John Wayne Gacy

Victimes

Edward Lynch (16 ans)
Violé en juin 1967

Donald Vorhees (15 ans)
Violé à plusieurs reprises d’août 1967 à avril 1968

Un jeune homme non identifié (18 ans)
Poignardé le 1 er janvier 1972 puis enterré dans le vide sanitaire

john_butkovitchJohnny Butkovich (16 ans)
Violé et étranglé, début 1976 puis enterré dans le sous-sol du garage

 

 

darel_samspnDarrel Samson (16 ans)
Violé et étranglé le 6 avril 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

rndal_reffetRandall Reffet (16 ans)
Violé, torturé et étranglé le 14 mai 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

stapletonSamuel Stapleton (14 ans)
Violé, torturé et étranglé le 14 mai 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

Mike Rossi (16 ans)
Violé le 22 mai 1976

michael_boninMichael Bonnin (17 ans)
Violé et étranglé en juin 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

BillyCarrollWilliam « Billy » Carroll (16 ans)
Violé, torturé et étranglé le 10 juin 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

richardjohnstonRick Johnson (17 ans)
Violé et étranglé le 6 août 1976 puis enterré sous la laverie

 

 

GregGodzikGregory Godzik (17 ans)
Violé, torturé et étranglé le 11 décembre 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

johnszycJohn Szyc (19 ans)
Violé et étranglé le 20 janvier 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

jon_prestige2Jon Prestige (22 ans)
Violé, torturé et étranglé le 15 mars 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

matthewronan2Matthew Bowman (19 ans)
Drogué, violé et étranglé le 5 juillet 1977

 

 

robertgillroy2Robert Gilroy (18 ans)
Torturé, violé et étranglé le 15 septembre 1977

 

 

John_Mowery2John Mowery (19 ans)
Violé, torturé et étranglé le 25 septembre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

russel_nelsonRussel Nelson (21 ans)
Violé et étranglé le 17 octobre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

rob_winchRobert Winch (16 ans)
Violé et étranglé le 11 novembre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

tom_bolingTommy Baling (22 ans)
Violé et étranglé le 18 novembre 1977

 

 

David_TalsmaDavid Talsma (19 ans)
Violé, torturé et étranglé le 9 décembre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 

Robert Donnell (19 ans)
Violé, tabassé et torturé durant des heures en décembre 1977, avant que Gacy ne le relâche finalement

will_kindredWilliam « Billy » Kindred (20 ans)
Violé et étranglé le 16 février 1978

 

 

JeffreyRignall2Jeffrey Ringall (22 ans)
Violé, torturé et frappé durant des heures le 22 mai 1978, avant que Gacy ne le relâche finalement

 

 

Timothy O’Rourke (17 ans)
Violé, frappé et étranglé le 14 juin 1978. Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines

Frank_Wayne_DaleFrank Wayne « Dale » Landingin (19 ans)
Violé, torturé et étranglé le 4 novembre 1978.
Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines

 

jamesmazzaraJames Mazzara (20 ans)
Violé, torturé et étouffé fin novembre 1978.
Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines

 

piestrobert2Robert Piest (15 ans)
Violé, torturé et étranglé le 11 décembre 1978.
Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines

 

 

 

Mode opératoire

Les victimes de Gacy étaient des adolescents ou de jeunes adultes blancs.
Plusieurs des victimes de Gacy étaient de jeunes prostituées que l’entrepreneur sollicitait dans le quartier de Bughouse Square. Cinq avaient été ses employés à PDM Contracting.

Gacy parvenait souvent à convaincre les garçons qu’il faisait monter dans sa voiture qu’il était un policier ou qu’il allait leur offrir un emploi.

Très souvent, Gacy utilisait le « truc des menottes » en faisant croire à ses jeunes victimes qu’il allait leur montrer un tour de magie. Une fois attachées, il les violait puis les étranglait.

Il a souvent été impossible de déterminer la cause de la mort, mais tous ont dû être étranglés. Des sous-vêtements étaient parfois découverts dans la gorge des victimes, indiquant qu’ils avaient suffoqué. Toutefois, Gacy a expliqué qu’il avait appris qu’il fallait enfoncer un chiffon dans la bouche des cadavres pour éviter que les fluides nauséabonds de la putréfaction ne s’en échappent…

Gacy a assuré qu’aucune de ses victimes n’avait été torturée, ce dont on peut douter lorsque l’on connaît les témoignages des jeunes gens qui ont survécu à ses agressions.
La manière dont il étranglait ses victimes, avec un garrot qu’il serrait lentement, est particulièrement sadique en elle-même.

