Bai, Baoshan

Nom : Bai Baoshan
Surnom : Aucun
Né en : le 6 novembre 1958, dans la province de Hebei – Chine
Mort le : avril 1998 (exécuté d’une balle dans la nuque) dans la région de Xinjiang.

Il a tué 14 personnes en 1996 et 1997 pour « se venger de la société ». En véritable gangster, il a commis des vols et a abattu nombre de policiers. D’ailleurs, il détestait visiblement les forces de l’ordre, car la plupart de ses victimes étaient des policiers.
Il a été condamné à mort en 1998 et exécuté.

Informations personnelles

Le père de Bai Baoshan est mort de maladie lorsque celui-ci n’avait que 3 ans. Sa mère l’a alors emmené dans sa ville natale du district de Xushui, dans la province du Hebei, où elle s’est remariée.

À l’âge de 19 ans, Bai Baoshan a été embauché comme ouvrier à l’usine Electric Carbon Factory. C’est là qu’il a découvert le tir au pistolet, lors d’une compétition de tir, et en serait devenu totalement obsédé.

À l’âge de 24 ans, Bai Baoshan a épousé une collègue de l’usine qui a par la suite donné naissance à des jumeaux.

En 1983, à l’âge de 26 ans, Bai Baoshan a commis un vol à main armée raté, pour lequel il a passé 13 années en prison pour vol à main armée. Selon les médias chinois, il serait sorti de prison « avec une envie profonde de se venger de la société ».
D’après certains médias chinois, il aurait été condamné à une peine de 4 ans, mais au bout de 2 ans d’emprisonnement, un codétenu, sans doute un complice, l’aurait accusé d’autres crimes afin d’obtenir une réduction de peine. Bai Boshan aurait alors été condamné à 10 années d’emprisonnement supplémentaires. Son épouse aurait alors déménagé avec leurs enfants.

Crimes et châtiment

Un journal de Beijing a affirmé que les crimes de Bai Baoshan ont été commis de Beijing jusqu’à la région de Xinjiang, au nord-ouest de la Chine.

En 1993, Bai Baoshan a été conduit dans un « laogai », une « ferme de réforme par le travail » dans le Xinjiang. C’est là qu’il a fait ses premières victimes.
Il s’en est d’abord pris à Li Baoyu, un détenu qui tentait souvent de l’intimider. Une nuit, Bai Baoshan a invité Li Baoyu à boire de l’alcool. Sur le chemin, il s’est glissé derrière lui avec un marteau pour lui fracasser le crâne. Puis il l’a enterré dans une fosse qu’il avait préalablement creusée.
Quelques jours plus tard, il a tué un autre détenu, Fu Zhijun, de la même manière, parce que celui-ci ne lui avait pas remboursé une dette.

Bien que la police ait eu de sérieux soupçons contre Bai Baoshan, ils ne l’ont pas inculpé, faute de preuves. En 1996, il a été libéré avec un an d’avance « en raison de son attitude de travail active et sérieuse ».

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Le 31 mars 1996, Bai Baoshan a attaqué une sentinelle à Beijing, dans une centrale électrique, volant un fusil semi-automatique qu’il a utilisé pour tuer une personne et en blesser six autres, dont quatre officiers de police.

Le 7 avril, une patrouille de police a arrêté la camionnette dans laquelle se trouvait Bai Baoshan. Il a sorti son arme pour tirer plusieurs coups de feu sur la police, blessant des policiers, puis s’est enfui.

La région n’étant pas particulièrement criminogène, la police a été surprise par le court laps de temps entre l’agression de la sentinelle et les tirs sur les policiers. Des enquêteurs ont donc été dépêchés sur place pour comparer les scènes de ces crimes. Grâce à l’analyse des cartouches, ils ont pu relier les deux affaires. Les enquêteurs sont parvenus à dresser un portrait robot de Bai Baoshan en interrogeant les victimes, mais même s’il a été transmis aux autres forces de police, Bai Baoshan a eu le temps de faire d’autres victimes.

Il a agressé un autre garde dans une centrale électrique et lui a, là aussi, volé son arme. Mais, estimant par la suite qu’il n’était ni pratique ni discret de sortir avec un fusil, il a prévu de voler un pistolet. 

Le 20 avril, Bai Baoshan a cette fois voyagé jusqu’à la province de Hebei, au nord, pour tuer un policier qui patrouillait. Mais ce dernier ne portait même pas de pistolet. 

Bai Baoshan est retourné chez lui, à Xushui, où, le 26 juillet, il a agressé une autre sentinelle pour lui voler son pistolet.

Armé d’une arme qui lui convenait, il a alors cherché une “cible intéressante” à voler.

