la préfecture de Saitama, qui n’avait jusqu’alors connu que de très rares crimes contre les enfants.
Tsutomu Miyazaki a envoyé des lettres aux familles de ses victimes, dans lesquelles il expliquait en détails ce qu’il avait fait subir aux fillettes. Il a envoyé une carte postale morbide à la famille d’Erika Namba, où les mots était formés à partir de lettres découpés dans des magasines : « Erika. Froide. Toux. Gorge. Repos. Mort. »

Mari Konno et Masami Yoshizawa

Mari Konno et Masami Yoshizawa

Le corps de sa première victime, Mari Konno, est resté plusieurs mois sur des collines près de chez lui, puis, lorsqu’il n’est plus resté qu’un squelette, Miyazaki a coupé ses mains et ses pieds qu’il a ramené chez lui pour les conserver dans une armoire.
Puis, il a brûlé les os de Mari Konno dans son four, les a réduis en poudre, et a envoyé ses cendres et ses dents à la famille de la fillette, dans une boîte, accompagnée de photographies de ses vêtements et d’une carte postale où était écrit : « Mari. Incinérée. Os. Enquêter. Prouver. »

En 1989, Miyazaki a tenté d’agresser sexuellement une petite fille dans un parc publique, près de chez lui, et a été attaqué par son père. Il a été arrêté et la police, en fouillant son appartement, a découvert sa collection de plus de 6000 « anime » (dessins animés) pornographiques et films « slasher », ainsi que des vidéos et des photographies de ses victimes. Certains « anime » avaient servi de modèles pour l’un de ses meurtres.

Durant les années 1990, Tsutomu Miyazaki a été incarcéré dans la préfecture de Saitama et a été examiné de nombreuses fois par des psychologues et des psychiatres. En 1997, une équipe de psychiatres de l’université de Tokyo a conclu que, bien que souffrant d’une grave schizophrénie, l’assassin comprenait tout de même la gravité et les conséquences de ses crimes, et devait donc être considéré comme responsable.

Peu après, Tsutomu Miyazaki a été condamné à la peine capitale. Mais il a fait appel de cette sentence afin d’être condamné à la perpétuité plutôt qu’à la peine de mort.