Les meurtres de Gacy ont été planifiés et pensés à l’avance. Il cachait ou se débarrassait des corps de ses victimes de manière méthodique.

Lorsque son épouse était absente, Gacy versait de la chaux ou du ciment sur les corps cachés dans son vide sanitaire dans le but d’en cacher l’odeur.

 

 

Motivations

John Wayne Gacy était admiré et apprécié de la plupart des gens qui le connaissaient. C’était un excellent homme d’affaires qui organisait souvent des fêtes pour ses amis et ses voisins, qui amusait les enfants des hôpitaux déguisé en clown, et qui s’immergeait dans des organisations telles que les Jaycees, qui faisait en fait tout ce qu’il pouvait pour que son quartier soit un endroit agréable à vivre.
Les gens qui connaissaient Gacy pensaient qu’il était généreux, amical et travailleur, dévoué à sa famille et à sa communauté.

Mais un autre côté de Gacy n’était connu que de lui-même…

Certaines personnes ont affirmé que les actes horribles de Gacy avaient été provoqués par la relation malsaine qu’il avait eue avec son père, et par son coup à la tête et les évanouissements qu’il avait ensuite subis, durant l’enfance.
Après son exécution, le cerveau de Gacy fut prélevé et examiné, notamment par le Dr. Helen Morrison, qui avait interrogé Gacy et d’autres tueurs en série dans le but d’isoler un trait commun de personnalité qui pourrait expliquer leurs actes. Mais l’examen du cerveau de Gacy n’a pas révélé la moindre anormalité.

En fait, il est certain que l’attitude méprisante de son père a fait naître chez Gacy des grands doutes sur sa masculinité et sa valeur personnelle, démolissant son amour-propre.
Gacy n’était pas sportif et, pour éviter que son père ne le force à faire de l’exercice, il s’inventait toutes sortes de maladies et d’affections, notamment un imaginaire problème cardiaque. Ce qui, au contraire, provoquait plus de railleries encore de son père.
Toutefois, Gacy n’a jamais admis l’animosité dont son père avait fait preuve à son égard. Il alla régulièrement se recueillir sur sa tombe.

Gacy était convaincu qu’il n’était PAS homosexuel. Reconnaître son homosexualité aurait été admettre que son père avait eu raison de la traiter de « tapette ».
Il se persuadait que tout ce qu’il voulait obtenir des garçons qu’il ramenait chez lui était des rapports sexuels oraux. Il nourrissait à l’égard des gays une haine d’autant plus vive qu’elle était attisée par ses contradictions et ses doutes. Il pensait que les homosexuels méritaient la mort.

Robert-Ressler-O-Homem-que-Entendia-Serial-Killers-Gacy-e-ReGacy a affirmé au profiler du FBI Robert Ressler que toutes ces victimes étaient « des petites pédés et des asociaux sans valeur ». Lorsque Ressler lui fit remarquer qu’il était lui-même homosexuel, Gacy répondit que c’était totalement faux et que ses victimes étaient des fugueurs alors que lui était un homme d’affaires qui avait réussi. Il ajouta qu’il n’avait pas eu le temps de séduire les femmes et qu’il avait dû se contenter de rapports sexuels rapides avec des hommes…
Dans un premier temps, Gacy sembla rechercher surtout des rapports sexuels oraux. Il ne se considérait pas comme un homosexuel car pour lui, les homosexuels « aiment les hommes » et Gacy ne les « aimait » pas : il voulait seulement s’en servir pour satisfaire ses besoins sexuels.

Peut-être disait-il la vérité en affirmant que bon nombre de ces meurtres avaient été commis à la suite de disputes. Gacy était un individu très autoritaire. Son éducation lui avait laissé le besoin d’imposer sa volonté aux autres. Quand il se querellait avec quelqu’un, il était toujours persuadé d’avoir raison, et tuait donc sans aucun remords.

Mais tuer satisfaisait aussi son besoin maladif de domination, de sorte que le sadisme devint une part importante des meurtres.

Pourtant, sur un autre plan, il demeurait effectivement quelqu’un de convenable, et désireux de plaire, d’être admiré et respecté.

