Bibliographie : Les femmes tueuses

Même si elles sont nettement moins nombreuses, ils existent des femmes tueuses en série. Les ouvrages qui suivent explorent ce phénomène afin de comprendre pourquoi elles tuent, en démontrant les différences entre les hommes et les femmes qui tuent plusieurs victimes.

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Résumé : Jack l’Eventreur est sans doute le plus célèbre des tueurs en série, mais alors qu’il tuait cinq prostituées à Londres, Jane Toppan était jugée pour les meurtres d’une centaine de personnes au Connecticut. Ce livre présente 182 tueuses en série, anges de la mort, veuves noires, logeuses meurtrières, mères assassines… dont beaucoup sont peu connues.
Critique : Michael Newton se laisse parfois aller à un humour noir un peu déplacé. Si on laisse cela de côté, ce livre est passionnant. Il présente la vie et les meurtres de la Comtesse Hongroise Erzebeth Bathory, de la toute jeune Mary Bell, de l’abominable Martha Beck (et de son amant Ray Fernandez) mais aussi de Rachel David, une fanatique religieuse qui a tué ses sept enfants. Ce livre ne creuse pas en profondeur la psychologie des tueuses mais en donne un bon aperçu et permet de découvrir toute une “palette” de meurtrières différentes. C’est une très bonne encyclopédie des tueuses en série.

Résumé : “Florence Rey, partie un soir, par amour, pour faire la révolution avec son petit ami : cinq morts. Simone Weber, ses yeux de feu, ses sacs poubelles, ses mystérieux sourires et ses impeccables mises en plis. Marie-Elisabeth Cons, majestueuse belle-mère de la jet-set, ou Joëlle Aubron, l’enfant de la bourgeoisie rêvant de grand soir… Grandes figures de la criminalité féminine de ces deux dernières décennies, leur renommée est comparable à celle des noires héroïnes du passé : Marie Besnard, Pauline Dubuisson, les sœurs Papin et autres “diaboliques” ou “anges de la mort”… Qui sont-elles ? Qui sont leurs victimes ? Pourquoi tuent-elles ?”
Critique : Un ouvrage grand public qui aborde le sujet des femmes criminelles françaises (25 portraits, pas uniquement des tueuses en série). Les deux auteurs ont tendance à vouloir trouver des excuses plus que des explications aux crimes de ces meurtrières, ce qui peut rassurer (si on suit leur idée) ou lasser (si l’on conçoit qu’une femme peut tuer par plaisir). Le livre est présenté en chapitres exposant des “types” de tueuses différentes : les jeunes filles, les amoureuses, les épouses, les mères, les “autres”. Les auteurs relèvent également que les condamnations varient d’une tueuse à l’autre, sans être obligatoirement liées à la gravité de leur crime. L’épilogue rappelle, avec raison, que les femmes sont en grande majorité les victimes des hommes violents et qu’elles ne représentent qu’une minorité des tueurs.

Résumé : Peter Vronsky nous présente des dizaines de portraits de tueuses en série, plus ou moins connues, par époque et par genre, parmi lesquelles Agrippine et Messaline, les empoisonneuse du 19ème et du 20ème siècle, les Veuves Noires, les Infirmières de la Mort, Aileen Wuornos, les femmes complices de tueurs masculins et les “garces nazis”. Il termine en citant les noms (et le nombre de victimes) de 140 tueuses en séries (du monde occidental).
Critique : Un très bon livre. Critique à lire dans la catégorie “Livres à la une“.

Résumé : Schurman-Kauflin, profiler et fondatrice du Violent Crimes Institute, présente une étude basée sur les interviews personnelles de sept femmes qui ont commis des meurtres en série. S’adressant à ses collègues dans les domaines de la médecine légale, de la police et de la justice, elle explique que le nombre de tueuses en série n’a fait qu’augmenter ces 30 dernières années. Le livre montre qu’il existe des points communs entre ces femmes, tel que l’abandon par les parents, des abus physiques et/ou sexuels, une instabilité financière… Schurman-Kauflin désire offrir des moyens d’identifier et de capturer les tueuses en série plus rapidement.
Critique : Ce livre m’a laissé un avis mitigé. D’abord, le mauvais. Le fait que ce livre ne repose que sur sept tueuses me gène un peu : j’aurais préféré une étude plus exhaustive incluant bien plus de meurtrières en série. Et les informations fournies ne proviennent que des tueuses et non pas de rapports de police ou d’archives d’école. Comment être sûre qu’elles ne mentent pas ? Ensuite, l’ouvrage comporte des fautes de frappe, des contradictions et des répétitions inutiles. Les tableaux de ce livre sont mal présentés (peut-être la faute de l’éditeur), on a parfois du mal à s’y retrouver. Le bon ? C’est qu’en dehors de ces défauts, ce livre est vraiment intéressant. L’auteur décrit en détails les caractéristiques des tueuses arrêtées, leur personnalité, leurs crimes. Elle permet ainsi d’aider à reconnaître les signes avant coureur, les comportements suspects chez les femmes avant même qu’elles ne commencent à tuer. On comprend également que les tueuses ont souvent des métiers typiquement féminins (infirmières, garde d’enfant… ou prostituées), ne paraissent pas monstrueuses et s’attaquent souvent à des victimes faibles (enfants, personnes âgées) alors qu’on les penserait incapables de tels actes.

