Bibliographie : Profiling

Le profiling est une discipline entourée de mythe et d’idée reçues. Elle consiste à dresser le profil psychologique d’une personne, a fortiori un criminel, afin d’aider les enquêteurs à mieux le comprendre et donc à l’arrêter.

Presque tous les livres présentés sur cette page peuvent être acquis sur Amazon.fr en cliquant sur leur titre.
Amazon me reverse 5 à 10% de commission sur vos achats, ce qui me permet d’acheter d’autres livres et de développer le site. Merci !
Résumé : “John Douglas se penche sur huit grandes affaires criminelles qui ont défrayé la chronique : Jack l’Éventreur, le kidnapping du fils de Charles Lindbergh, le meurtre du “Dahlia noir”, l’Etrangleur de Boston, le Zodiaque, la petite JonBenet Ramsey, Bambi Bembenek et Lizzie Borden. Sans prétendre résoudre “après coup” ces enquêtes, John Douglas en retrace le déroulement à la lumière des progrès accomplis depuis par le profiling, écartant les suspects improbables et pointant de nouvelles pistes jusqu’alors ignorées…”
Critique : L’idée est intéressante : reprendre des affaires non classées ou sur lesquelles il existe un doute, et tenter de les résoudre de nos jours, en utilisant le profiling. Douglas connaît son affaire et propose encore un livre passionnant, désignant un coupable probable ou éliminant des suspects “célèbres” pour chaque affaire. Ses conclusions sont parfois surprenantes mais pousse à la réflexion. Seul problème : il se repose, pour créer ses profils, sur des recherches effectuées et publiées par d’autres, au lieu de tout recommencer depuis le début. Ca me chagrine un peu…

Résumé : “Le célèbre profiler du FBI John Douglas poursuit son exploration du comportement et de la psychologie des serial killers. Il revient ici sur trois cas parmi les plus célèbres : Edward Gein, Ted Bundy et Gary Heidnick, personnages réels qui ont inspiré aussi bien Psychose de Robert Bloch que Dragon rouge et Le Silence des agneaux de Thomas Harris.”
Critique : Ce livre est la traduction française de “Obsession”. Cette fois, les sujets traités par Douglas et Olshaker sont l’esprit (l’obsession) et le comportement des violeurs, mais aussi ceux des victimes de ces prédateurs. Par ailleurs, ils nous présentent les vies de ceux qui deviennent des victimes par prolongation : les familles des victimes. Douglas expose la dure réalité des meurtres et des viols. Et surtout, ici, les victimes sont réelles, des gens les aiment, elles sont bien plus importantes que leurs agresseurs. Douglas donne des conseils utiles pour éviter d’être la victime d’un des agresseurs qu’il décrit. Douglas et Olshaker couvrent un éventail incroyablement large d’affaires, certaines fugitivement, en offrant énormément de détails et d’observations importantes.

Résumé : Ce livre est la traduction française de “Whoever fight monsters”. Le titre est tiré d’une pensée célèbre de F. Nietszche : “Quiconque combat les monstres doit veiller à ne pas en devenir un lui-même. Car lorsque tu regardes au fond de l’abîme, l’abîme lui-aussi regarde en toi”. Ressler a inventé l’expression “serial killer”. Dans ce livre, il raconte quelques affaires marquantes de sa carrière… et en profite pour se vanter de ses exploits. Il explique qu’un tueur peut être “organisé” ou “désorganisé”, et que tous les meurtres en série ont leurs racines dans une “inadaptation sexuelle” (une opinion qui n’est pas partagée par tout le monde).
Critique : La modestie n’est pas le fort de Ressler (tout comme son collègue Douglas), mais sa carrière est bourrée de tant d’épisodes fascinants qu’on finit par le lui pardonner. La contribution majeure de Ressler à la criminologie fut son travail de pionnier dans le profilage psychologique, qu’il développa en allant discuter avec des SK en prison. Ses entrevues avec Charles Manson, Richard Speck, Ted Bundy, John Wayne Gacy, et d’autres sont racontés avec un certain talent dramatique. Les innombrables récits de Ressler traquant des tueurs complètent les anecdotes des prisons, et offrent des vues très perspicaces de l’esprit des tueurs. Ressler ne révèle, par contre, pas grand chose de lui-même, il n’offre aucune autre explication que sa “fascination” et son “intérêt” pour un travail abominable auquel il a dédié sa vie… C’est un livre bien écrit et facile à comprendre.