Gacy avait un autre point commun avec la majorité des tueurs dans la motivation est d’ordre sexuel : c’était un menteur pathologique, et ils volaient depuis son plus jeune âge. Il mentait, par exemple en s’inventant une carrière dans les Marines, pour impressionner les gens. Gacy était un beau parleur. C’était d’ailleurs un bavard intarissable qui ne cessait jamais de parler. Et ils volaient parce qu’ainsi il se sentait intelligent et supérieur aux autres.

Gacy rationalisait tout ce qu’il faisait. Après les faits, il exagérait toujours ses actes lorsqu’il les décrivait aux autres. Ou, si ses actes pouvaient être considérés de manière négative, il tournait la vérité à son bénéfice afin que l’on ne considère pas qu’il ait commis le moindre acte déplaisant. Il avait une excuse et une explication pour tout. Après son arrestation, il expliqua ainsi à sa famille qu’il était mentalement aliéné.
Il semble qu’il se voyait lui-même tel qu’il se décrivait aux autres : une personne importante et un homme d’affaires à succès. Il décrivait toujours son expérience de la vente et du management dans l’Iowa en termes glorieux. Il exagérait fréquemment son expérience dans le commerce.
Gacy a tout d’abord admis ses meurtres mais s’est rapidement rétracté. Entre autres mensonges, il affirmait qu’une autre personne avait la clef de sa maison et avait caché les corps dans son vide sanitaire pour le faire accuser ! Il expliqua que son seul crime était d’avoir « {possédé un cimetière sans autorisation !} »
Il dirigeait sa propre société et le mentionnait très souvent dans les conversations. Des amis et des connaissances le caractérisaient comme une personne qui manipulait les situations et les gens à son avantage, et tentait de les dominer.

Il voulait également être considéré comme une célébrité. Dès que cela lui semblait approprié, il affirmait faire partie de la mafia de Chicago. Dans l’Iowa, il parlait beaucoup de son argent et de ses relations. Il était très fier de ses activités politiques.
Chez lui, il affichait ses trophées, dont, évidemment, la photographie de la femme du président Carter.
Même après avoir été arrêté et incarcéré pour meurtre, il continua d’agir comme quelqu’un d’important. Il demanda à l’aumônier de la prison d’expliquer à l’archevêque qu’il devait absolument lui rendre visite. Il mentit en affirmant avoir reçu la visite du shérif du comté de Cook.

Gacy semblait croire à ses propres mensonges.

Après son arrestation, Gacy ne montra pas le moindre remord ni même un intérêt pour ses victimes. Durant son interrogatoire, il ne fit preuve d’aucune émotion alors qu’il décrivait ses actes. Il discutait de ses victimes avec la police d’une manière presque clinique. Il affirma qu’il avait tué ses victimes « {parce que les garçons vendaient leur corps pour 20 $}. » Gacy pensait qu’il débarrassait le monde de « mauvais garçons ».

Ses victimes étaient coupables, pas lui.

Après son arrestation, Gacy découpa tous les articles de presse qui le concernaient. Il se plaignait du fait que ses anciens amis le menaçaient ou que la presse le diffamait. Toutefois, il semblait beaucoup apprécier toute cette attention.

Durant les années qu’il passa dans le couloir de la mort, Gacy maintenu son innocence. Il se considérait comme une victime, de la justice, de ses avocats, de sa famille, de sa santé mentale… Il ne reconnut jamais la moindre responsabilité.

 

 

Citations

« Il y a eu 11 livres écrits sur moi, 31 livres de poche, deux scénarios, un film, une comédie musicale à Broadway, cinq chansons et plus de 5000 articles… Que peux-je en dire ? … Mais… Je n’ai pas d’égo pour ces saletés » : John Wayne Gacy ment, comme à son habitude.

« La seule chose dont je sois coupable, c’est d’avoir possédé un cimetière sans autorisation » : John Wayne Gacy, aux policiers qui l’ont arrêté.

« Hey, le couloir de la mort, c’est génial. Le couloir de la mort, c’est une putain de fête. J’ai la télé par câble. Je peux utiliser le téléphone quand je le veux. Je peins, j’ai tout ces privilèges et personne ne m’emmerde. D’un autre côté, la population générale de la prison, c’est des idiots et des animaux. C’est la jungle là-bas, alors tu es susceptible d’être tué à n’importe quel moment pour n’importe quoi. Et certaines personnes ont justement tout le temps de tuer… » : Gacy, dans une lettre adressée à Charles Nemo, auteur.

