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Le procès de John Robinson se termine

Après n’avoir appelé que trois témoins, l’avocat de John Edward Robinson a décidé d’en rester là. Il n’a pas demandé à Robinson de témoigner. Par contre, l’avocat, Sean O’Brien a de nouveau demandé que son client soit acquitté, affirmant que son équipe n’avait pas eu assez de temps pour préparer le procès et avait été incapable de présenter les preuves selon lesquelles Robinson aurait des problèmes mentaux.
« Le jury n’entendra jamais à quel point cet homme est fou », a-t-il expliqué, ajoutant que Robinson était surveillé à la prison du Compté de Johnson pour s’assurer qu’il ne suicide pas.

Mais le juge Anderson a refusé la demande d’acquittement, affirmant que « cette affaire est en cours, non pas depuis des semaines ou des mois, mais des années. Monsieur Robinson a choisit de changer d’avocat plusieurs fois ». Notant que l’équipe d’avocat de Robinson dirigée par Sean O’Brien était assignée à cette affaire depuis plus d’un an, il a dit « la Cour pense que vous avez eu bien assez de temps pour vous préparer ».

Lorsque ce procès sera terminé, Robinson sera jugé pour les meurtres de trois autres femmes dont les corps ont été découverts dans un placard de son autre propriété, au Missouri.
La décision de la défense de n’appeler que trois témoins a surpris tout le monde, car l’avocat avait affirmé qu’au moins une personne avait accès à ce placard et que cette même personne avait vendu les maisons de deux des victimes. Cette « personne » ne s’est pas présentée pour témoigner…

Izabela-Lewicka

Izabela Lewicka

Sean O’Brien avait également affirmé qu’un morceau d’adhésif portant des traces de sang d’une des victimes, découvert dans une remorque sur la propriété de Robinson, présentait une empreinte qui n’était pas celle de Robinson. Les experts ont confirmé que cette empreinte n’était pas celle de Robinson mais qu’il se pouvait, par contre, qu’elle appartienne à la victime, Izabela Lewicka (une étudiante d’origine polonaise, âgée de 21 ans lorsqu’elle fut assassinée en 1999).

L’accusation, de son côté, a appelé 10 témoins à charge et a présenté plus de 500 photos et autres éléments de preuves. Des experts ont confirmé que les empreintes et l’ADN de John Robinson correspondent à celles trouvées sur des chèques de Sécurité Sociale envoyés au nom de ses victimes, sur des lettres envoyées par une de ses victimes (pour faire croire qu’elle était toujours en vie), ainsi que sur un plastique qui couvrait les barils contenant les cadavres de Sheila (45 ans) et sa fille Debbie Faith (15 ans). Des témoins ont affirmés que Robinson, utilisant le nom de James Turner, prenait des chèques de la Sécurité Sociale dans une boîte aux lettres privée à Olathe, puis les encaissait dans deux banques locales. Robinson a également récupéré le courrier de Beverly Bonner (49 ans), l’une de ses autres victimes.

Lundi, les jurés vont écouter les plaidoiries de la défense et de l’accusation avant de commencer leurs délibérations.