Résumé : “De l’assassinat de Jacques D., à celui de Mamadou, le “petit chaperon noir”, en passant par l’inquiétante disparition de Micheline B. et les agressions sexuelles du rôdeur casqué, les pulsions sont à l’œuvre. Dans l’observation des rituels se trouve souvent la solution de l’énigme… Des photos de scènes de crime aux procès-verbaux d’audition, mais sans jamais négliger le terrain, Pierre Leclair épluche les procédures à la recherche du détail qui lui permettra de mettre en lumière les motivations profondes du tueur ou de l’agresseur. C’est ce travail de bénédictin qui est exposé ici dans toute sa précision comme dans sa crudité. Quand le psychologue engage sa plongée dans l’esprit d’un individu, l’explication qui en surgit commence par dérouter avant de s’imposer comme une évidence. En France, le taux moyen d’élucidation des crimes – pourtant un des plus élevés du monde – est de 65%. D’où la nécessité de “penser autrement le crime”. C’est-à-dire de faire appel à la pluridisciplinarité, dont la psychocriminologie est une composante essentielle”.
Critique : Je n’ai pas encore lu ce livre.

Résumé : Turvey explique comment bien mener les enquêtes criminelles, plus particulièrement comment utiliser les techniques d’investigation pour “compiler” un profil criminel basé sur le comportement, développé à partir des indices laissé sur la/les scène(s) du/des crimes.
Critique : Vu son prix, lisez ce livre si vous êtes véritablement intéressé(e) par les enquêtes criminelles. Il a été écrit dans un but éducatif. L’auteur démystifie le profilage criminel. Il offre également une sorte de liste “de choses à faire”. Des choses que vous, profiler ou enquêteur, devraient faire (si c’est possible), pour mener une enquête approfondie sur la /les scène(s) du/des crime(s). Turvey démontre ensuite la nécessité d’avoir une équipe d’enquêteurs travaillant ensemble. Tout ceux qui sont, ont été ou pourront être capable de fournir des informations, plutôt que de travailler indépendamment les un des autres. Tout le monde devrait partager ses informations. Par exemple, l’enquêteur doit dire au labo ce qui a été trouvé, où cet indice a été trouvé, les conditions dans lesquelles il a été trouvé… Ainsi, le labo peut savoir exactement quels tests il doit accomplir. On apprend beaucoup de choses, grâce à une manière de “profiler” qui s’appuie sur les “science forensiques”. L’ouvrage n’aborde pas uniquement les tueurs en série mais tous les agresseurs violents. Les photos sont choquantes, attention.
Le site de Brent Turvey : http://www.corpus-delicti.com (des articles très intéressant sur le profiling)

Résumé : “Chaque crime projette une ombre unique qui peut être interprétée d’une certaine manière afin de conduire la police au criminel. Ce livre traite du “profilage” des agresseurs, qui aide les enquêteurs à identifier et traquer les criminels grâce à la nature même de leur crimes”.
Critique : David Canter est LE profiler Britannique. Psychologue de formation, il est le pionnier du profilage “à l’anglaise”, qu’il a quasiment créé, à travers des études et des recherches personnelles. Il compare sa méthode et celle du FBI, et analyse les différences existantes. Il présente simplement son travail grâce à des exemples tirés d’affaires sur lesquelles il a travaillé (notamment celle de John Duffy, le violeur assassin). Il analyse pertinemment les diverses motivations des tueurs en série et explique comment il en est arrivé à certaines conclusions afin de dresser ses profils. Certaines descriptions sont choquantes, attention.

Résumé : Le titre complet de ce livre est “De l’expertise criminelle au profilage : Une psychocriminologue sur la piste des grands meurtriers et en guerre contre les pseudo-profilers”.
Critique : Cet ouvrage est intéressant et se veut “grand public”. L’auteur analyse, à travers des affaires sur lesquelles elle a travaillé, les différents comportements criminels (psychopathes, crimes passionnels, empoisonneuses, parricides, pyromanes… etc) et consacre également un chapitre passionnant aux victimes. Elle explique en détail ce qu’est le travail d’un vrai profiler “à la française”, bien éloigné de l’image que l’on s’en fait à travers les films et les séries américaines. Elle décrit comment se déroule une expertise psychologique ainsi que ses rapports avec la police et la justice. Elle aborde également les problèmes rencontrés par la Justice afin de punir les criminels de façon adéquate. Elle appuie sur le fait que le profiling ne se limite pas aux tueurs en série mais fonctionne pour toutes sortes de crimes, bien qu’étant particulièrement efficace pour les criminels sexuels.