Mais il a rencontré Xie Zongfen, une femme originaire du Sichuan, et ils ont rapidement choisi de s’installer ensemble… et de commettre des crimes. 

Le 10 décembre, Bai Baoshan a vu une commerçante placer une grosse somme d’argent dans un sac. Il s’est immédiatement avancé et a pointé son arme contre la poitrine de la commerçante en lui disant : « Ce que tu as dans la main… Donne-le-moi !” Stupéfaite et paralysée par la peur, la dame n’a pas réagi. Bai Baoshan lui a alors tiré en pleine poitrine, puis a saisi le sac et est simplement rentré chez lui. 

Le 21 février 1997, Bai Baoshan a emmené sa compagne Xie Zongfen chez Wu Ziming, un ancien co-détenu, et les a invités à commettre un crime. 

Le 19 août 1997, Bai Baoshan et Wu Ziming se sont rendus à l’Hôtel Frontier Commercial City, dans la capitale de la région du Xinjiang, à Urumqi. Un homme d’affaires qui venait de fermer les portes de son commerce comptait une grosse somme d’argent liquide près d’un poteau téléphonique. Voyant cela, les deux complices ont immédiatement sorti leurs armes et ont abattu le commerçant pour le voler. En s’échappant au milieu de la foule, Bai Baoshan et Wu Ziming ont tué trois personnes et en ont blessé quatre, dont deux étudiants qui tentaient de les arrêter.

Les deux hommes ont ensuite discuté de la manière dont ils allaient partager l’argent. Wu Ziming voulait couper le butin en deux, mais Bai Baoshan a affirmé que Xie Zongfen leur ayant indiqué l’intérêt de ce quartier, elle devait obtenir sa part. Wu Ziming n’a pas voulu en entendre parler. 

Le 26 août, Bai Baoshan a attiré Wu Ziming dans une forêt isolée, puis a sorti un marteau qu’il avait caché sur lui pour tuer brutalement son complice avant de l’enterrer. 

Bai Baoshan et Xie Zongfen sont ensuite montés à bord du train pour Beijin (Pékin).
Quelque temps plus tard, la jeune femme a annoncé qu’elle voulait rentrer chez elle, dans le Sichuan, pour se rapprocher de sa famille. Sans rancune, Bai Baoshan l’a accompagnée jusqu’à l’aéroport et lui a donné 110 000 yuans (environ 15 500 euros).

Mais le 5 septembre, la police du Xinjiang a retrouvé le corps de Wu Ziming. 

Le cousin de la victime, interrogé par les enquêteurs, a expliqué que Wu lui avait expliqué qu’il allait « faire affaire avec un homme du nom de Bai Baoshan”, “un homme cruel”. Il l’avait prévenu que s’il n’était pas revenu dans son village d’ici octobre, c’est que leur association aurait mal tourné… Et que Bai Baoshan avait prévu de commettre ses prochains crimes dans la capitale.

La police du Xinjiang, qui avait alors identifié Bai Baoshan, a immédiatement informé le Bureau municipal de la sécurité publique de Beijin. La police locale a, à son tour, prévenu toutes ses forces afin qu’elles recherchent Bai Baoshan.

Il a été arrêté le 5 septembre 1997, dans la maison de sa mère, à Beijing, à l’âge de 39 ans.

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Le 7 septembre, Xie Zongfen, considérée comme sa complice, a également été arrêté dans le Sichuan.

Xie Zongfen

En avril 1998, Bai Baoshan a été exécuté dans la région du Xinjiang.

Les victimes de Bai Baoshan

Peu d’informations disponibles pour le moment.
Bai Baoshan a tué au moins 9 personnes, dont une majorité de policiers.
Il a assassiné deux co-détenus : Li Baoyu et Fu Zhijun, à coups de marteau, entre 1993 et 1996.

Modus Operandi

Peu d’informations disponibles pour le moment.
Il commettait des cambriolages, lourdement armé, et tirait sur tous ceux qui se trouvaient sur son passage.

Motivations

D’après ses propres dires, Bai Baoshan aurait commis tous ces meurtres pour « se venger de la société », et d’une justice qui l’avait condamné, soi-disant injustement, à 13 ans de prison pour cambriolage. Peut-être a-t-il voulu que, cette fois, la justice ait raison de le condamner…

Il s’est surtout attaqué à des policiers, il semblait ressentir beaucoup de haine et de colère envers les autorités de son pays. On peut également penser que, comme il commettait des cambriolages à mains armées, il était normal que les policiers se précipitent pour l’arrêter et soient ses premières victimes.

Citations

Aucune pour le moment.

Bibliographie

Aucune pour le moment.

Liens

La Chine : une présentation sur Wikipedia

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