 

 

Bibliographie

Livres en français :

[amazonjs asin= »2228900869″ locale= »FR » title= »Ma vie avec les serial killers »] Critique : Le Docteur Morrison, a discuté (entre autres) avec Gacy, afin d’analyser sa personnalité avant son procès. Elle le décrit comme un homme vantard, éternellement menteur, imbu de lui-même, très fier de l’intérêt qu’on lui porte et jurant de son innocence. Dommage qu’elle parle plus de ses problèmes personnels que de ces discussions avec Gacy…

 

[amazonjs asin= »2910196712″ locale= »FR » title= »JOHN WAYNE GACY Le clown tueur »]

 

Livres en anglais :

[amazonjs asin= »B00LMPBADS » locale= »FR » title= »Buried Dreams: Inside the Mind of a Serial Killer »] Critique : Sans doute le meilleur livre écrit sur Gacy. Cahill réussit la gageur de nous faire entrer à l’intérieur même de l’esprit du tueur, écrivant parfois à la première personne, notamment dans un chapitre totalement hallucinant et terrifiant où Gacy s’en prend à une jeune victime.
Bien écrit, cet ouvrage complet décrit en détail non seulement les meurtres et l’enquête de la police mais également la jeunesse de Gacy et son procès, sa façon de voir le monde, son attitude envers ses victimes, ses réactions moqueuses au tribunal… Certaines descriptions sont évidemment affreuses et à éviter aux âmes sensibles.

 

[amazonjs asin= »0312952287″ locale= »FR » title= »Man Who Killed Boys »] Critique : Linedecker a déjà fait mieux, bien mieux. Ce livre est non seulement décevant, mais choquant. Il présente l’affaire de manière précise et Linedecker a pris la peine d’interviewer les familles de certaines victimes. Mais il ne cherche pas à comprendre la psychologie de Gacy, passant rapidement sur sa jeunesse, et se contente de raconter les événements.
De plus, ce livre est clairement homophobe. Il a été écrit dans les années 1980, pourrait-on me dire, et les mentalités n’étaient pas les mêmes. Certes, mais « Burried Dreams », écrit à la même époque, évite à la fois cet écueil et les conclusions trop faciles.

 

[amazonjs asin= »0786014229″ locale= »FR » title= »Killer Clown »] Critique : Les auteurs (Sullivan était procureur général du comté de Cook à l’époque) ont passé des mois et des mois à faire des recherches afin d’obtenir tous les détails sur cette affaire. Le résultat est un livre dense (un peu trop ?), bien écrit et souvent horrible dans ses descriptions des horreurs commises par Gacy (âmes sensibles, s’abstenir).
L’ouvrage suit de près le travail de la police jour après jour, à partir de la disparition de Robert Piest, alors que les enquêteurs découvrent de nouvelles preuves, interrogent Gacy et déterrent de nouveaux cadavres. On suit les derniers instants des victimes de Gacy et les efforts désespérés de leurs familles pour les retrouver. Sullivan décrit évidemment le procès de Gacy, en s’intéressant particulièrement aux expertises psychiatriques. Un excellent livre.

 

[amazonjs asin= »1887827013″ locale= »FR » title= »Fall of the House of Gacy »] Résumé : Cet ouvrage, semble-t-il introuvable, tente de mieux comprendre pourquoi Gacy a agit comme il l’a fait.
L’auteur considère que les abus physiques et émotionnels imposés par le père de Gacy ont énormément influencé la psyché de John Wayne Gacy et auraient fait de lui un schizophrène paranoïde, mentalement aliéné.

 

[amazonjs asin= »1401095313″ locale= »FR » title= »The Chicago Killer: The Hunt for Serial Killer John Wayne Gacy »] Critique : Joseph Kozenczak est l’enquêteur qui a interrogé Gacy et dirigé l’enquête pour retrouver sa dernière victime, Robert Piest. Il est malheureusement meilleur policier qu’écrivain. Le livre est confus, plutôt mal écrit et il est souvent difficile de savoir où veut en venir l’enquêteur. Deux chapitres peuvent toutefois intéresser : l’un expliquant comment un médium a participé à l’enquête avant l’arrestation de Gacy, et un autre sur l’utilisation du détecteur de mensonges (utilisé sur Gacy).