Résumé : Les rues ont leurs endroits chauds. Les dealers ont leurs zones, les prostituées ont leurs quartiers et les voleurs ont leurs coins favoris. Mais réunir toutes les informations géographiques dans les affaires de crimes violents (meurtre, viol, incendie, explosion et cambriolage) constitue un défi. Utilisé pour analyser les endroits où a eu lieu une série de crimes afin de déterminer le secteur où habite l’agresseur, le profiling géographique permet aux enquêteurs de superviser les informations au mieux et de focaliser leur enquête. Ce livre explique les théories et les principes du profiling géographique, et inclut des recherches dans les domaines du profilage criminel, des sciences “forensiques”, du crime en série, de la criminologie environnementale et de la géographie du crime.
Critique : La Bible du “profiling géographique”, qui a été quasiment “créé” par Kim Rossmo (un Canadien). Il faut lire cet ouvrage pour comprendre véritablement de quoi il retourne et à quel point cette technique peut être utile. Il est bourré d’informations utiles présentées simplement, basées sur des études expérimentales. Au travers d’exemples concernant des tueurs en série Américains, Rossmo prouve que le profiling géographique est un outil qui aurait du être utilisé lors de ces enquêtes afin de faciliter et accélérer le travail des policiers. Qu’il ait raison ou non, c’est un domaine auquel il faut s’intéresser.

Résumé : Ressler transmet ces découvertes en utilisant des exemples de crimes dans d’autres pays que les USA (notamment le Japon, l’Afrique du Sud et la Grande-Bretagne). Les tueurs en série sont présents partout… Ils viennent de différentes cultures, de différents pays, ont des passés différents, mais ils partagent beaucoup de caractéristiques communes et de fantasmes qui les conduisent à commettre ces crimes. Les techniques qui ont aidé les enquêtes sur les tueurs en série aux USA peuvent souvent être employées dans d’autres pays.
Critique : Ce livre permet de mieux comprendre les tueurs (et les violeurs) en série. De nombreux cas sont cités, qui décrivent le fonctionnement de ce type d’agresseur. Ressler prouve également que les serial killers, quelle que soit la culture, la société dans laquelle ils sont élevés, ont les mêmes spécificités dans le monde entier. Alors que les crimes diffèrent à bien des degrés, la “construction” de l’agresseur est toujours la même. Ressler et Shachtman invalident le stéréotype selon lequel le tueur en série est un problème exclusivement américain. Les retranscriptions des entrevues avec John Wayne Gacy et Jeffrey Dahmer sont elles aussi perspicaces. Ressler offre ses conclusions en ce qui concerne les réponses que les tueurs donnent à ses questions. On peut être surpris par la justification que s’accordent Dahmer et Gacy : Gacy nie tout, Dahmer se persuade que ses victimes sont mortes en souffrant le moins possible. Très intéressant.

Résumé : Ce livre est la suite de “Mindhunter”, et Douglas y offre des observations et des opinions sur sa carrière au FBI. Il y discute de la différence entre le mode opératoire et la signature d’un meurtre ou comment utiliser la presse et le publique pour pousser un tueur à se révéler. Il établit une taxinomie des pédophiles et explique comment protéger les enfants. Et, bien évidemment, il présente de nombreuses affaires.
Critique : L’objectivité et l’humilité de John Douglas peuvent être questionnées, même si l’on ne peut nier la qualité de son travail. Il semble affirmer qu’il a créé le “profiling” tout seul et que ses profils criminels se sont toujours révélés exacts. J’en doute fortement car il est prouvé qu’il a déjà commis des erreurs. Si on laisse ça de côté, ce livre est intéressant et explique bien comment le FBI (et Douglas en particulier) dresse un profil et comment il l’utilise. Il risque aussi de rendre les lecteurs paranoïaques, car Douglas affirme (avec raison) que les tueurs et les pédophiles ont l’air normaux et pourraient être votre sympathique voisin…

Résumé : Tout ce que vous vouliez savoir sur le profilage psychologique et criminel sans jamais avoir osé le demander… Comment définir cette méthode ? Comment établir un profil ? Intérêts et limites du profilage ? Utilisation en France, au Canada en Afrique, aux USA ou en Russie ?
Critique : Un très bon livre, exhaustif et détaillé, qui aborde tous les sujets concernant le profilage. Le chapitre sur les différentes manières d’utiliser le profilage selon les pays est particulièrement intéressant. En annexe, on trouve une approche biographique de 15 meurtriers en série français. A lire !
(Thierry Toutin est capitaine de police).