Résumé : Un ouvrage consacré aux femmes atteintes du “Syndrome de Münchhausen par procuration” (un désordre de la personnalité où la femme rend malade, blesse et torture des enfants, en secret, puis s’occupent d’eux avec dévouement, en public, afin d’obtenir l’attention, l’admiration, le respect), qui torture et tuent leurs enfants ou ceux des autres.

Résumé : Le plus souvent, les femmes criminelles sont impliquées dans des “contrats”, elles engagent leurs amants, leurs amis, ou des tueurs professionnels pour assassiner leur mari ou leur amant, généralement pour l’argent. Les vraies “tueuses en série” sont rares. On peut tout de même en compter près de 100 pour le 20ème siècle, dont plus de la moitié aux Etats-Unis. Ce livre présente les mobiles, le passé, les meurtres et les méthodes de chaque tueuse.
Critique : Une enquête sérieuse. Les auteurs détaillent chaque tueuse avec objectivité. Ils ont malheureusement une tendance (très américaine et très “humaine” à la fois) à “catégoriser” chaque tueuse, à les ranger dans des tiroirs. Les meurtrières présentées dans ce livre ne sont pas toutes des tueuses “en série”. On apprend finalement que les tueuses en série sont plus dangereuses que leurs homologues masculins : plus mortelles, plus déterminées, plus difficiles à appréhender, plus “complexement” motivées. On apprend également qu’avec (presque) chaque tueuse en série célèbre, il y a un homme violent et tordu (père, époux ou amant). Les femmes tuent rarement seules. Seul reproche : les portraits auraient pu aller un peu plus en profondeur… Les descriptions de crimes sont parfois choquantes, attention.

Résumé : ” Si les femmes sont de loin moins criminelles que les hommes – elles ne représentent que 10% environ de la criminalité générale –, elles n’en restent pas moins cruelles et déterminées. Lorsqu’elles décident de passer à l’acte, rien n’arrête leur imagination. Elles sont capables non seulement d’empoisonner – ce qui est leur arme millénaire –, mais également de poignarder, d’étrangler ou de fusiller avant de découper le corps et de le répartir dans ces grands sacs-poubelle noirs devenus les ossuaires de notre époque.”

Résumé : Ce livre raconte les actes diaboliques ayant été commis par des épouses, des petites amies et des concubines. Il renferme des histoires de tromperie, de trahison et finalement de meurtre. Les victimes de ces femmes sont très souvent des membres de leurs familles : des mères, des pères, des soeurs, des frères et, dans presque tous les cas, des maris. Meurtrières de sang-froid se concentre sur les crimes les plus horribles jamais commis par des femmes.

Résumé : Davis (un romancière diplômée en criminologie) examine les vies de 14 tueuses en série pour la plupart modernes, Américaines, Britanniques, Canadiennes et Australiennes. Elle explique que seuls 2% des tueurs en série connus sont des femmes, mais que ces 2% sont “aussi cruelles et sans pitié” que leurs homologues masculins. Elle raconte les abus physiques et/ou sexuels que ces femmes ont toutes subit durant l’enfance, en notant quelques rares exceptions (Charlene Gallego et Karla Homolka).
Critique : Davis décrit l’enfance, les relations importantes et les événements qui ont mené chacune de ces femmes à tuer, ainsi que leurs crimes eux-mêmes. Dans son chapitre sur les femmes qui tuent avec un partenaire masculin, elle remarque avec raison qu’elles ont été punies moins sévèrement que leur partenaire, comme si elles étaient moins responsables, malgré des preuves parfois accablantes. On comprend que la féminité peut souvent aider à tuer. Dans les derniers chapitres, Davis propose une classification des différents types de tueuses (ange de la mort, tueuse par profit…) et tente de comprendre le pourquoi du comment. C’est un livre grand-publique, et non pas le résultat de recherches très poussées. Mais Davis prend malgré tout la peine d’interroger des gardiens de prison, des enquêteurs et des amis des tueuses. Les descriptions sont parfois choquantes, attention.

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