Comment intégrer la police scientifique en France ?

Oubliez « CSI », « les Experts », le soleil, les grattes-ciel, les équipements ultra-modernes et les grosses voitures…
Si vous voulez travailler dans la police scientifique, en France, il vous faudra d’abord passer des concours !
Il y a beaucoup d’appelé(e)s et peu d’élu(e)s.

Les policiers de scène de crime prélèvent les indices, les techniciens et ingénieurs les analysent en laboratoire.

Police

Direction Centrale de la Police judiciaire
Sous-direction de la police technique et scientifique
31 avenue Franklin Roosevelt
69134 Ecully Cedex

> L’Institut National de la Police Scientifique (qui regroupait les laboratoires de la police scientifique en France) est devenu « Service National de la Police Scientifique » en 2021. Le service est installé à Écully (dans la métropole de Lyon).

> En savoir plus… : le site du ministère de l’Intérieur

– Liens vers le site du ministère de l’Intérieur (concours) :

police technique et scientifique

Technicien de la police technique et scientifique
Depuis 2021, les niveaux de recrutement ont changé et il est désormais possible d’être recruté en tant que technicien (niveau bac) ou technicien principal (niveau bac +2).
« Les techniciens des laboratoires sont affectés pour la majorité dans les laboratoires, et pour quelques-uns d’entre eux dans les services de l’identité judiciaire, en fonction des besoins de l’administration.
Les tâches qu’ils ont à effectuer sont de nature relativement différente selon le service d’affectation.
Dans les laboratoires, ils assistent les ingénieurs en mettant en œuvre les techniques de leur unité, en participant aux analyses et aux examens techniques et scientifiques et ont vocation à encadrer les agents spécialisés de police technique et scientifique.
Dans les services d’identité judiciaire, ils sont pour la plupart affectés à des tâches d’exploitation et de traitement de la documentation dactyloscopique et peuvent effectuer ou participer à la réalisation d’autres tâches d’identité judiciaire, proches de celles effectuées par les techniciens affectés en laboratoire (examens techniques…) ».
Plus de détails sur le site police scientifique.

Ingénieur de la police technique et scientifique
« Fonctionnaires de la police nationale, les ingénieurs de police technique et scientifique concourent à la mission de police judiciaire de leur service d’affectation.
De ce fait, et eu égard à la nature de leur recrutement, ils ont pour vocation principale à exercer leurs futures fonctions au sein de la sous-direction de la police technique et scientifique.
Créée en 1985, celle-ci réunit l’ensemble des services qui concourent à l’identification des auteurs d’infractions.
Ainsi, elle exerce sa mission d’aide à l’enquête dans de nombreux domaines tels que les recherches criminelles, les missions d’identité judiciaire, les travaux d’analyses réalisés dans les laboratoires de police scientifique, les nouvelles technologies, la mise en œuvre d’outils informatiques.
Située à Ecully (Rhône), la sous-direction de la police technique et scientifique couvre l’ensemble des domaines de la criminalistique au travers des services qui la composent dont, notamment, le service central des laboratoires, le service central d’identité judiciaire et le service de l’informatique et des traces technologiques. »
Plus de détails sur le site police scientifique.
La journée d’Edouard, ingénieur de la police scientifique.

En savoir plus sur la nouvelle organisation de la police scientifique en France.

Des témoignages : de techniciens, d’un médecin légiste ou de candidats reçus aux concours

l'interprète des indices

Article (au format PDF) de La Voix du Nord du 11 décembre 2005 : « l’Ingénieur de police scientifique« .

policier de scène de crime

Article (au format PDF) extrait du « Liaison » de juin 2002 : « Policier de scène de crime« .

Gendarmerie

– La police scientifique dans la gendarmerie :
– l’IRCGN
– Biologiste forensique
Technicien en identification criminelle

– Comment intégrer l’Institut de Recherche Criminalistique de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) ?
Les Techniciens en Identification Criminelle sont recrutés parmi les sous-officiers ou les officiers servant déjà en gendarmerie. Vous pouvez passer les concours jusqu’à l’âge de 35 ans.
Les techniciens travaillent en police judiciaire. « Mission essentielle de la gendarmerie nationale qui y consacre près de 40 % de son activité quotidienne, la police judiciaire consiste à rechercher les infractions à la loi pénale, à les constater, à en rassembler les preuves et à en rechercher les auteurs. »

Les techniciens en identification criminelle sont formés au Centre national de formation à la police judiciaire à Rosny-sous-Bois.