Résumé : “Le profilage criminel s’intéresse essentiellement aux correspondances entre une personnalité et un comportement criminel. La discipline, qui suscite un intérêt grandissant auprès des acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité, cherche aujourd’hui ses lettres de noblesse. Quels sont ses origines et son domaine d’application ? Qui sont ses “experts”, et à quand remontent les premières affaires où elle s’exerce ?”
Critique : Une vision rapide et synthétique du profiling au plan international. Il n’y a pas un profilage mais des profilages et ils ne se limitent pas aux crimes en série mais peuvent être utilisés pour les viols, incendies, actes sadiques, crimes rituels, cambriolages, prise d’otages, disparition d’enfant, déments en crise… Le profilage n’est qu’une aide à l’enquête et la qualité du profil dépend beaucoup du profileur.
Laurent Montet est un personnage controversé, un charlatan pour certain(e)s, un professionnel passionné pour d’autres. Je ne le connais pas assez bien pour donner une opinion mais il semble qu’il s’est montré maladroit dans sa manière de communiquer.

Résumé : Des premières cartes publiées par Guerry et Quételet aux dernières recherches portant sur la prédiction des cambriolages en passant par le “geoprofiling”, cet essai explore le champ de la cartographie criminelle, de la théorie criminologique à la pratique. Avec cet ouvrage, on quitte enfin les rivages de l’illustration statistique pour entrer résolument dans le nouveau siècle de la police scientifique.

Résumé : Une présentation de la vie et l’oeuvre de Mme Micki Pistorius, profileuse Sud Africaine, qui a aidé les policiers du cru à résoudre nombres de cas de tueurs en série.
Critique : Ce livre nous présente “une sacrée bonne femme”, d’abord étudiante en psychologie, puis psychologue expert auprès de l’Unité des sciences comportementales de la police Sud-Africaine et finalement chef d’une section réservée aux crimes violents. Micki Pistorius nous révèle sa manière de procéder : elle se laisse littéralement envahir par l’esprit du meurtrier, elle tente de penser comme lui, de revivre ses meurtres, afin de savoir exactement comment il est, qui il est. Ca technique fonctionne terriblement bien mais laisse des traces, et Pistorious a prit sa retraite… Elle explique également qu’un profiler n’enquête jamais, il fournit simplement une aide aux policiers, qui font tout le reste du travail. Le profil d’un serial killer est publié intégralement à la fin de cet ouvrage.

Résumé : “Mindhunter” pénètre à l’intérieur de l’esprit de certains des tueurs en série les plus célèbres des Etats-Unis et explique le fonctionnement de la Investigative Support Unit (ISU), une force spéciale du FBI qui assiste les services de police afin de résoudre des enquêtes de meurtres en série. Cette unité ce spécialise dans la connaissance de la psychologie de ces tueurs et interroge de nombreux tueurs à cet effet, tel Charles Manson ou David Berkowitz.
Critique : Ce livre vaut que l’on supporte le cabotinage de John Douglas. Ce dernier explique en détail comment est mené le profiling “à la FBI”, les techniques utilisées et les particularités de sa (difficile) profession. A travers ces descriptions, Douglas emmène le lecteur au coeur de l’enquête et de la scène du crime. Ce livre s’introduit en profondeur dans l’esprit des tueurs, et ça fait froid dans le dos.

Résumé : A travers le cas de criminels pathologiques comme Van Geloven ou d’autres meurtriers sexuels, pédophiles pour la plupart, Carine Hutsebaut décrit son utilisation du profiling psychologique.
Critique : Un livre intéressant, facile à lire, qui présente bien des exemples concrets afin de définir le métier de profiler. Il présente surtout des cas de pédophiles-assassins et d’enlèvements d’enfants. L’auteur a rencontré de nombreux assassins et/ou pédophiles et nous livre des témoignages ahurissants. Elle compare également les méthodes européennes et américaines de profiling et souligne les retards du Vieux Continent.
Le travail de Carine Hutsebaut est controversé en Belgique. Faites-vous votre opinion.

