Un tueur en série emprisonné accusé d’un nouveau meurtre

Un tueur en série emprisonné pour les meurtres de 5 enfants et adolescentes a été inculpé du meurtre d’une jeune femme, à Milwaukee, en 1989.

Lorenzo Fayne, 38 ans, incarcéré à perpétuité pour des meurtres commis à Centerville et East St. Louis (Illinois) entre 1989 et 1994, a été inculpé pour le meurtre et le viol, le 15 septembre 1989, de Rita Scott, 32 ans, mère de 3 jeunes enfants.

Le corps de la jeune femme avait été découvert près d’un quai de chargement pour camions, à moitié nue. Sa tête avait été écrasée à l’aide d’un morceau de béton.

La police a découvert que Fayne était son assassin après avoir effectué une recherché dans la base ADN nationale des criminels condamnés.

« Nous avons attendu durant 20 ans », affirme Mozella Scott, la mère de Rita. « Nous sommes très heureux et soulagés. Maintenant, ma fille peut dormir en paix, j’en suis sûre. Il n’y aura jamais vraiment de conclusion, mais la famille est à présent en paix. Nous savons tous que Fayne ne sortira jamais pour faire ça à quelqu’un d’autre ».

Lorenzo Fayne a grandit à Milwaukee jusqu’à l’âge de 18 ans.
Sa première victime connue est Aree Hunt, un garçon de 6 ans, à Centerville, en 1989.

Rita Scott

Rita Scott

Il a avoué à des enquêteurs venus l’interroger en prison qu’il a assassiné Rita Scott deux mois plus tard. Il a expliqué s’être faufilé derrière Rita Scott et lui avoir fracassé le crâne avec un bloc de béton avec une telle brutalité que le morceau s’est cassé en deux.

Ses autres victimes étaient toutes des filles. Il a poignardé Latondra Dean, 14 ans, en mars 1992, étranglé Fallon Flood, 9 ans, en juillet 1992, poignardé Glenda Jones, 17 ans, en juin 1993, et poignardé Faith Davis, 17 ans, en juillet 1994.
Elles vivaient toutes à East St. Louis.

Fayne avait été condamné à mort mais, en 2000, son exécution a été repoussée après que le Gouverneur George Ryan ait converti toutes les peines capitales en prison à perpétuité, à la suite d’une enquête ayant démontré que la peine capitale n’était pas «administrée équitablement».

L’ADN “inconnu” prélevé sur la scène du meurtre de Rita Scott avait été soumis à une nouvelle analyse à la demande du département des «cold case» de Milwaukee, qui a récemment confié au laboratoire scientifique de l’Illinois des prélèvements en rapport avec 70 affaires.
L’équipe attend encore les résultats des analyses pour 20 de ces affaires.