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Le FBI tente d’aider les autorités de Cuidad Juarez

Des enquêteurs du FBI à El Paso ont offerts aux autorités de l’état de Chihuahua des renseignements sur les meurtres de femme à Cuidad Juarez, mais les officiels mexicains ne les ont pas re-contactés pour en discuter ou continuer le travail.

L’agent spécial Art Werge a expliqué : «Nous avons nommé des suspects résidant à El Paso. Nous avons envoyé les informations au procureur général de l’état de Chihuahua en mars dernier, mais ils ne l’ont jamais mentionné et ne nous ont jamais demandé notre aide ni ne nous ont re-contactés».

Selon le FBI, plusieurs meurtres seraient liés aux cartels de la drogue, mais aussi à des policiers corrompus.

Le procureur général de l’état de Chihuahua, Oscar Valadez, a confirmé avoir reçu les rapports du FBI et a affirmé que ses services «continuaient à enquêter, sans rien laisser de côté».

Les enquêteurs du FBI affirment que les rapports contiennent des pistes intéressantes que les autorités Mexicaines devraient suivre. Ils ont interrogé des informateurs anonymes qui ont suggéré un mode opératoire pour certains des meurtres.
Selon l’un des rapports, un homme et un assistant observent les femmes dans les magasins de musique sur l’avenue principale de la ville. Lorsqu’une victime potentielle sort du magasin, elle est interceptée par un homme se présentant comme un recruteur d’une école d’informatique qui veut en savoir plus sur elle.

Au moins huit des jeunes femmes assassinées à Cuidad Juarez et à Chihuahua dans les trois dernières années ont suivi des études d’informatiques ou ont été interviewées par des hommes se présentant comme des recruteurs.

Le rapport explique également que ces femmes sont re-contactées par la suite et qu’on leur propose d’aller dans un restaurant du centre-ville, où on les attache et les emmène ailleurs. Des « souvenirs » pris sur les victimes seraient cachés dans un club voisin.

Le procureur général Valadez a affirmé que la police d’état du Chihuahua avait augmenté la surveillance à Juarez «parce que nous reconnaissons que c’est une zone à haut risque pour les femmes».