Résumé : Russell Vorpagel utilise les affaires sur lesquelles il a travaillé au FBI afin d’enseigner comment déterminer la genre de personne qui a commis un crime précis, en examinant la scène de son crime. Les techniques utilisées par Vorpagel et ses collègues leur permettent de déterminer l’âge, le sexe, la couleur de peau, l’apparence physique, l’état mental et les habitudes d’un tueur.
Critique : Cet ouvrage a une présentation originale qui peut être rebutante pour certain(e)s : vous joignez une classe d’aspirant profilers. Vorpagel présente les faits concernant le crime, puis interroge le lecteur pour voir ce qu’il peut en tirer concernant l’agresseur, et donne enfin ses réponses. Le problème est que cette présentation (et le style de l’auteur) rend l’ouvrage un peu confus. Dommage… En dehors de cela, la manière qu’a Vorpagel “d’enseigner par l’exemple” lui permet d’aborder de nombreux points, affaire après affaire, et d’en apprendre beaucoup au lecteur. L’ouvrage offre de nombreuses informations qui permettent de discerner la personnalité de l’agresseur, car elle se “reflète” sur la scène de son ou ses crimes. C’est un livre qui fait réfléchir. Pour les passionnés de profiling.

Résumé : “Qu’est-ce que le profilage criminel ? Qui le pratique ? Qui l’enseigne ? Qu’apporte cette discipline scientifique à l’enquête policière ? Au procès pénal ? Pour la première fois, les meilleurs profileurs (chercheurs, policiers, universitaires, etc.) rassemblent leurs contributions expertes en un ensemble à la fois pluridisciplinaire et international. Dirigé par Laurent Montet, ce volume propose un voyage à l’intérieur d’une discipline, le profilage, désormais associée à la lutte contre les crimes les plus graves”.
Critique : Si vous vous intéressez au profilage, ce livre a été écrit pour vous. Des spécialistes des quatre coins du monde abordent des sujets divers en rapport avec le profilage criminel et/ou psychologique, et offrent différentes approches. Ils nous apprennent que le profilage n’est pas une science sûre à 100% mais plutôt un art, utile mais moins probant qu’une bonne vieille preuve physique. Passionnant !

Résumé : Ce livre se présente comme un guide pour les étudiants ou les professionnels en criminologie, afin de créer le profil psychologique d’une personne ayant commis un crime. L’ouvrage offre également des chapitres sur les théories du comportement criminel, le “profiling géographique”, l’utilisation de logiciels spécialisés, l’incendie volontaire, les morts auto-érotique, les crimes occultes et la pédophilie, en présentant des affaires plus ou moins célèbres.
Critique : Une excellente ressource pour celles et ceux qui étudient le crime dans tous ses domaines, car il contribue à la connaissance des personnalités et des comportements violents. Il est bourré d’informations mais présenté de manière simple et accessible. Il aborde le profiling en général, mais aussi l’analyse de scène de crime et le profilage de meurtre en série, de viol, de pédophilie… Les exemples sont intéressants et bien trouvés. Les sujets sont parfois abordés un peu superficiellement à mon goût, mais cela évite sans doute des complications inutiles.

Résumé : Peut-on démasquer un auteur de crime ou de délit à partir de son profil psychologique ? Pratique née aux Etats- Unis, l’association des “psy” et des enquêteurs est aujourd’hui utilisée à plusieurs niveaux : lors des interrogatoires de suspects, pendant l’audition de témoins et de victimes, pour le recrutement et le soutien psychologique des agents qui doivent infiltrer les organisations criminelles, ou ceux qui négocient lors de prises d’otages, d’enlèvements contre rançons, de détournement d’avions. Qui sont exactement les profilers ? En quoi consiste leur mission ? Quelle est leur place dans un dispositif d’enquête ? Sur quel type d’affaires travaillent-ils ? Comment procèdent-ils pour élaborer le profil d’un auteur de crimes ? De quels outils ont-ils besoin ? Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon profiler ?
Critique : Un ouvrage plutôt grand publique mais précis et bien documenté, qui propose des exemples concrets, des portraits de spécialistes et des témoignages d’experts (souvent américains). Le premier chapitre est consacré à la psychologie et le second aux applications pratiques possibles qu’elle peut avoir dans la criminologie. Le 3ème chapitre traite de l’interrogatoire et de l’audition, des techniques à appliquer, des “trucs” à connaître. Le quatrième chapitre porte sur la négociation, particulièrement en cas de prise d’otage. Le cinquième chapitre est consacré au recueil et au traitement de l’information criminelle, qui permettent de reconnaître les motivations et les projets du criminel (notamment le terroriste). Le dernier chapitre aborde le “criminal profiling”, malheureusement -comme le souligne les auteurs- encore “trop américain” et pas assez répandu en France. Un très bon livre.

