Six corps découverts au domicile d’un agresseur sexuel libéré

Un tueur en série présumé a été arrêté après que les corps en décomposition de six femmes ont été découverts chez lui.

Anthony Sowell, 50 ans, sans emploi, a été interpellé par les policiers, après qu’ils ont trouvé les six corps au troisième étage, dans son grenier, dans le jardin ainsi que dans une tranchée fraîchement creusé dans sa cave. La maison était littéralement couverte d’une couche de crasse ; des déchets, de la nourriture et des piles de vêtements (souvent féminins) étaient éparpillés sur le sol.

Les autopsies ont permis de révéler qu’au moins quatre des victimes avaient été étranglées. Aucune des victimes n’a, pour le moment, été identifiée. Certaines pourraient être mortes depuis plus de six mois.
Teresa Hicks, l’une des voisines de Sowell, explique : « Il était cinglé. Parfois il pétait un plomb s’il n’obtenait pas ce qu’il voulait. Certaines femmes ont repoussé ses avances, il a réagit violemment ».

Une femme qui n’a pas révélé son identité a expliqué qu’elle avait un jour refusé de boire un verre avec Sowell. Il l’avait alors frappée au visage et l’avait traînée jusque chez lui mais elle était parvenue à s’enfuir. « Il m’aurait tuée. J’ai des cicatrices sur mon cou et des lésions nerveuses. Je n’ai pas pu sortir de ma maison durant des mois. J’avais peur d’aller au supermarché. Je ne pouvais plus dormir ».

Libéré en 2005, Anthony Sowell a passé 15 années en prison pour un viol commis en 1989 et les enquêteurs ont découvert les six corps alors qu’ils perquisitionnaient sa maison, dans un quartier pauvre de Cleveland (Ohio), en relation avec une nouvelle plainte pour viol.

En tant qu’agresseur sexuel « enregistré », Sowell s’est présenté régulièrement au bureau du shérif durant les quatre dernières années. Selon le bureau du shérif, il n’a jamais manqué un rendez-vous. Cette affaire soulève des questions sur l’efficacité du système de surveillance des délinquants sexuels libérés.

Les enquêteurs continuent de chercher d’éventuels autres corps, à l’aide de chien spécialement entraînés, et ont étendu la zone de recherche aux maisons voisines ou abandonnées.

Des habitants du quartier qui ont perdu un être cher se sont rassemblés devant la maison de Sowell, souvent avec une photo de femme dans les mains. La police a demandé à toute ces personnes de donner un échantillon de leur ADN afin d’aider à leur identification.