 

[amazonjs asin= »0753503980″ locale= »FR » title= »The Last Victim »] Résumé : Etudiant de 1ère année à l’Université de Las Vegas, Jason Moss, qui rêvait d’une carrière dans la justice ou la police, à imaginé écrire à des SK dans le couloir de la mort, espérant gagner leur confiance et découvrir pourquoi ils tuent. Son contact le plus « intime » se noua avec John Wayne Gacy, qui a violé et tué 33 adolescents. Il a également correspondu avec Charles Manson, Jeffrey Dahmer, Richard Ramirez… Mais dans sa relation avec Gacy, Moss a senti qu’il commençait à perdre le contrôle psychologiquement. Ils se téléphonaient régulièrement, puis Gacy lui proposa de venir le voir en prison…
Critique : L’intention de départ de Moss n’était pas de s’initier à la victimologie contre des prédateurs. Il avait les mêmes opinions sur la SK que la plupart des gens (les SK exercent un pouvoir, ce sont des prédateurs très intelligents… etc). Au début, Moss admirait le pouvoir et l’habilité. Mais finalement, il a réalisé la signification de ce que pouvaient vivre les victimes. Il a compris qu’il est très facile (et rapide) de devenir une victime avant même de vous en rendre compte. Moss tente d’éduquer le lecteur : les tueurs en série sont extrêmement manipulateurs. Il est impossible de prendre une décision sans savoir à qui vous avez à faire. Moss veut que l’on sache que les hommes à qui il a écrit sont manipulateurs, n’ont absolument pas changé en prison et, si on les y encourage, apprennent aux autres leurs méthodes ! Il tient aussi à alerter les gens sur ce qui se passe en prison. Ainsi, les gardiens ont disparu et ont laissé Moss seul avec Gacy, qui était traité comme une célébrité ! Lisez cet ouvrage si vous voulez comprendre comment il est facile d’être manipulé dans le rôle de victime et avec quelle cruauté un tueur en série vous attaquerait.

 

 

Filmographie

Films inspirés par Gacy :

t03608sdgdpRéalisé par Eric Till, le téléfilm « To Catch a Killer », diffusé en 1992, présente l’histoire de Gacy, joué par l’excellent Brian Dennehy. Ce dernier joue particulièrement bien le « bon voisin gentil et sympathique »… qui se révèle être un monstre. Les seconds rôles sont corrects et le téléfilm est d’assez bonne facture. L’histoire en elle-même (focalisée sur l’enquête menée par Kozenczack plus que sur la vie de Gacy) est assez proche de la réalité, même si les détails sont laissés de côté. (La version française s’appelle Disparitions Sanglantes).

 

[amazonjs asin= »B0006FOOD8″ locale= »FR » title= »Gacy »] Réalisé par Clive Saunders en 2003, le film « Gacy » est sorti directement en DVD, avec Michael Holton dans le rôle du tueur. La réalisation est assez plate et la plupart des acteurs joue mal, excepté Michael Holton. Le film ne montre pas Gacy tel qu’il était réellement (tout le monde le considérait comme un homme a-do-rable !) et présente plutôt un « sale type » vulgaire et coléreux, qui tue pour se venger ou parce qu’il a des absences, des « coups de folie ». Il est inspiré des crimes de Gacy mais n’a pas une valeur documentaire. Il n’est pas ni précis, ni juste sur ce point.
Par contre, le film parvient à son but : être troublant, parfois même glauque et horrifiant.

 

Documentaires sur Gacy :

[amazonjs asin= »B000050HEP » locale= »FR » title= »Serial Killers 2-pack Import USA Zone 1″] Serial Killers est un excellent documentaire (comme souvent chez A&E) dans lequel John Douglas (l’ex-profiler du FBI) présente Charles Manson, John Wayne Gacy et Jeffrey Dahmer.

 

[amazonjs asin= »B00005OAXH » locale= »FR » title= »Serial Killers, les vrais Hannibal Lecters »] Serial Killers, les vrais Hannibal Lecters est un documentaire généraliste, de qualité correcte, qui présente des portraits d’Albert Fish, Andrei Chikatilo, Jeffrey Dahmer, Ted Bundy et John Wayne Gacy.

 

 

Liens

– Des photographies des fouilles dans la maison de Gacy en décembre 1978
La ville de Chicago sur Wikipedia
Le site officiel de la ville de Waterloo, Iowa (anglais)
Certaines des « oeuvres » de Gacy