Résumé : Pourquoi les gens tuent-ils ? Quelles sont les motivations des tueurs en série, des tueurs de masse et des spree killers ? Douglas et Olshaker ne cherchent pas de réponses faciles et n’offrent pas de solutions miracles. Ils nous proposent un panorama de l’esprit de ces tueurs, et de ce qui pousse une personne à penser que l’unique solution à ses problèmes est un bain de sang.
Critique : Douglas présente la vie et les crimes de plusieurs criminels, puis les analyses pour tenter de comprendre leurs motivations. Il a tendance (comme d’habitude) à faire preuve d’arrogance et de sarcasmes envers des assassins qu’il considèrent comme des êtres pathétiques. La force de ce livre repose dans sa profusion de détails et d’enseignements (sur des tueurs principalement Américains). Ils expliquent également les signes annonciateurs qui peuvent nous permettre d’identifier un criminel violent ou un tueur de masse avant qu’il n’agisse. Le dernier chapitre offre quatre études de cas grâce auxquelles le lecteur doit trouver “qui” à tué en observant la scène du crime et ce qui a eu lieu. Très intéressant.

Résumé : Ce livre décrit la profession de profiler à travers la carrière de Roy Hazelwood, qui a joué un rôle important dans la “création” du profiling psychologique.
Critique : Michaud présente les profilers comme des hommes normaux qui font un travail étrange. Par contre, les descriptions des crimes sont souvent détaillées et répugnantes. Grâce à des indices laissés sur les scènes de crime, Hazelwood dresse le “profil” de l’agresseur, ses actions, son apparence physique, ses pensées intimes. On peut penser que cela tient de la magie alors que qu’il suit un raisonnement logique. Cet ouvrage vous en apprend autant sur les fonctionnements des criminels que sur le travail qui permet de les appréhender. Ce livre très intéressant est semblable à ceux de Douglas ou Ressler, l’humilité en plus… Seul regret, le style de Michaud laisse un peu à désirer.

Résumé : Le titre de ce livre est tiré d’une pensée célèbre de F. Nietszche : “Quiconque combat les monstres doit veiller à ne pas en devenir un lui-même. Car lorsque tu regardes au fond de l’abîme, l’abîme lui-aussi regarde en toi”. Ressler a inventé l’expression “serial killer”. Dans ce livre, il raconte quelques affaires marquantes de sa carrière… et en profite pour se vanter de ses exploits. Il explique qu’un tueur peut être “organisé” ou “désorganisé”, et que tous les meurtres en série ont leurs racines dans une “inadaptation sexuelle” (une opinion qui n’est pas partagée par tout le monde).
Critique : La modestie n’est pas le fort de Ressler (tout comme son collègue Douglas), mais sa carrière est bourrée de tant d’épisodes fascinants qu’on finit par le lui pardonner. La contribution majeure de Ressler à la criminologie fut son travail de pionnier dans le profilage psychologique, qu’il développa en allant discuter avec des SK en prison. Ses entrevues avec Charles Manson, Richard Speck, Ted Bundy, John Wayne Gacy, et d’autres sont racontés avec un certain talent dramatique. Les innombrables récits de Ressler traquant des tueurs complètent les anecdotes des prisons, et offrent des vues très perspicaces de l’esprit des tueurs. Ressler ne révèle, par contre, pas grand chose de lui-même, il n’offre aucune autre explication que sa “fascination” et son “intérêt” pour un travail abominable auquel il a dédié sa vie… C’est un livre bien écrit et facile à comprendre.

Résumé : The third edition of Profiling and Serial Crime illustrates the promise, purposes, and pitfalls of behavioral profiling in the investigation of serial crime, and provides a theoretical and practical foundation for students. Part one, on profiling, examines inductive and deductive reasoning, profiling methods (including geographic profiling), metacognition, expert evidence, and more. Part two examines serial crime in detail, including cyber-bullying, stalking, rape, murder, and arson.

Résumé : Le profiling criminel est une méthode d’investigation encore largement méconnue en Europe ; elle est pourtant appliquée avec succès depuis quarante ans en Amérique du Nord. Ce livre décrit de manière claire et détaillée les concepts et le fonctionnement du profiling. Il détaille le processus de recherche des indices qui vont trahir les coupables et accroître ainsi les probabilités de les démasquer. Il guide pas à pas le lecteur dans les méandres du processus d’élaboration du profil d’un criminel. Il explore également l’univers spécifique des psychopathes, des sadiques, des tueurs en série, des violeurs et des pédophiles. Étayé par de nombreux exemples, l’ouvrage de Danièle Zucker s’adresse à un large public.

error: Content is protected !!