Fiction / Réalité

Opinions éclairées sur la série de TF1 « RIS police Scientifique » : sur le site de Martin Winckler

Extraits d’un excellent article tiré du magasine « Pour la Science » (novembre 2006) titré « Enquêtes policières et séries télévisées », par Max Houck :
« Aux États-Unis, les médecins légistes n’ont jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui : il y a un an, huit séries policières figuraient parmi les 20 émissions les plus regardées. Un soir, le record des 27% de tous les postes de télévisions américains réglés sur la chaîne diffusant « Les Experts » a été atteint. Ces séries donnent l’impression que les laboratoires médico-légaux fonctionnent avec des effectifs toujours au complet, un personnel hautement qualifié, une instrumentation dernier cri et toutes les ressources nécessaires pour boucler chaque affaire en un temps record.

Quitte à faire déchanter le public, il faut admettre que le décalage est grand entre cette image et la réalité. Aux États-Unis, certains professionnels se plaignent d’un « effet Experts« . Ainsi, des avocats et des juges ont l’impression que les jurés, « formés » à l’école des Experts depuis 2000, exigent aujourd’hui dans les procès des preuves matérielles généralement impossibles à obtenir.
(…)
Que les émissions médico-légales influent sur les exigences et les décisions des jurys ou non, la télévision donne incontestablement au public une vision déformée de la façon dont les expertises médico-légales sont effectuées et ce qu’elles peuvent faire et ne peuvent pas faire. Les acteurs qui incarnent le personnel médico-légal dans ces séries télévisées, par exemple, sont un amalgame de policier, d’inspecteur et d’expert légiste : personne n’a toutes ces compétences dans la « vraie vie ». Le maintien de l’ordre, les enquêtes et la médecine légale sont trois domaines suffisamment complexes pour nécessiter un enseignement, une formation et des méthodes spécifiques.
Qui plus est, les laboratoires ne pratiquent généralement pas tous les types d’analyses, par manque de moyens ou parce que la demande est trop faible. Et les émissions télévisées présentent à tort les experts légistes comme ayant tout le temps nécessaire pour résoudre chaque affaire (…). En réalité, chaque scientifique travaille sur plusieurs affaires en même temps.(…)

Les fictions médico-légales sont également éloignées de la réalité quand il s’agit de représenter les techniques scientifiques : Thomas Mauriello, expert légiste à l’Université du Maryland, estime qu’environ 40% de la médecine légale pratiquée par les Experts ne correspond à aucune réalité.(…)
De même, les inspecteurs «réels» ne sont pas aussi précis que leurs homologues de la télévision. »

Max Houck dirige l’Initiative pour la médecine légale de l’Université de Virginie Occidentale.

Liens utiles

École de Science Criminelle de la Faculté de droit de Lausanne :
Suisse
Né de l’enseignement en photographie judiciaire donnée au début du siècle par le Professeur Rodolphe Archibald Reiss, il fut la première école de police scientifique au monde (1909) et demeure la seule institution en Europe, avec l’Université de Strathclyde (Glasgow, Ecosse), à offrir une formation complète en sciences forensiques.
L’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne délivre un Bachelor (licence 1, 2 et 3) en sciences forensiques, et un Master ès Sciences en sciences forensiques comportant deux mentions, en identification ou criminalistique chimique.

University of Strathclyde, en Écosse
Fundamentals in Forensic Science
Master in Forensic Science
Forensic Science has been taught at Strathclyde University since 1967, when the first Masters degree in Forensic Science was offered. This one year full time course has attracted students from all over the World and graduates of the course can be found in many laboratories and Forensic Science Institutions throughout the World. The Unit is part of the Department of Pure and Applied Chemistry and offers the following courses :
– Undergraduate : BSc and MSci degrees in Forensic and Analytical chemistry
– Postgraduate : Masters degree in Forensic science.
– Short courses : In various aspects of chemistry and biology offered to forensic practitioners

L’Université offre des cours en ligne gratuits : Introduction to Forensic Science

Bibliographie

Scènes de crime, du lieutenant Thierry Lezeau

La parole est au cadavre : Le quotidien d’un officier de Police, de Perrine Rogiez-Thubert

Investigations scientifiques : Les experts de la gendarmerie nationale

Investigation de scène de crime : Fixation de l’état des lieux et traitement des traces d’objets

Petites histoires de la Police Technique et Scientifique : Aux origines des experts, de Philippe Marion, chef de la section Physique-Chimie du laboratoire de INPS de Lille

Police scientifique : Les experts au cœur de la scène de crime

Concours TPTS – Technicien Police technique et scientifique

Liens

Archeo thema sur l’archéologie médico-légale

En immersion à la police scientifique (France Culture, 4 épisodes)

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